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ENDOMETRIOSE – TRAITEMENT PAR LHRH

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Source : Trt de l’en­do­mé­triose par le DECAPAPTYL 3,75

Voir éga­le­ment : Endo­mé­triose ‑Gene­ra­li­tés-diag­nos­tic

 « Redé­fi­nir l’en­do­mé­triose à l’âge moderne » 
Dr David Red­wine – 2011
L’en­do­mé­triose n’est pas une auto­trans­plan­ta­tion de cel­lules endo­mé­triales, puisque ses com­po­santes sont fon­da­men­ta­le­ment dif­fé­rentes de l’en­do­mètre euto­pique. Ces dif­fé­rences peuvent être d’ordre mor­pho­lo­gique, his­to­lo­gique, immu­no-his­to-chi­mique, enzy­ma­tique, elles peuvent être chro­mo­so­miques (chro­mo­so­mic makeup) et rela­tives à l’ex­pres­sion des gènes. Le seul trai­te­ment de l’en­do­mé­triose, c’est l’exé­rèse radi­cale conser­va­trice – évo­quée aus­si par le Dr Har­ry Reich – que trop peu de chi­rur­giens maî­trisent, mal­heu­reu­se­ment. Et même ceux qui la maî­trisent la rendent par­tielle, donc inef­fi­cace à terme, car ils la pra­tiquent alors que la patiente est sous un trai­te­ment hor­mo­nal, par ana­logues ago­nistes GnRH (Enan­tone, Déca­pep­tyl, Zola­dex, Syna­rel…) ou par pro­ges­ta­tifs (Luté­ran, Luté­nyl, Sur­ges­tone, Céra­zette…). [Lire]
Rede­fi­ning endo­me­trio­sis in the modern era [Lire]


Véri­fier l’abs­cence de grossesse !!!
Une injec­tion par mois pen­dant 3 à 6 mois.
La mise sur le mar­ché de formes retard modi­fie ce protocole

QUAND PRATIQUER LE PREMIERE INJECTION ?
—- Entre J1 et J5 si abs­cence de contraception.
—- En cas de contra­cep­tion effi­cace par pilule :
.….….… Soit pen­dant la pre­mière semaine et conti­nuer la pilule pen­dant au moins 2 semaines pour garan­tir la contraception.
.….…… Soit, afin d’é­vi­ter le flare-up et sup­pri­mer la métror­ra­gie de pri­va­tion on conti­nue­ra pen­dant 15 jours la pilule aprés l’in­jec­tion qui pour­ra être alors faîte à tout moe­ment du cycle.

LE PREMIER MOIS
La cas­tra­tion est effec­tive 2 à 3 semaines aprés la pre­mière injec­tion. La contra­cep­tion est alors assu­rée lorsque le taux de bétaoes­tra­diol est < 50 µg ( ménopause ).
La pre­mière métror­ra­gie de pri­va­tion ( vers J 20 ) est nor­male mais ne doit plus se renou­ve­ler par la suite tou­te­fois pour évi­ter les EI de cette méno­pause arti­fi­cielle on asso­cie sou­vent un trt oes­tro­pro­ges­ta­tif ( MINIDRIL ou CLIMENE par exemple ). Dans ce cas une métror­ra­gie de pri­va­tion peut survenir.

RELAIS DU TRAITEMENT
Quand reprendre une contra­cep­tion orale ?
—- Débu­ter une pla­quette 45 jours aprés la der­nière injection.

Quand débu­ter un relais par progestatifs ?
—- Débu­ter 45 jours aprés la der­nière injection.

SI désir de grossesse :
—- Courbe de tem­pé­ra­ture à débu­ter 45 jous aprés la der­nière injection.
—- L’o­vu­la­tion sur­vient entre 2 et 3 mois aprés la der­nière injection.

Voir éga­le­ment : Endo­mé­triose ‑Gene­ra­li­tés-diag­nos­tic

MAJ 09/2005
Endo­mé­triose et dou­leur pel­vienne chro­nique : le sté­ri­let au pro­ges­ta­tif aus­si effi­cace qu’un ana­logue de la GnRH

Un dis­po­si­tif intra-uté­rin dif­fu­sant un pro­ges­ta­tif s’est mon­tré aus­si effi­cace qu’un ana­logue de la GnRH dans le trai­te­ment de la dou­leur pel­vienne chro­nique chez les femmes souf­frant d’en­do­mé­triose, selon une étude bré­si­lienne publiée dans la revue spé­cia­li­sée « Human Reproduction ».

Les anti-inflam­ma­toires non sté­roï­diens, les ana­logues de la GnRH, les déri­vés andro­gé­niques, les contra­cep­tifs oraux estro­pro­ges­ta­tifs et les pro­ges­ta­tifs repré­sentent les trai­te­ments conser­va­teurs les plus uti­li­sés pour le trai­te­ment de cette patho­lo­gie. Cepen­dant, au vu des effets secon­daires asso­ciés à leur uti­li­sa­tion, l’é­tude de nou­velles options thé­ra­peu­tiques reste nécessaire.

Car­los Pet­ta, de l’U­ni­ver­si­dade Esta­dual de Cam­pi­nas, et ses col­lègues ont mené une étude ran­do­mi­sée mul­ti­cen­trique auprès de 82 femmes âgées de 18 à 40 ans, souf­frant d’en­do­mé­triose, de dys­mé­nor­rhée et/ou de dou­leur pel­vienne chro­nique. Ces par­ti­ci­pantes ont reçu soit le sté­ri­let déli­vrant un pro­ges­ta­tif, soit l’a­go­niste de la GnRH, et ont été sui­vies pen­dant six mois.

La dou­leur pel­vienne chro­nique a signi­fi­ca­ti­ve­ment dimi­nué entre le pre­mier et le sixième mois dans les deux groupes, sans que n’ap­pa­raisse une dif­fé­rence signi­fi­ca­tive selon le trai­te­ment sui­vi. Le score de dou­leur éva­luée grâce à l’é­chelle visuelle ana­lo­gique est pas­sé en des­sous de 2 sur 10 dès le deuxième mois.

Le sté­ri­let a été asso­cié à un score d’hé­mor­ra­gie plus impor­tant, 34% des patientes rap­por­tant une absence de sai­gne­ment lors du pre­mier mois de trai­te­ment contre 71% dans le groupe ana­logue de la GnRH, et 70% contre 98% lors du sixième mois.
L’a­mé­lio­ra­tion de la qua­li­té de vie s’est avé­rée com­pa­rable entre les deux groupes.
« L’un des avan­tages du dis­po­si­tif intra-uté­rin au pro­ges­ta­tif réside dans le fait qu’il ne pro­voque pas d’hy­po­an­dro­gé­nie et qu’il ne néces­site qu’une inter­ven­tion médi­cale pour son intro­duc­tion tous les cinq ans », com­mentent les auteurs.
« Ce dis­po­si­tif pour­rait donc deve­nir le trai­te­ment de choix pour l’en­do­mé­triose asso­ciée à la dou­leur pel­vienne chro­nique chez les femmes n’ayant pas de pro­jet d’en­fant », concluent-ils.

MAJ 10/2005
19e Jour­nées Pyré­néennes de Gynécologie.

Sur le plan thérapeutique
Le trai­te­ment médi­cal de l’endométriose repose essen­tiel­le­ment sur la mise en place d’un envi­ron­ne­ment hypo-esto­gé­nique. Le choix, en 2005, s’effectue entre la pilule com­bi­née estro-pro­ges­ta­tive, les pro­ges­ta­tifs, le dana­zol et les ago­nistes de la LHRH. La base de don­nées Cochrane ne retrouve qu’une étude métho­do­lo­gi­que­ment satis­fai­sante qui montre une effi­ca­ci­té équi­va­lente du trai­te­ment estro­pro­ges­ta­tif et des ago­nistes de la LHRH. La méta-ana­lyse de Vel­li­ci­ni a mon­tré que les pro­ges­ta­tifs ont une effi­ca­ci­té com­pa­rable aux ago­nistes de la LHRH et au dana­zol. Les effets secon­daires de ce der­nier sont cepen­dant à l’origine de sa « désaf­fec­tion ». Cer­tains auteurs le pro­posent encore actuel­le­ment à plus faibles doses au long cours.

Les effets secon­daires des ago­nistes de la LHRH peuvent être cor­ri­gés par une « add back the­ra­py » sans qu’il y ait une alté­ra­tion de l’effet thé­ra­peu­tique. La ten­dance actuelle est de favo­ri­ser, non pas un pro­ges­ta­tif seul (effi­ca­ci­té sur la pro­tec­tion osseuse contro­ver­sée), ou un estro­gène seul (aug­men­ta­tion des symp­tômes dou­lou­reux), mais une asso­cia­tion estro­pro­ges­ta­tive. Cette « add back the­ra­py » per­met de pro­lon­ger au-delà de six mois le trai­te­ment par ago­nistes de la LHRH. La tibo­lone est en cours d’évaluation car elle offre un pro­fil d’activité qui semble bien adap­té dans cette indi­ca­tion (add back therapy).

Des stra­té­gies futures du trai­te­ment de l’endométriose sont en cours d’étude. Elles sont basées sur l’utilisation des molé­cules ayant des pro­prié­tés anti-hor­mo­nales, anti-angio­gé­niques ou immu­no-modu­la­trices (telles les anta­go­nistes des récep­teurs du VEGF, les inhi­bi­teurs des métal­lo­pro­téi­nases, les inhi­bi­teurs de l’aromatase, les anti-estro­gènes, le RU 486, les anta­go­nistes de la LHRH, les inhi­bi­teurs du TNF alpha, ou encore la pentoxifylline.

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