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Incontinence féminine : traitement par Tensionfree Vaginal Tape (TVT)

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Le trai­te­ment par Ten­sion Free Vagi­nal Tape ren­voie à une tech­nique adap­tée pour soi­gner l’incontinence uri­naire. En effet, il est la solu­tion par­faite pour ren­for­cer les muscles de la ves­sie affai­blis. Ce trai­te­ment inter­vient géné­ra­le­ment en cas d’incontinence uri­naire et d’anomalie de l’appareil uri­naire chez la femme. Retrou­vez dans cet article tout ce qu’il y a à connaître sur le trai­te­ment par Ten­sion­free Vagi­nal Tape (TVT).

Quels sont les différents types d’incontinence féminine ?

L’incontinence fémi­nine se repose sur quatre dif­fé­rentes formes d’incontinence. La femme est confron­tée à dif­fé­rents types d’incontinences en fonc­tion des cir­cons­tances dans les­quelles elle se trouve. Ain­si, il est remar­qué une incon­ti­nence de type urgence, une incon­ti­nence de type-stress et une incon­ti­nence de type mixte. À ceux-là s’ajoute une incon­ti­nence de type regor­ge­ment.

Incontinence de type urgence

Cette forme d’incontinence cor­res­pond à une insta­bi­li­té de la ves­sie. En effet, elle ren­voie à un besoin pres­sant et sou­dain à éva­cuer l’urine. La per­sonne souf­frant de cette forme d’incontinence éprouve une grande dif­fi­cul­té à rete­nir l’urine. Elle peut donc se pis­ser des­sus lorsqu’elle se trouve dans des condi­tions inadé­quates pour rapi­de­ment éva­cuer l’urine.

De plus, l’incontinence de type urgence est carac­té­ri­sée par un affai­blis­se­ment ou un relâ­che­ment des muscles de la ves­sie. Elle se mani­feste habi­tuel­le­ment par une éva­cua­tion de petite ou grande quan­ti­té d’urine.

Incontinence de type stress

L’incontinence de type stress indique un écou­le­ment invo­lon­taire d’urine chez la femme. En effet, cette forme d’incontinence d’effort est carac­té­ri­sée par l’écoulement de petites quan­ti­tés d’urines. Elle se remarque uni­que­ment lorsqu’une pres­sion intra-abdo­mi­nale est effec­tuée. Par consé­quent, il y a incon­ti­nence de type stress en cas :

  • D’effort ;
  • D’éternuement ;
  • De fou rire ;
  • De toux ;
  • De bru­ta­li­té.

Cette forme d’incontinence est sou­vent remar­quée chez les femmes en méno­pause. Tou­te­fois, elle peut être remar­quée chez de jeunes femmes. Elle est due à un relâ­che­ment des muscles pubo-uré­traux et de la paroi anté­rieure du vagin. Cela peut arri­ver après l’accouchement, en période de gros­sesse ou en cas de défi­cit sphinc­ter uré­tral.

Incontinence de type mixte

Elle est une com­bi­nai­son de deux incon­ti­nences. Il s’agit plus pré­ci­sé­ment de l’incontinence de type urgence et l’incontinence de type stress. Dans ce cas, la patiente peut tan­tôt faire une incon­ti­nence de type urgence ou de type stress. Cela dépend des cir­cons­tances dans les­quelles elle se trouve.

Incontinence de type regorgement

L’incontinence de type regor­ge­ment est une forme d’incontinence carac­té­ri­sée par la fré­quence d’urine éva­cuée. À cet effet, il s’agit d’une éva­cua­tion régu­lière d’urine goutte à goutte. Elle est fré­quente et est cau­sée par un pro­blème de réten­tion d’urine.

Cette forme d’incontinence est engen­drée par des anté­cé­dents chi­rur­gi­caux, des atteintes neu­ro­lo­giques ou des infec­tions uri­naires répétées.

Comment s’effectue le traitement par Tensionfree Vaginal Tape (TVT) ?

Tout d’abord, le trai­te­ment par Ten­sion Free Vagi­nal Tape est l’un des trai­te­ments adé­quats de l’incontinence uri­naire chez la femme. Il inter­vient sur­tout en der­nier res­sort et en cas d’incontinence de type stress.

Le trai­te­ment par Ten­sion­free Vagi­nal Tape est une inter­ven­tion chi­rur­gi­cale impli­quant la pose d’une ban­de­lette vagi­nale sans ten­sion. En outre, cette pose est réa­li­sée par un chi­rur­gien et s’effectue sous anes­thé­sie locale ou géné­rale. Elle est réa­li­sée sui­vant trois étapes.

La pre­mière étape consiste à mettre en place la ban­de­lette vagi­nale. Il s’agit d’apprêter la sonde uri­naire à pla­cer sous l’urètre. Elle est un acces­soire d’une tulle blanc et pos­sède 1 cen­ti­mètre de large puis 10 cen­ti­mètres de long.

La deuxième étape consiste ensuite à faire de légères inci­sions pour le pas­sage de la sonde uri­naire. Il s’agit d’inciser légè­re­ment au niveau du vagin plus pré­ci­sé­ment sous le méat uré­tral. De plus, le chi­rur­gien doit effec­tuer une autre inci­sion au niveau du pubis. L’incision est effec­tuée rigou­reu­se­ment compte tenu des dimen­sions de la ban­de­lette vagi­nale sans ten­sion. Cela per­met d’éviter des déchi­rures trop grandes.

Enfin, la troi­sième étape consiste à pla­cer la ban­de­lette sous le canal de l’urètre. La ban­de­lette est lais­sée durant 24 à 48 heures avant le réta­blis­se­ment de la patiente. À la fin de l’intervention, le chi­rur­gien se charge de véri­fier si la patiente a pu éva­cuer nor­ma­le­ment son urine. Suite à cette véri­fi­ca­tion, il peut auto­ri­ser la patiente à ren­trer chez elle.

Quels sont les risques liés au traitement par Tensionfree Vaginal Tape ?

Le trai­te­ment de l’incontinence fémi­nine par Ten­sion­free Vagi­nal Tape doit être stric­te­ment effec­tué par un chi­rur­gien. Ce trai­te­ment néces­site une prise en charge rigou­reuse, car elle peut engen­drer des com­pli­ca­tions lorsque l’intervention est ratée.

Ain­si, lorsque le chi­rur­gien rate la fer­me­ture des par­ties inci­sées, il peut être remar­qué des sen­sa­tions de brû­lure. De plus, des troubles de per­cep­tion sont res­sen­tis par cer­taines patientes durant les rap­ports sexuels. L’idéal dans ces cas est de fer­mer à nou­veau et cor­rec­te­ment les par­ties incisées.

De plus, des dou­leurs au niveau du pubis peuvent être res­sen­ties lorsque le chi­rur­gien a ser­ré de trop les inci­sions. Dans cer­tains cas, plus pré­ci­sé­ment 5 % des cas, la ban­de­lette déborde et devient visible dans le vagin après l’opération. Dans ces cas, il est impor­tant de reti­rer la ban­de­lette afin de repla­cer une nou­velle bandelette.

En outre, cer­taines patientes peuvent pré­sen­ter des sai­gne­ments légers jusqu’à la cica­tri­sa­tion des par­ties inci­sées. Par ailleurs, le trai­te­ment par Ten­sion­free Vagi­nal Tape peut engen­drer de graves com­pli­ca­tions. Il s’agit de :

  • Sai­gne­ments abon­dants et incessants ;
  • Vomis­se­ments ;
  • Brû­lures uri­naires régulières ;
  • Hémor­ra­gies ;
  • Fortes fièvres supé­rieures à 38 °C.

En cas d’apparition de ces signes, une consul­ta­tion médi­cale est recommandée.

Quelles sont les précautions à prendre pour l’efficacité du traitement par Tensionfree Vaginal Tape ?

Afin de garan­tir l’efficacité du trai­te­ment de l’incontinence uri­naire fémi­nine par Ten­sion­freee Vagi­nal Tape, des pré­cau­tions doivent être prises. Il est donc impor­tant de res­pec­ter les consignes suivantes.

Pre­miè­re­ment, une prise de repos strict est conseillée pen­dant quatre semaines envi­ron après l’intervention. Au cours de ces semaines, la patiente est priée d’éviter les acti­vi­tés qui néces­sitent des efforts. Elle doit stop­per la prise de bagages lourdes et les rap­ports sexuels intenses. Le res­pect de ces consignes per­met une bonne cica­tri­sa­tion des par­ties inci­sées lors de l’opération.

Deuxiè­me­ment, il est impor­tant de prendre des médi­ca­ments per­met­tant de sou­la­ger les dou­leurs engen­drées par l’intervention chi­rur­gi­cale. Dans ce cas, des antal­giques sont géné­ra­le­ment recommandés.

En troi­sième posi­tion, il est recom­man­dé de prendre uni­que­ment des douches pen­dant au moins deux semaines après l’opération. Les bains sont conseillés qu’après la cica­tri­sa­tion totale des inci­sions. De plus, en cas d’apparition de quel­conques symp­tômes, il est impor­tant d’informer le médecin.

Comme qua­trième consigne, une consul­ta­tion régu­lière doit être obser­vée. Cela per­met au méde­cin de véri­fier l’évolution du trai­te­ment et l’état de la ban­de­lette vagi­nale. Ain­si, il est recom­man­dé d’effectuer des consul­ta­tions chaque deux semaines afin de véri­fier l’état de la ban­de­lette. Les consul­ta­tions per­mettent éga­le­ment de pla­cer une nou­velle ban­de­lette le plus tôt pos­sible lorsque la pré­cé­dente com­mence à déborder.

La cin­quième consigne consiste à avoir une bonne ali­men­ta­tion. Après l’opération, la patiente doit évi­ter cer­tains ali­ments et bois­sons qui sont des sti­mu­lants pour la ves­sie. Par consé­quent, elle doit évi­ter ou modé­rer la consommation :

  • Du café ;
  • Du thé ;
  • Du tabac ;
  • Des pâtis­se­ries ;
  • De la drogue ;
  • Du coca-cola ;
  • De l’alcool ;
  • Du pain blanc.

Par ailleurs, la patiente doit évi­ter la prise des médi­ca­ments sus­cep­tibles de créer l’incontinence uri­naire. Elle doit prendre l’avis du méde­cin afin de les rem­pla­cer par d’autres médi­ca­ments. Aus­si, est-il impor­tant que la patiente reste suf­fi­sam­ment hydra­tée comme d’habitude.

En sixième posi­tion, une vie de séden­ta­ri­té doit être évi­tée après le trai­te­ment par Ten­sion­free Vagi­nal Tape. La patiente doit sur­tout effec­tuer des mou­ve­ments légers comme mar­cher len­te­ment dans la mai­son. Elle peut éga­le­ment se pro­me­ner dans le quar­tier, aller au ciné­ma. L’important est qu’elle reste moins sur place.

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