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ANDROPAUSE Déficit androgénique lié à l’âge (DALA)

Publié le

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P. Cos­ta (Ser­vice d’u­ro­lo­gie-andro­lo­gie CHU Nîmes)
– 13ème ren­contres Nan­céiennes de gyné­co­lo­gie-obs­té­trique – Nancy)

Voir éga­le­ment : 17 Recom­man­da­tions pour la prise en charge du DALA [Lire] (Pro­grès en Uro­lo­gie (2004))

L’hy­po­go­na­disme mas­cu­lin est une réa­li­té. De nom­breuses études ont démon­tré la dimi­nu­tion de la tes­to­sté­rone totale avec l’âge (1% par an dès l’âge de 30 ans) et la tes­to­sté­rone libre à par­tir de 35 ans mais un peu plus pro­non­cée (1,5% par an). Cette dimi­nu­tion pro­gres­sive pré­sente des varia­tions indi­vi­duelles importantes.

La pour­cen­tage d sujet ayant une tes­to­sté­rone totale infé­rieur à la nor­male du sujet jeune

  • 7 % entre 40 et 60 ans
  • 22% entre 60 et 80 ans

Mais si on refère à la tests­té­rone bio­bis­po­nible, 50 % des hommes de plus de 50 ans pour­raient être concernés

Voir éga­le­ment L’an­dro­pause

SEMIOLOGIE
—- Dimi­nu­tion du volume du sperme, tes­ti­cules plus petits, plus mous
—- Infer­ti­li­té croissante.
—- Eja­cu­la­tion retar­dée ou précoce.
—- Défaut de concen­tra­tion, d’agressivité.
—- Ten­dance dépres­sive avec irria­bi­li­té, bouf­fées d’an­xié­té, troubles du sommeil
—- Prise de poids en par­ti­cu­lier graisse abdominale.
—- Les che­veux deviennent plus fins, plus fragiles.
—- Bouf­fées de cha­leur, trans­pi­ra­tion excessive.
—- Endor­mis­se­ment post-prandial.

BIOLOGIE
Si le dosage de la tes­to­té­rone totale suf­fit pour le sujet jeune, chez le sujet âgé seul le dosage de la tes­to­sté­rone bio­dis­po­nible est fiable.
L’hy­po­go­na­disme doit être confir­mé par un dosage de la LH

En pra­tique ;
—- hypo­tes­to­sté­ro­né­mie + LH éle­vée signent une atteinte tes­ti­cu­laire. Le trai­te­ment sup­plé­tif peut être envisagé
—- hypo­tes­to­sté­ro­né­mie + LH nor­male ou abais­sée peuvent tra­duire une patho­lo­gie de l’axe hypo­tha­la­mo-hypo­phy­saire. Un dosage de la pro­lac­tine est nécessaire

TRAITEMENT
Il néces­site l’é­li­mi­na­tion d’un can­cer de la pros­tate (TR, PSA, rare­ment écho­gra­phie) et une NF à la recherche d’une polyglobulie
Sur­veillance : NF et PSA à 3 mois puis tous les 6 mois pen­dant 2 ans puis une fois par an. Une aug­me­na­tion annuelle de 0,2 à 0,5 ng/ml est habi­tuelle. Une aug­men­ta­tion plus impor­tante doit atti­rer l’attention
La sup­plé­men­ta­tion sera dimi­nuée si l’hé­ma­to­crite > 52 % et arré­té si > 55 % En cas d’HBP (adé­nome), les troubles mic­tion­nels seront d’a­bord traités.

  • Le trai­te­ment per os : L’un­dé­co­noate de tes­to­sté­rone (PANTESTONE °) néces­site 2 à 3 prises jour­na­lières qui doivent se faire au moment des repas.
  • Les injec­tions IM : L’é­nan­thate de tes­to­sté­rone (ANDROTARDYL °) per­met d’aug­men­ter les taux plas­ma­tique pen­dant 2 à 3 semaines. Le taux de tes­to­sté­ro­né­mie peut être contro­lé le matin du jour de l’in­jec­tion et espa­cer ou rap­pro­cher les injections.
  • La voie trans­der­mique En atten­dant les patchs, il existe un gel hydro-alcoo­lique (ANDROGEL sachet) en une appli­ca­tion par jour (épaules, avant-bras, abdomen).
    Il est pos­sible de modi­fier la poso­lo­gie par un dosage de la tes­to­sté­ro­né­mie. Le gel n’est rem­bour­sé par la CGGS (08/2004)

CONTRE-INDICATIONS

  • Le can­cer de la prostate.
    A noter tou­te­fois, que le trai­te­ment sub­sti­tu­tif ne semble pas aug­men­ter le risque de voir appa­raitre un can­cer de la prostate
  • Le can­cer du sein
  • Poly­glo­bu­lie
  • Hyper­pro­lac­ti­né­mie
  • Insuf­fi­sance car­diaque sevère

    PRECAUTIONS

  • Adé­nome de la prostate.
    Sous trai­te­ment, le volume de la pros­tate aug­mente avec pos­si­bi­li­té d’a­gra­va­tion modé­rée des troubles mictionnels
  • Apnée du sommeil
  • Hyper­li­pi­dé­mie

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