HomeSantéAsthme : causes, symptômes et traitements

Asthme : causes, symptômes et traitements

Publié le

spot_img

L’asthme est une mala­die des voies res­pi­ra­toires très fré­quente, dont les causes sont encore incon­nues. La géné­tique et les fac­teurs envi­ron­ne­men­taux sont géné­ra­le­ment remis en cause dans le déclen­che­ment de cette mala­die. En effet, les per­sonnes qui souffrent d’asthme éprouvent d’importantes dif­fi­cul­tés pour tous­ser, par­ler ou même res­pi­rer. Quelles sont les causes, les mani­fes­ta­tions et com­pli­ca­tions pos­sibles de cette mala­die res­pi­ra­toire ? Quels sont les moyens de pré­ven­tion et de trai­te­ment de l’asthme ?

Définition de l’asthme

Ayant pour carac­té­ris­tique prin­ci­pale des dif­fi­cul­tés de res­pi­ra­tion, l’asthme est une mala­die qui pro­voque des inflam­ma­tions au niveau des voies res­pi­ra­toires, des bronches et des bron­chioles. L’essouf­fle­ment ain­si que des sen­sa­tions d’op­pres­sion dans la poi­trine sont les mani­fes­ta­tions les plus cou­rantes de la maladie.

Il faut pré­ci­ser que l’asthme est une mala­die chro­nique dont les symp­tômes appa­raissent par crises. Ces crises sont sépa­rées par des laps de temps pen­dant les­quels la res­pi­ra­tion est nor­male. Tou­te­fois, les mani­fes­ta­tions de l’asthme peuvent être per­ma­nentes au point d’empêcher le malade de réa­li­ser ses acti­vi­tés quo­ti­diennes. L’asthme est en par­tie dû à des réac­tions anor­males des voies res­pi­ra­toires vis-à-vis de cer­tains sti­mu­li comme la fumée et les aller­gènes dans l’air.

Qu’est-ce qu’une crise d’asthme ?

On parle de crise d’asthme lorsque les symp­tômes d’un asthme chro­nique s’ag­gravent de manière inat­ten­due. Lorsque cette crise sur­vient, les mani­fes­ta­tions de l’asthme qui sur­viennent nor­ma­le­ment par moment deviennent per­ma­nentes, avec des troubles res­pi­ra­toires inces­sants.

La toux sèche et les dif­fi­cul­tés à res­pi­rer marquent géné­ra­le­ment le début d’une crise d’asthme. On peut ensuite remar­quer une res­pi­ra­tion sif­flante audible, ain­si qu’une expec­to­ra­tion de mucus.

Pen­dant une crise d’asthme, l’ou­ver­ture des bronches est for­te­ment réduite. Cela s’ex­plique par des réac­tions inflam­ma­toires impor­tantes et par la fré­quence éle­vée de contrac­tion des muscles de la paroi des bronches.

Par ailleurs, les crises d’asthme peuvent être trai­tées avec cer­tains médi­ca­ments. Mais, ces médi­ca­ments peuvent entraî­ner de nom­breux effets secon­daires, sur­tout chez les per­sonnes fra­giles et celles atteintes d’une infec­tion res­pi­ra­toire.

Les crises d’asthme sont nor­ma­le­ment rares et sans com­pli­ca­tions majeures. Le niveau de gra­vi­té de la mala­die aug­mente donc, lorsque ces crises deviennent fré­quentes et que le sujet n’a plus aucun moment de répit. Les crises néces­sitent alors une hos­pi­ta­li­sa­tion et le patient uti­lise de façon constante un inha­la­teur.

L’asthme est une mala­die plus fré­quente dans les pays indus­tria­li­sés (entre 5 et 10% de la popu­la­tion fran­çaise en est atteint). L’en­fance et le début de la qua­ran­taine sont les deux périodes de la vie aux­quelles cette mala­die appa­raît le plus. Aus­si, les femmes seraient plus affec­tées que les hommes.

Quelles sont les causes de l’asthme ?

Les ori­gines réelles de l’asthme demeurent encore un mys­tère à ce jour. Mais, la mala­die serait liée à cer­tains fac­teurs géné­tiques et environnementaux.

L’in­flam­ma­tion des voies res­pi­ra­toires est géné­ra­le­ment due à une pro­duc­tion de mucus épais à l’in­té­rieur des bronches. La cir­cu­la­tion de l’air est entra­vée par ce mucus. Quant aux muscles qui se trouvent autour des bronches, ils se contractent et ferment les ouver­tures : c’est le bron­chos­pasme qui est res­pon­sable des gênes res­pi­ra­toires.

Il existe aus­si d’autres fac­teurs pou­vant être impli­qués dans le déclen­che­ment d’une crise d’asthme ou pou­vant l’ag­gra­ver. Les plus ren­con­trés sont :

  • Les pous­sières, le pol­len, les aca­riens, les poils d’a­ni­maux ou tout autre aller­gène aérien ;
  • Des ali­ments ou des addi­tifs ali­men­taires : ils conduisent à des aller­gies alimentaires ;
  • Les émo­tions fortes, notam­ment chez les enfants : il peut s’a­gir de rires, de pleurs, de colère ou encore d’ex­ci­ta­tion ;
  • Les gaz d’é­chap­pe­ment, les fumées de feu de bois et les irri­tants du milieu de tra­vail ;
  • La prise de cer­tains médi­ca­ments, les anti-inflam­ma­toires non sté­roï­diens et les bêta-blo­quants ;
  • La pra­tique d’ac­ti­vi­tés phy­siques en hiver.

On peut aus­si évo­quer cer­taines infec­tions des voies res­pi­ra­toires : le rhume, la bron­chite et la sinu­site. Ces infec­tions engendrent fré­quem­ment une infec­tion locale. 

Lorsque ces symp­tômes ne sont pas rapi­de­ment pris en charge, ils peuvent conduire à de graves com­pli­ca­tions. Par­mi celles-ci, on peut notam­ment évo­quer la détresse res­pi­ra­toire qui met gra­ve­ment en dan­ger la vie du patient.

L’asthme : quels en sont les symptômes ?

Les mani­fes­ta­tions de l’asthme peuvent être inter­mit­tentes ou per­ma­nentes. C’est géné­ra­le­ment pen­dant la nuit et au petit matin que ces symp­tômes sont les plus régu­liers. Par­mi les symp­tômes les plus cou­rants de la mala­die, on peut évo­quer une dys­pnée (un essouf­fle­ment et une dif­fi­cul­té à res­pi­rer), la res­pi­ra­tion sif­flante, la toux sèche et une sen­sa­tion de ser­re­ment tho­ra­cique. Par ailleurs, l’asthme peut se mani­fes­ter par une simple toux per­sis­tante chez cer­taines personnes

Les symp­tômes évo­qués pré­cé­dem­ment deviennent plus graves, lors­qu’il s’a­git d’une crise d’asthme. Par­mi les symp­tômes qui doivent aler­ter pen­dant une crise d’asthme, on peut citer :

  • Les sueurs chaudes ;
  • Une aug­men­ta­tion du rythme car­diaque ;
  • Les toits et les lèvres qui prennent une colo­ra­tion bleue ;
  • La som­no­lence ou les troubles de la conscience ;
  • D’im­por­tantes dif­fi­cul­tés à res­pi­rer ou à parler ;
  • Des maux de tête (cépha­lée).

Il faut aus­si pré­ci­ser que les médi­ca­ments habi­tuel­le­ment effi­caces ne fonc­tionnent pas pen­dant une crise d’asthme. Il fau­dra alors consul­ter un méde­cin le plus rapi­de­ment possible.

Par ailleurs, cer­taines per­sonnes pré­sentent plus de risques que d’autres de déve­lop­per un asthme. Par exemple, une per­sonne ayant une pré­dis­po­si­tion géné­tique aux aller­gies ou ayant des frères et des sœurs atteints d’asthme, peut faci­le­ment en souf­frir. Les per­sonnes obèses, celles atteintes de reflux gas­tro-oeso­pha­gien et celles qui sont nées avec un petit poids, pré­sentent aus­si un impor­tant risque de déve­lop­per un asthme.

En par­lant de fac­teurs de risque, le tabac et l’al­cool sont les élé­ments les plus à même de conduire au déclen­che­ment d’un asthme.

Comment prévenir l’asthme ?

Chez la plu­part des patients, l’asthme dis­pa­raît après l’a­do­les­cence, sur­tout s’il a bien été trai­té. Les causes de la mala­die n’é­tant pas bien connues, les mesures pré­ven­tives sont donc limi­tées. Les méde­cins recom­mandent une réduc­tion ou même un arrêt du taba­gisme. En effet, la fumée du tabac est très irri­tante pour les voies res­pi­ra­toires. Ce qui crée les condi­tions favo­rables pour le déclen­che­ment de l’asthme.

Par ailleurs, il existe cer­taines hypo­thèses concer­nant les mesures pré­ven­tives contre l’asthme. La consom­ma­tion de fibres conte­nues dans les fruits et les légumes consti­tue une de ces mesures. En effet, les fibres conte­nues dans ces fruits et légumes par­ti­cipent au trans­port du sang et aux réponses immu­ni­taires des pou­mons.

Il existe éga­le­ment des tests de spi­ro­mé­trie qui per­mettent de détec­ter l’asthme au début de son appa­ri­tion. Il est alors recom­man­dé de réa­li­ser ces tests de manière fré­quente. Cepen­dant, la spi­ro­mé­trie ne se réa­lise que sur ordon­nance d’un méde­cin traitant.

Lorsque l’asthme est déjà pré­sent et qu’on sou­haite réduire la fré­quence des crises, il faut déter­mi­ner de façon pré­cise les fac­teurs qui déclenchent ces crises : aller­gie, com­por­te­ment, acti­vi­té. En connais­sant les fac­teurs, on pour­ra œuvrer à les évi­ter ou alors agir rapi­de­ment lorsque la crise se déclenche.

Par ailleurs, la per­sonne qui souffre d’asthme doit veiller à avoir de façon constante son médi­ca­ment sur lui. Ain­si, il pour­ra sou­la­ger les symp­tômes au début de la crise et évi­ter une aggravation.

Le contrôle de la pous­sière consti­tue une action pré­ven­tive très effi­cace contre l’asthme. Pour cela, il est impor­tant de gar­der la pen­de­rie propre, de laver les pou­pées et les peluches des enfants régu­liè­re­ment et de pas­ser fré­quem­ment l’as­pi­ra­teur sur les tapis.

Les traitements de l’asthme

En tant que mala­die chro­nique, l’asthme doit être trai­té de manière régu­lière même entre les crises. Bien sûr, il existe des médi­ca­ments qui per­mettent d’at­té­nuer les symp­tômes mais, ces der­niers n’ap­portent pas une gué­ri­son défi­ni­tive. La res­pi­ra­tion devient plus facile et les bronches s’ouvrent à nou­veau avec ces médi­ca­ments. Mais cela ne dure pas long­temps et l’in­flam­ma­tion se pro­duit à nouveau.

La majo­ri­té de ces médi­ca­ments se prennent par inha­la­tion. De cette façon, ils agissent le plus rapi­de­ment pos­sible et limitent les effets secon­daires. Aus­si, doivent-ils être pris aux doses pres­crites par le méde­cin.

Les inhalateurs contre l’asthme

L’u­ti­li­sa­tion des inha­la­teurs est très fré­quente dans le trai­te­ment de l’asthme. Même s’il paraît très simple à uti­li­ser, l’in­ha­la­teur demande une cer­taine tech­ni­ci­té pour être effi­cace. Il existe dif­fé­rents types d’in­ha­la­teur ayant cha­cun un mode d’u­ti­li­sa­tion différent.

Pour les aéro­sols doseurs par exemple, il faut tenir l’in­ha­la­teur en posi­tion ver­ti­cale et bien le secouer. Il fau­dra ensuite vider les pou­mons en dou­ceur et ins­pi­rer pro­fon­dé­ment par la bouche.

Quelques solutions supplémentaires pour traiter l’asthme

Même si les inha­la­teurs et les médi­ca­ments sont effi­caces, il peut être par­fois inté­res­sant de trai­ter l’asthme de façon natu­relle avec d’autres approches. Il est impor­tant de com­prendre que le but des approches com­plé­men­taires est d’a­mé­lio­rer la qua­li­té de vie des sujets et de réduire la fré­quence de sur­ve­nue des crises.

Le yoga

Il s’a­git d’une acti­vi­té relaxante qui apporte de la bonne humeur et une atti­tude posi­tive aux asth­ma­tiques. En la pra­ti­quant, les patients amé­liorent consi­dé­ra­ble­ment leur mode de vie et les crises sont de moins en moins cou­rantes. Le yoga est une alter­na­tive sérieuse pour les trai­te­ments clas­siques de l’asthme. En plus, il est peu coûteux.

L’acupuncture et la prise de vitamines C

Il n’existe pas de preuves for­melles mon­trant l’ef­fi­ca­ci­té de l’a­cu­punc­ture dans le trai­te­ment de l’asthme. Cepen­dant, de nom­breux asth­ma­tiques qui ont recours à cette méthode, retrouvent un niveau de vie normal.

Quant à la vita­mine C, elle serait très effi­cace pour réduire l’asthme, sur­tout lors­qu’il est pro­vo­qué par un effort physique.

Derniers articles

Nodule de la thyroïde : diagnostic et traitement

La découverte d’un nodule de la thyroïde est l’une des situations qui provoquent le...

ORALAIR 100 IR et 300 IR : mode d’action, effets secondaires

ORALAIR 100 IR + 300 IR 31, comprimés sublinguaux est un médicament soumis à prescription médicale restreinte,...

Ostéochondromatose synoviale : Causes, symptômes et traitement

Il existe un grand nombre de maladies du système musculo-squelettique et du tissu conjonctif....

Optimisation de la santé de la prostate : implications de quelques études

Les troubles de la prostate, notamment le cancer, sont des problèmes assez récurrents chez...

Pour aller plus loin

Nodule de la thyroïde : diagnostic et traitement

La découverte d’un nodule de la thyroïde est l’une des situations qui provoquent le...

ORALAIR 100 IR et 300 IR : mode d’action, effets secondaires

ORALAIR 100 IR + 300 IR 31, comprimés sublinguaux est un médicament soumis à prescription médicale restreinte,...

Ostéochondromatose synoviale : Causes, symptômes et traitement

Il existe un grand nombre de maladies du système musculo-squelettique et du tissu conjonctif....