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CHOC ANAPHYLACTIQUE

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Maj : Avril 2001 – 2013 – 2015
 

L’ADRENALINE EST LE SEUL TRAITEMENT DU CHOC ANAPHYLACTIQUE
Un cor­ti­coïde peut être asso­cié en par­ti­cu­lier en cas d’oe­dème de Quincke
Une hos­pi­ta­li­sa­tion par trans­port médi­ca­li­sé est indis­pen­sable même en cas d’a­mé­lio­raion franche
DIAGNOSTIC
Le contexte évo­ca­teur : piqure d’hy­mé­no­ptère [Lire], injec­tion médi­ca­men­teuse, pro­duit de contraste,etc.. per­met d’é­vo­quer rapi­de­ment le diag­nos­tic et d’é­li­mi­ner les autres causes d” état de choc ( car­dioa­gé­niques, sep­tiques, hypo­vo­lé­mique, hémor­ra­giques, thermique…)
—- Tachy­car­die > 120/mn, TA basse voire imprenable
Asso­cié géné­ra­le­ment à des signes allergiques :
—- Dys­pnée avec sibi­lants, toux
—- Pru­rit généralisé
—- Urti­caire, oedème du visage
Et des signes moins spécifiques :
—- Dou­leurs abdominales
—- Nau­sées, vomissements

Un site pour les patients et les professionnels

TRAITEMENT
Pas de CI et mieux vaut trai­ter vite et à tort…
L’ap­pel télé­pho­nique d’une uni­té mobile de réani­ma­tion doit être immé­dia­te­ment faite par un tiers.

NB NB NB
Les auto-injec­teurs / sty­los sont la solu­tion en dehors de l’hôpital.
Les ampoules d’a­dré­na­line sont déconseillées
Cf infra Ana­pen, Epi­pen et Jext

 
  • Adré­na­line Ampoules 1 ml à 0,25, 0,50 et 1 mg.
    En dehors de l’hô­pi­tal, la voie intra­mus­cu­laire est le mode d’ad­mi­nis­tra­tion retenu

    MAJ 2013 +++ : Adré­na­line solu­tion injec­table IM en auto-injec­teur ‚ANSM rap­pel des règles de bon usage – 5 février 2013 [Texte com­plet]

Quel sty­lo pour quel patient ?
Source le site dédié http://www.urgence-anaphylaxie.com/

Dans tous les cas il existe 2 dosages : 0,15 mg indi­qué chez les enfants de 15 à 30 kg. et 0,30 mg indi­qué chez l’a­dulte et enfant de plus de 30 kg.

Juin 2015
Quelle dose d’adrénaline chez l’enfant de moins de 15 kg ?
La dose d’adrénaline recom­man­dée chez l’enfant est de 0,01 mg/kg. Celle-ci peut être répé­tée si néces­saire après 5 à 15 minutes.
For the child wei­ghing less than 15 kg, given the lack of a sui­table alter­na­tive, we recom­mend pres­cri­bing the 0.15 mg epi­ne­phrine autoinjector.
Adverse effects of an epi­ne­phrine dose of 0.15 mg given intra­mus­cu­lar­ly in infants or chil­dren wei­ghing less than 15 kg are expec­ted to be mild and tran­sient at the plas­ma epi­ne­phrine concen­tra­tions achie­ved ; the­re­fore, these effects need to be mea­su­red against the conse­quences of not recei­ving epi­ne­phrine at all, which can include fatality.
The majo­ri­ty of phy­si­cians now pres­cribe an epi­ne­phrine auto-injec­tor 0.15 mg for infants and chil­dren wei­ghing less than 15 kg, in the absence of a weight-appro­priate alter­na­tive (i.e., an epi­ne­phrine auto-injec­tor contai­ning lower doses).
We dis­cou­rage the pres­crip­tion of epi­ne­phrine ampoules and syringes.
Fatal and near-fatal out­comes are rela­ted to delayed admi­nis­tra­tion of epi­ne­phrine, which should be used prompt­ly, as it is the only medi­ca­tion known to reverse the life-threa­te­ning effects of anaphylaxis.
Source : [Lien / http://www.aacijournal.com](12 June 2015)


Il existe 3 sty­los actuel­le­ment dis­po­nibles en phar­ma­cie de ville.
  • Ana­pen nou­velle géné­ra­tion qui dis­pose d’une fenêtre de contrôle per­met­tant de voir toute alté­ra­tion de pro­duit et que le pro­duit est bien injec­té après uti­li­sa­tion du sty­lo. Son aiguille mesure 7, 49 mm.
    Il faut deux mani­pu­la­tions pour l’utiliser : enle­ver le capu­chon noir oppo­sé à l’aiguille, enle­ver le pro­tège aiguille (cette der­nière reste invi­sible) puis uti­li­ser le sty­lo en l’actionnant avec le pouce. [Mode d’emploi]
  • Epi­Pen dis­pose d’une fenêtre de contrôle et son aiguille mesure 15,02 mm. Il faut enle­ver un bou­chon bleu oppo­sé à l’aiguille pour s’en servir.
    Il n’ y a pas de méca­nisme à action­ner. Le corps du sty­lo est une gaine qui sous la pres­sion du geste libère l’aiguille. [Mode d’emploi]
  • Jext dis­pose éga­le­ment d’une fenêtre de contrôle. Son aiguille mesure 15, 36 mm, (non visible à l’utilisation). Il faut enle­ver un bou­chon jaune pour pou­voir s’en ser­vir, côté oppo­sé à l’aiguille.
    Il n’ y a pas de méca­nisme à action­ner. Le corps du sty­lo est une gaine qui sous la pres­sion du geste libère l’aiguille. [Mode d’emploi]

Dans tous les cas, il faut uti­li­ser le sty­lo d’un geste sûr et le main­te­nir 10 secondes sur la cuisse. Le pro­duit n’est pas dou­lou­reux. La lon­gueur de l’ai­guille doit être adap­té à la couche adi­peuse qu’il faut tra­ver­ser pour atteindre les tis­sus musculaires.

Jext et Epi­Pen néces­sitent une pres­sion ferme durant 10 secondes car si le patient ou le sau­ve­teur le lâche, le sty­lo peut être éjec­té de la main et on ne peut plus s’en ser­vir. On peut dire au patient de tenir son sty­lo comme un poignard.

Une pres­crip­tion pour une trousse d’urgence com­porte 2 sty­los selon les recom­man­da­tions de l’ANSM.

En milieu hos­pi­ta­lier : 1 mg dilué dans 10 ml, 1 ml IV par minute si pos­sible dans une per­fu­sion de NaCL 9/1000 ou RINGER LACTATE
L’in­jec­tion est conti­nuée jus­qu’à la remon­tée de la TA ( moni­to­ring nécessaire/souhaitable ).

  • Cor­ti­coïde asso­cié IV ou IM : SOLUDECADRON 8 mg, CELESTENE 8 mg, HEMISUCCINATE D’HYDRCORTISONE 200 mg ou SOLUMEDROL 40 mg
  • Un anti­his­ta­mi­nique (POLARAMINE) peut éga­le­ment asso­cié par la suite.

    NB
    La voie per­lin­guale n’est pas le trt du choc mais peut être pro­po­sée ( 0,25 mg sous la langue ou sur un sucre) chez un patient concient qui pré­sente une réac­tion aller­gique sevère avant l’é­tat de choc ( Oedème de Quincke)

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