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TROUBLES DE L’ODORAT

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Source : Dos­sier Impact Méde­cin N° 249 / 1994 – Pro­fes­seur P. Bon­fils – Hôpi­tal Bou­ci­caut, Paris

L’o­do­rat est le moteur essen­tiel du goût. ( voir Les troubles du Goût )

Coupe coro­nale de la face
La flèche : la fente olfactive
CM : cor­net moyen MM : méat moyen
C : cloi­son nasale
O : orbite
SM : sinus maxillaire

SF : sinus frontal
E : ethmoïde

 

Troubles par atteinte de la transmission

Elle cor­res­pond aux atteintes ne per­met­tant aux molé­cules odo­rantes d’at­teindre les cel­lules sensorielles.
—- Ano­ma­lies anatomiques
—- Patho­lo­gies naso-sinu­sienne : obs­tacle ( polype, tumeur, oedème ), alté­ra­tion du mucus ( rhi­nites, sinusites )
Les troubles de l’ol­fac­tion sont alors géné­ra­le­ment fluctuants

Cory­za et Sinu­sites aigues
L’o­do­rat rede­vient géné­ra­le­ment nor­mal aprés traitement.
Dans cer­tains cas, il peut per­sis­ter une hypo­smie par atteinte des bulbes olfac­tifs dont le trt mal codi­fié fait appel à une cor­ti­co­thé­ra­pie locale +/- vita­mi­no­thé­ra­pie B

Poly­pose nasosinusiennes
Les troubles de l’ol­fac­tion font par­ti du tableau clinique

les rhi­nites
—- Rhi­nites Allergiques.
—- NARES : non aller­gic rhi­ni­tis with eosi­no­phi­lic syn­drome ( 20 % des cas d’anosmie ??)
—- Les rhi­nites vasomotrices

Chez l’en­fant
La cause majeure est l’hy­per­tro­phie des végé­ta­tions adé­noï­diennes accom­pa­gnant des OMA à répé­ti­tion ou une otite séro­mu­queuse avec troubles de l’audition.

Troubles par atteinte de perception

Phy­sio­lo­giques
La gros­sesse est une grande pour­voyeuse de troubles de l’ol­fac­tion à type de dépla­ce­ment de sen­si­bi­li­té ( Paic Citron rem­place N° 5 de Cha­nel ! ) et/ou d’hyperosmie.
La pilule ou le cycle mens­truel peuvent éga­le­ment être impliqués.

Iatro­gènes
Assez fré­quents, ils méritent d’être sys­té­ma­ti­que­ment envisagés.
De nom­breux médi­ca­ments peuvent être impli­qués : Métho­tréxate, codéine, mor­phine, gri­séo­ful­vine, lin­co­my­cine, tétra­cy­clines, clo­fi­frate, cho­les­té­ra­myne, sels d’or, D‑pénicellinamine, L‑dopa, cimé­ti­dine, trai­te­ments locaux, etc…
Radio­thé­ra­pie cer­vi­cale et hémodialyse.

Post viroses
Dans cer­tains cas, il peut per­sis­ter aprés gué­ri­son cli­nique de l’é­pi­sode, une hypo­smie par alté­ra­tion de l’é­pi­thé­lium olfac­tif et/ou une atteinte des bulbes olfactifs.
Le trt mal codi­fié fait appel à une cor­ti­co­thé­ra­pie locale pour cer­tains et une cor­ti­co­thé­ra­pie orale en cure courte pour d’autes ; +/- vita­mi­no­thé­ra­pie B

Trau­ma­tiques
15 à 20 % des consul­tants pour troubles de l’o­do­rat ( 5 % des trau­mas cra­niens ). Elles posent le pro­blème de leur réa­li­té dans le cadre post-traumatique.
Un test per­met de dépis­ter les simu­la­teurs : l’in­ha­la­tion d’am­mo­niaque. Un anos­mique qui « ne sent pas l’am­mo­niaque » (sén­si­bi­li­té tri­jé­mi­nale ) est un simulateur.
CAT : rien . Les récu­pé­ra­tions tar­dives sont pos­sibles mais rares.

Toxiques.
Elles s’ins­tal­lennt géné­ra­le­ment pro­gres­si­ve­ment et trés sou­vent liées à l’en­vi­ron­ne­ment professionnel.
Les sub­stances res­pon­sables sont nom­breuses : ciment, acé­to­phé­none, chrome, asphalte, disul­fite de car­bone, essence, plomb, zinc, chlo­ro­me­thane, essence, dioxyde de soufre, etc…
Le seul trai­te­ment est la pré­ven­tion. Contac­ter le méde­cin du travail.

Neu­ro­lo­giques
Les tumeurs des voies et des centres olfac­tifs, géné­ra­le­ment asso­ciées à d’autres symp­tômes : nez, orbite, facial…
Des patho­lo­gies neu­ro­lo­giques chro­niques : Alz­hei­mer, Par­kin­son, SEP, SLA, etc…

Les Cacosmies

Sen­sa­tion rélle ou sub­jec­tive d’une mau­vaise odeur.
Cacos­mies réelles càd rétrou­vée par l’examen.
—- Les corps étran­gers. ++ enfant.
—- L’o­zène : rhi­nite atro­phique crou­teuse d’é­tio­lo­gie inconnue.
—- Les sinu­sistes sur­tout d’o­ri­gine dentaire.
—- Les causes tumorales.
NB : les étio­lo­gies extra­na­sales sont fré­quentes et liées à l’ha­li­tose ( mau­vaise haleine ) asso­ciée : patho­lo­gie ou hygiène den­taire, amyg­da­lite chronique,tumeurs ORL ou diges­tive, hypo­sia­lor­rhée, aug­men­ta­tion du pH sali­vaire, patho­lo­gie bron­cho-pul­mo­naire, RGO, gueule de bois, cétose de jeûne, foe­tor hépa­ti­cus, ali­men­taire, etc.……

Cacos­mies subjectives
Hal­lu­ci­na­tions olfac­tives, anxio­pho­bies, névrose hypo­chon­driaques, schizophrénie…
Elles peuvent révé­ler une atteinte d’une lésion du lobe temporal.

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