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SALPINGITE & METRITE AIGUËS

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Source en fin d’ar­ticle – MAJ 2012

Patho­lo­gie de la femme jeune avec le risque de sté­ri­li­té secondaire.
Les sal­pin­gites aiguës, qu’il est pré­fé­rable de dénom­ner « infec­tions uté­roan­nexielles » ou  » infec­tions géni­tales hautes » sont des infec­tions vis­cé­rales, pro­fondes et graves. (100 à 200.000 cas par an en France).
Elles font, de plus, sou­vent suite à une infec­tion géni­tale basse sexuel­le­ment transmissible.

En dehors des infec­tions iatro­gènes ( Pyo­gènes et anaé­ro­bies), on trouve Chla­my­diae tra­cho­ma­tis ( 50 %), le gono­coque ( 20 %) puis les grams + et – et les anaé­ro­bies. E. Coli parait être assez sou­vent impliqué.

SEMIOLOGIE
—- Rien : les formes pau­ci ou asymp­to­ma­tiques sont les plus fré­quentes ( ++ chla­my­diae ) et décou­vertes dans le bilan d’une une stérilité.
—- Dys­pa­reu­nie pro­fonde réveillée à la mobi­li­sa­tion utérine.
—- Dou­leur pel­vienne  » banale  » ou aigue plus évo­ca­trice. Elle est aug­men­tée à la mobi­li­sa­tion utérine
—- Leu­cor­rhées, fièvre, réac­tion péri­to­néale, etc… manquent souvent.

CAT.
—- Il est licite d’hos­pi­ta­li­ser une sal­pin­gite  » hyper aiguë  » avec réac­tion péri­to­néale et $ septicémique.
—- Il est indis­pen­sable d’hos­pi­ta­li­ser une patiente avec un abcès

—- Enle­ver le DIU s’il y a lieu et mise en culture.
—- Pré­le­ve­ments endo­col ( égou­villo­nage : chla­my­diae, myco­plasmes), culs de sac.
—- Nfs, VS, CRP et séro­lo­gies chla­my­diae, HIV (?), trans­ami­nases ( péri­hé­pa­tite possible ).
—- Ecbu – Kass : E. Coli ?

TRAITEMENT DES FORMES AIGUES
D’emblée, il faut pro­po­ser l’association :
—- Fluo­ro­qui­no­lone : OFLOCET 2cp/Jour – CIFLOX 2 cp/Jour
—- Amoxi­cil­line – acide cla­vu­la­nique 3 à 6 grammes/jour, éven­tuellent IV les pre­miers jours
Cette asso­cia­tion peut être main­te­nue 3 semaines ou relayée aprés 8 à 10 à jours par une tétra­cy­cline ( 20 jours )
L’as­so­cia­tion d’un AINS ou d’une cor­ti­co­thé­rape courte – outre la lutte contre la dou­leur – parait dimi­nuer le risque de syné­chies secondaires.

Pro­to­coles recom­man­dés par le Cen­ter for Disease Control (Etats-Unis) dans le trai­te­ment des infec­tions géni­tales hautes (1998)

    Durée : 14 jours
  • Soit : céfoxi­tine IV (2 g 3 fois/jour) + doxy­cy­cline IV (100 mg 2fois/jour) Relais par la doxy­cy­cline per os (100 mg 2 fois/jour)
  • Soit : ofloxa­cine per os (400 mg 2 fois/jour) + métro­ni­da­zole per os (500 mg 2 fois/jour)
  • Soit : cef­triaxone* IM (500 mg 1 fois/jour) + doxy­cy­cline per os (100 mg 2 fois/jour) + métro­ni­da­zole per os (500 mg 2 fois/jour)

PARTENAIRE(S) doit être trai­té si pos­sible aprés exa­men et bio­lo­gie, même en cas de négativité
—- AUGMENTIN/CIBLOR : 2 g/jour 4 à 8 jours
—- ROCEPHINE 1 g IM, une seule injection.
—- ZITHROMAX 4 gel en une prise.
En cas de pros­ta­tite ou d’é­pi­di­dy­mite, une fluo­ro­qui­no­lone sera pres­crite pour 1 mois minimum.

TRAITEMENT DES FORMES PAUCI OU ASYMPTOMATIQUES.
Chla­my­diae essen­tiel­le­ment, myco­plasmes parfois.
Aprés confir­ma­tion bac­té­rio­lo­gique de la cer­vi­cite et/ou séro­lo­gique de l’in­fec­tion mais abs­cence de signes cli­niques de salpingite :
—- Le trt clas­sique par 15 à 20 jours de Tétra­cy­clines reste licite.
—- Le trt mono­dose par ZITHROMAX 4 gel en une prise est une excel­lente alter­na­tive en terme d’ob­ser­vance mais demande à être évaluée
PARTENAIRE(S) sui­vra le même trai­te­ment même en cas d’abs­cence de signes infectieux.
En cas de pros­ta­tite ou d’é­pi­di­dy­mite, une fluo­ro­qui­no­lone sera pres­crite pour 1 mois minimum.

ET ENSUITE.
—- Controle bac­té­rio­lo­gique et séro­lo­gique avec VDRL-TPHA, HIV et hépa­tites B, C ).
—- Pas de DIU mais une contra­cep­tion oes­tro-pro­gés­ta­tive au moins 3 mois.
—- Le pré­ser­va­tif encore et toujours !

Pour en savoir plus :
2012 : Recom­man­da­tions pour la pra­tique cli­nique : Les infec­tions géni­tales hautes
Éla­bo­rées par le Col­lège natio­nal des gyné­co­logues et obs­té­tri­ciens fran­çais [Lien]
1993 : TENDANCES ACTUELLES DU TRAITEMENT ANTIBIOTIQUE DES SALPINGITES AIGUES P. JUDLIN Mater­ni­té régio­nale Uni­ver­si­taire de Nan­cy. Lien GYNEWEB
1993 MMI – Consen­sus [Lire]

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