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CYSTITES & CYSTALGIES

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Maj 10/2006 – 12/2007 – 12/2015

Cys­tite = dys­urie infec­tieuse non fébrile
Banale et sans consé­quence si elle est rare, fémi­nine et en dehors de la gros­sesse.
Les germes les plus fré­quents sont Eche­ri­chia coli ou enté­ro­bac­té­ries voi­sines ( pro­teus indole+). Les gram + sont rare­ment en cause
Les rap­ports sexuels sont très sou­vent à l’o­ri­gine de ces cys­tites ( cys­tite de la jeune mariée… autre­fois). Ce ne sont pas des MST sauf en cas d’her­pès (cf infra)

SEMIOLOGIE
—- Polyurie
—- Bru­lures mic­tion­nelles domi­nant en fin de miction
—- Urines troubles, odeur forte, héma­tu­rie
—- Chez la femme enceinte, la cys­tite peut être tota­le­ment asymp­to­ma­tique [Lire]
—- Diag­nos­tic différentiel
—- Cas par­ti­cu­lier de la cys­tite inter­sti­tielle (ami­cro­bienne)

BIOLOGIE
Chez la femme, l’EC­BU n’est jus­ti­fié qu’en cas d’é­chec, de réci­dives rap­pro­chées ou fré­quentes, d’a­no­ma­lie connue des voies uri­naires et pen­dant la grossesse/
Chez l’homme et l’en­fant des deux sexes un bilan uro­lo­gique doit être pratiqué.
« La leu­co­cy­tu­rie peut être absente dans 20 à 40 % des cas Une bac­té­riu­rie iso­lée qui atteint des valeurs signi­fi­ca­tives doit tou­jours être consi­dé­rée comme symp­to­ma­tique d’IU. En effet, s’il existe des cor­ré­la­tions assez étroites entre bac­té­riu­rie et leu­co­cy­tu­rie, des dis­cor­dances entre ces deux don­nées peuvent se voir sur­tout chez les sujets dia­bé­tiques et chez les femmes enceintes. » http://www.santetropicale.com/resume/3303.pdf

Cys­tal­gie à urine sté­rile : Outre les les diag­nos­tics dif­fé­ren­tiels il faut évo­quer l’her­pès

TRT DE LA CYSTITE FEMININE
Banale, non com­pli­quée, hors gros­sesse et non réci­di­vante, les pro­to­coles varient entre 1 prise et 10 jours de traitement
Il est logique de pri­vi­lé­gier les trai­te­ments infé­rieurs à 5 jours et sur­tout les trai­te­ments « mono­dose » type MONURIL ° (1 sachet=1 traitement).
NB/ On estime actuel­le­ment que 20 à 30 % des E. coli sont résis­tants à l’amoxicilline.

Com­pli­quée, récidivantes
L’ECBU et l’an­ti­bio­gramme dirigent le trai­te­ment qui sera alors pour­sui­vi sur 10 jours. Contrôle nécessaire
Chez l’homme, l’exis­tence d’un gite pros­ta­tique néces­si­te­ra un trai­te­ment pro­lon­gé (14 à 28 jours ) avec contrôle en cours de trai­te­ment et à 3 mois.

MAJ : 12/2015 :
Info-anti­bio N°61 : décembre 2015 : [Cys­tites & Infec­tions uri­naires communautaires]

LES CYSTITES FEMININES RECIDIVANTES
Sou­vent liées aux rap­ports sexuels, elles peuvent néces­si­ter un anti­sep­tique uri­naire (type fura­dan­tine par exemple) après chaque rela­tion sexuelle… et tou­jours uri­ner ensuite !!!
Recher­cher une bride hymé­néale qui fai­rait bailler le méat uri­naire à chaque péné­tra­tion. La sec­tion de cette bride régle défi­ni­ti­ve­ment le problème.
Hygiène nor­male, bois­sons abon­dantes, pas trop de sexua­li­té acro­ba­tique et verso-recto
Une aci­di­fi­ca­tion des urines peut être très utile. Pour cela, il faut dimi­nuer les pro­duits lai­tiers, les fruits, les légumes ( sauf ceux qui aci­di­fient comme len­tille, maïs, prunes, noix). En revanche les pro­téines ani­males, les oeufs, les fécu­lents sont recom­man­dés. Le vin est éga­le­ment un bon aci­di­fiant urinaire.
On peut pres­crire COLIOMEGA ®, ACTIPHOS ®

MAJ : 10/2006 (Source JIM, www.has-sante.fr/has/transparence/htm/avis/data/ct010083.pdf)
Les sché­mas thé­ra­peu­tiques de 3 jours repré­sentent désor­mais le trai­te­ment de choix des infec­tions uri­naires basses non com­pli­quées. Dans ce cadre, le pro­fil bac­té­rio­lo­gique et phar­ma­co­dy­na­mique de la lomé­floxa­cine (Logi­flox °) est par­ti­cu­liè­re­ment favo­rable. Cette molé­cule au large spectre est en effet très active sur E. Coli. (En trai­te­ment de 3 jours : – Presse Med 1996;25:1271–1275., )

De plus, c’est la fluo­ro­qui­no­lone de 2e géné­ra­tion dont l’é­li­mi­na­tion sous forme active dans les urines est la plus impor­tante (plus de 65 % de la dose jour­na­lière) avec des concen­tra­tions uri­naires très éle­vées (35 fois supé­rieures aux concen­tra­tions mini­males inhi­bi­trices [CMI] pour les souches sen­sibles) et pro­lon­gées attei­gnant 72 heures .
Enfin, par­mi les deux trai­te­ments ayant une AMM dans cette indi­ca­tion pour une durée de 3 jours, la lomé­floxa­cine se dis­tingue en par­ti­cu­lier par sa longue demi-vie, auto­ri­sant une prise unique quo­ti­dienne, et par son condi­tion­ne­ment adap­té, l’en­semble faci­li­tant l’ob­ser­vance du traitement.

Un trai­te­ment de 3 jours par lomé­floxa­cine paraît donc être une anti­bio­thé­ra­pie pro­ba­bi­liste par­ti­cu­liè­re­ment adap­tée aux infec­tions uri­naires basses non com­pli­quées de la femme, compte tenu de l’é­vo­lu­tion actuelle des recom­man­da­tions, de l’é­co­lo­gie bac­té­rienne et du pro­fil spé­ci­fi­que­ment uri­naire de la loméfloxacine.

MAJ : 12/2007 (Source Etude ARESC. Abs­tract pré­sen­té au 101ème congrès de l’As­so­cia­tion Fran­çaise d’U­ro­lo­gie, Paris
Novembre 2007.)
S’il existe des dif­fé­rences notables entre les résul­tats obser­vés dans les pays étu­diés, il s’a­vère que le clas­se­ment des sen­si­bi­li­tés aux anti­bio­tiques ne change pas. Les fluo­ro­qui­no­lones conti­nuent à mon­trer des taux de résis­tances pré­oc­cu­pants, ce qui, selon les auteurs, est un sou­ci thé­ra­peu­tique majeur, alors que la fos­fo­my­cine-tro­mé­ta­mol pré­serve son acti­vi­té et reste en tête en terme de sensibilité.
Fos­fo­my­cine-tro­mé­ta­mol, une place natu­relle comme trai­te­ment de pre­mière inten­tion des cys­tites non com­pli­quées [Lire]

Cys­tite : les diag­nos­tics différentiels

—- NB : une cystalgie/dysurie à urine sté­rile doit être sus­pec­tée d’o­ri­gine her­pé­tique ou de cys­tite interstitielle
—- Pyé­lo­né­phrite : fièvre, lom­bal­gie [Lire]
—- Uré­trite, vulvo-vaginite
—- Pros­ta­tite [Lire]
—- Appen­di­cite pelvienne
—- Annexite [Lire]
—- Diver­ti­cu­lite sig­moï­dienne [Lire]
—- Endométriose
—- Gros­sesse extra-utérine
—- Can­cer pel­vien, digestif

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