HomeNon classéDIABETE et GROSSESSE

DIABETE et GROSSESSE

Publié le

spot_img

Sources : Lettre de dia­be­to SEDNMR – Dr I. Augus­tin-Pas­ca­lis- Docu­men­ta­tion Ser­vier – Docu­me­na­tion OMS
MAJ 2010
 

DIABETE CONNU AVANT LA GROSSESSE

Pour le bébé, Le rôle néfaste de l’hy­per­gly­cé­mie existe tout le long de la grossesse :
Dès la conception
Lors de l’organogenèse
Lors du déve­lop­pe­ment foe­tal. L’hy­per­in­su­li­nisme entraîne macro­so­mie, retard de matu­ra­tion pul­mo­naire, hypoxie tis­su­laire, hyper­tro­phie cardiaque
Lors de l’ac­cou­che­ment : risque sevère d’hy­po­gly­cé­mie néonatale

La prise en charge est donc fon­da­men­tale que ce soit dans le DID et DNID

  • La « durée idéale » d’une gros­sesse chez une femme dia­bé­tique est de 12 (douze) mois
    Il est en effet béné­fique que le dia­bète soit bien équi­li­bré 2 à 3 mois avant la concep­tion. Cette mise en condi­tion doit donc asso­cier une revue de la dié­té­tique, une inter­rup­tion des anti-dia­bé­tiques oraux et une mise en route d’une insu­li­no­thé­ra­pie opti­mi­sée par plu­sieurs injec­tions et auto­con­trôle glycémique.
    Ce pas­sage à l’in­su­line d’un DNID néces­site géné­ra­le­ment une hos­pi­ta­li­sa­tion de quelques jours pour une revue de la dié­té­tique, l’ap­pren­tis­sage de l’au­to-contrôle et des injections.
  • Durant la gros­sesse, consul­ta­tion et/ou hos­pi­ta­li­sa­tion brèves répé­tées pour :
    Remise au point diététique
    Contrôle du poids et de la TA
    Fond d’oeil en début de gros­sesse et vers 26/28 semaines d’a­mé­no­rhée (SA)
    Recherche d’une infec­tion urinaire

DIABETE GESTATIONNEL

On appelle dia­bète ges­ta­tion­nel tout dia­bète décou­vert au cours d’une gros­sesse que ce soit
Un DNID mécon­nu et décou­vert lors du bilan ini­tial. Il existe alors un risque majeur de mal­for­ma­tions foe­tales par hyper­gly­cé­mie chro­nique au moment de la conception.
Une into­lé­rance aux hydrates de car­bone appa­rais­sant à par­tir de 26 SA par insu­li­no-résis­tance aggra­vée par la pro­lac­tine et l’hor­mone de crois­sance pla­cen­taire. Outre les com­pli­ca­tions à court terme, les femmes pré­sen­tant un dia­bète ges­ta­tion­nel ont, plu­sieurs années plus tard, un risque accru de DNID. Les enfants nés de mère ayant eu un dia­bète ges­ta­tion­nel ont un risque majo­ré d’o­bé­site et vrai­sem­bla­me­ment de DNID..

Les fac­teurs de risque de DG sont :
– la sur­charge pon­dé­rale (IMC > 25 kg/m2) ;
– l’âge mater­nel > 35 ans ;
– les anté­cé­dents fami­liaux au pre­mier degré de dia­bète de type 2 ;
– un anté­cé­dent per­son­nel de dia­bète ges­ta­tion­nel ou d’enfant macrosome.

DEPISTAGE – DIAGNOSTIC

Qui dépis­ter ? Pour être effi­cace, le dépis­tage doit être sys­té­ma­tique car 30 à 50 % des femmes atteintes de dia­bète ges­ta­tion­nel n’ont pas de fac­teur de risque connu.

Quand dépis­ter
Le dépis­tage géné­ra­li­sé doit être pra­ti­qué lors de la visite du 6ème mois càd entre 24 et 28 semaines d’aménorrhée.
En cas fac­teurs de risque (âge > 35 ans, anté­cé­dent fami­lial de dia­bète, anté­cé­dent de mort-né, de mal­for­ma­tion, macro­so­mie, pré­éclamp­sie, éclamp­sie, obé­si­té, de prise de poids exces­sive), il est recom­man­dé de pra­ti­quer un pre­mier dépis­tage dès le début de la gros­sesse puis au 6ème et 7ème mois.

Com­ment dépister
En 2007, le Col­lège des Gyné­co­logues Obs­té­tri­ciens) recom­man­dait la stra­té­gie en deux temps de O’SULLIVAN càd un test de dépis­tage puis un test diagnotic.

Voir éga­le­ment Le test de O’Sul­li­van par le Dr Ohayon de FEMIWEB

Dépis­tage du dia­bète ges­ta­tion­nel Octobre 2010

Le dépis­tage en deux temps : O’sul­li­van à 50 g de glu­cose puis HGPO à 100 g de glu­cose sur 3 heures est aban­don­né pour un dépis­tage en un temps avec 75 g de glu­cose : 3 gly­cé­mies, H0 (à jeun), H1 et H2. [LIre]
Le dépis­tage doit être pro­po­sé entre 24 et 28 semaines voire plus tôt chez les patientes à risque.

Les moda­li­tés du dépistage
Ges­ta­tio­nal dia­betes mel­li­tus. Expert consen­sus from Cngof and SFD. Dia­betes & Meta­bo­lism 2010;36 (6 Pt2):511–700.Pour toutes le femmes une gly­cé­mie à jeun est faite dans le bilan de début de grossesse

Au 1er tri­mestre dans les groupes à risque par la mesure de la gly­cé­mie à jeun :

  • < 0,92 g/l : normal ;
  • entre 0,92 et 1,25 g/l : DG ;
  • > 1,25g/l : dia­bète de type 2.

    Entre 24 et 28 semaines d’aménorrhée par hyper­gly­cé­mie pro­vo­quée orale avec 75 g de glu­cose. Une seule valeur anor­male per­met de poser le diag­nos­tic de dia­bète ges­ta­tion­nel (DG).[LIre]
    Les valeurs nor­males atten­dues sont :

  • temps 0 à jeun < 0,92 g/l ;
  • temps 60 min < 1,8 g/l ;
  • temps 120 min < 1,53 g/l.

CAT quand le diag­nos­tic de dia­bète ges­ta­tion­nel est confirmé
La mise en route d’uns insu­li­no­thé­ra­pie et d’une enquête-infor­ma­tion dié­té­tique est nécessaire.
Une hos­pi­ta­li­sa­tion de quelques jours est la meilleure solu­tion. Elle per­met en effet d’ob­te­nir un équi­libre rapide des gly­cé­mies, un appren­tis­sage de l’au­to-sur­veillance et de l’au­to-injec­tion ain­si qu’une consul­ta­tion appro­fon­die de diététique.

MAJ 08/2001
Com­pa­rai­son entre un sul­fa­mide et l’in­su­line : La conclu­sion des auteurs est que l’on peut uti­li­ser sans dan­ger le gli­ben­cla­mide comme alter­na­tive à l’in­su­line dans le trai­te­ment du dia­bète ges­ta­tion­nel. ===> [Lire]

L’ob­jec­tif gly­cé­mique est clair
avec plu­sieurs déter­mi­na­tions capil­laires par jour (3 pré­pran­diaux et 3 post­pran­diaux.) + recherche d’a­cé­to­nu­rie matin et soir + HbA1C 1 à 2 fois par mois
L’as­so­cia­tion d’un taux nor­mal d’HbA1C à des gly­cé­mies capil­laires infé­rieures à 100 mg/dl en pré­pran­dial (idéa­le­ment 60–90 mg/l ) et à 140 mg/dl en post­pran­dial ( idéa­le­ment 100- 120 mg/dl ) carac­té­rise le bon équi­libre sou­hai­table en cours de grossesse.

Derniers articles

Le pied douloureux de l’adulte : causes, symptômes, diagnostic, traitements

De multiples facteurs peuvent causer des douleurs au niveau du pied. Celles-ci peuvent invalider...

Mycoplasma pneumoniae : maladies caractéristiques, traitements

Les maladies infectieuses constituent un problème de santé majeur et figurent parmi les dix...

Paralysie faciale a frigore : causes, symptômes, diagnostic et traitement

La paralysie faciale a frigore (PFF) est l’une des formes les plus fréquentes des...

Ostéopénie : clinique, physiopathologie, étiologies, traitement

L’ostéopénie est un état de fragilité osseuse fréquent à partir de 50 ans. Elle est...

Pour aller plus loin

Le pied douloureux de l’adulte : causes, symptômes, diagnostic, traitements

De multiples facteurs peuvent causer des douleurs au niveau du pied. Celles-ci peuvent invalider...

Mycoplasma pneumoniae : maladies caractéristiques, traitements

Les maladies infectieuses constituent un problème de santé majeur et figurent parmi les dix...

Paralysie faciale a frigore : causes, symptômes, diagnostic et traitement

La paralysie faciale a frigore (PFF) est l’une des formes les plus fréquentes des...