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Le test Codex : quand et comment le réaliser ?

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L’augmentation des cas de mala­dies men­tales a ame­né la science à mettre au point cer­tains tests, notam­ment le test Codex. Ces tests per­mettent de dépis­ter sans grande dif­fi­cul­té les patho­lo­gies men­tales. Le test Codex par­ti­cu­liè­re­ment, fait par­tie des tests de dépis­tage les plus employés pour détec­ter cer­taines mala­dies men­tales. Décou­vrez ici tous les aspects du test Codex, son uti­li­té, son appli­ca­tion et les étapes à suivre pour sa réalisation.

Qu’est-ce que le test Codex ?

Tout d’abord, le mot Codex est une ter­mi­no­lo­gie en anglais qui signi­fie cog­ni­tive disor­ders exa­mi­na­tion. En effet, c’est un test qui per­met de faire un exa­men basique des dys­fonc­tion­ne­ments des fonc­tions cog­ni­tives. Les fonc­tions cog­ni­tives consti­tuent l’ensemble des fonc­tions assu­rées par le cer­veau. Elles prennent en compte le lan­gage, la mémoire, les fonc­tions exé­cu­tives, le rai­son­ne­ment et la facul­té de jugement.

Elles prennent éga­le­ment en compte la capa­ci­té à réa­li­ser des mou­ve­ments ou des tâches de façon auto­ma­tique. Le test Codex peut se faire sans l’aide d’un méde­cin. Il peut tout sim­ple­ment se réa­li­ser avec l’aide d’un proche. Cepen­dant, il est recom­man­dé de recou­rir à l’intervention d’un spé­cia­liste ou d’un méde­cin. Ces der­niers sont mieux outillés pour faire un meilleur test Codex.

Utilité et application du test Codex

Le test Codex sert à éva­luer en quelques minutes les fonc­tions cog­ni­tives chez les per­sonnes âgées. En effet, il est recom­man­dé pour les per­sonnes qui pré­sentent des dif­fi­cul­tés de mémoire ou d’autres affec­tions men­tales. Ces autres affec­tions peuvent faire pen­ser à la mala­die d’Alzheimer ou à un autre type de démence.

De plus, les démences pos­sibles concernent tous des dys­fonc­tion­ne­ments chro­niques liés aux fonc­tions cog­ni­tives. Ces démences sont entre autres les démences vas­cu­laires, les démences fron­to-tem­po­rales et la démence liée à la mala­die de Par­kin­son. Il faut noter que le terme « démence » exclut la folie vio­lente.

En outre, la mise en appli­ca­tion d’un test Codex requiert quelques pré­cau­tions de base très impor­tantes. En effet, il faut véri­fier si le patient pos­sède réel­le­ment ses facul­tés d’écoute et de com­pré­hen­sion. Le méde­cin doit éga­le­ment s’assurer de l’absence d’une inca­pa­ci­té visuelle majeure chez le patient. Ce der­nier doit donc être capable de des­si­ner, de lire ou d’écrire sur un sup­port adap­té en cas de besoin. Lorsque tous ces cri­tères sont res­pec­tés, le méde­cin est tenu d’expliquer l’importance du test au patient.

Par ailleurs, il faut pré­ci­ser que le test Codex est très effi­cace et pos­sède un pour­cen­tage d’efficacité de 85 %. Il s’agit d’un test rapide et facile à inter­pré­ter, par rap­port à d’autres tests comme le Mini men­tal Sta­tus Examination.

Quelles sont les étapes à suivre pour effectuer le test Codex ?

Le test Codex com­prend trois étapes qui per­met­tront d’établir l’état des fonc­tions cog­ni­tives du patient. Ces étapes sont :

  • La tâche de mémoire qui consiste en un rap­pel dif­fé­ré de mots ;
  • Le test de l’horloge simplifié ;
  • L’arbre de déci­sion du Codex.

La tâche de mémoire

La tâche de mémoire est la pre­mière étape du test Codex. Elle consiste à se rap­pe­ler de trois dif­fé­rents mots. À ce niveau, le méde­cin demande tout d’abord au patient de mémo­ri­ser trois mots qu’il devra pro­non­cer de façon dis­tincte. Quelques secondes plus tard, le patient doit ensuite répé­ter les trois mots pré­cé­dem­ment mémo­ri­sés. Lorsque le patient répète cor­rec­te­ment les trois mots, il est déduit que la tâche de mémoire est normale.

Par contre, lorsque le patient se rap­pelle uni­que­ment d’un mot ou de deux, la tâche de mémoire est dite anor­male. Il est pos­sible de reprendre le test une fois pour avoir la confir­ma­tion de l’état de la mémoire. Cette reprise du test de mémoire peut s’effectuer deux à trois mois après.

Le test de l’horloge simplifié

Le test de l’horloge est la deuxième étape du test Codex. Il a pour objec­tif de véri­fier si le patient pos­sède tou­jours la facul­té de recon­naître l’heure. Il consiste à remettre au patient une feuille de papier et un sty­lo. Un cercle de 10 cm de dia­mètre est repré­sen­té sur la feuille de papier. Il est ensuite deman­dé au patient de tra­cer dans le cercle les dif­fé­rents élé­ments consti­tu­tifs d’une hor­loge.

En effet, les élé­ments consti­tu­tifs à repro­duire par le patient sont géné­ra­le­ment les nombres et les aiguilles. Tou­te­fois, le méde­cin peut deman­der au patient la repro­duc­tion d’une heure précise.

Pour savoir si le test de l’horloge est nor­mal, il faut réunir les quatre cri­tères suivants :

  • La pré­sence de tous les nombres d’une horloge ;
  • La posi­tion cor­recte de chaque nombre de l’horloge ;
  • La dis­tinc­tion facile de la grande aiguille et de la petite aiguille ;
  • La direc­tion cor­recte de chaque aiguille sur l’horloge.

Lorsque l’une de ces condi­tions est man­quante, il est évident que le test de l’horloge ain­si effec­tué soit anor­mal. Dans le cas où le test de l’horloge est anor­mal, il est conseillé de refaire le test de mémoire. Cela per­met de véri­fier l’exactitude des résul­tats. Enfin, le méde­cin peut deman­der à pas­ser à la troi­sième étape du test Codex.

L’arbre de décision du Codex

L’arbre de déci­sion du Codex est une norme per­met­tant de vali­der le test Codex dans son ensemble. En effet, il existe trois éven­tua­li­tés à la fin d’un test Codex. Pre­miè­re­ment, si le test de mémoire et celui de l’horloge sont nor­maux, le test Codex prend fin. Dans ce cas, le test Codex est dit nor­mal. Deuxiè­me­ment, lorsque les deux pre­miers tests sont anor­maux, le test Codex prend fin et est dit anormal.

La troi­sième éven­tua­li­té implique ce que l’un des deux tests soit anor­mal. Dans ce cas, il est néces­saire de conti­nuer le test avec un ques­tion­naire adap­té. Ce ques­tion­naire com­prend 5 ques­tions d’orientation spa­tiale. Le patient doit répondre à de simples ques­tions comme :

  • Quel est le nom du pays où nous vivons ?
  • Dans quel dépar­te­ment sommes-nous actuellement ?
  • Quel est le nom de la ville où se trouve l’hôpital dans lequel nous sommes ?
  • Dans quel quar­tier ou dans quelle rue se trouve l’hôpital dans lequel nous sommes actuellement ?
  • Quel est le nom de l’hôpital où nous nous trou­vons actuellement ?

Ce ques­tion­naire est noté sur 5 points avec chaque ques­tion notée sur 1 point. Il existe deux pos­si­bi­li­tés de résul­tats pour ce ques­tion­naire. Lorsque le total des réponses est infé­rieur à 3, le test Codex est dit anor­mal. Mais, lorsque le patient obtient 4 ou 5 points au ques­tion­naire, le test Codex est dit normal.

Après l’obtention des résul­tats du test Codex, il est impor­tant de choi­sir une manière adap­tée pour l’annoncer au patient.

Comment annoncer au patient les résultats du test Codex ?

Lorsque le test Codex est nor­mal, il est presque impro­bable que le patient soit sujet à une démence. Il faut donc le ras­su­rer et lui don­ner quelques conseils de san­té. Cepen­dant, si l’obtention d’un test Codex néces­site l’emploi d’un ques­tion­naire, des pré­cau­tions doivent être prises. Dans ce cas, il faut une sur­veillance médi­cale et une reprise du test Codex 6 mois ou 1 an après.

Par ailleurs, lorsque le test Codex est anor­mal, la prise en charge devient dif­fé­rente. En effet, dans ce cas le patient souffre de la mala­die d’Alzheimer ou d’une autre forme de démence. Ain­si, il est recom­man­dé d’introduire le patient dans un milieu médi­cal spé­cia­le­ment adap­té à son cas. Il est géné­ra­le­ment conseillé d’annoncer la mau­vaise nou­velle au patient en pré­sence d’un de ses proches.

Tou­te­fois, si le patient se pré­sente seul, un autre ren­dez-vous est sug­gé­ré et il devra venir avec un proche. Cela consti­tue une pré­cau­tion très impor­tante, car cer­tains patients se retrouvent très affec­tés par la mau­vaise nou­velle. Le sou­tien moral d’un proche serait donc très important.

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