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HYPERPROLACTINEMIE

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Source : Com­mu­ni­ca­tion du Pr P. Jac­quet (Hôpi­tal de la Timone, Marseille)
Jour­nées SFBC/Inserm Novembre 1998

L’hy­per­pro­lac­ti­né­mie (HPRL) est défi­nie par une valeur basale supé­rieure à 25 µg/ml chez la femme et supé­rieure à 17 µg/ml chez l’homme.
C’est une patho­lo­gie ren­con­trée dans 1% de la popu­la­tion géné­rale et dans 22 à 27% des femmes consul­tants pour aménorrhée.
Le dosage doit être effec­tué à plu­sieurs reprises, de pré­fé­rence en début de phase fol­li­cu­laire (mais à n’im­porte quel moe­ment de la journée).

ETIOLOGIES
— Iatro­gène est fré­quente : (cf infra).
— Gros­sesse évidemment
— Hypothyroïdie
— Pro­lac­ti­nome (55%) : Le taux de base est trés évo­ca­teur à par­tir de 150 µg/ml
— Macro­pro­lac­tine (cf infra)
— Accom­pa­gnant cer­taines patho­lo­gies avec au pre­mier rang le syn­drome des ovaires poly­kys­tiques (20% des femmes consul­tant pour un trouble du cycle)

MACROPROLACTINE
On connait main­te­nant cette nou­velle étio­lo­gie de HPRL.
Elle est la consé­quence à la pré­sence d’a­gré­gats de la molé­cule de pro­lac­tine par des autoan­ti­corps. La clai­rance des ces agré­gats est dimi­nuée et entraine ipso fac­to une accu­mu­la­tion de la pro­lac­tine dans le sang. L’HPRL est donc détec­tée lors des dosages.
Cette étio­lo­gie est fré­quente (8 à 25 % selon les auteurs)
Le tableau cli­nique asso­cie une galac­tor­rhée contras­tant avec des cycles ovulatoires.
L’i­den­ti­fi­ca­tion par chro­ma­to­gra­phie est néces­saire car ce syn­drome auto-immu­ni­taire ne régres­sant pas et n’ayant pas ou peu de réper­cus­sions fonc­tio­nelles, ne doit pas être trai­té ni éga­rer le diag­nos­tic vers des atteintes lésionelles.

NB L’ac­cent mis actuel­le­ment sur la patho­lo­gie pro­lac­ti­nique ne doit pas faire oublier qu’il s’a­git d’a­no­ma­lies rela­ti­ve­ment rares. Il a tou­te­fois le mérite d’in­sis­ter sur la pré­ven­tion des hyper­pro­lac­ti­né­mies en inci­tant à la pru­dence dans la pres­crip­tion de cer­tains neu­ro­lep­tiques ou d’estro­progestatifs for­te­ment dosés en estro­gènes, et sur leur dépis­tage : un dosage de la pro­lac­ti­né­mie est jus­ti­fié non seule­ment en cas de galac­tor­rhée, mais aus­si de toute per­tur­ba­tion sévère et pro­lon­gée du cycle, quel que soit le contexte.
 Voir : Amé­nor­rhée hypo­tha­la­mique fonctionnelle

.MÉDICAMENTS GÉNÉRATEURS D’UNE TRÈS FORTE HYPERPROLACTINÉMIE

a)PSYCHOTROPES :
–­ AMPHÉTAMINE Orténal
— SULPIRIDE Dogmatil
— RESERPINE et spé­cia­li­tés qui en contiennent
— THIORIDAZINE Melleril
— PIPOTIAZINE Piportil
— PERFENAZINE Trilifan
— HALOPERIDOL Haldol
— DROPERIDOL Droleptan
— CHLORPROMAZINE et autres phé­no­tia­zines : Lar­gac­til, Nozinan
— PIMOZIDE Orap
— FLUPENTIXOL Fluanxol

b) ANTI­DÉPRESSEURS
— IMIPRAMINE Tofranil
— CLOMIPRAMINE Anafranil
— VERALIPRIDE Agréal

c) AUTRES
— DOMPERIDONE Moti­lium, Bipé­ry­dis, etc.
— MÉTOCLOPRAMIDE Prim­pé­ran, Anausin
— ALPHAMETHYL DOPA Aldomet

Il. SUBSTANCES GÉNÉRATRICES D’UNE HYPERPROLACTINEMIE

— 17 BÊTAESTRADIOL
— PROTIRELINE TRH, Sti­mu TSH
— INSULINE
— ACTH et ses déri­vés Synacthène
— OPIACÉS et PEPTIDES
— MORPHINOMIMÉTIQUES Met­enkephaline et Bêtaendorphines
— PROSTAGLANDINES E2
— TRYPTOPHANE
— PENTHOBARBITAL Nem­bu­tal Embutal…
­— FENFLURAMINE Pondéral
­– CIMETIDINE Tagamet
— FLUNARIZINE (Sibe­lium)
— INDORAMINE (Vido­ra)
— ANIHISTAMINIQUES H2
— ANTIDEPRESSEURS INHIBITEUR DE LA RECAPTURE DE LA SEROTONINE

Et à long terme :
—LITHIUM
— ISONIAZIDE

Cette liste n’est limi­ta­tive. Cer­taines BZP peuvent éga­le­ment être impliqués.
Source : http://www.gyneweb.fr/sources/gyngene/gynendoc/galact.html

Médi­ca­ments hyper­pro­lac­ti­né­miants (liste non exhaustive)
http://www.chups.jussieu.fr/polys/endocrino/poly/POLY.Chp.20.3.html

Estro­pro­ges­ta­tifs

Tous les neu­ro­lep­tiques (anti­do­pa­mi­ner­giques)

  • Phé­no­thia­zines (par exemple : Largactil*)
  • Buty­ro­phé­nones (par exemple : Haldol*)
  • Thioxan­thènes (par exemple : Fluanxol*)
  • Ben­za­mides (par exemple : Dog­ma­til*, Prim­pe­ran*, Voga­lène*, Moti­lium*, Agréal*, Sibe­lium*)Cer­tains antidépresseurs
  • Tri­cy­cliques (par exemple Anafranil*)
  • Inhi­bi­teurs spé­ci­fiques du recap­tage séro­to­ni­ner­gique (par exemple Floxifral*)
  • Clas­sé comme satié­to­gène un agent séro­to­ni­ner­gique (Iso­mé­ride*)Les opia­cés

    Les tran­quilli­sants

  • Ben­zo­dia­zé­pines (par exemple Valium*)
  • Car­ba­mates (par exemple Equa­nil*)Cer­tains antiépileptique
  • Phé­no­bar­bi­tal*
  • Tégré­tol*
  • Dihy­dan*Cer­tains antihypertenseurs
  • Aldo­met*
  • conte­nant de la réser­pine (par exemple : Tensionorme*)
  • Antiul­cé­reux anti H2
  • la cimé­ti­dine ou Tagamet*

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