HomeSantéLa pédiculose : typologie, causes, symptômes, diagnostic, traitements

La pédiculose : typologie, causes, symptômes, diagnostic, traitements

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La pédi­cu­lose est le terme médi­cal dési­gnant une infes­ta­tion de petits insectes para­sites appe­lés poux. En effet, il existe plu­sieurs variantes de ces minus­cules insectes. Par exemple, on dis­tingue les poux de tête qui sont plus fré­quents chez les enfants. Aus­si, on retrouve les poux du pubis et du corps qui touchent le plus sou­vent les adultes. Ces petits insectes se nour­rissent du sang humain. Comme toute patho­lo­gie, la pédi­cu­lose néces­site une prise en charge adé­quate. Types, causes, symp­tômes, diag­nos­tic, trai­te­ments et pré­ven­tion, voi­ci l’essentiel à rete­nir sur la pédiculose.

Pédiculose : présentation et classification

La pédi­cu­lose est une mala­die para­si­taire de la peau et des che­veux, encore connue sous l’appellation infes­ta­tions par les poux. Ces der­niers sont de petits insectes qui se nour­rissent de sang. Ils sont donc des para­sites obli­gés. Autre­ment dit, ils n’ont d’autre choix que de nicher à proxi­mi­té d’un autre être vivant pour se nour­rir et se repro­duire. Ceux qui affectent l’homme appar­tiennent à trois dif­fé­rentes espèces selon les zones du corps qu’ils ciblent. On peut citer :

  • Les poux de tête (Pedi­cu­lus capi­tis humanus),
  • Les poux de corps ou de vête­ments (Pedi­cu­lus cor­po­ris humanus),
  • Les poux du pubis (Phthi­rus pubis).

Ces orga­nismes mesurent envi­ron 2 à 4 mil­li­mètres (mm) de long. Ils n’ont pas d’ailes, par consé­quent ne volent pas et ont six pattes robustes avec des cro­chets. C’est avec ceux-ci qu’ils se collent avec téna­ci­té aux che­veux ou aux poils du corps, ain­si qu’aux fibres des tis­sus. Ils conta­minent ain­si les vête­ments, le linge et même les effets personnels.

Par ailleurs, selon la zone ou l’espèce res­pon­sable, on distingue :

  • La pédi­cu­lose de tête,
  • La pédi­cu­lose de corps (pédi­cu­lose corporelle),
  • La pédi­cu­lose du pubis.

La pédiculose de tête

Les pédi­cu­loses de tête (poux de tête) sont plus cou­rantes chez les jeunes enfants, en par­ti­cu­lier d’âge pré­sco­laire et sco­laire. Le dan­ger avec cette mala­die réside dans le fait que les poux sécrètent leur salive afin de rendre le corps humain insen­sible à leur piqûre.

Cette sub­stance pro­voque des réac­tions aller­giques qui sont à l’origine de la déman­geai­son que res­sentent les per­sonnes infec­tées. Cela amène celle-ci à grat­ter les zones affec­tées. Ain­si, des lésions cuta­nées se forment sur la tête puis s’infectent.

Par ailleurs, les poux de tête ou des che­veux sont de petits insectes héma­to­phages qui vivent sur le cuir che­ve­lu, dans la barbe, la mous­tache. Ils se concentrent aus­si à l’arrière de la tête (la nuque) et der­rière les oreilles. Leurs pattes sont par­fai­te­ment adap­tées aux sec­tions rondes des cheveux.

Ces para­sites sont presque visibles à l’œil nu et ont un corps allon­gé. Aus­si, ils ont la tête poin­tue et sont de cou­leur grisâtre.

La pédiculose du corps

La pédi­cu­lose du corps est celle cau­sée par les poux de corps. Ces der­niers sont les plus dan­ge­reux. De cou­leur « blanc sale », ils s’assombrissent après avoir bu du sang. Ils ne vivent pas sur le corps humain, mais viennent y boire du sang.

Les poux de corps ont la même forme que les poux de tête, mais heu­reu­se­ment, sont beau­coup plus rares. On les retrouve prin­ci­pa­le­ment dans les vête­ments en contact direct avec le corps humain. Ils peuvent tou­te­fois nicher dans les cou­tures des pan­ta­lons, dans les manches des vestes, dans les draps et dans les matelas.

On les retrouve le plus sou­vent sur des per­sonnes qui vivent dans des condi­tions de pro­mis­cui­té et d’entassement. C’est le cas, par exemple, des dor­toirs publics. Leur pro­pa­ga­tion est donc favo­ri­sée par le par­tage du linge et les mau­vaises condi­tions d’hygiène.

La pédiculose pubienne

Quant aux poux du pubis, ils infestent essen­tiel­le­ment la région pubienne et la région péria­nale. Néan­moins, ils peuvent aus­si nicher au niveau des ais­selles, des jambes, du torse, du dos, de l’abdomen. De même, on retrouve quelques-uns entre la barbe et la mous­tache et, enfin au niveau des cils et des sourcils.

Par rap­port aux autres espèces, leurs membres sont plus longs et adap­tés au mou­ve­ment le long des poils à sec­tion tri­an­gu­laire. Ils ont une taille d’environ 1,5 mm et peuvent être trans­mis lors des rap­ports sexuels. Leur infes­ta­tion pro­voque la pédi­cu­lose pubienne encore recon­nue sous le terme médi­cal phti­ria­sis.

Les lentes

Les poux sont très pro­li­fiques. En fait, au cours de leur vie, ils peuvent pondre jusqu’à 300 œufs, appe­lés lentes. Ces der­nières sont de petites for­ma­tions de cou­leur nacrée que l’on pour­rait confondre avec des écailles de pellicules.

Tou­te­fois, si on essaie de les enle­ver, on remarque qu’elles sont atta­chées avec téna­ci­té aux che­veux ou aux poils. À par­tir du moment où ils sont pon­dus, les œufs mettent approxi­ma­ti­ve­ment une semaine à éclore. Ils donnent ain­si nais­sance à une pro­gé­ni­ture vorace qui devien­dra adulte au bout de deux semaines.

Par ailleurs, les lentes qui sont à une dis­tance consi­dé­rable des racines des che­veux sont des coquilles d’œufs vides d’où les larves ont éclos. Il faut cepen­dant pré­ci­ser que leur durée de matu­ra­tion dépend de la tem­pé­ra­ture ambiante.

À une tem­pé­ra­ture nor­male de 33 à 35 °C, la pro­gé­ni­ture éclot en 7 à 10 jours. Néan­moins, dès que la tem­pé­ra­ture dépasse 40 °C ou tombe en des­sous de 23 °C, les œufs gèlent. Ils cessent de se déve­lop­per jusqu’à ce que les condi­tions nor­males soient rétablies.

Pédiculose : symptômes

Les pre­miers signes de poux de tête sont la déman­geai­son du cuir che­ve­lu et l’irritation. Lors de l’examen des che­veux, on trouve des lentes (œufs de poux), de cou­leur blan­châtre et dif­fi­ciles à éli­mi­ner. Ils sont sou­vent à l’arrière de la tête ou der­rière les oreilles en rai­son du fait que la peau est fine à ces endroits.

S’il y a peu de para­sites, les parents ne peuvent pas tou­jours les détec­ter par eux-mêmes. L’aide de méde­cins qua­li­fiés est donc obli­ga­toire. En géné­ral, les pédi­cu­loses se carac­té­risent éga­le­ment par les symp­tômes suivants :

  • Troubles du sommeil,
  • Enche­vê­tre­ment des cheveux,
  • Fra­gi­li­té des cheveux,
  • Séche­resse des cheveux,
  • Appa­ri­tion d’une érup­tion cuta­née aller­gique sur le visage et d’autres par­ties du corps,
  • Pré­sence de taches rou­geâtres sur le cuir chevelu,
  • Bles­sures suppurantes,
  • Inflam­ma­tion des gan­glions lymphatiques,
  • Aug­men­ta­tion de la tem­pé­ra­ture corporelle.

Si la mala­die n’est pas trai­tée, les che­veux s’entremêlent et d’autres infec­tions peuvent se déve­lop­per. Il peut s’agir d’une pyo­der­mite, du typhus ou de l’eczé­ma. Après une piqûre d’insecte sur l’abdomen et les cuisses, des nodules bleuâtres d’un dia­mètre allant jusqu’à 1 cm appa­raissent. Avec la pro­gres­sion de la mala­die, la peau devient rugueuse, squameuse.

Plus pré­ci­sé­ment, les mani­fes­ta­tions peuvent varier selon l’espèce envahissante.

Les poux de tête

Ils peuvent pro­vo­quer une exco­ria­tion du cuir che­ve­lu (ulcé­ra­tion) et une hyper­tro­phie locale des gan­glions lym­pha­tiques. Une ins­pec­tion minu­tieuse du cuir che­ve­lu suf­fit à les iden­ti­fier. Les poux de che­veux se mani­festent par :

  • Des déman­geai­sons intenses du cuir chevelu,
  • De petites bosses rouges sur le cuir che­ve­lu, le cou et les épaules,
  • Des ren­fle­ments avec des croûtes et du liquide.

On note aus­si la pré­sence de petits points blancs (œufs ou lentes) au bas de chaque poil, dif­fi­ciles à éli­mi­ner (contrai­re­ment aux pellicules).

Les poux de corps

Les poux de corps pro­voquent de petites piqûres rouges, géné­ra­le­ment asso­ciées à de l’urticaire ou à une infec­tion bac­té­rienne super­fi­cielle due à un grat­tage exces­sif. Les lésions sont prin­ci­pa­le­ment obser­vées au niveau des zones cibles.

Les poux du pubis

Étant don­né qu’ils infestent presque tou­jours les poils de la région pubienne et péria­nale, les symp­tômes y sont visibles. Par exemple, cer­tains patients pré­sentent des ecchy­moses, une lym­pha­dé­no­pa­thie régio­nale et de petites infec­tions loca­li­sées. Un signe peu fré­quent, mais carac­té­ris­tique de l’infestation est l’apparition de macules (taches planes) de cou­leur grise bleu­tée (macules céru­léennes) sur :

  • L’abdomen,
  • Le tronc,
  • Les cuisses.

Ces taches sont dues à l’action de la sécré­tion sali­vaire. Celle-ci injec­tée lorsque le para­site se nour­rit. Un autre signe d’alerte de la pédi­cu­lose est la dis­sé­mi­na­tion des matières fécales émises par les poux brun roux fon­cé. Elles sont sem­blables à des masses ponc­tuelles, sur la peau ou les sous-vêtements.

Pédiculose : causes

La pédi­cu­lose

La pédi­cu­lose est cau­sée par les poux qui sont trans­mis­sibles par contact direct. En effet, lorsqu’on vit avec quelqu’un qui souffre de cette patho­lo­gie, on est expo­sé à un risque de contamination.

Contamination

À cet égard, les enfants qui fré­quentent les gar­de­ries, les écoles sont des per­sonnes à risque. Les insectes courent assez rapi­de­ment d’une tête à l’autre lorsque les vic­times poten­tielles sont proches les unes des autres.

Par exemple, lorsqu’on dort près d’une per­sonne infec­tée, il est très pro­bable d’être infec­té. Les filles aux che­veux longs sont par­ti­cu­liè­re­ment expo­sées à cette maladie.

L’infection est éga­le­ment pos­sible lors de l’utilisation des objets per­son­nels d’une per­sonne malade. Par exemple, quand les enfants essaient par­fois les cha­peaux les uns des autres. Aus­si, les adultes empruntent les peignes. Par ailleurs, il existe un risque d’infection dans les trans­ports com­muns, les pis­cines et lors des évé­ne­ments publics.

De même, la lite­rie consti­tue aus­si un fac­teur de trans­mis­sion des poux. En effet, lors des camps de vacances, dans les hôtels, les gens ne dorment pas sur leurs propres draps. Le risque d’infection est direc­te­ment lié à la façon dont la lite­rie est entre­te­nue après l’utilisation précédente.

Facteurs de risque

Les méde­cins ont iden­ti­fié cer­tains fac­teurs qui aug­mentent la pro­ba­bi­li­té de déve­lop­per des poux sur la tête. Il s’agit notamment :

  • De l’immunité affaiblie ;
  • Des condi­tions de vie défavorables ;
  • Du non-res­pect des règles d’hygiène.

Bien que cer­tains pensent que les poux sont un signe de pré­ca­ri­té, ce n’est pas tou­jours le cas. Les enfants vivant dans de bonnes condi­tions peuvent aus­si être infec­tés. N’importe qui peut en être infec­té, quel que soit le nombre de fois par jour où il se lave. Les poux de tête aiment encore plus un cuir che­ve­lu propre qu’un cuir che­ve­lu sale. En réa­li­té, il n’est pas recou­vert de sébum et est plus facile à mordre. Il est impor­tant de savoir dans quel envi­ron­ne­ment rester.

Pédiculose : diagnostic

Pour détec­ter les poux dans les che­veux, des tests spé­ciaux ne sont pas néces­saires. Les parents et le per­son­nel soi­gnant des gar­de­ries doivent ins­pec­ter régu­liè­re­ment les che­veux des enfants. Le pou peut être visible même à l’œil nu. Si on prend une loupe dans les mains, il n’y aura aucun doute.

Tou­te­fois, les pro­fes­sion­nels de san­té peuvent confir­mer le diag­nos­tic de pédi­cu­lose est grâce à la détec­tion de lentes et des poux dans les che­veux. Il faut noter qu’il est très cou­rant de confondre les lentes avec les pellicules.

Il faut aus­si gar­der à l’esprit que contrai­re­ment aux pel­li­cules, les œufs de poux sont oblongs, blan­châtres. Ils ne se séparent pas des che­veux avec un léger tou­cher. Lors de l’écrasement des lentes, un clic se fait entendre. Les insectes eux-mêmes se trou­ve­ront sur la peau, entre les poils. Ils sont tout petits et trans­pa­rents, mais on peut quand même les voir.

Pour le diag­nos­tic final, dans les cas dou­teux, une lampe de Wood est uti­li­sée. Sous l’effet des rayons, les lentes brillent d’une lumière bleue.

Il faut aus­si pré­ci­ser qu’à l’arrière de la tête et der­rière les oreilles, l’examinateur trou­ve­ra des marques de mor­sure et des points rouges. Au début de la mala­die, les points prennent une teinte bleu­tée. Lorsque la pédi­cu­lose s’accompagne de lésions cuta­nées, un diag­nos­tic dif­fé­ren­tiel avec d’autres mala­dies der­ma­to­lo­giques s’impose. On peut entre autres citer : la der­ma­tite sébor­rhéique, la pyo­der­mite ou le pso­ria­sis. Dans ce cas, seul un der­ma­to­logue qua­li­fié est habi­li­té à faire le diagnostic.

Pédiculose : options de traitement

Le trai­te­ment des pédi­cu­loses repose essen­tiel­le­ment sur les médi­ca­ments et d’autres options non médicamenteuses.

Les médicaments

Les phar­ma­cies dis­posent de médi­ca­ments anti-pédi­cu­lose plus ou moins effi­caces et sûrs. Bien sûr, il fau­drait les obte­nir grâce à une recom­man­da­tion d’un pro­fes­sion­nel. Les ingré­dients actifs de ces pro­duits sont : la per­mé­thrine, le mala­thion, la phé­no­thrine, la sumi­trine ou la pyré­thrine. Leur prin­ci­pal incon­vé­nient est leur toxi­ci­té éle­vée. Par consé­quent, ils ne peuvent pas être pres­crits aux enfants de moins de trois ans et aux femmes enceintes ou allaitantes.

Pour le trai­te­ment de la pédi­cu­lose chez les enfants, on peut uti­li­ser des sham­pooings et des médi­ca­ments spé­ciaux. Tou­te­fois, comme énon­cé, il faut évi­ter les pro­duits conte­nant de la per­mé­thrine et de la phé­no­thrine sur les enfants de moins de trois ans ayant la peau sensible.

Les médi­ca­ments conte­nant du mala­thion sont aus­si assez toxiques. Ils ne conviennent donc pas aux aller­gies cuta­nées, lorsque la per­méa­bi­li­té du derme est aug­men­tée. Un der­ma­to­logue aide­ra les vic­times ou parents des vic­times à choi­sir le bon médi­ca­ment. Il faut noter qu’il peut être sous les formes suivantes :

  • Savon,
  • Crème,
  • Sham­pooing,
  • Vapo­ri­sa­teur,
  • Liquide net­toyant,
  • Lotion.

Les médi­ca­ments anti­pa­ra­si­taires contiennent des neu­ro­toxines qui pro­voquent la para­ly­sie (immo­bi­li­sa­tion) des insectes. En effet, celles-ci attaquent le sys­tème ner­veux de ces étrangers.

Mode d’administration

Il suf­fit d’appliquer le médi­ca­ment sur les che­veux. Ensuite, on enve­loppe la tête avec une ser­viette et lais­sée pen­dant 1 à 2 heures. Il faut tou­jours s’assurer de lire les ins­truc­tions. Après cela, on lave le pro­duit avec un sham­pooing ordi­naire, puis il fau­dra pei­gner les poux para­ly­sés des che­veux mouillés. De plus, plu­sieurs espèces de poux ont déve­lop­pé des résis­tances à cer­taines des sub­stances chi­miques (par exemple, la per­mé­thrine). Autre­ment dit, les insectes se sont adap­tés à l’insecticide et ne meurent pas.

Préparations naturelles

Heu­reu­se­ment, il existe des pré­pa­ra­tions plus par­faites à base d’huiles essen­tielles idéales pour tuer les poux. En effet, l’huile obs­true les voies res­pi­ra­toires et excré­toires du para­site.

En consé­quence, il ne peut pas res­pi­rer et après avoir bu du sang, il ne peut pas éva­po­rer l’excès de liquide du corps. Cela conduit à la suf­fo­ca­tion, à une aug­men­ta­tion exces­sive de la pres­sion dans le corps et à la mort de l’insecte.

Ces pré­pa­ra­tions ne peuvent pas déve­lop­per de dépen­dance et sont sans dan­ger même pour les plus jeunes enfants. Après avoir appli­qué l’huile et tué les insectes, il faut être extrê­me­ment pru­dent lors du peignage.

Cela per­met de ne pas man­quer un seul pou ou une seule lente. Au bout de deux semaines, il est pré­fé­rable de répé­ter le trai­te­ment. Cer­taines lentes ne sont pas éli­mi­nées. Par­fois, elles se trans­forment déjà en de nou­veaux poux. Dans ces cas, cela ser­vi­ra à tuer ces derniers.

Les peignes anti-poux

Pour le trai­te­ment des poux de tête, des peignes spé­ciaux à dents très étroites peuvent être uti­li­sés. On doit les pas­ser dans les che­veux humides. Ils sont capables d’éliminer à la fois les œufs et les poux adultes des che­veux.

Il existe éga­le­ment sur le mar­ché des peignes élec­triques qu’on doit uti­li­ser sur les che­veux secs. Ils émettent un son lorsqu’ils ren­contrent un pou adulte et le tuent par une petite décharge élec­trique. Évi­dem­ment, cela est très pra­tique, car l’hôte ne le per­çoit même pas. En revanche, les peignes élec­triques ne sont pas capables de tuer les œufs (appe­lés lentes), mais uni­que­ment les spé­ci­mens adultes. Autre­ment dit, les poux eux-mêmes.

Dans tous les cas, l’utilisation du peigne seul n’est pas effi­cace pour éli­mi­ner com­plè­te­ment l’infestation. On doit accom­pa­gner cela d’une thé­ra­pie adé­quate avec des pro­duits pes­ti­cides ou insecticides.

Pédiculose : prévention

On dit géné­ra­le­ment qu’il vaut mieux pré­ve­nir que gué­rir. On peut bien sûr évi­ter l’infestation par les pour en sui­vant quelques règles simples. Par exemple, il faudra :

  • Évi­ter tout contact direct avec des étrangers.
  • Ne pas uti­li­ser les peignes, épingles à che­veux, cha­peaux d’autres personnes.
  • Véri­fier le linge de lit dans les hôtels.
  • Uti­li­ser un bon­net de bain dans la piscine.
  • Véri­fier régu­liè­re­ment les che­veux de chaque membre de la famille.
  • Laver et pei­gner les che­veux quotidiennement.
  • Trai­ter tous les membres de la famille lorsqu’une per­sonne a des poux.

S’il y a un risque d’infection (par exemple, un cama­rade de classe d’un enfant a une pédi­cu­lose), on conseille d’utiliser des insec­ti­fuges pro­phy­lac­tiques.

Par ailleurs, les poux n’aiment pas l’odeur de l’huile de l’arbre à thé. Les contrôles dans de tels cas doivent être effec­tués tous les soirs. Les mesures pré­ven­tives com­prennent éga­le­ment des exa­mens régu­liers des enfants dans les écoles et les gar­de­ries d’enfants par le per­son­nel médi­cal.

Tou­te­fois, on recom­mande de ne pas se fier pas uni­que­ment à eux et négli­ger les exa­mens à domi­cile. Pour les déman­geai­sons per­sis­tantes du cuir che­ve­lu, il faut immé­dia­te­ment consul­ter un der­ma­to­logue. Il éta­bli­ra le diag­nos­tic cor­rect afin de pres­crire le trai­te­ment néces­saire dans les plus brefs délais.

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