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UTROGESTAN & GROSSESSE

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23/10/98
Bul­le­tin d’in­for­ma­tion du Dépar­te­ment de Phar­ma­co­lo­gie du CHU de Bor­deaux (01/2003)
Les labo­ra­toires BESINS-ISCOVESCO (tél : 01 53 01 53 01) viennent de rap­pe­ler aux méde­cins que l’u­tro­ges­tan n’a pas d’in­di­ca­tion dans la menace d’ac­cou­che­ment prématuré.

Cette mise au point vient faire remar­quer que très peu de médi­ca­ments ont béné­fi­cié d’é­tudes de qua­li­té chez la femme enceinte et que la loi du « moins pos­sible, le plus ancien pos­sible » doit res­ter un impé­ra­tif en obstétrique.

En effet, sur de bien peu solides bases phy­sio-patho­lo­giques et expé­ri­men­tales, ce médi­ca­ment est lar­ge­ment pres­crit devant toute acti­vi­té contrac­tile de l’u­té­rus jugée excessive.

Or, on n’a jamais réus­si à mettre en évi­dence le moindre défi­cit en pro­ges­té­rone dans ce genre de situa­tion, aucun tra­vail n’a pu démon­trer une quel­conque effi­ca­ci­té d’une sup­plé­men­ta­tion orale en pro­ges­té­rone, et l’U­tro­ges­tan n’a pas d’in­di­ca­tion offi­cielle dans cette pathologie.

Le pro­blème de ce qui était consi­dé­ré comme un médi­ca­ment d’ap­point, voire un pla­ce­bo, est qu’il entraine régu­liè­re­ment des ano­ma­lies du foie avec par­fois de véri­tables cho­les­tases hépa­tiques chez la mère, théo­ri­que­ment mal sup­por­tées par le foetus.

Bul­le­tin d’in­for­ma­tion du Dépar­te­ment de Phar­ma­co­lo­gie du CHU de Bordeaux
Numé­ro 51 – Jan­vier 2003
Fran­çoise Haramburu

Les his­toires pas­sées, aus­si dra­ma­tiques fussent elles, ne servent pas tou­jours de leçon. Il suf­fit de voir le véri­table délire de pres­crip­tion d’un médi­ca­ment tel que la pro­ges­té­rone (Utro­ges­tan ®) qui, pen­dant long­temps, a été pres­crite en France à toute femme qui avait des contrac­tions au cours de la gros­sesse, y com­pris près du terme, alors que l’in­di­ca­tion obs­té­tri­cale était!: menace d’a­vor­te­ment ou pré­ven­tion d’a­vor­te­ment à répé­ti­tion par insuf­fi­sance lutéale jus­qu’à la 12 e semaine de gros­sesse (voir Infos, jan­vier 1998).
Heu­reu­se­ment qu’il s’a­git de pro­ges­té­rone natu­relle, pour laquelle il n’y a pas aujourd’­hui de rai­son de pen­ser qu’elle pour­rait être can­cé­ri­gène, sus­cep­tible d’en­traî­ner des mal­for­ma­tions ou d’autres ano­ma­lies. (Cet engoue­ment pour la pro­ges­té­rone s’est un peu cal­mé depuis que des cas d’hé­pa­tite, dont cer­tains graves, ont été signalés.)

Espé­rons que l’his­toire du DES ne se renou­vel­le­ra pas, ni avec la pro­ges­té­rone, ni avec d’autres pro­duits à la mode tels que les phyto-estrogènes.
Voir Expo­si­tion in ute­ro au dié­thyl­stil­bes­trol [Lire]

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