HomeNon classéLA SYPHILIS

LA SYPHILIS

Publié le

spot_img

Infec­tion par le Tré­po­nème – Tre­po­ne­ma pal­li­dum.
MST à décla­ra­tion obli­ga­toire non nomi­nale si la patient accepte le trai­te­ment.
Recherche des sujets contacts et des autres MST

  • Bio­lo­gie
  • Syphi­lis Primaire
  • Syphi­lis Secondaire
  • Syphi­lis Tertiaire
MAJ 2016
WHO GUIDELINES FOR THE
Treat­ment of Tre­po­ne­ma pal­li­dum (syphi­lis)
[Lire]

MAJ 2014
Info-anti­bio N°4 : 2014 : Recom­man­da­tions euro­péennes sur la prise en charge de la syphi­lis [Lire]

BILAN BIOLOGIQUE D’UNE SYPHILIS

L’exa­men à l’ul­tra-micro­scope reste de mise. Sa néga­ti­vi­té n’é­li­mine pas le diagnostic

BILAN INITIAL DE DEPISTAGE
—— VDRL : Vene­ral Disease Rea­serch Labo­ra­to­ry.
—— TPHA : Tre­po­ne­ma Pal­li­dum Hae­mag­glu­ti­na­tion Assay ( plus spé­ci­fique ).
BILAN COMPLEMENTAIRE
—— TPI : Test de Nel­son ( spé­ci­fique ).
—– La com­mis­sion de nomen­cla­tures vient (12/2001) de déci­der que le Nel­son sera rem­pla­cé par les tech­niques d’im­mu­no­blo­trans­ferts ou immu­no­blots spé­ci­fiques.
—— FTA-ABS : Fluo­res­cent Tre­po­ne­ma Assay.

VDRL et TPHA Néga­tifs—– On peut écar­ter une syphi­lis sauf conta­mi­na­tion récente càd moins de 3 semaines.
—– Si risque impor­tant, faire soit FTA-ABS avec recherche d’IgM, soit séro­lo­gie 3 semaines plus tard.
—– Asso­cier pré­lè­ve­ment local, évo­quer les autres MST

VDRL néga­tif et TPHA posi­tif—– Soit cica­trice séro­lo­gique. Inter­ro­ga­toire, notion de trai­te­ment ancien. Pas de trai­te­ment.
—– Soit un syphi­lis déca­pi­tée par un trai­te­ment anti­bio­tique don­né pour une autre affec­tion. Faire FTA-ABS, en par­ti­cu­lier chez le sujet jeune.

VDRL posi­tif et TPHA néga­tif—– Une fausse posi­ti­vi­té du VDRL peut sur­ve­nir lors d’in­fec­tions virales, para­si­taires, au cours de la gros­sesse, aprés cer­tains vac­cins, lupus, connec­ti­vites, myé­lome, Wal­dens­tröm.
—– Faire FTA-ABS et TPI.

VDRL et TPHA posi­tifs—– Il s’a­git d’une syphi­lis.
—– Les test com­plé­men­taires vont pré­ci­ser le stade et le trai­te­ment.
—– L’in­ter­ro­ga­toire va devoir pré­ci­ser si c’est une mala­die connue, trai­tée, ancienne, récente.
.….….….1 : C’est une mala­die connue, ancienne et qui a été trai­tée + des taux faibles des 2 mar­queurs ( VDRL entre 0 et 4 – TPHA entre 160 et 1280 ) : c’est une cica­trice. pas de trai­te­ment. TPI néga­tif
.….….…..2 Dans les autres cas, TPI et FTA-ABS confirment la mala­die.
.….….….….….…. Syphi­lis pri­maire : VDRL entre 2 et 16 – TPHA 160 à 1280
.….….….….….…. Syphi­lis secon­daire : VDRL autour de 16 – TPHA vers 1280


Retour

.

SYPHILIS PRIMAIRE

SEMIOLOGIE

Incu­ba­tion 21 jours ( 10 à 90 ).
Le chancre : ulcé­ra­tion super­fi­cielle (rouge mat ), unique, bien limi­tée, indo­lore, super­fi­cielle, indu­rée lais­sant sourdre une séro­si­té qui contient le germe.

Loca­li­sa­tions : Sillon bala­no-pré­pu­tial, vul­vo-vagi­nale, buc­co-pha­ryn­gée, ano-rec­tale. Elle passe faci­le­ment inaper­çue chez la femme par sa loca­li­sa­tion fré­quente mécon­nue au col uté­rin ( sans ADP).
ADP fermes, indo­lores, uni ou bila­té­rales.
Voir Diag­nos­tic différentiel

BIOLOGIE
Voir : Biologie

TRAITEMENT
Sauf aller­gie, il repose sur la peni­cil­line. Faire un RAST en cas de doute. Atten­tion aux aller­gies à la pro­caïne
MAJ 2016 WHO GUIDELINES FOR THE Treat­ment of Tre­po­ne­ma pal­li­dum (syphi­lis) [Lire]
Les recom­man­da­tions du CDC MAJ 1999
Info-anti­bio N°4 : 2014 : Recom­man­da­tions euro­péennes sur la prise en charge de la syphi­lis [Lire]

SURVEILLANCE
FTA quan­ti­ta­tif : M0, M1,M3, M6, M12 ( M pour Mois ).
Retour<

DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL

  • Herpes .Les lésions sont dou­lou­reuses, géné­ra­le­ment vési­cu­leuses et mul­tiples puis éro­sives grou­pées en bouquet.
  • Le Chancre Mou (Bacille de Ducrey ). Lésion dou­lou­reuse, on indu­rée. Incu­ba­tion courte (2 à 7 jours ) avec Adp trés inflammatoires
  • La gale. Pru­rit trés important
  • Les aphtes génitaux
  • Pso­ria­sis . mais lésion non ulcérée
  • Lichen plan
  • Mala­die de Nicoles-Favre. (lym­pho­gra­nu­lo­ma­tose) trés rare
  • Dono­va­nose trés rare

SYPHILIS SECONDAIRE

L’IMPORTANT C’EST D’Y PENSER
En effet, la diver­si­té de la sémio­lo­gie l’a fait sur­nom­mer  » la grande simu­la­trice  » et les erreurs de diag­nos­tic sont fré­quentes.
A ce stade, la mala­die est trés conta­gieuse mais encore tota­le­ment curable. .

SEMIOLOGIE
Elle est domi­née par les signes cuta­nés. On cher­che­ra des signes muqueux et une polyadénopathie

Toute érup­tion cuta­née traî­nante non pru­ri­gi­neuse est suspecte

  • La Roséole est la forme pré­coce. Géné­ra­le­ment 45 jours aprés un chancre non trai­té. Sou­vent modé­rée, elle passe volon­tiers inaper­çue.
    Macules arron­dies ou ova­laires (5 à 10 mm de dia­mètre), roses pâles sans pru­rit ni des­qua­ma­tion domi­nant sur le tronc et la racine des membres. Elles vons per­sis­ter 1 à 2 mois
  • Les Syphi­lides papu­leuses plus tar­dive (4 à 12ème mos ) . Papules len­ti­cu­laires (2 à 10 mm de dia­mètre) cui­vrée ou rouge sombre de la paume des mains et plantes des pieds, indu­rées et sans prurit
  • Formes dérou­tantes : acné, papu­lo-crou­teuses, impé­ti­go, der­ma­to­phites des plis, condy­lomes acu­mi­nés, der­mite sébor­rhéique, herpes cir­ci­né, pso­ria­sis, per­lèche, fol­li­cu­lite, alo­pé­cie pariétale
  • Muqueuse : glos­site , amyg­da­lite, per­lèche unilatérale,fissures indo­lores le la vulve ou de l’anus
  • La poly­adé­no­pa­thie pré­coce, tous les tér­ri­toires ( sous-occi­pi­tales, cer­vi­cales pos­té­rieures, épi­tro­chlénnes sont évocatrices )
  • L’a­lo­pé­cie parié­tale, irré­gu­lière, en plaques de qques cen­ti­mères de diamètre
  • Splé­no­mé­ga­lie, dou­leurs osseuses (++ tibia – Rx : lacunes), trans­ami­nases, asthé­nie banale

DIAGNOSTIC
Doit être confir­mé par la bio­lo­gieVRL et TPHA posi­tifs—– Il s’a­git d’une syphi­lis.
—– Les tests com­plé­men­taires vont pré­ci­ser le stade et le trai­te­ment.
—– L’in­ter­ro­ga­toire va devoir pré­ci­ser si c’est une mala­die connue, trai­tée, ancienne, récente.
.….….….1 : C’est une mala­die connue, ancienne et qui a été trai­tée + des taux faibles des 2 mar­queurs ( VDRL entre 0 et 4 – TPHA entre 160 et 1280 ) : c’est une cica­trice. pas de trai­te­ment. TPI néga­tif
.….….…..2 Dans les autres cas, TPI et FTA-ABS confirment la mala­die.
.….….….….….…. Syphi­lis pri­maire : VDRL entre 2 et 16 – TPHA 160 à 1280
.….….….….….…. Syphi­lis secon­daire : VDRL autour de 16 – TPHA vers 1280

TRAITEMENT
—- EXTENCILLINE 2,4 M.UI : 3 injec­tions à 3 jours d’in­ter­valle
—- BICLINOCILLINE 1 M.UI : 1 injec­tion IM/jour 15 jours
—- Ery­thro­my­cine 2 g/J 15 jours
—- Doxy­cline 200 mg/jour 15 jours ( 1 cp matin et soir)
La sur­veillance se fera sur 2 ans par la séro­lo­gie en par­ti­cu­lier chez les sujets à risque de réci­dive !
MAJ 2016 WHO GUIDELINES FOR THE Treat­ment of Tre­po­ne­ma pal­li­dum (syphi­lis) [Lire]
Voir les recom­man­da­tions du CDC MAJ 1999
Info-anti­bio N°4 : 2014 : Recom­man­da­tions euro­péennes sur la prise en charge de la syphi­lis [Lire]

Retour

SYPHILIS TERTIAIRE

Ben­za­thine ben­zyl­pé­ni­cil­line G (EXTENCILLINE) 2,4 mil­lions d’u­ni­tés : 3 injec­tions IM espa­cées d’une semaine.

Neu­ro­sy­phi­lis
Ben­zyl­pé­ni­cil­line G : 3 à 4 mil­lions d’u­ni­tés IV toutes les heures (soit 24 mil­lions d’u­ni­tés par jour) pen­dant 10 à 15 jours

Syphi­lis chez un patient HIV posi­tif
La réponse séro­lo­gique peut être modi­fiée en plus ou moins !!
La recherche d’une neu­ro­sy­phi­lis doit être faite par ponc­tion lom­baire au moindre doute.
—- Syphi­lis récente : Ben­za­thine ben­zyl­pé­ni­cil­line G (EXTENCILLINE) 2,4 mil­lions d’u­ni­té 1 à 2 injec­tions IM espa­cées d’une semaine
—- Syphi­lis tar­dive : Ben­za­thine ben­zyl­pé­ni­cil­line G (EXTENCILLINE) 2,4 mil­lions d’u­ni­tés. 3 injec­tions IM espa­cées d’une semaine
—- Neu­ro­sy­phi­lis : trai­te­ment habi­tuel d’une neu­ro­sy­phi­lis
MAJ 2016 WHO GUIDELINES FOR THE Treat­ment of Tre­po­ne­ma pal­li­dum (syphi­lis) [Lire]

Voir les recom­man­da­tions du CDC MAJ 1999
Info-anti­bio N°4 : 2014 : Recom­man­da­tions euro­péennes sur la prise en charge de la syphi­lis [Lire]

Derniers articles

Le pied douloureux de l’adulte : causes, symptômes, diagnostic, traitements

De multiples facteurs peuvent causer des douleurs au niveau du pied. Celles-ci peuvent invalider...

Mycoplasma pneumoniae : maladies caractéristiques, traitements

Les maladies infectieuses constituent un problème de santé majeur et figurent parmi les dix...

Paralysie faciale a frigore : causes, symptômes, diagnostic et traitement

La paralysie faciale a frigore (PFF) est l’une des formes les plus fréquentes des...

Ostéopénie : clinique, physiopathologie, étiologies, traitement

L’ostéopénie est un état de fragilité osseuse fréquent à partir de 50 ans. Elle est...

Pour aller plus loin

Le pied douloureux de l’adulte : causes, symptômes, diagnostic, traitements

De multiples facteurs peuvent causer des douleurs au niveau du pied. Celles-ci peuvent invalider...

Mycoplasma pneumoniae : maladies caractéristiques, traitements

Les maladies infectieuses constituent un problème de santé majeur et figurent parmi les dix...

Paralysie faciale a frigore : causes, symptômes, diagnostic et traitement

La paralysie faciale a frigore (PFF) est l’une des formes les plus fréquentes des...