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ENDOCARDITE : PREVENTION

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Source : CINQUIEME CONFERENCE DE CONSENSUS – 27 mars 1992 – Paris – MAJ AHA 2007 – MAJ 2010
 

Pro­phy­laxis against infec­tive endo­car­di­tis : (2007)
Adult : 2 g – Chil­dren <3 months and <40 kg : 50 mg/kg 1 hour before procedure.
Note : Ame­ri­can Heart Asso­cia­tion (AHA) gui­de­lines now recom­mend pro­phy­laxis only in patients under­going inva­sive pro­ce­dures and in whom under­lying car­diac condi­tions may pre­dis­pose to a higher risk of adverse out­comes should infec­tion occur. As of April 2007, rou­tine pro­phy­laxis for GI/GU pro­ce­dures is no lon­ger recom­men­ded by the AHA. http://www.merck.com/mmpe/lexicomp/amoxicillin.html

 

MAJ 2010 Pré­ven­tion de l’endocardite infec­tieuse. Recom­man­da­tions 2009 de la Euro­pean Socie­ty of Car­dio­lo­gy sur la prise en charge et la pré­ven­tion de l’en­do­car­dite infec­tieuse – Approu­vées et conseillées par la SPILF. [Lire]

L’en­do­car­dite infec­tieuse (EI) reste un pro­blème pré­oc­cu­pant en rai­son de son inci­dence qui ne régresse pas, de sa gra­vi­té et de son coût.

L’an­ti­bio­pro­phy­laxie appli­quée aux gestes inva­sifs chez les car­diaques repré­sente en consé­quence une pre­mière pos­si­bi­li­té de pré­ven­tion de l’EI.
Cepen­dant, un tiers des cas d’EI sur­vient chez des sujets a coeur pré­su­mé sain ; et d’autre part, un tiers sur­vient en dehors de gestes inva­sifs iden­ti­fiés. Ces faits laissent sup­po­ser l’exis­tence d’autres fac­teurs de risque (épi­sodes infec­tieux récents, mau­vais état den­taire, plaies cuta­nées…) et plaident en faveur d’autres mesures pré­ven­tives élar­gies a l’en­semble de la population.
L” anti­bio­pro­phy­laxie peut être envi­sa­gée dans des situa­tions a risque bien défi­nies, en précisant :
1 – qu’elle ne peut évi­ter toutes les EI sur­ve­nant chez des car­diaques a risque et après des gestes a risque ;
2 – qu’elle doit être bien dis­tin­guée de l’an­ti­bio­thé­ra­pie cura­tive des épi­sodes infec­tieux et des foyers sep­tiques, impé­ra­ti­ve­ment indi­quée chez les malades a risque ;
3 – qu’elle ne s’ap­plique pas aux EI post-chi­rur­gi­cales précoces
4 – que l’an­ti­bio­pro­phy­laxie ne repré­sente qu’un élé­ment de la pré­ven­tion géné­rale des EI.

NB : Tout ATCD d’en­do­car­dite est une indi­qua­tion à l’an­ti­bio-pro­phy­laxie, même en l’ab­sence de cause car­diaque ou autre connue.

LES CARDIOPATHIES A RISQUE

  • Pro­thèses val­vu­laires et les patients en attente de rem­pla­ce­ment valvulaire
  • Toutes les car­dio­pa­thies congé­ni­tales cyanogènes.
  • Les val­vu­lo­pa­thies y com­pris le pro­lap­sus mitral avec IM ou simple épaississement
  • Car­dio­pa­thies congé­ni­tales non cyanogènes
    La com­mu­ni­ca­tion inter­ven­tri­cu­laire est le plus sou­vent en cause. En l’ab­sence de shunt rési­duel, sa cor­rec­tion chi­rur­gi­cale fait dis­pa­raître le risque d’EI, a la dif­fé­rence de celle des sté­noses aor­tiques congénitales.
    Avant l’ère de la chi­rur­gie, le canal arté­riel était une car­dio­pa­thie a risque ; sa cure chi­rur­gi­cale pré­coce sys­té­ma­tique a fait dis­pa­raître le risque d’EI.
  • Les car­dio­myo­pa­thie obs­truc­tive : Elle semble com­por­ter un risque d’EI d’au­tant plus que le gra­dient est élevé.
  • LES CARDIOPATHIES SANS RISQUE PARTICULER
  • La com­mu­ni­ca­tion inter­au­ri­cu­laire (CIA)
  • Le pro­lap­sus val­vu­laire mitral a valves fines sans souffle
  • Les cal­ci­fi­ca­tions de l’an­neau mitral ne com­portent pas de risque propre
  • Les car­dio­pa­thies isché­miques, hyper­ten­sives ou dilatées.
  • Les patients opé­rés de pon­tage coronarien,
  • Les patients opé­rés d’un shunt gauche-droit sans com­mu­ni­ca­tion résiduelle
  • Les por­teurs de sti­mu­la­teur car­diaque ou de défi­bril­la­teur implantable
    ne consti­tuent pas un groupe a risque d’EI.
  • Les manoeuvres modernes de car­dio­lo­gie inter­ven­tion­nelle (val­vu­lo­plas­tie per­cu­ta­née, pro­thèses endo­co­ro­naires, etc) et les affec­tions vas­cu­laires péri­phé­riques ne néces­sitent pas d’an­ti­bio­pro­phy­laxie particulière.

SOINS AMBULATOIRES DENTAIRES ou ORL

1 heure avant l’intervention

  • Amoxi­cil­line : 3 g per os (USA 2g) – 75 mgKg chez l’en­fant (USA 50mgKg)
  • Clin­da­mi­cine (DALACINE ® gel 150 mg et 75 mg) : 600 mg per os – 15 mgKg chez l’enfant
  • Pris­ti­na­my­cine (PYOSTACINE ®) : 1 g per os – 25 mgKg chez l’enfant

SOINS DENTAIRES ou ORL IMPORTANTS
ANESTHESIE GENERALE

Pas d’al­ler­gie aux bétalactamines

  • Dans l’heure qui pré­cède l’intervention :
  • Amoxi­cil­line 2 g en per­fu­sion de 30 minutes – 50 mgKg pour l’enfant
  • Puis, 6 heures plus tard 1g d’a­moxi­cil­line per os – 25 mgKf pour l’enfant
    Aller­gie aux bétalactamines
  • Dans l’heure qui pré­cède l’intervention :
  • Van­co­my­cine 1 g en per­fu­sion de 60 minutes ( 20 mgKg chez l’en­fant, maxi­mum 1 g)
  • Ou Tel­co­pla­nine 400 mg IVD ( pas d’AMM chez l’enfant)
  • Pas de 2ème prise per os

INTERVENTIONS UROGENITALES ou DIGESTIVES

Pas d’al­ler­gie aux bétalactamines

  • Dans l’heure qui pré­cède l’intervention :
  • Amoxi­cil­line 2 g en per­fu­sion de 30 minutes – 50 mgKg pour l’enfant
  • Puis Gen­ta­mi­cine 1,5 mgKg en per­fu­sion de 60 minutes ou en IM ( pas chez l’enfant)
  • Puis, 6 heures plus tard 1g d’a­moxi­cil­line per os – 25 mgKf pour l’enfant
    Aller­gie aux bétalactamines
  • Dans l’heure qui pré­cède l’intervention :
  • Van­co­my­cine 1 g en per­fu­sion de 30 minutes ( 20 mgKg chez l’en­fant, maxi­mum 1 g)
  • Ou Tel­co­pla­nine 400 mg IVD ( pas d’AMM chez l’enfant)
  • Puis gen­ta­mi­cine comme précédemment
  • Pas de 2ème prise per os

Texte com­plet : Pro­phy­laxie de l’en­do­car­dite infectieuse

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