HomeNon classéQuel anxiolytique choisir en cours de grossesse

Quel anxiolytique choisir en cours de grossesse

Publié le

spot_img


Mise à jour : 4 avril 2009

EN PRATIQUE* Quel que soit le terme de la gros­sesse, on choi­si­ra si possible :

  • Soit l’oxazépam (Seres­ta ®) (ben­zo­dia­zé­pine), soit l’hydroxyzine (Ata­rax ®) (antiH1 sédatif).
  • En cas d’inefficacité des options pré­cé­dentes, on pour­ra avoir recours à une autre ben­zo­dia­zé­pine : bro­ma­zé­pam (Lexo­mil ®), alpra­zo­lam (Xanax ®), dia­zé­pam (Valium ®), lora­zé­pam (Temes­ta ®), pra­zé­pam (Lysan­xia ®), nor­da­zé­pam (Nor­daz ®), clo­ra­zé­pate (Tran­xène ®) ou clo­ba­zam (Urba­nyl ®).
  • Dans les troubles anxieux géné­ra­li­sés, on pour­ra uti­li­ser un anti­dé­pres­seur (cf ci-dessous).

* On choi­si­ra la dose effi­cace la plus faible pos­sible. Cepen­dant, « sous-doser » une patiente en rai­son de la gros­sesse est sou­vent une mau­vaise approche. En effet, ceci risque de dés­équi­li­brer la femme enceinte sans évi­ter sys­té­ma­ti­que­ment des effets indé­si­rables poten­tiels chez l’enfant

* Si le trai­te­ment est pour­sui­vi jusqu’à l’accouchement, la sur­ve­nue éven­tuelle de troubles néo­na­tals tran­si­toires sera prise en compte lors de l’examen du nou­veau-né (cf.« Etat des connais­sances » ci-dessous).

ETAT DES CONNAISSANCES* Aspect malformatif

  • A ce jour, aucun effet mal­for­ma­tif n’est attri­bué à l’exposition aux ben­zo­dia­zé­pines au cours du 1er tri­mestre de la grossesse.
  • Les don­nées sur les femmes enceintes expo­sées à l’hydroxyzine au 1er tri­mestre sont nom­breuses et ras­su­rantes.

    * Aspect fœtal

  • Une dimi­nu­tion des mou­ve­ments actifs fœtaux et/ou de la varia­bi­li­té du rythme car­diaque fœtal a par­fois été obser­vée lors de prises d’une ben­zo­dia­zé­pine aux 2ème et/ou 3ème tri­mestres de gros­sesse, en par­ti­cu­lier à fortes doses. Ces signes sont réver­sibles à l’arrêt ou à la dimi­nu­tion du trai­te­ment.

    * Aspect néonatal

  • Les ben­zo­dia­zé­pines uti­li­sées jusqu’à l’accouchement peuvent être res­pon­sables chez le nou­veau-né de dif­fé­rents types d’évènements transitoires. 
    1. Des signes d’imprégnation tels qu’une hypo­to­nie axiale et des troubles de la suc­cion entraî­nant une mau­vaise prise de poids, peuvent sur­ve­nir, même à faibles doses. Ces signes sont réver­sibles, mais peuvent durer de 1 à 3 semaines en fonc­tion de la demi-vie de la ben­zo­dia­zé­pine. Dans les situa­tions excep­tion­nelles où des doses très éle­vées de ben­zo­dia­zé­pines sont uti­li­sées juste avant l’accouchement, une dépres­sion res­pi­ra­toire ou des apnées ain­si qu’une hypo­ther­mie peuvent éga­le­ment appa­raître chez le nouveau-né.
    2. Un syn­drome de sevrage néo­na­tal est pos­sible lors de trai­te­ments chro­niques, même à faibles doses, pour­sui­vis jusqu’à l’accouchement ou arrê­tés bru­ta­le­ment quelques jours avant. Il est carac­té­ri­sé notam­ment par une hyper­ex­ci­ta­bi­li­té, une agi­ta­tion et des tré­mu­la­tions néo­na­tales, sur­ve­nant à dis­tance de l’accouchement. Son délai d’apparition dépend de la demi-vie d’élimination du médi­ca­ment. Plus celle-ci est longue, plus le délai est important.
  • L’administration d’hydroxyzine à forte poso­lo­gie jusqu’à l’accouchement est sus­cep­tible d’entraîner des effets atro­pi­niques ou séda­tifs chez le nou­veau-né.
    ==========================================

    Si un anti­dé­pres­seur inhi­bi­teur de recap­ture de la séro­to­nine (IRS) est néces­saire, une des molé­cules sui­vantes peut être uti­li­sée, quel que soit le terme de la gros­sesse : fluoxé­tine (Pro­zac®), ser­tra­line (Zoloft®), cita­lo­pram (Sero­pram®) ou esci­ta­lo­pram (Sero­plex®). [Lien] (Le Crat)

Derniers articles

Mycoplasma pneumoniae : maladies caractéristiques, traitements

Les maladies infectieuses constituent un problème de santé majeur et figurent parmi les dix...

Paralysie faciale a frigore : causes, symptômes, diagnostic et traitement

La paralysie faciale a frigore (PFF) est l’une des formes les plus fréquentes des...

Ostéopénie : clinique, physiopathologie, étiologies, traitement

L’ostéopénie est un état de fragilité osseuse fréquent à partir de 50 ans. Elle est...

L’OTITE SERO-MUQUEUSE DE L’ENFANT : Causes, Diagnostic et Traitements

Tout comme l’otite moyenne aiguë, l’otite séromuqueuse est une affection que l’on retrouve couramment...

Pour aller plus loin

Mycoplasma pneumoniae : maladies caractéristiques, traitements

Les maladies infectieuses constituent un problème de santé majeur et figurent parmi les dix...

Paralysie faciale a frigore : causes, symptômes, diagnostic et traitement

La paralysie faciale a frigore (PFF) est l’une des formes les plus fréquentes des...

Ostéopénie : clinique, physiopathologie, étiologies, traitement

L’ostéopénie est un état de fragilité osseuse fréquent à partir de 50 ans. Elle est...