HomeNon classéTRAITEMENT D'HELICOBACTER PYLORI ULCERE GASTRO-DUODENAL

TRAITEMENT D’HELICOBACTER PYLORI ULCERE GASTRO-DUODENAL

Publié le

spot_img

MAJ 09/2006 – 05/2008 – 2012

MAJ 2013
  • Les tri­thé­ra­pies clas­siques pro­ba­lis­tiques ne sont plus appli­cables en France 
    • Tri­thé­ra­pie pen­dant 7 jours com­pre­nant : IPP + Amoxi­cil­line + Métro­ni­da­zole (groupe AM)
    • Tri­thé­ra­pie pen­dant 7 jours com­pre­nant : IPP + amoxi­cil­line + Cla­ri­thro­my­cine (groupe AC)
  • La tri­thé­ra­pie avec la lévo­floxa­cine (IPP+ amoxi­cil­line+ lévo­floxa­cine pen­dant 10 jours) a éga­le­ment des taux éle­vés de résis­tance pri­maire aux qui­no­lones – supé­rieurs à 14%).

    Actuel­le­ment

  • Le trai­te­ment pro­ba­lis­tique uti­li­sé doit être une tri­thé­ra­pie séquen­tielle ([Lire]

    L’a­ve­nir sera sans doute

  • Soit une tri­thé­ra­pie adap­tée par « anti­bio­gramme » comme le test molé­cu­laire Heli­co­DR ® qui recon­naît les muta­tions entraî­nant une résis­tance à la cla­ri­thro­my­cine et à la lévo­floxa­cine (http://medscape.fr//article/1370675/).
  • Soit une qua­dri­thé­ra­pie asso­ciant IPP+ bismuth/métronidazole/tétracycline Pyle­ra ®) pen­dant 7 à 10 jours.

=================================================

Mise à jour 2011
Les taux de résis­tance de Heli­co­bac­ter pylo­ri à la cla­ri­thro­my­cine sont éle­vés en France.
Ils sont esti­més à plus de 20%.
Les tri­thé­ra­pies clas­siques pro­ba­lis­tiques ne sont plus appli­cables en France
Sym­po­sium SFED [Lire]
Confir­mée en 2012
(The Lan­cet, Ear­ly Online Publi­ca­tion, 16 Novem­ber 2012)
[Lire]

 

Rap­pel : « Les études épi­dé­mio­lo­giques ont clai­re­ment mon­tré qu’au­cun can­cer gas­trique ne peut pas se déve­lop­per si cette bac­té­rie est absente de l’es­to­mac, et son dépis­tage per­met­trait de l’é­ra­di­quer chez toutes les per­sonnes infec­tées » Voir : HP : dépistage

NB
IPP : Inhi­bi­teur de la pompe à protons
Cla­ri­thro­my­cine 500 mg (NAXY – ZECLAR 14 cp/boite)

CONSENSUS 1995
D’ABORD :7 jours de trithérapie :
—- Matin et soir : Amoxi­cil­line 1 g + Cla­ri­thro­my­cine 500 mg + IPP
En cas d’al­ler­gie aux pénicillines :
—- Matin et soir : Cla­ri­thro­my­cine 500 mg + Metro­ni­da­zole 500 mg + IPP
—- Matin et soir : Cla­ri­thro­my­cine 500 mg + Tini­da­zole 500 mg + IPP
PUIS :
3 semaines d” IPP seul sur ulcére duo­dé­nal (Sauf esoméprazole/inexium ???)
6 semaines d’IPP seul sur ulcère gas­trique avec dans ce der­nier cas une fibro­sco­pie de controle systématique

AMM RANITIDINE (AZANTAC – RANIPLEX )
Pro­to­cole iden­tique, l’IPP est rem­pla­cé par 300 mg de rani­ti­dine soit 600 mg les 7 pre­miers jours puis 300 mg ensuite.
La cla­ri­thro­my­cine peut être rem­pla­cée par la roxi­thro­my­cine ( RULID/CLARAMID)

L’AVENIR ?
3ème confé­rence sur les Macro­lides, aza­lides et strep­to­ga­mines – Lisbonne
— Matin et soir : Azi­thro­my­cine 500 mg + Rani­ti­dine 300 mg 6 à 7 jours
— Matin et soir : Azi­thro­my­cine 500 mg + IPP 7 jours

Le trai­te­ment per­met de s’en débar­ras­ser dans 70 % des cas. Pour les malades résis­tants, un second trai­te­ment, plus puis­sant et plus long, fait dis­pa­raître la bac­té­rie dans 63 % des cas, soit au total, un taux d’é­ra­di­ca­tion de 90 %.

L’in­flam­ma­tion per­siste pen­dant 6 à 24 mois et la muqueuse rede­vient nor­male. Si celle-ci était déjà atteinte, les lésions per­sistent, mais leur exten­sion et leur aggra­va­tion sont défi­ni­ti­ve­ment stoppées.

les recom­man­da­tions de bonne pra­tique de l’Af­ssaps concernant
—- le trai­te­ment de l’in­fec­tion à H pylo­ri [Lire]
—- l’u­ti­li­sa­tion des anti­se­cré­toires [Lire]
la seconde ligne est une tri­thé­ra­pie de 14 jours où la cla­ri­thro­my­cine est rem­pla­cée par du métronidazole.

MAJ 09/2006
Clarithromycine/levofloxacine/esomeprazole : un nou­veau gold stan­dard dans l´éradication de H.Pylori
Enri­co C. Am J Gas­troen­te­rol 101 Issue 9 Page 1985 Date Sep­tem­ber 2006 Dr Charles Hagège

Trois cents patients H.Pylori posi­tifs ont été ran­do­mi­sés en 3 groupes de trai­te­ment d´une durée de 7 jours,

  • cla­ri­thro­my­cine, amoxi­cil­line, eso­me­pra­zole (Group A : N = 100)
  • cla­ri­thro­my­cine, metro­ni­da­zole, eso­me­pra­zole (Group B : N = 100)
  • cla­ri­thro­my­cine, levo­floxa­cine, eso­me­pra­zole (Group C : N = 100).

L´éradication a ensuite été contrô­lée par test res­pi­ra­toire à l´urée, 6 semaines après l´arrêt du traitement.

  • Group A, 75% et 79%;
  • Group B, 72% et 77.4%;
  • Group C, 87% et 90.6%.

L´éradication obte­nue dans le groupe levo­floxa­cine est signi­fi­ca­ti­ve­ment meilleure que dans les autres groupes (p <0.05) avec une tolé­rance comparable.

MAJ 5/2008
Thé­ra­pie séquen­tielle de l’in­fec­tion à Heli­co­bac­ter pylori
Auteur : Pierre Allain

Heli­co­bac­ter pylo­ri est un germe res­pon­sable de divers troubles diges­tifs. Les infec­tions à Heli­co­bac­ter pylo­ri sont dif­fi­ciles à éra­di­quer ; le trai­te­ment stan­dard recourt à la prise simul­ta­née de 3 médi­ca­ments, c’est une tri­thé­ra­pie : un inhi­bi­teur de la pompe à pro­tons, la cla­ri­thro­my­cine et soit l’a­moxi­cil­line soit un imi­da­zo­lé comme le tini­da­zole (Fasi­gyne* qui n’a pas en France l’AMM dans cette indi­ca­tion mais le tini­da­zole a été uti­li­sé dans de nom­breux essais cli­niques concer­nant les infec­tions à Heli­co­bac­ter pylo­ri) ; dans cer­tains pays l’in­hi­bi­teur de la pompe à pro­tons est rem­pla­cé par le citrate de rani­ti­dine bis­muth. La durée de trai­te­ment est de 7, 10 ou 14 jours, géné­ra­le­ment 10.

Une méta-ana­lyse parue dans Annals of Inter­nal Medi­cine on line en mai 2008, inti­tu­lé « Meta-ana­ly­sis : sequen­tial the­ra­py appears super­ior to stan­dard the­ra­py for Heli­co­bac­ter pylo­ri… » com­pare le trai­te­ment stan­dard défi­ni pré­cé­dem­ment à un trai­te­ment séquen­tiel com­por­tant pen­dant 5 jours un inhi­bi­teur de la pompe à pro­tons et l’a­moxi­cil­line et pen­dant les 5 jours sui­vants un inhi­bi­teur de la pompe à pro­tons, la cla­ri­thro­my­cine et un imi­da­zo­lé. Cette méta-ana­lyse conclut à la supé­rio­ri­té du trai­te­ment séquen­tiel sur le trai­te­ment standard.

Ce tra­vail qui montre qu’un trai­te­ment séquen­tiel uti­li­sant les mêmes médi­ca­ments suc­ces­si­ve­ment et non tous en même temps comme dans cer­tains trai­te­ments stan­dard peut être une solu­tion de choix.

MAJ 10/2006
Ran­do­mi­zed com­pa­ri­son of two rescue the­ra­pies for Heli­co­bac­ter pylo­ri infection.
Wu DC, Hsu PI, Chen A, Lai KH, Tsay FW, Wu CJ, Lo GH, Wu JY, Wu IC, Wang WM, Tseng HH. Kaoh­siung Medi­cal Uni­ver­si­ty Hos­pi­tal, Kaoh­siung, Taiwan.

Back­ground Bis­muth salts are not avai­lable world­wide. It remains unk­nown whe­ther cla­ri­thro­my­cin can replace bis­muth salts as an adju­vant agent in the rescue regi­mens for Heli­co­bac­ter pylo­ri infec­tion. We the­re­fore desi­gned the pros­pec­tive stu­dy to com­pare the effi­ca­cies of two rescue the­ra­pies for H. pylo­ri infec­tion after stan­dard triple therapies.

Patients and methods Nine­ty-three patients who fai­led H. pylo­ri era­di­ca­tion using pro­ton pump inhi­bi­tor plus cla­ri­thro­my­cin and amoxi­cil­lin were ran­dom­ly assi­gned to under­go rescue the­ra­py with eso­me­pra­zole, cla­ri­thro­my­cin, tetra­cy­cline and metro­ni­da­zole (ECTM group, n = 46) or eso­me­pra­zole, bis­muth sub­ci­trate, tetra­cy­cline and metro­ni­da­zole (EBTM group, n = 47). Fol­low-up endo­sco­py was per­for­med at 8 weeks after the end of treat­ment to assess the treat­ment response.

Results Inten­tion-to-treat ana­ly­sis demons­tra­ted both groups had simi­lar era­di­ca­tion rates (ECTM 74% vs. EBTM 77%; P = 0.76) and drug com­pliance (ECTM 94% vs. EBTM 96%; P = 0.68). Howe­ver, the fre­quen­cy of adverse events in the ECTM group was higher than that in EBTM group (ECTM 57% vs. EBTM 36%, P = 0.05). In the EBTM group, era­di­ca­tion rate of metro­ni­da­zole-resis­tant strains was lower than that of metro­ni­da­zole-sus­cep­tible strains (67%[8/12] vs. 100%[9/9], P = 0.05). Howe­ver, era­di­ca­tion rates were simi­lar bet­ween metro­ni­da­zole-sus­cep­tible and metro­ni­da­zole-resis­tant strains in ECTM group (69%[9/13] vs. 70%[7/10], P = 1.00).

Conclu­sions The new ECTM second-line the­ra­py can achieve simi­lar era­di­ca­tion rate as stan­dard EBTM the­ra­py. It may be very use­ful in coun­tries where bis­muth salts are not avai­lable. PMID : 17032348 [Pub­Med – in process]

Les qui­no­lones pour éra­di­quer l’infection à Heli­co­bac­ter pylori
Gies­bert JP et coll. : Second-Line Rescue The­ra­py With Levo­floxa­cin After H. pylo­ri Treat­ment Fai­lure : A Spa­nish Mul­ti­cen­ter Stu­dy of 300 Patients. Am J Gas­troen­te­rol 2007 ; 102 : 71–76

Cette étude a éva­lué une seconde ligne de trai­te­ment asso­ciant omé­pra­zole 20 mg, amoxi­cil­line 1 gramme et levo­floxa­cine 500 mg matin et soir pen­dant 10 jours (Tava­nic). L’efficacité était jugée sur les résul­tats d’un test res­pi­ra­toire à l’urée 4 à 8 semaines après la fin du traitement.
Trois cents patients consé­cu­tifs ont été inclus. Leur âge moyen était de 48 ans, 53 % étaient des femmes, 38 % avaient un ulcère pep­tique et 62 % une dys­pep­sie fonc­tion­nelle. La com­pliance a été excel­lente puisque 97 % des patients ont pris le trai­te­ment tel que pres­crit. Les taux d’éradication de H pylo­ri en inten­tion de trai­ter et per-pro­to­cole ont été de 77 % (IC 95 % : 73–82%) et 81 % (IC 95 % : 77–86%) respectivement.
Des effets indé­si­rables ont été rap­por­tés par 22 % des patients, prin­ci­pa­le­ment des nau­sées (8 %), un goût métal­lique (5 %), des dou­leurs abdo­mi­nales (3 %), et des myal­gies (3 %) ; aucun de ces effets indé­si­rables n’a été consi­dé­ré comme sévère. Cette étude montre qu’un trai­te­ment de 10 jours, incluant de la levo­floxa­cine, consti­tue une approche pro­met­teuse pour des patients ayant échap­pé à une pre­mière ligne asso­ciant un IPP à de l’amoxicilline et de la clarithromycine.
A suivre…

Derniers articles

Nodule de la thyroïde : diagnostic et traitement

La découverte d’un nodule de la thyroïde est l’une des situations qui provoquent le...

ORALAIR 100 IR et 300 IR : mode d’action, effets secondaires

ORALAIR 100 IR + 300 IR 31, comprimés sublinguaux est un médicament soumis à prescription médicale restreinte,...

Ostéochondromatose synoviale : Causes, symptômes et traitement

Il existe un grand nombre de maladies du système musculo-squelettique et du tissu conjonctif....

Optimisation de la santé de la prostate : implications de quelques études

Les troubles de la prostate, notamment le cancer, sont des problèmes assez récurrents chez...

Pour aller plus loin

Nodule de la thyroïde : diagnostic et traitement

La découverte d’un nodule de la thyroïde est l’une des situations qui provoquent le...

ORALAIR 100 IR et 300 IR : mode d’action, effets secondaires

ORALAIR 100 IR + 300 IR 31, comprimés sublinguaux est un médicament soumis à prescription médicale restreinte,...

Ostéochondromatose synoviale : Causes, symptômes et traitement

Il existe un grand nombre de maladies du système musculo-squelettique et du tissu conjonctif....