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LES VOYAGES EN AVION

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Le voyage aérien crée des contraintes phy­siques et psy­cho­lo­giques. Il expose cer­tains patients à dif­fé­rents risques de santé.
Les fac­teurs qui sont en cause sont la dépres­sion baro­mé­tique, la baisse de pres­sion en oxy­gène, la déshy­dra­ta­tion, l’im­mo­bi­li­té, la fatigue, le stress, les varia­tions de tem­pé­ra­ture. Enfin, les déca­lages horaires et les horaires « fan­tai­sistes » des repas et col­la­tions en vol doivent éga­le­ment pris en compte en par­ti­cu­lier pour les patients diabétiques.

LA PRESSURISATION DE LA CABINE
Pour des rai­sons tech­niques, la pré­ssu­ri­sa­tion de la cabine appe­lée  » alti­tude cabine  » cor­res­pond pour la majo­ri­té des avions modernes à une alti­tude com­prise entre 1800 et 2200 mètres d’al­ti­tude. C’est cette alti­tude qui doit gui­der pour une éven­tuelle contre-indi­ca­tion au voyage et/ou des pré­cau­tions particulières.
Seuls les plon­geurs risquent une mala­die de décom­pres­sion en cas de plon­gée récente d’où la règle d’un délai de 24 heures entre la plon­gée et le voyage en avion.

La baisse de pres­sion d’oxy­gène reste modé­rée (20 à 25%) mais peut entrai­ner une chute rapide de la satu­ra­tion en hémo­glo­bine chez un patient hypoxique au sol, décom­pen­ser une insuf­fi­sance res­pi­ra­toire, car­diaque ou coronarienne

INSUFFISANCE RESPIRATOIRE
La désa­tu­ra­tion en oxy­gène de l’hé­mo­glo­bine peut atteindre des valeurs inquié­tantes et néces­si­ter l’a­di­mi­nis­tra­tion d’oxy­gène supplémentaire.
En cas d’ur­gence, l’a­vion dis­pose de sources déli­vrant un débit d’oxy­gène de 2 à 4 litres/minute.

PATHOLOGIE OCULAIRE
La dépres­sion baro­mé­trique aug­mente le volume gazeux.Le risque existe essen­tiel­le­ment sur un oeil récem­ment opé­ré ou trau­ma­ti­sé. La chi­rur­gie à globe ouvert du seg­ment pos­té­rieur avec uti­li­sa­tion de gazs repré­sente une contre-indi­ca­tion abso­lue jus­qu’à résorb­tion qui peut prendre plu­sieurs mois.
Un décol­le­ment de rétine impose le report du voyage.
La séche­resse de l’air peut poser qques pro­blèmes aux por­teurs de lentilles
En cas de patho­lo­gie vas­cu­laire (HTA, dia­bète) l’hy­poxie peut aggra­ver une uvéite, des lésions réti­tiennes, créer un oedème voire une hémorragie.
Rap­pel : Le risque de glau­come aigu par fer­me­ture de l’angle est éga­le­ment important
Dans tous les cas, les trai­te­ments à prendre à heure régu­lière ne doivent pas être oubliés

LES TROUBLES ABDOMINAUX
Les varia­tions de volumes des gazs coliques peuvent être certes incon­for­tables mais sans danger.
En cas d’in­ter­ven­tion chi­rur­gi­cale récente ou de coe­lio­sco­pie, un délai rai­son­nable doit être accordé.
Il faut par­ti­cu­liè­re­ment veiller aux apports hydriques chez les bébés, les per­sonnes agées et en cas d’an­té­cé­dent de lithiase urinaire.

LES TROUBLES ORL ET PULMONAIRES
Une sinu­site, une otite voire un simple rhume peuvent entrai­ner des lésions bari­trau­ma­tiques trés douloureuses.
Un pneu­mo­tho­rarx récent ou des bulles d’emphysème imposent le report du voyage aérien.

VOLS LONG COURRIER ET RISQUE THROMBO-EMBOLIQUE
Le risque de phlé­bite est aug­men­té par :

  • Les vols supé­rieurs à 6 heures (92% des embo­lies pul­mo­naires ont eu lieu lors de vols > 6 heures)
  • Il existe une pré­do­mi­nance fémi­nine (73%) alors que les voya­geurs mas­cu­lins sont majoritaires.
  • la posi­tion assise prolongée
  • l’ab­sence de mobilisation
  • La déshy­dra­ta­tion
  • L’hy­poxie
  • L’âge
  • L’in­suf­fi­sance veineuse

Les mala­dies thom­bo­gènes (can­cer, insuf­fi­sance car­diaque ) sont pour­tant absente dans 68 % des cas

La pré­ven­tion passe par des mesures com­por­te­men­tales simples (contrac­tion des mol­lets, flexion-exten­sion des pieds, déam­bu­la­tion régu­lière..), l’hy­dra­ta­tion, le port de conten­tion élas­tique pour les sujets à risque veineux.

Dans des cas plus rares – insuf­fi­sance vei­neuse majeure, ATCD de phlé­bite, d’embolie pul­mo­naire – l’in­jec­tion quelques heures avant le départ d’une cal­ci­pa­rine à dose pré­ven­tive – peut être conseillée mal­gré l’ab­sence de consensus.
Voir éga­le­ment Le syn­drome de la classe économique

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