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Glaucome aigu à angle fermé : causes, symptômes et traitements

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L’Homme déve­loppe à un âge adulte de nom­breuses patho­lo­gies de vision, dont le glau­come aigu à angle fer­mé. En effet, il s’agit d’une patho­lo­gie de la vision qui appa­raît brus­que­ment et géné­ra­le­ment à l’âge adulte. Patho­lo­gie d’extrême urgence, elle est carac­té­ri­sée par une forte aug­men­ta­tion des fluides à l’intérieur de l’œil. Elle consti­tue un véri­table frein pour la réa­li­sa­tion des acti­vi­tés quo­ti­diennes du patient. Décou­vrez ici les causes, les symp­tômes et les trai­te­ments du glau­come aigu à angle fermé.

Description du glaucome aigu à angle fermé

Définition

Tout d’abord, le terme glau­come fait appel à un trouble optique carac­té­ri­sé par un accrois­se­ment des fluides dans l’œil. Il est appe­lé glau­come aigu lorsque cet accrois­se­ment devient sou­dai­ne­ment intense. Ce der­nier appa­raît géné­ra­le­ment de manière brusque et incite une prise en charge urgente.

Le glau­come aigu à angle fer­mé est habi­tuel­le­ment remar­qué chez les per­sonnes du troi­sième âge. Il s’agit plus pré­ci­sé­ment de ceux de la cin­quan­taine à la soixan­taine et plus. Tou­te­fois, elle peut être remar­quée chez les adolescents.

En d’autres termes, le glau­come aigu à angle fer­mé est l’une des rares formes du glau­come. Elle attaque sou­vent un seul œil et se tra­duit par une aug­men­ta­tion de la pres­sion dans cet œil. Ce trouble réduit les capa­ci­tés de l’Homme à vaquer aux occu­pa­tions quo­ti­diennes et professionnelles.

Par ailleurs, il est impor­tant de pré­ci­ser que ce trouble ocu­laire peut rapi­de­ment conduire à l’aveuglement du patient. Par consé­quent, il est conseillé de consul­ter le plus tôt pos­sible afin de com­men­cer un traitement.

Manifestations

Le glau­come aigu à angle fer­mé est une com­pli­ca­tion sévère impli­quant la fer­me­ture de l’angle iri­do­cor­néen. À ce niveau, l’angle iri­do­cor­néen se ferme empê­chant ain­si l’écoulement des fluides de l’œil. Or cet angle est idéal pour faire écou­ler le liquide de l’œil appe­lé l’humeur aqueuse. L’angle iri­do­cor­néen indique l’angle de l’iris et de la cor­née. L’iris est la par­tie colo­rée des yeux et la cor­née est celle trans­pa­rente en avant des yeux.

En effet, dans le cas d’un glau­come aigu à angle fer­mé, l’iris vient se mettre contre le tra­bé­cu­lum et l’obstrue. Ce fai­sant, cela empêche le liquide ou le fluide des yeux de sor­tir des yeux. Cette impos­si­bi­li­té d’écoulement des fluides conduit par consé­quent à une accu­mu­la­tion des fluides à l’intérieur de l’œil. Ce phé­no­mène entraîne une élé­va­tion de la pres­sion intrao­cu­laire et dégrade le nerf optique.

Dans le cas où il y a absence de prise en charge rapide, le glau­come aigu à angle fer­mé peut conduire à d’autres com­pli­ca­tions. Il peut conduire à :

  • Une dimi­nu­tion du champ de la vision ;
  • Une isché­mie aiguë ;
  • Une perte de vision ;
  • Une dégé­né­res­cence des fibres nerveuses.

Dans ces cas, le patient arrive dif­fi­ci­le­ment à effec­tuer les acti­vi­tés quo­ti­diennes ou pro­fes­sion­nelles. Il doit se faire assis­ter par un proche ou un. e assis­tant. e social. e médi­cal. e.

De plus, il faut pré­ci­ser que ce pro­blème ocu­laire évo­lue rapi­de­ment indé­pen­dam­ment de l’organisme de chacun.

Quelles sont les causes du glaucome aigu à angle fermé ?

Les causes du glau­come aigu à angle fer­mé sont prin­ci­pa­le­ment rela­tives à une hyper­to­nie ocu­laire. Il s’agit d’un pro­blème d’écoulement du liquide de l’œil. Le glau­come aigu à angle fer­mé peut appa­raître en cas d’une pré­dis­po­si­tion héré­di­taire. Il est remar­qué que 30 % des cas de cette patho­lo­gie sont héré­di­taires. Il implique une ano­ma­lie de l’angle iri­do­cor­néen depuis le bas âge.

De plus, ce pro­blème ocu­laire appa­raît à un âge avan­cé où l’œil est déjà affai­bli. Les per­sonnes du troi­sième âge sont beau­coup plus pré­dis­po­sées à déve­lop­per ce mal. En outre, le sexe fémi­nin déve­loppe deux fois plus le glau­come aigu que le sexe masculin.

Par ailleurs, d’autres fac­teurs de risque peuvent favo­ri­ser l’apparition du glau­come aigu à angle fer­mé. Il s’agit :

  • D’un dia­bète ;
  • D’un trouble de myo­pie ;
  • D’une apnée de sommeil ;
  • D’une hyper­mé­tro­pie qui ren­voie à une ano­ma­lie d’yeux trop petits chez cer­taines personnes ;
  • D’une mydriase indi­quant une aug­men­ta­tion du volume de la pupille ;
  • D’un stress énorme ;
  • D’une décharge d’adrénaline impli­quant les émo­tions fortes ;
  • D’une hyper­ten­sion artérielle ;
  • D’une évo­lu­tion rapide de la cata­racte ;
  • D’une fré­quen­ta­tion régu­lière dans les endroits obscurs.

En outre, ce mal peut éga­le­ment être cau­sé par la prise des médi­ca­ments condui­sant à la fer­me­ture de l’angle iri­do­cor­néen. Il est ques­tion de cer­tains médi­ca­ments anti­spas­mo­diques, neu­ro­tropes, anti­dé­pres­seurs, anti­par­kin­so­niens, cor­ti­coïdes, anti­dé­pres­seurs et anxio­ly­tiques.

L’utilisation de sprays nasaux ou de col­lyres qui contiennent des sub­stances ayant d’effet sur la pupille, peut engen­drer la patho­lo­gie. Il est donc impor­tant d’utiliser un pro­duit après l’avis d’un médecin.

Aus­si, est-il remar­qué que les per­sonnes ayant les yeux à angle fer­mable déve­loppent rapi­de­ment ce pro­blème oculaire.

Quels sont les signes du glaucome aigu à angle fermé ?

Le glau­come aigu à angle fer­mé pré­sente des signes qui appa­raissent de façon très brusque. Il se mani­feste tout d’abord par des dou­leurs sévères à l’œil affec­té. Ces dou­leurs sont engen­drées par la pres­sion intrao­cu­laire lors de l’accumulation du fluide à l’intérieur de l’œil. Elles appa­raissent sou­vent la nuit et peuvent conduire à des troubles de som­meil chez le patient.

Ensuite, comme autre signe de cette patho­lo­gie ocu­laire aigue, il y a la rou­geur de l’œil. En effet, l’œil affec­té change subi­te­ment de cou­leur et devient rouge en rai­son de l’agression qu’elle subit. Il est remar­qué cette rou­geur tout autour de la cornée.

De plus, la symé­trie des pupilles est modi­fiée et les yeux res­tent durs. Aus­si, est-il remar­qué une baisse auto­ma­tique de la vision du patient. En effet, cer­taines per­sonnes arrivent à voir dif­fi­ci­le­ment. D’autres sont hyper­sen­sibles à la lumière ambiante des boîtes, des spec­tacles, des soi­rées ou même des appa­reils photo.

Par ailleurs, les per­sonnes ayant le glau­come aigu à angle fer­mé peuvent pré­sen­ter d’autres signes. Il s’agit :

  • De cépha­lées ;
  • De vomis­se­ments ;
  • De nau­sées ;
  • De dou­leurs abdominales.

Il faut effec­tuer immé­dia­te­ment une consul­ta­tion chez un oph­tal­mo­logue dès qu’il y a appa­ri­tion de ces symp­tômes. La consul­ta­tion en urgence est impor­tante puisque dans ces cas le patient perd la vue au bout de quelques heures.

Comment s’effectue le diagnostic du glaucome aigu à angle fermé ?

Le glau­come aigu à angle fer­mé peut être diag­nos­ti­qué suite à une consul­ta­tion effec­tuée par l’ophtalmologue. Cette consul­ta­tion médi­cale com­prend un inter­ro­ga­toire médi­cal et un exa­men cli­nique incluant dif­fé­rents tests.

L’interrogatoire médical

L’interrogatoire médi­cal per­met à l’ophtalmologue de mieux orien­ter les exa­mens à effec­tuer. À cette phase, le méde­cin prend des infor­ma­tions sur les symp­tômes du patient. Il essaie de véri­fier s’ils sont simi­laires à ceux du glau­come aigu à angle fer­mé. Autre­ment dit, il véri­fie la présence :

  • De dou­leurs sévères à l’œil ;
  • De cépha­lées ;
  • D’œil rouge ;
  • D’hypersensibilité à l’œil et bien d’autres signes.

Les infor­ma­tions recueillies par le méde­cin lui per­mettent d’approfondir l’examen.

L’examen clinique

L’examen cli­nique porte d’abord sur la mesure de la pres­sion intrao­cu­laire. Lors de cet exa­men, le méde­cin véri­fie si la pres­sion intrao­cu­laire est supé­rieure à 40 mm Hg. Dans ce cas, il confirme un glau­come aigu à angle fermé.

Cet exa­men peut être sui­vi d’un autre qui éva­lue l’angle iri­do­cor­néen. Il s’agit de la gonio­sco­pie ocu­laire et elle s’effectue sous anes­thé­sie à l’aide d’une len­tille. Cette der­nière est mise sur les yeux et per­met d’analyser l’ouverture de l’angle. Cela per­met au méde­cin de juger s’il y a un éven­tuel glau­come aigu à angle fermé.

De plus, une écho­gra­phie ocu­laire ultra haute fré­quence peut être réa­li­sée. Elle est réa­li­sée à l’aide d’un gel uti­li­sé pour faire glis­ser l’appareil. Cet exa­men per­met de voir la struc­ture exacte de l’iris et de la cor­née de l’œil pour confir­mer le diagnostic.

Comment traiter le glaucome aigu à angle fermé ?

Les trai­te­ments du glau­come aigu à angle fer­mé inter­viennent pour ralen­tir la patho­lo­gie. Ain­si les trai­te­ments consistent à faire chu­ter la pres­sion intrao­cu­laire et à sup­pri­mer la fer­me­ture de l’angle.

Les trai­te­ments qui consistent à faire chu­ter la pres­sion intrao­cu­laire sont admi­nis­trés sous dif­fé­rentes formes. Ils peuvent prendre la forme de com­pri­més ou de per­fu­sion. Ce trai­te­ment per­met de réduire l’accumulation de l’humeur aqueuse dans l’œil.

De plus, l’utilisation de col­lyres myo­tiques peut être recom­man­dée, afin de bais­ser l’humeur aqueuse dans l’œil. Des médi­ca­ments antal­giques peuvent être admi­nis­trés par le méde­cin pour sou­la­ger les dou­leurs sévères engen­drées par le mal.

En ce qui concerne les trai­te­ments effec­tués pour ouvrir l’angle iri­do­cor­néen, le méde­cin fait recours à une iri­do­to­mie péri­phé­rique. Elle est une inter­ven­tion chi­rur­gi­cale consis­tant à per­fo­rer le péri­phé­rique de l’iris. Elle est réa­li­sée dans un cabi­net spé­cia­li­sé et à l’aide d’un laser. Cette chi­rur­gie per­met d’ouvrir l’angle et de faire cou­ler nor­ma­le­ment le fluide de l’œil.

L’iridotomie peut être effec­tuée sur le deuxième œil non affec­té à titre pré­ven­tif, lorsqu’il pré­sente des risques de glau­come aigu. En outre, cette chi­rur­gie peut être accom­pa­gnée d’une chi­rur­gie de la cata­racte pour reti­rer le cris­tal­lin. Elle est faite dans le cas où l’origine du glau­come aigu à angle fer­mé est une cata­racte négligée.

Par ailleurs, le trai­te­ment de ce mal requiert un sui­vi rigou­reux d’un oph­tal­mo­logue. En effet, avant la prise de n’importe quel médi­ca­ment ou l’utilisation d’un pro­duit, le patient doit prendre l’avis du méde­cin. Cela per­met d’éviter d’autres complications.

Comment prévenir le glaucome aigu à angle fermé ?

Afin de pré­ve­nir ce pro­blème ocu­laire, il est impor­tant d’effectuer régu­liè­re­ment des consul­ta­tions oph­tal­mo­lo­giques. Plus pré­ci­sé­ment des écho­gra­phies ocu­laires dès qu’il est res­sen­ti de petites dou­leurs dans l’œil. Ain­si, le glau­come aigu à angle fer­mé peut être vite décou­vert. Cela per­met de pas­ser le plus tôt pos­sible à son trai­te­ment et d’éviter la perte de la vue au patient.

À titre pré­ven­tif, l’iridotomie à l’aide de laser peut être réa­li­sée. Elle consiste à ouvrir le pas­sage pour l’écoulement de l’humeur aqueuse même avant la pres­sion intrao­cu­laire. L’intervention doit être effec­tuée uni­que­ment par l’ophtalmologue et après une consultation.

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