HomeNon classéLE TEST DE O'SULLIVAN OU TEST DE TOLÉRANCE GLUCIDIQUE

LE TEST DE O’SULLIVAN OU TEST DE TOLÉRANCE GLUCIDIQUE

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Dr Albert Ohayon – FEMIWEB.COM
http://femiweb.com/gynecologie/ordonnance/ordonnance_osullivan.htm
 

Faire pra­ti­quer Gly­cé­mie 60 minutes aprés la prise de 50 g de glucose.
Il n’est pas néces­saire d’être à jeûn
  • Si la gly­cé­mie est < 1,3 g/l : pas de dia­bète gestationnel
  • Si la gly­cé­mie est entre 1,3 et 2,0 g/l faire une HGPO avec 100 g de glu­cose et mesure gly­cé­mie à 0, 60, 120 et 180 minutes
  • Si la gly­cé­mie est > 2,0 g/l : dia­bète gestationnel

 

Il est des­ti­né à mettre à l’é­preuve les méca­nismes de régu­la­tion du glu­cose san­guin mater­nel. Le test s’ef­fec­tue, en cours de gros­sesse, entre 24 et 28 semaines d’aménorrhée.

MAJ 2007
Le test de dépis­tage se fait avec 75 g de glu­cose et pour­rait être une nou­velle norme de recherche pour les endocrinologues
Dans ce cas, 120mn aprés, la gly­cé­mie doit être infé­rieure à 1,40 g/l.

MAJ 2010
Dépis­tage du dia­bète ges­ta­tion­nel Octobre 2010
Le dépis­tage en deux temps : O’sul­li­van à 50 g de glu­cose puis HGPO à 100 g de glu­cose sur 3 heures est aban­don­né pour un dépis­tage en un temps avec 75 g de glu­cose : 3 gly­cé­mies, H0 (à jeun), H1 et H2 Le dépis­tage doit être pro­po­sé entre 24 et 28 semaines voire plus tôt chez les patientes à risque. [Lire] (BMJ 2010)

Quelles sont les enjeux ? Quel en est l’intérêt ?
La maman par­tage son glu­cose avec Bébé.
Quand elle en a trop, elle lui en donne trop. Lui, Bébé, il n’est pas dia­bé­tique, alors il stocke, il fait des graisses. Ces graisses vont s’ac­cu­mu­ler prin­ci­pa­le­ment sous la peau, mais pas seule­ment. Elle peuvent se retrou­ver dans des endroits où c’est beau­coup plus embê­tant, comme les cloi­sons du coeur. Cet organe, il bat en per­ma­nence. Vous croyez que ça l’ar­range d’a­voir des parois alour­dies par les graisses ?
Quand elle n’en a pas assez, du glu­cose, elle par­tage pareille­ment et elle lui en donne peu. Or, le cer­veau adulte, et a for­tio­ri celui de Bébé, a besoin en per­ma­nence de glu­cose. Quand il n’en a pas, il ne sait pas uti­li­ser l’oxy­gène et les cel­lules céré­brales souffrent.

Où et com­ment est ce qu’on pra­tique le test ?
On fait ingé­rer 50 grammes de glu­cose et on dose la gly­cé­mie, dans le sang, une heure après. Il est sou­hai­table que la patiente observe le repos lors de ce délai. On ne réclame pas de la patiente qu’elle soit à jeun avant l’in­ges­tion du sucre.
La gly­cé­mie, après charge, ne doit pas excé­der 1,40 g/l (1,30 g/l selon le Col­lège des Gyné­co­logues Obstétriciens.
Près de 5% des femmes enceintes sont hors des limites retenues.
Pour plus de détails voir Gros­sesse et Diabéte

Com­ment uti­li­ser les résul­tats ? Quelle est l’at­ti­tude de l’é­quipe en cas réponse ano­male au test ?
Cer­taines équipes pres­crivent une explo­ra­tion plus pous­sée, 100 grammes, pris à jeun, 4 prises de sang, avant, à une heure, deux heures et trois heures et n’en­tame de sur­veillance que si cette der­nière explo­ra­tion est anormale.
D’autres pro­posent d’emblée une sur­veillance. Elle consiste à pré­sen­ter la patiente à une dié­té­ti­cienne, qui fait une enquête ali­men­taire et conseille un régime adap­té. Ils confient aus­si un appa­reil qui per­met de contrô­ler sur une goutte de sang recueillie par la patiente elle même, la gly­cé­mie avant et après les repas. Les patientes sont invi­tées, selon la gra­vi­té du trouble, à se pré­sen­ter tous les 15 jours en hôpi­tal de jour pour mise au point, sur­veillance obs­té­tri­cale et écho­gra­phique. Selon l’é­vo­lu­tion, il peut être néces­saire de recou­rir à des injec­tions d’insuline.

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