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LES TROUBLES PANIQUES

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SEMIOLOGIE

LA CRISE

  • Appa­ri­tion sou­daine, clas­si­que­ment sans cause déclan­chante appa­rente et de durée limitée
  • Malaise bru­tal, sen­sa­tion de peur accom­pa­gné d’un cor­tège soma­tique ( au moins 4 )
    —- Pal­pi­ta­tion, tachy­car­die, etc..
    —- Trans­pi­ra­tion excessive .
    —- Trem­ble­ments, secousses mus­cu­laire ( spa­mo­phi­lie, tétanie )
    —- Sen­sa­tion d’é­tran­gle­ment, d’op­pres­sion, dou­leur ou gêne throracique.
    —- Sen­sa­tion d’ir­réa­li­té ou de dépersonnalisation.
    —- Peur de perdre le controle, de deve­nir fou.
    —- Peur de mou­rir, sen­sa­tion de mort imminente.
    —- Pares­thé­sie des extrémités.
    —- Bouf­fées de chaleur.
  • EN DEHORS DES CRISES
  • Craintes irrai­son­nées d’une mala­die grave chez un sujet jeune ( hypo­chon­drie non délirante ).
  • Asthé­nie chro­nique, SPID, troubles intes­ti­naux invalidants
  • Dépres­sion majeure sou­vent associée.
  • Ago­ra­pho­bie fré­quente avec évi­te­ment des lieux et des cir­cons­tances des crises précédentes
  • Retour caché à l’al­cool ++ chez la femme
  • Consom­ma­tion exces­sive d’an­xio­ly­tiques dont l’ef­fi­ca­ci­té est modé­rée ( pré­fé­rer le XANAX ? ).

    ARGUMENTS EN FAVEUR

  • Une ou plu­sieurs crises identiques
  • Sou­ve­nir pré­cis de la pre­mière crise
  • ATCD fami­liaux de troubles anxieux
  • Rela­tive inef­fi­ca­ci­té des BZD lors des crises

LE TRAITEMENT

  • L’n­for­ma­tion : décul­pa­bi­li­ser et ras­su­rer en expli­quant que le trouble atteint tout le sys­tème ner­veux ( soma­ti­sa­tion ) et qu’il existe une pré­dis­po­si­tion ( génétique ? )
  • Les the­ra­pies com­por­te­men­tales et cog­ni­tives ( TCC )
  • Evi­ter les BZD en dehors de l’al­pra­zo­lam ( XANAX ), clo­na­zé­pam (RIVOTRIL) ou d’un injec­table en crise ( TRANXENE 50 ).
  • les IRS semblent le trai­te­ment à privilégier
    • DEROXAT ( paroxé­tine – AMM ): Dose ini­tiale à 10 mg et aug­men­ta­tion pro­ges­sive jus­qu’à la dose effi­cace – entre 40 et 60 mg/J – soit le double de la dose anti­dé­pres­sive. L’ef­fi­ca­ci­té se main­tient à long terme.
    • FLOXYFRAL (flu­voxa­mine) à la poso­lo­gie de 150 à 200 mg/J
    • Etc…
  • TOFRANIL (imi­pra­mine) mais sui­vant les auteurs à faible dose ou au contraire à 150 mg voire 300 mg/j. Dans tous les cas la poso­lo­gie est pro­gres­sive . Com­men­cer à 10 mgJ pour atteindre 50 mg en une semaine et évaluation.
  • ANAFRANIL (clo­mi­pra­mine) même remarque jus­qu’à 75 voire 150 mg/J

Dans tous les cas, les EI sont assez fré­quents et para­doxaux. On sur­veille­ra par­ti­cu­liè­re­ment la pos­si­bi­li­té d’ap­pa­ri­tion d’un $ hyper-séro­to­ni­ner­gique (Insom­nie, sen­ti­ment de fébri­li­té, d’im­pa­tience, sueurs, bouf­fées vaso­mo­trices ) néces­si­tant une dimi­nu­tion de la posologie.

Anti­de­pres­sants in Panic Disorder
Source : Jef­fer­son JW Jour­nal of Cli­ni­cal Psy­chia­try 58 Sup­pl 2:20–24 ; dis­cus­sion 24–25, 1997

Anti­de­pres­sants have been used to treat patients with panic disor­der almost since these drugs were first intro­du­ced. Tri­cy­clic anti­de­pres­sants, mono­amine oxi­dase inhi­bi­tors (MAOIs), sero­to­nin selec­tive reup­take inhi­bi­tors (SSRIs), and other anti­de­pres­sants have all been stu­died, with varying results, in patients with panic disorder.
The MAOIs are belie­ved by some cli­ni­cians to be the most potent anti-panic agents, but their consi­de­rable side effects limit their use.
The tri­cy­clic anti­de­pres­sants imi­pra­mine (TOFRANIL*) and clo­mi­pra­mine (ANAFRANIL*) are well esta­bli­shed in trea­ting panic disor­der, although today many cli­ni­cians choose an SSRI as their first-line agent.
Data sup­por­ting this cli­ni­cal pre­fe­rence for SSRIs are just now beco­ming available

Use of Ben­zo­dia­ze­pines in Panic Disorder
David­son JR Jour­nal of Cli­ni­cal Psy­chia­try 58 Sup­pl 2:26–28 ; dis­cus­sion 29–31, 1997

Over the past 15 years, ben­zo­dia­ze­pines have been used suc­cess­ful­ly to treat panic disor­der with ago­ra­pho­bia, but not without some controversy.
Effi­ca­cy and side effect data from the prin­ci­pal ben­zo­dia­ze­pine out­come stu­dies of panic disor­der demons­trate that alpra­zo­lam (XANAX*), lora­ze­pam (TEMESTA*) , and clo­na­ze­pam (RIVOTRIL*) are all cli­ni­cal­ly effective.
Clo­na­ze­pam (XANAX*) has seve­ral advan­tages over other ben­zo­dia­ze­pines and can be consi­de­red a first-line agent for panic disorder.
Ben­zo­dia­ze­pines in gene­ral are the­ra­peu­ti­cal­ly effec­tive for a broad range of panic disor­der symp­toms. Their effect is rapid and main­tai­ned without dose increase over a 7- to 8‑month period.
Dis­con­ti­nua­tion-rela­ted dif­fi­cul­ties can occur in a consi­de­rable num­ber of patients, but these can be decrea­sed in seve­ral ways.

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