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Cancer du sein : typologie, facteurs de risque, piste virale, traitement

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Le can­cer du sein est aujourd’hui le type de néo­plasme le plus fré­quem­ment diag­nos­ti­qué chez les femmes en France et dans le monde. Bien que la cause pro­fonde de cette mala­die demeure à ce jour, incon­nue, de nom­breux fac­teurs de risque sont iden­ti­fiés. En ce sens, les recherches récentes ont per­mis de sug­gé­rer que les virus pou­vaient jouer un rôle non négli­geable dans son étio­lo­gie. Cette piste virale ouvri­rait-elle la pos­si­bi­li­té d’un vac­cin contre le can­cer du sein ? Qu’est-ce en réa­li­té le can­cer du sein ? Quels sont les fac­teurs de risque iden­ti­fiés à ce jour ? Quels sont les virus sus­cep­tibles d’être impliqués ?

Cancer du sein : présentation

On ne sau­rait mieux com­prendre le can­cer du sein qu’en décou­vrant la struc­ture interne du sein lui-même. En effet, chez la femme, celle-ci com­prend essen­tiel­le­ment trois (3) : le tis­su glan­du­laire, le tis­su adi­peux et le tis­su conjonc­tif. Outre ces tis­sus, la struc­ture interne du sein est com­po­sée d’un réseau impor­tant de canaux appe­lés « canaux galac­to­phores ». Ces der­niers relient le tis­su glan­du­laire au mame­lon, situé à l’extrémité anté­rieure du sein.

Le tis­su glan­du­laire, quant à lui, com­prend de petites uni­tés fonc­tion­nelles et struc­tu­relles appe­lées les « lobules ». Elles se réunissent en 15 à 20 lobes ou glandes mam­maires dont la dis­po­si­tion et la forme res­semblent à des pétales de fleur. C’est aus­si à par­tir de ces uni­tés que le lait par­vient le mame­lon.

Pour en reve­nir au can­cer du sein, il s’agit d’une tumeur maligne qui résulte de la pro­li­fé­ra­tion incon­trô­lée des cel­lules de la glande mam­maire. Celles-ci acquièrent avec le temps la capa­ci­té de se déta­cher de leur tis­su source pour enva­hir les tis­sus avoi­si­nants. Elles s’étendent aus­si aux organes éloi­gnés.

On pré­cise qu’en géné­ral, toutes les cel­lules du sein peuvent engen­drer une tumeur. Tou­te­fois, les formes les plus cou­rantes du can­cer de sein pro­viennent des cel­lules des lobules ou des canaux galac­to­phores.

Par ailleurs, le can­cer du sein est connu pour être une mala­die du sexe fémi­nin. Il convient tou­te­fois de noter que les hommes peuvent éga­le­ment déve­lop­per des formes de can­cer du sein. C’est un évè­ne­ment qui sur­vient chez un homme sur 100 000.

Cancer du sein : typologie

Au fil des recherches, les spé­cia­listes ont pu dis­tin­guer deux formes de can­cer de sein à savoir : les formes inva­sives et celles non inva­sives.

Formes invasives

On parle de can­cer de sein inva­sif lorsque la tumeur ne se limite pas à son lieu d’origine, mais se pro­page à d’autres par­ties du corps. Ces formes sont les dan­ge­reuses, car s’étendre à d’autres zones mêmes très éloi­gnées. On les classe selon leur agres­si­vi­té en stade 1, 2, 3 et 4. On dis­tingue notamment :

  • Le car­ci­nome cana­laire invasif ;
  • Le car­ci­nome lobu­laire invasif ;
  • Les autres formes de car­ci­nomes inva­sifs (tubu­laires, papil­laires, muci­neux et cribriformes) ;

Carcinome canalaire invasif

Le car­ci­nome cana­laire inva­sif est la forme qui résulte de la pro­li­fé­ra­tion incon­trô­lée de cel­lules dans les canaux galac­to­phores (conduits du lait). C’est le type de can­cer du sein le plus cou­rant, car il repré­sente les 70 à 80 % de toutes les formes de can­cer du sein. En effet, ce car­ci­nome peut enva­hir les tis­sus envi­ron­nants tels que le tis­su conjonc­tif ou le tis­su adi­peux. Ses cel­lules malignes peuvent éga­le­ment se retrou­ver dans les vais­seaux san­guins, ce qui en résulte est le « phé­no­mène de méta­stases ».

Carcinome lobulaire invasif

Le car­ci­nome lobu­laire comme son nom l’indique est la forme inva­sive qui résulte de la pro­li­fé­ra­tion incon­trô­lée des cel­lules des lobules. Il repré­sente 10 à 15 % des cas des formes inva­sives du can­cer. Par consé­quent, il est aus­si fré­quent. Aus­si, bien que ses cel­lules malignes pro­viennent des lobules, il peut s’étendre à d’autres par­ties du corps à l’instar du car­ci­nome invasif.

Autres formes de carcinomes invasifs

Ce sont les car­ci­nomes tubu­laires, muci­neux, papil­laires et cri­bri­formes. Ces formes inva­sives du can­cer sont plu­tôt très rares et couvrent ensemble à peine 4 % des car­ci­nomes invasifs.

Formes non invasives

La caté­go­rie des formes non inva­sives com­prend les néo­pla­sies cana­laires intraé­pi­thé­liales et les néo­pla­sies lobu­laires intraé­pi­thé­liales (LIN). Comme leur nom l’indique, elles se carac­té­risent par une pro­li­fé­ra­tion maligne de cel­lules tumo­rales qui n’ont pas la capa­ci­té d’envahir les tis­sus envi­ron­nants. Cette mul­ti­pli­ca­tion est donc limi­tée à une zone de leur tis­su source.

Néoplasie intraépithéliale d’origine canalaire

Les néo­pla­sies intraé­pi­thé­liale cana­laires sont encore appe­lées car­ci­nomes cana­laires in situ. Cela signi­fie que les cel­lules qui carac­té­risent le néo­plasme ne pos­sèdent pas les carac­té­ris­tiques mor­pho­lo­giques et bio­lo­giques des celles malignes. Cepen­dant, contrai­re­ment à ces der­nières, elles n’ont peuvent enva­hir les tis­sus voi­sins. Elles se mul­ti­plient dans les canaux galac­to­phores et y res­tent. On dis­tingue plu­sieurs degrés de car­ci­nome cana­laire in situ à savoir :

  • Grade 1A (aty­pie épi­thé­liale plate) ;
  • Grade 1B (hyper­pla­sie aty­pique) ;
  • Grade 1C (néo­pla­sie intraé­pi­thé­liale bien différenciée).

Les autres grades sont le grade 2 (néo­pla­sie intraé­pi­thé­liale moyen­ne­ment dif­fé­ren­ciée) et le grade 3 (néo­pla­sie intraé­pi­thé­liale peu différenciée).

Néoplasie intraépithéliale d’origine lobulaire

Les néo­pla­sies intraé­pi­thé­liales d’origine lobu­laire sont carac­té­ri­sées par une pro­li­fé­ra­tion des cel­lules tumo­rales non inva­sive limi­tée aux lobules. Cela explique l’utilisation du terme « lobu­laire ». Les experts en recon­naissent au moins deux sous-types, notam­ment l’hyperplasie aty­pique d’origine lobu­laire et la néo­pla­sie intraé­pi­thé­liale lobu­laire in situ.

Cancer du sein : facteurs de risque

L’étiologie du can­cer du sein a long­temps fait l’objet de nom­breux essais et études. Tou­te­fois, nul ne connaît encore les causes exactes de cette mala­die. De plus, les pra­ti­ciens ne sont pas sou­vent en mesure d’expliquer pour cer­taines femmes la déve­loppent et pas d’autres. On sait juste que cer­tains fac­teurs sont sus­cep­tibles d’aggraver le risque de son déve­lop­pe­ment et qu’elle n’est pas conta­gieuse. Même dans ces cas, on ne peut dire exac­te­ment par quel méca­nisme les fac­teurs déclenchent la for­ma­tion des cel­lules tumo­rales malignes et leur pro­li­fé­ra­tion. Voi­ci alors ceux iden­ti­fiés dans le can­cer du sein :

L’âge

La pro­ba­bi­li­té de déve­lop­per un can­cer du sein aug­mente à mesure qu’une femme vieillit. Dans la plu­part des cas, la tumeur maligne se déve­loppe chez les femmes de plus de 60 ans, mais elle appa­rait rare­ment avant la méno­pause.

Les antécédents de cancer du sein

Lorsqu’une femme déve­loppe la mala­die dans le pas­sé, les tumeurs sont plus sus­cep­tibles d’affecter le second sein. De plus, le risque pour une femme de déve­lop­per un can­cer du sein est plus éle­vé si sa mère en a souf­fert. Il en est de même si sa sœur ou sa fille en ont déjà été atteintes. On met un point hon­neur sur la sur­ve­nue avant l’âge de 40 ans. 

En d’autres termes, le risque est plus éle­vé lorsque ces per­sonnes ont eu un can­cer du sein avant leurs 40 ans. Dans le risque est éga­le­ment évident si des parents col­la­té­raux ou ascen­dants ordi­naires (tantes mater­nelles et pater­nelles) ont souf­fert de l’affection.

La prédisposition génétique

La géné­tique est l’une des pistes plus véri­fiées. En effet, la modi­fi­ca­tion de cer­tains gènes de l’ADN est sus­cep­tible d’augmenter le risque de can­cer du sein. Ils sont connus sous l’appellation « onco­gènes ». Par­mi ceux-ci on retien­dra les gènes humains BRCA1, les BRCA2 et autres, qui montrent sou­vent une cer­taine réci­dive familiale.

Les antécédents de radiothérapie thoracique

Les femmes qui ont subi une radio­thé­ra­pie tho­ra­cique et des seins courent un risque impor­tant. Il en va de même pour celles qui sont trai­tées par radio­thé­ra­pie pour un lym­phome de Hodgkin. 

Des études ont mon­tré ce qui suit. Plus une femme est jeune lors de l’expo­si­tion aux radia­tions, plus son risque de déve­lop­per un can­cer du sein est élevé.

Les antécédents menstruels et reproductifs

Les femmes qui n’ont pas d’enfants ont un risque légè­re­ment plus éle­vé de déve­lop­per un can­cer du sein. C’est aus­si le cas de celles qui ont eu leur pre­mier enfant après 30 ans.

Par contre, tom­ber enceinte à un jeune âge et sur­tout de nom­breuses fois semble entrai­ner l’effet contraire. Une gros­sesse qui dure plus de 9 mois pro­voque une dimi­nu­tion du nombre total de cycles mens­truels. Cela pour­rait donc réduire le risque de déve­lop­per le can­cer de sein. Au regard de cela, on peut dire que :

  • Les femmes qui ont eu leurs pre­mières mens­trua­tions à un très jeune âge (avant 12 ans) pré­sentent un plus grand risque d’avoir un can­cer de sein.
  • Les femmes qui ont une méno­pause tar­dive (après 55 ans) ont un risque plus éle­vé de pré­sen­ter la maladie.
  • Les dames qui ont une gros­sesse tar­dive pré­sentent un risque impor­tant d’avoir un can­cer de sein élevé.

De même, les femmes qui n’ont jamais eu d’enfants sont plus expo­sées au can­cer de sein.

La race et la densité mammaire

Le can­cer du sein est plus fré­quent chez les femmes blanches que dans les autres races. En outre, le tis­su mam­maire chez cer­taines femmes peut être gras ou épais. Dans ces cas, le risque d’avoir un can­cer de sein est élevé.

L’obésité

Arès la méno­pause, la pro­ba­bi­li­té de déve­lop­per un can­cer du sein est plus éle­vée chez les femmes en surpoids. C’est aus­si le cas de celles qui souffrent d’obésité.

La sédentarité

Il est de plus en plus évident qu’une acti­vi­té phy­sique régu­lière réduit le risque de can­cer du sein ain­si que d’autres néo­plasmes. La ques­tion prin­ci­pale est de savoir le nombre d’exercices néces­saire. Selon une étude, il fau­drait 1 à 3 heures de marche rapide par semaine pour réduire le risque 18 % chez une femme.

De plus, mar­cher 10 heures par semaine réduit un peu plus ce risque. Les spé­cia­listes recom­mandent 45 à 60 minutes d’activité phy­sique pen­dant 5 jours ou plus par semaine.

Les médicaments

Le diéthyl­stil­bes­trol (DES) est un médi­ca­ment uti­li­sé autre­fois par cer­taines femmes enceintes. Ces der­nières étaient alors plus expo­sées au risque de déve­lop­per un can­cer de sein.

L’alimentation

Les mau­vaises habi­tudes ali­men­taires telles que la consom­ma­tion accrue de glu­cides, de sucres, d’aliments riches en graisses satu­rées semblent aug­men­ter le risque de can­cer du sein. De même, une consom­ma­tion insuf­fi­sante d’antioxydants, de fibres et d’acides gras oméga‑3.

De plus, des études scien­ti­fiques sug­gèrent que la consom­ma­tion de bois­sons alcoo­li­sées aug­mente le risque de déve­lop­per cette affection.

L’utilisation récente de contraceptifs oraux

Des études ont mon­tré que les femmes qui prennent des contra­cep­tifs oraux comme les pilules contra­cep­tives. Elles ont un risque plus éle­vé de déve­lop­per un can­cer du sein que les femmes qui n’en ont jamais uti­li­sé. Cepen­dant, ce risque semble dimi­nuer jusqu’à ce qu’il revienne à la nor­male une fois les pilules arrê­tées.

Ain­si, avant de com­men­cer à prendre la pilule, il serait donc sou­hai­table d’avoir une dis­cus­sion avec le gyné­co­logue. Ce der­nier doit alors prendre éga­le­ment en compte les éven­tuels fac­teurs de risque de tumeur.

L’hormonothérapie substitutive

L’hormonothérapie sub­sti­tu­tive (HTS) est uti­li­sée depuis de nom­breuses années pour aider à sou­la­ger les symp­tômes de la méno­pause. Elle per­met aus­si de pré­ve­nir l’ostéoporose (fra­gi­li­té des os). De nom­breuses études ont sug­gé­ré que cette thé­ra­pie pour­rait aug­men­ter le risque de can­cer du sein.

Le refus d’allaitement

Cer­taines études sug­gèrent que l’allaitement peut réduire légè­re­ment le risque de can­cer du sein. Prin­ci­pa­le­ment, cette réduc­tion est impor­tante sur­tout si cela se pour­suit pen­dant un an et demi à deux ans. Cepen­dant, cet aspect n’est pas facile à étu­dier, en par­ti­cu­lier dans cer­tains pays occi­den­taux où l’allai­te­ment pen­dant cette période n’est pas chose courante.

Cet effet pro­tec­teur peut s’expliquer par le fait que l’allaitement réduit aus­si le nombre total de cycles mens­truels chez une femme. C’est le même phé­no­mène qu’on observe dans le cas de la gros­sesse.

Par ailleurs, d’autres fac­teurs de risque pos­sibles sont encore à l’étude, comme l’éventuelle cor­ré­la­tion entre la pré­sence de cer­taines sub­stances dans l’environnement.

Cancer du sein : piste virale

Can­cer du sein

Depuis quelques années, de nom­breuses recherches ont per­mis d’émettre l’hypothèse qu’il exis­te­rait quelques virus impli­qués dans l’étiologie du can­cer de sein. Cepen­dant, bien que des preuves soient dis­po­nibles, celles-ci ne sont pas concluantes. Les recherches conti­nuent néan­moins d’être entre­prises. Les virus iden­ti­fiés sont :

  • Le virus de la tumeur mam­maire de la sou­ris (Mouse Mam­ma­ry Tumour Virus ou MMTV) ;
  • Le virus de la leu­cé­mie bovine (BLV) ;
  • Le virus du papil­lome humain (HPV) ;
  • Le virus d’Epstein-Barr (EBV).

Le virus de la tumeur mammaire de la souris

Le MMTV est un rétro­vi­rus consti­tué d’un noyau géno­mique 8 kpb entou­ré d’une cap­side. L’établissement de preuves que ce virus joue un rôle pro­bable dans le déve­lop­pe­ment du can­cer du sein humain n’était pas chose aisée. En effet, cela a néces­si­té des dizaines d’années (80 ans) de recherches par les scientifiques.

À l’origine, le scien­ti­fique John Bitt­ner a pu iden­ti­fier un fac­teur chez des sou­ris allai­tantes qui étaient atteintes du can­cer de sein. Leurs petits ont éga­le­ment déve­lop­pé cette mala­die à l’âge adulte. Cela signi­fie que leurs mères le leur ont trans­mis. Au fil des années, ce dit fac­teur est deve­nu un virus appe­lé cancérigène.

En 1972, pour la pre­mière fois, quelques scien­ti­fiques ont pu prou­ver que ce virus se retrou­vait éga­le­ment dans les tumeurs du sein chez les humaines. Dès lors, le virus a pris le nom Human Mam­ma­ry Tumor Viruse (HMTV).

Par ailleurs, les études qui ont sui­vi ont éga­le­ment révé­lé la pré­sence de ce type de virus dans les tumeurs du sein chez les humains, mais pas dans le tis­su nor­mal. Ain­si, on déte­nait une preuve qu’il y avait bien un agent infec­tieux qui était impli­qué dans cette forme de tumeur. Évi­dem­ment, il s’agissait du HMTV.

Pro­gres­si­ve­ment, les recherches réa­li­sées dans plu­sieurs pays comme Vienne, Aus­tra­lie, Ita­lie ont démon­tré que ce virus était pré­sent dans les cel­lules du sein, le lait et dans la salive. En outre, les cher­cheurs ont pu iden­ti­fier quelques pro­téines de HMTV dans des cultures de cel­lules humaines tumorales.

Le virus de la leucémie bovine

Le virus de la leu­cé­mie bovine est un aus­si rétro­vi­rus, mais de forme del­ta tan­dis que le HMTV est de forme bêta. On pour­rait asso­cier ce virus à celui de la leu­cé­mie humaine à cel­lules T1. Il est d’ailleurs la cause prin­ci­pale de cette mala­die chez la race des bovins sur­tout des vaches.

Grâce à une étude, les scien­ti­fiques ont pu iden­ti­fier des séquences géné­tiques du virus de la leu­cé­mie dans des cas de can­cers mam­maires humains. Au Texas, celle réa­li­sée sur une poi­gnée de femmes atteintes du can­cer du sein a aus­si confir­mé cette découverte.

En outre, quelques autres recherches ont per­mis d’affirmer que le virus de la leu­cé­mie bovine pou­vait se trans­mettre aux humains. La pré­va­lence éle­vée notée dans cer­tains pays géo­gra­phiques qui avaient une forte consom­ma­tion en viande et en lait de bovin le prouve si bien.

Le virus papillome humain (VPH)

Le VPH à haut risque est beau­coup plus connu comme étant le prin­ci­pal onco­gène dans cer­taines formes de can­cers. On peut notam­ment citer le can­cer de la tête, du cou et celui du col de l’utérus. Tou­te­fois, de récentes études ont per­mis de mon­trer sa faible impli­ca­tion dans le can­cer du sein, com­pa­ra­ti­ve­ment aux autres types.

Par ailleurs, les cas de can­cers du sein posi­tifs au VPH sont plus cou­rants chez les femmes âgées et chez celles sexuel­le­ment actives. Cela a alors per­mis de sug­gé­rer que ce virus était trans­mis­sible par voie sexuelle (d’organes géni­taux infec­tés au sein).

Les VPH peuvent éga­le­ment col­la­bo­rer avec des virus tels que le virus de la leu­cé­mie bovine et le HMTV pour engen­drer un can­cer du sein. Tou­te­fois, les preuves sont insuf­fi­santes et font l’objet de contro­verses. Les recherches pour appro­fon­dir l’existe de cette asso­cia­tion continuent.

Le virus d’Epstein-Barr (EBV)

L’EBV est le virus impli­qué dans les lym­phomes, notam­ment le lym­phome de Hodg­kin et d’autres types de can­cers. Après de nom­breuses études, les cher­cheurs ont pu iden­ti­fier quelques gènes du virus d’Epstein-Barr dans les cel­lules du can­cer du sein. Les méthodes les plus employées étaient la poly­me­rase chain reac­tion in situ (PCR in situ) et liquide, l’immunohistochimie et l’hybridation in situ.

Le virus d’Epstein-Barr se trans­met prin­ci­pa­le­ment par la salive d’une per­sonne à l’autre. L’infection est popu­laire et pré­sente dans plu­sieurs pays du monde, mais le risque est plus impor­tant chez les per­sonnes d’âge avan­cé. En outre, elle affecte plus les pays déve­lop­pés que ceux en développement.

Enfin, ces 4 virus peuvent en asso­cia­tion pro­vo­quer la pro­li­fé­ra­tion de cel­lules can­cé­reuses du sein. Leur col­la­bo­ra­tion est sus­cep­tible d’augmenter leur onco­gé­ni­ci­té impli­quée.

Cancer du sein : symptômes

Le symp­tôme le plus cou­rant du can­cer du sein est l’apparition d’un nodule, res­sen­ti comme une masse dans la glande. Si cette masse est dure, indo­lore et a des bords irré­gu­liers, elle est plus sus­cep­tible d’être maligne. Tou­te­fois, il existe quelques exceptions.

Les autres signes pos­sibles de cette mala­die comprennent :

  • Gon­fle­ment de tout ou par­tie du sein (bien qu’aucune boule ne soit res­sen­tie au toucher) ;
  • Dou­leurs aux seins ou aux mame­lons ;
  • Irri­ta­tion ou plis­se­ment de la peau ;
  • Rétrac­tion du mame­lon qui se replie sur lui-même ;
  • Écou­le­ment autre que le lait mater­nel du mamelon ;
  • Épais­sis­se­ment de la peau du mamelon ;
  • Chan­ge­ments dans la taille ou la forme des seins.

Dans cer­tains cas, le can­cer peut se pro­pa­ger aux gan­glions lym­pha­tiques axil­laires et pro­vo­quer l’apparition d’un gon­fle­ment sus­pect dans l’aisselle. C’est un signe avant-cou­reur. Aux pre­miers stades, le can­cer du sein ne pro­voque géné­ra­le­ment pas de dou­leur. On recom­mande néan­moins de tou­jours consul­ter un méde­cin si les symp­tômes persistent.

Cancer du sein : diagnostic

Can­cer du sein

Le diag­nos­tic du can­cer du sein repose sur un exa­men phy­sique et une ana­mnèse. Lors de cette der­nière, le pro­fes­sion­nel cherche à connaître les anté­cé­dents de la victime.

L’examen phy­sique peut consis­ter en une pal­pa­tion des seins, une mam­mo­gra­phie ou d’autres tests d’imagerie per­mettent de mon­trer les tis­sus internes. Grâce à une pal­pa­tion du sein, le méde­cin peut détec­ter la pré­sence de gru­meaux kys­tiques et essayer d’en iden­ti­fier la cause. Il véri­fie aus­si si la masse se déplace facilement.

Les mam­mo­gra­phies des radio­gra­phies mam­maires qui donnent des images claires et détaillées des seins. Les méde­cins l’utilisent pour en savoir plus sur les modi­fi­ca­tions inha­bi­tuelles des seins, notam­ment une gros­seur, un épais­sis­se­ment du mame­lon. On peut éga­le­ment noter un chan­ge­ment de taille ou de forme des seins.

Enfin, en cas de doute, une biop­sie peut être néces­saire, exa­men qui per­met un diag­nos­tic sûr. Pour cet exa­men, les méde­cins peuvent consul­ter un chi­rur­gien ou un spé­cia­liste des mala­dies. On pré­lève alors un petit échan­tillon du liquide ou du tis­su sus­pect et on l’analyse en laboratoire.

Cancer du sein : traitement et prévention

En géné­ral, le trai­te­ment du can­cer du sein repose essen­tiel­le­ment sur les inter­ven­tions chi­rur­gi­cales pour reti­rer les tis­sus affec­tés. Néan­moins, il existe d’autres approches comme les médi­ca­ments admi­nis­trés par voie orale ou intra­vei­neuse afin d’atteindre les cel­lules can­cé­reuses. Par exemple, on peut citer la chi­mio­thé­ra­pie, la thé­ra­pie ciblée et l’hormonothérapie.

Com­ment pré­ve­nir cette affec­tion ? En effet, comme indi­qué, le can­cer du sein est asso­cié à divers fac­teurs de risque. Mal­heu­reu­se­ment, cer­tains d’entre eux ne peuvent pas être modi­fiés (âge avan­cé ou pré­dis­po­si­tion). D’autres en revanche sont modi­fiables. C’est donc sur ceux-là que les femmes doivent agir pour réduire les risques de déve­lop­per un can­cer du sein. Voi­ci donc quelques recom­man­da­tions utiles :

  • Pra­ti­quer une acti­vi­té phy­sique régu­lière et adop­ter une ali­men­ta­tion saine et équi­li­brée. Cela implique d’éviter le sur­poids et l’obé­si­té.
  • Évi­ter ou réduire la consom­ma­tion des bois­sons alcoolisées.
  • Limi­ter l’hormonothérapie.
  • Faire des tests de dépis­tage pour une détec­tion pré­coce du can­cer du sein. Le diag­nos­tic pré­coce des formes néo­pla­siques et leur trai­te­ment sont une sorte de mesure pré­ven­tive contre des can­cers plus sévères.
  • Faire une mas­tec­to­mie pré­ven­tive (abla­tion) en pré­sence de muta­tions dans les gènes les plus impliqués.
  • Effec­tuer un auto­pal­pa­tion ou autoexa­men régu­lier des seins.

Cette der­nière pra­tique ne réduit pas le risque de can­cer du sein. Tou­te­fois, elle est impor­tante, car elle per­met aux femmes de connaître leur corps, prin­ci­pa­le­ment leurs seins. Par la suite, celles—ci pour­ront vite iden­ti­fier les ano­ma­lies qui peuvent se déve­lop­per à un cer­tain stade de leur vie.

 

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