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Bilans hormonaux thyroïdiens : indications, pièges et recommandations

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Les tests de la fonc­tion thy­roï­dienne (TFT) font par­tie des exa­mens de labo­ra­toire les plus fré­quem­ment deman­dés dans le cadre des soins pri­maires et secon­daires. Heu­reu­se­ment, la plu­part sont simples à inter­pré­ter et confirment l’impression cli­nique d’euthyroïdie, d’hypothyroïdie ou d’hyperthyroïdie.

Cepen­dant, dans un sous-groupe signi­fi­ca­tif de patients, les résul­tats des TFT peuvent prê­ter à confu­sion. Ils peuvent ne pas cor­res­pondre au tableau cli­nique ou sem­bler contra­dic­toires entre eux. Par exemple, les hor­mones thy­roï­diennes (TH) sont éle­vées, mais la thy­ro­tro­phine n’est pas sup­pri­mée. Quels sont les pièges de ces bilans ? Quels sont les fac­teurs qui peuvent alté­rer ces tests ? Com­ment les éviter ?

Bilans hormonaux thyroïdiens : brève description de la thyroïde

La thy­roïde est un organe glan­du­laire inéga­li­taire situé dans la région anté­rieure du cou, à la base de la gorge. En forme de papillon, cette glande joue un rôle phy­sio­lo­gique très impor­tant. En effet, elle est res­pon­sable de plu­sieurs régulations :

  • Le méta­bo­lisme de l’organisme (par exemple, il affecte la consom­ma­tion d’oxygène, contrôle la syn­thèse et la dégra­da­tion du cho­les­té­rol, sti­mule la lipo­lyse et la lipo­ge­nèse, aug­mente la gly­co­gé­no­lyse et la néo­glu­co­ge­nèse, etc.),
  • Le déve­lop­pe­ment du sque­lette et du cer­veau, dès la vie fœtale,
  • La syn­thèse des protéines,
  • Déve­lop­pe­ment de la peau, du sys­tème capil­laire et des organes génitaux,
  • Bat­te­ment de cœur,
  • Tem­pé­ra­ture du corps,
  • Héma­to­poïèse.

Pour le bon fonc­tion­ne­ment de toutes ces acti­vi­tés régu­la­trices, la thy­roïde uti­lise 3 hor­mones, qu’elle pro­duit et libère dans le sang. Ce sont :

  • La triio­do­thy­ro­nine (éga­le­ment appe­lée T3),
  • La thy­roxine (éga­le­ment appe­lée T4),
  • La cal­ci­to­nine.

La double capa­ci­té de pro­duire et d’introduire des hor­mones dans la cir­cu­la­tion san­guine est essen­tielle pour que la glande thy­roïde réin­tègre la liste des glandes endo­crines de l’organisme.

Bilans hormonaux thyroïdiens : synthèse des hormones thyroïdiennes

La syn­thèse des hor­mones thy­roï­diennes est étroi­te­ment régu­lée par l’axe hypo­tha­la­mus-hypo­physe-thy­roïde. Chez les per­sonnes en bonne san­té, l’hormone de libé­ra­tion de la thy­ro­tro­pine (TRH) pro­ve­nant de l’hypothalamus sti­mule la sécré­tion de TSH par l’antéhypophyse.

À son tour, la TSH sti­mule la pro­duc­tion de thy­roxine (T4) et de triio­do­thy­ro­nine (T3). Ces sub­stances repré­sentent res­pec­ti­ve­ment 85–90 % et 10–15 % des hor­mones thy­roï­diennes de la glande thyroïde.

La T3 est l’hormone thy­roï­dienne bio­ac­tive et est lar­ge­ment déri­vée de la conver­sion péri­phé­rique de la T4 par les déio­dases. Plus de 99 % des molé­cules de T4 et de T3 sont étroi­te­ment liées aux pro­téines du trans­por­teur. Il s’agit de la glo­bu­line qui lie la thy­roïde (TBG), de la trans­thy­ré­tine et de l’albumine.

Ces hor­mones libres agissent dans les tis­sus cibles en se liant aux récep­teurs thy­roï­diens dans les noyaux des cel­lules cibles. En outre, elles four­nissent une rétro­ac­tion néga­tive à l’hypothalamus et à l’hypophyse.

Par consé­quent, elles ferment la boucle de syn­thèse homéo­sta­tique des hor­mones thy­roï­diennes, étroi­te­ment régu­lée. La rela­tion entre les hor­mones thy­roï­diennes sans TSH est inver­se­ment logarithmique.

La sécré­tion de TSH est très sen­sible aux petites fluc­tua­tions des taux d’hormones thy­roï­diennes. Par ailleurs, les taux anor­maux de TSH sont asso­ciés à un dys­fonc­tion­ne­ment pré­coce de la thy­roïde, avant l’apparition de véri­tables ano­ma­lies des hor­mones thyroïdiennes.

Bilans hormonaux thyroïdiens : indications des tests

Les tests hor­mo­naux sont géné­ra­le­ment recom­man­dés pour les mala­dies thy­roï­diennes qui sont des affec­tions plus ou moins connues. Celles-ci comprennent :

Hyperthyroïdie

C’est le résul­tat direct d’une glande thy­roïde hyper­ac­tive qui pro­duit des hor­mones thy­roï­diennes même lorsqu’elles ne sont pas vrai­ment néces­saires. En d’autres termes, l’hyperthyroïdie sur­vient lorsque la glande thy­roïde pro­duit plus d’hormones que l’organisme n’en a besoin. Il existe quatre formes dif­fé­rentes d’hyperthyroïdie : l’hyperthyroïdie pri­maire, l’hyperthyroïdie secon­daire, l’hyperthyroïdie ter­tiaire et l’hyperthyroïdie iatrogène.

Hypothyroïdie

C’est l’opposé de l’hyperthyroïdie. Elle est le résul­tat direct d’une glande thy­roïde inac­tive qui ne pro­duit pas la quan­ti­té cor­recte d’hormones thy­roï­diennes pour répondre aux besoins de l’organisme. Il existe éga­le­ment quatre sous-types dif­fé­rents d’hypothyroïdie à savoir : l’hypothyroïdie pri­maire, l’hypothyroïdie secon­daire, l’hypothyroïdie ter­tiaire et l’hypothyroïdie iatrogène.

Goitre

C’est une hyper­tro­phie géné­ra­li­sée de la glande thy­roïde. Son appa­ri­tion peut être asso­ciée à divers pro­blèmes, comme l’hyperthyroïdie et l’hypothyroïdie sus­men­tion­nées. On dis­tingue dif­fé­rents types de goitres, notamment :

  • Le goitre congé­ni­tal (c’est-à-dire pré­sent dès la nais­sance pour des rai­sons génétiques),
  • Le goitre spo­ra­dique (dû par exemple à des hypo­thèses phar­ma­co­lo­giques erronées),
  • Le goitre endé­mique (dû à une carence en iode dans l’alimentation),
  • Le goitre de grossesse,
  • Le goitre de thyroïdite,
  • Le goitre de nodule thy­roï­dien ou de can­cer de la thy­roïde et
  • Le goitre d’adénome toxique.

À ces affec­tions, on ajoute le can­cer de la thy­roïde. Il s’agit d’une tumeur maligne de la thy­roïde et c’est l’une des prin­ci­pales rai­sons de la thy­roï­dec­to­mie. Celle-ci est une abla­tion chi­rur­gi­cale de la thyroïde.

Par ailleurs, on peut citer la thy­roï­dite qui est une inflam­ma­tion de la glande thy­roïde. Les formes cou­rantes sont la thy­roï­dite d’Hashimoto (mala­die auto-immune), la thy­roï­dite du post-par­tum, la thy­roï­dite sub­ai­guë et la thy­roï­dite aiguë. 

Bilans hormonaux thyroïdiens : différents tests

Bilans hor­mo­naux thyroïdiens

Les tests thy­roï­diens sont des exa­mens de diag­nos­tic qui per­mettent d’identifier les mala­dies de la thy­roïde. Ils per­mettent ain­si d’établir l’état de san­té (ana­to­mie, fonc­tion­na­li­té, ano­ma­lies, etc.) de la glande thy­roïde. La liste des tests de la thy­roïde comprend :

  • Exa­men visuel et pal­pa­toire de la glande thyroïde ;
  • Quan­ti­fi­ca­tion des taux san­guins des hor­mones thy­roï­diennes T3 et T4 et de l’hormone hypo­phy­saire TSH ;
  • Écho­gra­phie de la thyroïde ;
  • Test d’auto-anticorps thyroïdiens ;
  • Scan­ner de la thyroïde ;
  • Biop­sie à l’aiguille de la glande thyroïde.

Examen visuel et palpatoire de la thyroïde

Ce sont les deux pre­miers tests que les méde­cins effec­tuent lorsqu’ils sus­pectent une mala­die de la thy­roïde. L’examen visuel est basé sur la simple obser­va­tion de la glande thyroïde.

Par contre, lors de l’examen pal­pa­toire, le méde­cin palpe le cou de dif­fé­rentes manières et dans dif­fé­rentes posi­tions (de face et de dos). Il fait tout cela dans le but de détec­ter d’éventuelles ano­ma­lies de la glande thy­roïde telles que des nodules et/ou des hypertrophies.

Quantification des taux sanguins des hormones T3, T4 et TSH

La quan­ti­fi­ca­tion des niveaux san­guins des hor­mones T3, T4 et TSH est un test de labo­ra­toire qui implique de pré­le­ver échan­tillon de sang chez le patient. La connais­sance des taux san­guins de T3, T4 et TSH est essen­tielle pour éta­blir la pré­sence de patho­lo­gies impor­tantes telles que l’hyperthyroïdie et l’hypothyroïdie.

Dans la plu­part des cas, le taux de TSH sera la pre­mière hor­mone à être mesu­rée. En effet, si elle est nor­male, il est très pro­bable que la thy­roïde du patient fonc­tionne nor­ma­le­ment. L’exception à cette règle est la sus­pi­cion d’un pro­blème hypo­phy­saire, auquel cas la T4 doit éga­le­ment être mesurée.

Si le niveau de TSH est éle­vé et que le résul­tat de T4 est faible, cela sug­gère une thy­roïde sous-active (hypo­thy­roï­die). Par ailleurs, si le niveau de TSH est bas et que le résul­tat du T4 est éle­vé, cela indique une thy­roïde hyper­ac­tive (hyper­thy­roï­die).

Si le taux de TSH est légè­re­ment éle­vé, mais que le taux de T4 reste dans la plage de réfé­rence nor­male, on parle d’insuffisance thy­roï­dienne légère. Ce trouble peut pro­gres­si­ve­ment évo­luer vers une hypo­thy­roï­die com­plète ou cli­nique sur plu­sieurs années.

Échographie thyroïdienne

L’échographie thy­roï­dienne est un test de diag­nos­tic basé sur des images. Grâce à l’utilisation d’une sonde à ultra­sons (appe­lée trans­duc­teur), elle four­nit des images assez détaillées de la thyroïde.

Cet exa­men indique éga­le­ment toute ano­ma­lie ana­to­mique dans sa charge. Il est très impor­tant pour la recherche et l’étude des nodules thy­roï­diens et des tumeurs malignes de la thy­roïde. L’échographie de la thy­roïde per­met d’identifier des carac­té­ris­tiques des ano­ma­lies de la posi­tion ou de la taille, par exemple.

Test d’autoanticorps thyroïdiens

Les auto-anti­corps thy­roï­diens (ou anti­corps thy­roï­diens) sont des anti­corps anor­maux. Ils sont pro­duits par le sys­tème immu­ni­taire humain par erreur. Ils ont la par­ti­cu­la­ri­té d’agir spé­ci­fi­que­ment contre la thy­roïde ou contre des élé­ments essen­tiels à son fonctionnement.

Bien sûr, tout cela a des consé­quences. En effet, cela peut conduire à des états patho­lo­giques graves. On peut par exemple citer une inflam­ma­tion de la glande thy­roïde, des lésions du tis­su thy­roï­dien ou un dys­fonc­tion­ne­ment de la glande thy­roïde.

Les états patho­lo­giques de la glande thy­roïde qui résultent de la pré­sence d’auto-anticorps thy­roï­diens sont appe­lés mala­dies thy­roï­diennes auto-immunes. L’exemple le plus clas­sique de mala­die thy­roï­dienne auto-immune est la thy­roï­dite de Hashimoto.

Scintigraphie thyroïdienne

La scin­ti­gra­phie thy­roï­dienne est un test diag­nos­tique de méde­cine nucléaire. Elle per­met d’étudier en détail l’anatomie et la fonc­tion de la thy­roïde, en détec­tant toute ano­ma­lie. De plus, la scin­ti­gra­phie thy­roï­dienne implique l’utilisation d’un médi­ca­ment radiopharmaceutique.

Le méde­cin nucléaire l’injecte au patient au cours de l’intervention. Ensuite, il uti­lise un appa­reil appe­lé gam­ma camé­ra. Ce der­nier sert à tra­duire en images la manière dont le radio­phar­ma­ceu­tique est dis­tri­bué au même niveau thyroïde.

Biopsie à l’aiguille de la glande thyroïde

La biop­sie thy­roï­dienne à l’aiguille consiste à pré­le­ver un échan­tillon de cel­lules thy­roï­diennes, à l’aide d’une aiguille spé­ciale. Les spé­cia­listes pro­cèdent à l’analyse ulté­rieure de cet échan­tillon cel­lu­laire en laboratoire.

Cet exa­men est indi­qué dans le cas des tumeurs thy­roï­diennes. Il fait aus­si par­tie des tests thy­roï­diens les plus pra­ti­qués pour éta­blir la nature exacte (maligne ou bénigne) de la masse tumorale.

Bilans hormonaux thyroïdiens : différents pièges

Bilans hor­mo­naux thyroïdiens

Une connais­sance de base de la phy­sio­lo­gie thy­roï­dienne et des dif­fé­rents tests thy­roï­diens est sou­vent suf­fi­sante. Cela per­met géné­ra­le­ment de four­nir une inter­pré­ta­tion cor­recte et pré­cise des résul­tats dans la plu­part des situa­tions cliniques.

Cepen­dant, les résul­tats du TFT doivent être inter­pré­tés avec pru­dence. En effet, plu­sieurs fac­teurs peuvent les inter­fé­rer. On peut par exemple men­tion­ner, des tests de labo­ra­toire, des médi­ca­ments, de la gros­sesse, des mala­dies non thy­roï­diennes et des patients âgés.

Interférences avec les anticorps

La pré­sence d’anticorps humains anti-ani­maux dans le sérum du patient peut inter­fé­rer avec la mesure de la TSH. Si les anti­corps bloquent la liai­son de la TSH aux anti­corps de cap­ture ou de détec­tion dans les tests, une inter­fé­rence néga­tive se produira.

Cela entraî­ne­ra des taux de TSH faus­se­ment bas. Les anti­corps hété­ro­philes, tels que le fac­teur rhu­ma­toïde, peuvent pro­vo­quer des inter­fé­rences simi­laires dans les tests. Les auto-anti­corps qui inter­fèrent avec la T4 ont éga­le­ment été signa­lés comme pou­vant faus­se­ment aug­men­ter les taux de FT4.

Biotine

L’utilisation de fortes doses de bio­tine (100–300 mg/jour) peut entraî­ner des résul­tats inex­pli­qués dans les tests thy­roï­diens. En outre, la bio­tine est répu­tée pour la san­té des ongles et des che­veux. Elle peut être trou­vée dans des com­plé­ments à cet effet à des doses allant jusqu’à 10 mg par comprimé.

Des niveaux éle­vés de bio­tine dans l’échantillon de sérum inhi­be­ront la for­ma­tion du com­plexe en phase solide, ce qui entraî­ne­ra un signal faible. Cela pro­dui­ra un résul­tat faus­se­ment éle­vé de FT4. La com­bi­nai­son d’une TSH basse et d’une FT4 éle­vée donne une fausse impres­sion d’hyperthyroïdie dans le sys­tème de dosage par chi­mio­lu­mi­nes­cence au ruthénium.

Médicaments concomitants

Les médi­ca­ments peuvent affec­ter les TFT, et il est essen­tiel d’être conscient de leurs effets. Les ago­nistes de la dopa­mine, les glu­co­cor­ti­coïdes, les ana­logues de la soma­to­sta­tine et la met­for­mine pro­voquent une dimi­nu­tion de la sécré­tion de TSH.

Le fusé­mide ou les sali­cy­lates sont connus pour entrer en com­pé­ti­tion avec les sites de liai­son des hor­mones thy­roï­diennes sur les pro­téines de trans­port. C’est éga­le­ment le cas de la phé­ny­toïne et l’héparine.

Le lithium et les inhi­bi­teurs de tyro­sine kinase peuvent pro­vo­quer une hypo­thy­roï­die pri­maire. L’amiodarone est un médi­ca­ment qui mérite une men­tion spé­ciale. En rai­son de son inhi­bi­tion des déio­dases de type 1, l’utilisation ini­tiale de l’amiodarone entraîne géné­ra­le­ment une légère élé­va­tion tran­si­toire de la FT4. Elle pro­voque aus­si une dimi­nu­tion de la FT3 et une aug­men­ta­tion de la TSH.

Grossesse

Les chan­ge­ments nor­maux de la phy­sio­lo­gie thy­roï­dienne pen­dant la gros­sesse et la période post-par­tum peuvent rendre l’interprétation du TFT très dif­fi­cile. La connais­sance de ces chan­ge­ments est néces­saire pour une prise en charge effi­cace des patients.

En rai­son de l’homologie struc­tu­relle entre l’hCG et la TSH, des taux éle­vés d’hCG en début de gros­sesse sti­mulent les récep­teurs de la TSH. Cela entraîne une hyper­tro­phie de 10 à 20 % de la glande thyroïde. 

Une aug­men­ta­tion de 30 % de la pro­duc­tion d’hormones thy­roï­diennes et une dimi­nu­tion des taux de TSH peuvent en résul­ter. L’état d’hyperestrogénie pen­dant la gros­sesse aug­mente éga­le­ment la pro­duc­tion hépa­tique de TBG. Ain­si, on note une aug­men­ta­tion des taux d’hormones thy­roï­diennes totales.

Maladie non thyroïdienne

L’interprétation des tests de la fonc­tion thy­roï­dienne peut être affec­tée par plu­sieurs fac­teurs chez les patients gra­ve­ment malades. Cette situa­tion est en fonc­tion de l’évolution et de la gra­vi­té de la maladie.

Com­prendre les modi­fi­ca­tions des hor­mones thy­roï­diennes pen­dant la mala­die per­met d’éviter des tests et des trai­te­ments inutiles. En cas de mala­die grave, la FT3 est la pre­mière à chu­ter, géné­ra­le­ment dans les 24 pre­mières heures.

Au fil du temps, la FT4 com­mence éga­le­ment à dimi­nuer, sui­vie d’une baisse de la TSH. Pen­dant le réta­blis­se­ment, la TSH aug­mente d’abord et peut sou­vent dépas­ser la plage nor­male. La nor­ma­li­sa­tion des hor­mones thy­roï­diennes libres suivra.

Âge avancé

La TSH a ten­dance à aug­men­ter avec l’âge. Ceci est dû à des alté­ra­tions du méta­bo­lisme thy­roï­dien et à un réajus­te­ment pro­gres­sif de l’axe hypo­tha­la­mo — hypo­phy­so-thy­roï­dien. Il est dif­fi­cile de diag­nos­ti­quer une « véri­table » hypothyroïdie.

Cela devient aus­si com­pli­qué de dis­tin­guer les symp­tômes spé­ci­fiques de la mala­die chez les per­sonnes âgées. Dans le cas de taux de TSH légè­re­ment éle­vés (4–10 mIU/L) sans anti­corps anti-TPO éle­vés, une attente vigi­lante peut être raisonnable.

Bilans hormonaux thyroïdiens : recommandations pour éviter les pièges

Les tests de labo­ra­toire font par­tie inté­grante de la ges­tion de l’hyper- et de l’hypothyroïdie, des nodules thy­roï­diens et du can­cer de la thy­roïde. Il est impor­tant de com­prendre les mises en garde et les pièges de l’interprétation de ces tests. Lorsque les résul­tats sont dis­cor­dants, les cli­ni­ciens et les tech­ni­ciens de labo­ra­toire doivent être conscients des inter­fé­rences poten­tielles du test.

Ils doivent aus­si tenir compte des effets des médi­ca­ments conco­mi­tants, et inter­pré­ter les résul­tats en fonc­tion du contexte cli­nique. Une com­mu­ni­ca­tion étroite entre tous les membres de l’équipe de soins s’avère donc essen­tielle. Avec une bonne com­pré­hen­sion des sciences de labo­ra­toire et une appré­cia­tion du contexte médi­cal, il est facile d’interpréter ces tests avec suc­cès et précision.

 

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