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Testostérone et ménopause

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Source : ??? – MAJ : 07/2003 – 10/2004 – 12/2009 – 03/2015

Chez la femme, La tes­to­sté­rone (hor­mone mâle) est éga­le­me­ny une hor­mone sexuelle impor­tante. Elle est pro­duite par l’o­vaire et les glandes sur­ré­nales avec des niveaux variables. La réduc­tion de la pro­duc­tion de la tes­to­sté­rone à la méno­pause est sou­vent asso­ciée à une baisse glo­bale du dyna­misme avec – plus spé­ci­fi­que­ment – des alté­ra­tions du désir sexuel et de la réponse sexuelle glo­bale de la femme.
Le symp­tôme pré­do­mi­nant de défi­cit andro­gè­ni­quie chez la femme est la perte du désir sexuel.
Le défi­cit d’oestrogène altère la réponse sexuelle , mais son rem­pla­ce­ment n’a­mé­lio­re­ra pas les symp­tômes sexuels dus au manque d’androgène.
Voir éga­le­ment Méno­pause et sexua­li­té [Lire]

A la puber­té, la sur­ré­nale pro­duit des taux de l’androgène DHEAS (Dehy­droe­pian­dros­te­rone sul­phate ou DHEAS) éle­vé. La pro­duc­tion andro­gène sur­ré­na­lienne baisse après l’age de 20 ans tan­dis que la pro­duc­tion ova­rienne conti­nue de la puber­té à la ménopause.
En face d’une plainte glo­bale de la sexua­li­té, il fau­drait prendre en compte le com­por­te­ment éro­tique de chaque femme, ses demandes, des fan­tasmes, et ses habi­tudes ( mas­tur­ba­tion on non) afin d éli­mi­ner un pro­blème sexuel lié au couple et aux par­te­naires . Il est impor­tant à déter­mi­ner si un évé­ne­ment chi­rur­gi­cal à cau­sé la perte de désir.
L’a­tro­phie vul­vaire et vagi­nale peut cau­ser l’in­con­fort et réduire la libi­do. Les lubri­fiants peuvent aider. L’oes­tro­gène peut aug­men­ter la sen­sa­tion vul­vaire, dimi­nuer la dys­pa­reu­nie mais sans amé­lio­rer l’é­tat du désir.
Les femmes qui peuvent clai­re­ment éva­luer leur vie sexuelle et qui pré­sentent des pro­blèmes du désir répondent bien à la thé­ra­pie par les androgènes

Trai­te­ment par les andro­gènes :

Cer­tains patientes néces­sitent plus que le trai­te­ment sub­sti­tu­tif oes­tro­gé­nique pour amé­lio­rer leurs états psy­cho­lo­giques et sexuels. Les résul­tats d’é­tude cli­nique montrent la thé­ra­pie de sub­sti­tu­tion oes­tro­gène + andro­gènes four­nit une réponse sat­si­fai­sante aux pro­blèmes de manque de concen­tra­tion, dépres­sion, fatigue, dimi­nue la libi­do et l’incapacité à avoir un orgasme.

A noter tou­te­fois que les femmes n’ayant jamais eu du désir sexuel, et qui ne relatent aucun chan­ge­ment de libi­do, la tes­to­sté­rone ne sera pas très efficace.

La Tes­to­sté­rone et l’oestrogène peuvent aug­men­ter la den­si­té d’os plus que l’oestrogène seule et contri­buent à la pré­ven­tion d’osteoporose et réduire les taux sériques de de cho­les­té­rol total, triglycérides.
Les pro­duits sont dis­po­nibles sous formes orale , injec­tables, patch (Intrin­sa °) crèmes et gels mais le trai­te­ment peut avoir les effets secon­daires clas­siques des angro­gènes : hir­su­tisme, acné, appro­fon­dis­se­ment de la voix, aggres­si­vi­té, gain de poids, alo­pé­cie, baisse du HDL chlestérol.

Escu­lape
D’autres indi­ca­tions pour la thé­ra­pie andro­gé­nique sont en éva­lua­tion mais on peut noter qu’un trai­te­ment andro­gé­nique intro­duit même à un âge avan­cé semble sou­vent don­ner rapi­de­ment un regain d’éner­gie, de dyna­misme et amé­lio­rer les fonc­tions intel­lec­tuelles et l’appétit.
Le béné­fice d’un trai­te­ment par le DHEAS démon­tré chez les femmes aprés 70 ans confir­me­rait le béné­fice poten­tiel de cette androgénothérapie.

MAJ 10/2004
La tes­to­sté­rone en patch amé­liore la vie sexuelle des femmes ménopausées

Selon une étude amé­ri­caine, les patchs de tes­to­sté­rone per­met­traient de pal­lier à l’un des incon­vé­nients de la méno­pause : la baisse de la libido.

Le Dr Robin Kroll, gyné­co­logue à Seat­tle, a enrô­lé dans son étude 549 femmes méno­pau­sées âgées de 54 ans en moyenne et vivant à Seat­tle, Den­ver, Bos­ton, au Cana­da ou en Aus­tra­lie. Toutes se plai­gnaient de ne plus prendre de plai­sir dans leur vie sexuelle.

Cer­taines femmes ont reçu un patch à la tes­to­sté­rone, d’autres un patch pla­ce­bo pen­dant 6 mois. Toutes ont rem­pli des ques­tion­naires sur leur vie sexuelle.
Il s’avère que les femmes ayant reçu de la tes­to­sté­rone ont eu 4 fois plus de rap­ports sexuels que les autres. Elles y ont aus­si pris plus de plai­sir, ont expé­ri­men­té plus d’orgasmes et ont une meilleur image d’elles-même.

« Nous avons consta­té une hausse de l’ac­ti­vi­té, une hausse du désir et une baisse de la dou­leur », a affir­mé le Dr Robin Kroll en annon­cant les résul­tats de l’é­tude mar­di 19 octobre lors d’une confé­rence ras­sem­blant des spé­cia­listes de la sté­ri­li­té à Seattle.

Pour la HAS (12/2009):
INTRINSA est indi­qué, en asso­cia­tion à une estro­gé­no­thé­ra­pie, dans le trai­te­ment de la baisse du désir sexuel chez des femmes qui ont subi une ova­riec­to­mie bila­té­rale et une hystérectomie.
La quan­ti­té d’effet obser­vée est minime et l’on s’interroge sur sa per­ti­nence cli­nique. L’incidence des évé­ne­ments indé­si­rables andro­gé­niques est éle­vée. La tolé­rance à plus long terme de ce médi­ca­ment n’est pas connue. Son rap­port efficacité/effets indé­si­rables est faible et sa place dans la stra­té­gie thé­ra­peu­tique n’est pas éta­bli [Lire]
Avis com­plet http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_901527/en/intrinsa

MAJ 03/2015
Intrin­sa ® : un patch de tes­to­sté­rone pour réta­blir la libido
Atten­tion, ce patch déli­vrant de la tes­to­sté­rone ne s’a­dresse qu’aux femmes dont la baisse de libi­do a une ori­gine hor­mo­nale, c’est-à-dire en cas de méno­pause chi­rur­gi­cale à la suite d’une hys­té­rec­to­mie (abla­tion de l’u­té­rus et des ovaires). [Lire]

Escu­lape : Trois remarques
En cas d’hys­té­rec­to­mie simple càd abla­tion de l’u­té­rus mais pas des ovaires, la modi­fi­ca­tion de la vas­cu­la­ri­sa­tion des ovaires peut entrai­ner les mêmes troubles.
On espère des études « sérieuses » sur le béné­fice éven­tuel lors des méno­pauses non chi­ru­gi­cales avec baisse franche de la libido.
Intrin­sa ® a été sur­nom­mé par une « cer­taine presse » , le via­gra fémi­nin. Rap­pe­lons que le Via­gra (Cia­lis, etc…) n’ont aucune acti­vi­té sur la libido.…

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