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Dépression pendant la grossesse : comment s’y prendre ?

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Affec­tant près de 6% des femmes au cours de leur vie, la dépres­sion a un impact sur les sen­ti­ments, la pen­sée ain­si que les actions. Chez les femmes enceintes, ce taux s’élève à près de 10%, et la dépres­sion se révèle de dif­fé­rentes façons. Que ce soit en période de gros­sesse ou après l’accouchement, les femmes sont très vul­né­rables à la dépres­sion. Cette situa­tion peut être pro­vo­quée par des chan­ge­ments hor­mo­naux. Lorsqu’un trai­te­ment n’est pas immé­dia­te­ment mis en place, la dépres­sion peut entraî­ner des pro­blèmes pour la femme enceinte et l’enfant qu’elle porte. Voi­ci quelques conseils pour se débar­ras­ser de la dépres­sion pen­dant la grossesse.

Que comprendre par la dépression pendant la grossesse ?

Bien avant, notons que la dépres­sion est une mala­die qui agit sur les pen­sées, les actes, de même que sur les sen­ti­ments de la per­sonne qui en souffre. Cette der­nière change bru­ta­le­ment d’hu­meur et devient pour ses proches une nou­velle per­sonne, et il est par­fois dif­fi­cile de la gérer. La plu­part des femmes tombent dans la dépres­sion à un moment don­né de leur vie ; mais chez les femmes enceintes, le taux de dépres­sion est encore plus éle­vé.

Cepen­dant, une femme enceinte dont la dépres­sion a été diag­nos­ti­quée, est expo­sée à plu­sieurs dan­gers et son bébé aus­si. C’est la rai­son pour laquelle, si elle s’en rend compte ou si son entou­rage s’en rend compte, tout doit être mis en œuvre pour la soi­gner le plus tôt pos­sible. Ceci, afin d’assurer un accou­che­ment sans risque et un bébé en bonne santé.

Quelles sont les causes de la dépression pendant la grossesse ?

Chez la femme enceinte, la dépres­sion peut être le résul­tat d’un cer­tain nombre de fac­teurs internes ou externes.

Dans le lot des fac­teurs internes, on peut noter les hor­mones de la gros­sesse, sur­tout quand il s’agit d’une gros­sesse de jumeaux. À cet effet, il est cru­cial de consul­ter un méde­cin lorsque les signes de la dépres­sion se pré­sentent. Ceci per­met­tra de faire un exa­men pour véri­fier qu’il ne s’agit pas d’une hyper­thy­roï­die.

En ce qui concerne les fac­teurs externes en cause, il peut s’agir d’une situa­tion que cette femme a pu tra­ver­ser et qui l’a mar­quée néga­ti­ve­ment. Il peut être ques­tion d’une situa­tion qu’elle conti­nue de tra­ver­ser au cours de sa gros­sesse et qui agit consi­dé­ra­ble­ment sur son men­tal, ses actions, etc. Dans d’autres cas, la femme enceinte tombe dans la dépres­sion à cause de la qua­li­té de son envi­ron­ne­ment affec­tif.

En géné­ral, comme situa­tion ou pro­blème lié à l’environnement affec­tif pou­vant entraî­ner la dépres­sion, on peut énumérer :

  • Les condi­tions dans les­quelles la gros­sesse est venue ;
  • Le manque de sou­tien social ;
  • La mau­vaise rela­tion que la femme enceinte entre­tient avec ses parents ou son mari ;
  • Le fait que la femme enceinte regarde son corps se transformer ;
  • Le sen­ti­ment de ne pas avoir confiance en soi ou d’avoir une mau­vaise estime de soi ;
  • L’inquiétude de la femme enceinte concer­nant sa propre san­té et celle de son futur bébé ;
  • L’inquiétude de la future maman sur les condi­tions de nais­sance de son bébé et com­ment elle va en prendre soin ;
  • Le manque de moyens pour prendre soin de son futur bébé ;
  • La peur de perdre son bébé, si elle a déjà eu une ou plu­sieurs fausses-couches ;
  • Etc.

Comment reconnaître la dépression pendant la grossesse ?

La dépres­sion ne se mani­feste pas de la même manière chez toutes les femmes enceintes, compte tenu de l’or­ga­nisme de cha­cune d’elles, des évé­ne­ments qu’elles ont tra­ver­sés ou qu’elles traversent.

Ain­si, ces signes peuvent être graves chez cer­taines femmes enceintes, alors que chez d’autres, ils sont modé­rés ou légers :

  • Avoir un chan­ge­ment d’appétit : une forte envie de man­ger ou ne plus vou­loir man­ger beaucoup ;
  • Avoir envie de dor­mir ou troubles de som­meil ;
  • Des pleurs sans rai­son valable ;
  • Des chan­ge­ments constants d’humeur et une forte irri­ta­bi­li­té ;
  • Être enva­hie par une grande tris­tesse ;
  • Le sen­ti­ment d’être inutile ;
  • Ne plus être inté­res­sée par ce à quoi l’on por­tait une atten­tion particulière ;
  • Une fatigue exagérée.

On note éga­le­ment un amai­gris­se­ment ou une prise de poids exa­gé­rée et des dif­fi­cul­tés à se concen­trer sur un sujet donné.

Quelles sont les conséquences de la dépression pendant la grossesse ?

Si la femme enceinte dépres­sive n’est pas prise en charge rapi­de­ment, cela peut cau­ser d’autres pro­blèmes graves comme :

  • Un accou­che­ment pré­ma­tu­ré ;
  • Une fausse couche ;
  • L’accouchement d’un bébé malade ;
  • Une dépres­sion grave après l’accouchement ;
  • Des chan­ge­ments d’humeur de la maman avec son enfant, par­fois aimante et ensuite froide avec le bébé ;
  • Une inca­pa­ci­té à don­ner l’a­mour d’une mère à son nouveau-né.

Après sa nais­sance, l’enfant depuis le bas âge jusqu’à son jeune âge peut :

  • Souf­frir des troubles de sommeil ;
  • Avoir des dif­fi­cul­tés à s’attacher à sa mère ;
  • Être vic­time d’un retard de développement ;
  • Être tur­bu­lent, des­truc­teur et agressif ;
  • Souf­frir d’un trouble de défi­cit de l’attention avec hyperactivité ;
  • Avoir des troubles d’apprentissage et des pro­blèmes à l’école ;
  • Souf­frir de l’anxiété et de la dépression ;
  • En âge d’adolescence, l’enfant peut fina­le­ment s’adonner à l’alcool ou à la drogue ;
  • Etc.

Comment se débarrasser de la dépression pendant la grossesse ?

Plu­sieurs solu­tions peuvent vous aider à vous débar­ras­ser de la dépression.

Le soutien social

Cette solu­tion per­met à la femme d’in­té­grer des ser­vices com­mu­nau­taires, des clubs de ren­contre, pour dis­cu­ter avec d’autres per­sonnes ou femmes enceintes qui souffrent du même pro­blème. Vous avez éga­le­ment la pos­si­bi­li­té d’intégrer des cours pour être édu­quée à l’art d’être un bon parent.

Le soutien familial

Si la dépres­sion sur­vient à la suite d’un pro­blème fami­lial, après une mau­vaise rela­tion de la femme avec ses parents ou son mari, le meilleur remède serait de renouer les liens et d’arranger la situa­tion. Cela vous per­met­tra d’être à l’aise et d’avoir un accou­che­ment sécurisé.

Il fau­dra aus­si que l’entourage se mette à l’écoute de la femme enceinte, qu’il lui témoigne plus d’attention. Les parents peuvent l’appeler de temps en temps et lui mon­trer qu’ils sont avec elle.

La thérapie individuelle

Cette thé­ra­pie passe par des conver­sa­tions avec votre gyné­co­logue, qui vous ren­sei­gne­ra sur votre état de san­té et celui de votre bébé. En outre, des conver­sa­tions avec les sage-femmes vous aide­ront à vous pré­pa­rer à l’accouchement, et à prendre connais­sance de la façon dont vous devrez pendre soin de votre bébé après l’accouchement.

La thé­ra­pie indi­vi­duelle peut aus­si consis­ter à par­ler avec un psy­cho­logue, un psy­chiatre ou un autre pro­fes­sion­nel de la san­té. Ces pro­fes­sion­nels vous aide­ront à décou­vrir la cause de votre mal et à vous en débar­ras­ser, grâce à la psy­cho­thé­ra­pie ou à la thé­ra­pie com­por­te­men­tale et cog­ni­tive.

Les médicaments

Les médi­ca­ments sont les plus recom­man­dés, lorsque la dépres­sion est d’origine géné­tique. On appelle ces médi­ca­ments des inhi­bi­teurs spé­ci­fiques, qui sont en réa­li­té des anti­dé­pres­seurs.

Dans cer­tains cas, suite à l’administration d’antidépresseurs, l’enfant peut naître et avoir une res­pi­ra­tion très forte, des trem­ble­ments, des troubles d’appétit, etc. Ces symp­tômes vont quand même dis­pa­raître déjà au bout de deux semaines ; il faut donc suivre atten­ti­ve­ment le bébé après sa naissance.

Tou­te­fois, il est stric­te­ment inter­dit de prendre soi-même des anti­dé­pres­seurs sans l’a­vis d’un méde­cin. En effet, cer­tains spé­cia­listes de la san­té ne sont pas d’accord sur le fait que la femme enceinte puisse prendre des anti­dé­pres­seurs à cause de sa san­té et sur­tout celle du bébé.

Néan­moins, il faut rete­nir que le méde­cin ne vous don­ne­ra que des anti­dé­pres­seurs adé­quats pour une gros­sesse et qui n’auraient aucun impact néga­tif sur la san­té du futur bébé.

Les autres solutions à ne pas négliger

  • Pen­ser à bien dor­mir pen­dant votre grossesse ;
  • Évi­ter de beau­coup réflé­chir et s’éloigner des situa­tions de stress ;
  • Man­ger beau­coup d’aliments sains et sur­tout des fruits ;
  • Faire de temps en temps du sport et des marches.

Enfin, il faut tou­jours cher­cher à voir un méde­cin, peu importe l’inquiétude liée à la grossesse.

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