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Glitazones – thiazolidinediones

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Avan­dia ® (rosi­gli­ta­zone), Actos ® (pio­gli­ta­zone)
IL EST URGENT D’ATTENDRE.…
09/2002 – MAJ 03/2003 – 03/2005 – 03/2007 – 06/2007 – 12/2008 – 2011

MAJ Mars 2005 : l’a­vis de Pres­crire[Lire]
MAJ Mars 2007 : Aug­men­ta­tion de l’incidence des frac­tures chez les patientes trai­tées au long cours par rosi­gli­ta­zone (Avan­dia ®)[Lire] (pdf)
MAJ Mars 2007 : Aug­men­ta­tion de l’in­ci­dence des frac­tures chez les patientes trai­tées par pio­gli­ta­zone ((Actos ®, Com­pe­tact ®).) [Lire] (pdf)
MAJ Juin 2007 : La rosi­gli­ta­zone aug­men­te­rai le risque d’in­farc­tus du myo­carde et de mor­ta­li­té d’o­ri­gine car­dio­vas­cu­laire. [Lire]
MAJ decembre 2008 : Pio­gli­ta­zone (Actos ®) (MAJ Pres­crire 2008) [Lire]

Juin 2015
L’association pio­gli­ta­zone-ima­ti­nib pour­rait gué­rir la LMC
La pio­gli­ta­zone (Actos®, Take­da), ago­niste des récep­teurs PPAR-? (per­oxi­some pro­li­fe­ra­tor-acti­va­ted recep­tor-?) uti­li­sé dans le dia­bète, pour­rait per­mettre d’é­ra­di­quer pour de très longue durée et peut-être défi­ni­ti­ve­ment les cel­lules tumo­rales quies­centes dans la LMC, ceci en com­bi­nai­son avec un trai­te­ment par ima­ti­nib [Gli­vec®, Novartis]
Cette étude sus­cite aujourd’hui le plus grand espoir pour les patients atteints de leu­cé­mie myé­loïde chro­nique (LMC) – ain­si, peut-être, que dans d’autres hémo­pa­thies malignes, voire d’autres tumeurs solides. A suivre…
[Lien / Medscape]

 

Juin 2011
Sus­pen­sion de l’u­ti­li­sa­tion des médi­ca­ments conte­nant de la pioglitazone
(Actos®, Competact®)

L’Af­ssaps a déci­dé aujourd’­hui de sus­pendre l’u­ti­li­sa­tion en France des médi­ca­ments conte­nant de la pio­gli­ta­zone (Actos® et Com­pe­tact®), sur avis de la Com­mis­sion d’Au­to­ri­sa­tion de Mise sur le Mar­ché (AMM) et de la Com­mis­sion Natio­nale de Phar­ma­co­vi­gi­lance. En effet, les résul­tats de l’é­tude réa­li­sée par la CNAMTS, à la demande de l’Af­ssaps, qui viennent d’être ren­dus publics confirment une faible aug­men­ta­tion du risque de can­cer de la ves­sie chez les patients trai­tés par pio­gli­ta­zone. [Lire]

 

Sep­tembre 2010
Sus­pen­sion de l’AMM des médi­ca­ments antidiabétiques
conte­nant de la rosiglitazone

(Avan­dia ®, Avan­da­met ® et Avaglim ®)
L’A­gence euro­péenne des médi­ca­ments (EMA) a effec­tué une rééva­lua­tion des médi­ca­ments conte­nant de la rosi­gli­ta­zone, à la demande de la Com­mis­sion Euro­péenne, à la suite de la publi­ca­tion de deux études mon­trant une aug­men­ta­tion du risque car­dio­vas­cu­laire (infarc­tus du myo­carde, acci­dent vas­cu­laire céré­bral). Le comi­té des médi­ca­ments à usage humain (CHMP) de l’E­MA a conclu que, dans l’é­tat actuel des connais­sances, les béné­fices de la rosi­gli­ta­zone ne sont pas supé­rieurs aux risques et que les auto­ri­sa­tions de mise sur le mar­ché de tous les médi­ca­ments conte­nant de la rosi­gli­ta­zone doivent être sus­pen­dues au sein de l’U­nion Euro­péenne [Lien] (Afssaps)

 

Que pen­ser des nou­veaux médi­ca­ments hypo­gly­cé­miants, les GLITAZONES ?
(J.L. Montastruc)
http://www.centres-pharmacovigilance.net/actu/index.html

De nou­veaux médi­ca­ments hypo­gly­cé­miants ont été récem­ment com­mer­cia­li­sés : rosi­gli­ta­zone AVANDIA° et pio­gli­ta­zone ACTOS°. [Lire]. Ces médi­ca­ments pré­sentent un nou­veau méca­nisme d’ac­tion nou­veau : ils activent des récep­teurs nucléaires, les PPAR g (Per­oxy­somes Pro­li­fe­ra­tor Acti­va­ted Recep­tors) et dimi­nuent ain­si la résis­tance tis­su­laire à l’in­su­line. Ils sont indi­qués dans dia­bète de type II en asso­cia­tion avec la met­for­mine ou un sul­fa­mide hypoglycémiant.

Au cours des essais cli­niques, on a mon­tré que l’as­so­cia­tion d’une gli­ta­zone + met­for­mine ou d’une gli­ta­zone + un sul­fa­mide hypo­gly­cé­miant entraî­naient une dimi­nu­tion de l’HbA1c plus impor­tante que la met­for­mine (ou un sul­fa­mide hypo­gly­cé­miant) seul.  » Cepen­dant, compte-tenu des indi­ca­tions octroyées aux gli­ta­zones, une com­pa­rai­son avec une asso­cia­tion met­for­mine + sul­fa­mide hypo­gly­cé­miant (chez des patients ne pré­sen­tant pas de contre-indi­ca­tion à la met­for­mine) aurait été utile « .

Les gli­ta­zones peuvent déter­mi­ner des effets indé­si­rables à type de prise de poids, d’hé­pa­tite ou de réten­tion hydro­so­dée.  » Les don­nées actuelles ne sont pas suf­fi­santes pour exclure un effet délé­tère au long cours sur la fonc­tion car­diaque des patients pré­sen­tant une insuf­fi­sance car­diaque légère ou modé­rée (stade I ou II de la clas­si­fi­ca­tion NYHA).
Les études n’ont pas inclus d’in­suf­fi­sant car­diaque au stade II ou III.
Une étude de mor­bi-mor­ta­li­té sur 6 années com­pa­rant l’as­so­cia­tion gli­ta­zone + met­for­mine ou sul­fa­mide hypo­gly­cé­miant à l’as­so­cia­tion met­for­mine + sul­fa­mide hypo­gly­cé­miant  » a été deman­dée par l’AFSSAPS.

En défi­ni­tive, il s’a­git de médi­ca­ments de troi­sième inten­tion éva­lués seule­ment sur des cri­tères inter­mé­diaires (gly­cé­mie, HbA1c) et non sur des cri­tères cli­niques (mor­bi-mor­ta­li­té).
On pour­rait sché­ma­ti­que­ment conclure en disant que les gli­ta­zones sont des médi­ca­ments hypo­gly­cé­miants mais non antidiabétiques !
La Com­mis­sion de Trans­pa­rence n’a pas fixé d’A­mé­lio­ra­tion du Ser­vice Médi­cal Ren­du pour ces médicaments.

Il n’y aucune rai­son d’u­ti­li­ser un de ces médi­ca­ments en mono­thé­ra­pie ini­tiale, indi­ca­tion d’ailleurs absente des AMM européennes.
Lors­qu’une mono­thé­ra­pie par met­for­mine ou sul­fa­mide n’est pas suf­fi­sante, l’as­so­cia­tion d’un gli­ta­zone n’a aucun avan­tage démon­tré sur une insu­li­no­thé­ra­pie ou une asso­cia­tion metformine-sulfamide.
Compte tenu des incer­ti­tudes impor­tantes et des alter­na­tives thé­ra­peu­tique, la pres­crip­tion des gli­ta­zones n’est actuel­le­ment pas justifiée.
(La revue Pres­crire N° 231 – sep­tembre 2002)

The medi­cal let­ter (USA)
Les béné­fices et les effets indé­si­rables à long terme res­tent à éta­blir. Des essais com­pa­ra­tifs sont nécessaires.

The­ra­peu­tic let­ter (Cana­da)
Des essais à long terme sont néces­saires pour savoir si cette classe de médi­ca­ments dimi­nuent la mor­bi­di­té et la mortalité.

Arz­nei-Tele­gramm (Alle­magne)
Dans l’é­tat actuel des connais­sances nous en décon­seillons l’utilisation

Der Arz­nei­mit­tel­brief (Alle­magne)
Le résul­tat d’une éva­lua­tion glo­bale d’un trai­te­ment par les deux gli­ta­zones ne peut être à ce jour que défavorable.

ACTOS* et HEPATITE CHOLESTATIQUE

La pio­gli­ta­zone (Actos*) est une thia­zo­li­di­ne­dione, nou­velle classe d’hypoglycémiant uti­li­sée dans le DNID. A l’inverse de la tro­gli­ta­zone, reti­rée en rai­son de son hépa­to­toxi­ci­té, la pio­gli­ta­zone est consi­dé­rée comme étant bien tolé­rée sur le plan hépa­tique. Les essais cli­niques ont mon­tré une élé­va­tion des trans­ami­nases chez 0,2% des patients trai­tés. 3 obser­va­tions d’hépatite ont été publiées, dont une chez une femme de 49 ans ayant pré­sen­té un ictère avec hépa­tite cho­les­ta­tique 5 semaines après le début du trai­te­ment par Actos* 30 mg/jour. La PBH mon­trait des signes de cho­les­tase. 2 mois après l’arrêt de la pio­gli­ta­zone, la cho­les­tase s’améliorait et après12 mois le bilan hépa­tique s’était normalisé.

Chez tous les patients trai­tés par cette classe d’hypoglycémiant un dosage des enzymes hépa­tiques doit être pratiqué :
—-· avant la mise en route du trai­te­ment, et si ALAT > 2,5 N on ne peut ins­tau­rer le traitement
—-· tous les 2 mois pen­dant 1 an
—- pério­di­que­ment ensuite

Si ALAT > 3 N, refaire un nou­veau contrôle et si ALAT encore > 3 N, le trai­te­ment doit être arrê­té. Le trai­te­ment doit être inter­rom­pu en cas d’ictère.

Leurs contre-indi­ca­tions sont jus­ti­fiées par des pro­blèmes de pharmacovigilance :
—-· Insuf­fi­sance car­diaque ou anté­cé­dents d’insuffisance car­diaque : expli­quée par un risque de réten­tion hydro­so­dée, pou­vant conduire à : des oedèmes et une prise de poids,
—- une ané­mie en par­tie attri­buable à une hémodilution,
—- une insuf­fi­sance car­diaque congestive.

—- Asso­cia­tion à l’insuline : expli­quée par la consta­ta­tion d’une aug­men­ta­tion nette de l’incidence des réten­tions hydro­so­dées et des insuf­fi­sances car­diaques, dans les essais cli­niques, lorsque les gli­ta­zones ont été asso­ciées à l’insuline.
—- Insuf­fi­sance hépa­tique : expli­quée par quelques cas d’atteintes hépa­tiques décrits avec la pio­gli­ta­zone et la rosiglitazone

Les Thia­zo­li­di­ne­diones (Actos, Avan­dia, TZD) aug­mentent le risque d’in­suf­fi­sance car­diaque de 70% chez les patients por­teurs d’un dia­bète type 2
Dia­betes Care 2003;26:2983–2989.
Les Thia­zo­li­di­ne­diones (TZD) aug­mentent le risque d’in­suf­fi­sance car­diaque chez les patients por­teurs d’un dia­bète type 2 et de tels médi­ca­ments ( Actos, Avan­dia ) devraient être employés avec pru­dence quand des symp­tômes d’in­suf­fi­sance car­diaque sont présents.

La nou­velle recherche révèle que ce risque est de près de 70%, et vient de paraître dans le numé­ro de Novembre de Dia­betes Care. Elle est basée sur une étude rétros­pec­tive de 33.544 dia­bé­tiques de type 2 trai­tés par un médi­ca­ment hypo­gly­cé­miant oral de 1995 à 2001. Par­mi ceux ci 5.441 patients ont été trai­tés avec un TZD et 28.103 n’en ont pas reçu.

L’in­ci­dence d’in­suf­fi­sance car­diaque après 40 mois de sui­vi fut de 8.8 % et 5.5%, res­pec­ti­ve­ment dans le groupe TZD et le groupe de contrôle.
Le mes­sage pour les cli­ni­ciens est que ces médi­ca­ments ne devraient pas être pres­crits aux patients insuf­fi­sants car­diaques et que lors­qu’ils sont don­nés à d’autres patients un ajus­te­ment des doses peut être requis si des symp­tômes d’in­suf­fi­sance car­diaque apparaissent.

MAJ : Mars 2005

Gli­ta­zones
Avan­dia ® (rosi­gli­ta­zone), Actos ® (pio­gli­ta­zone)
03/2005

En mono­thé­ra­pie de deuxième ligne
Non jus­ti­fié par l’é­va­lua­tion clinique

Dans le dia­bète de type 2, lorsque la met­for­mine ne peut être uti­li­sée en mono­thé­ra­pie, il existe une alter­na­tive, le gli­ben­cla­mide (DAONIL °, EUGLUCAN °) , dont l’ef­fi­ca­ci­té en terme de pré­ven­tion de cer­taines com­pli­ca­tions cli­nique du dia­bète est étable.
Ce n’est pas le cas de la rosi­gli­ta­zone et de la pio­gli­ta­zone dont les balances béné­fices-risques en mono­thé­ra­pie sont encore incertaines
(La revue Pres­crire N° 259 – Mars 2005)

 

ASMR

  • En mono­thé­ra­pie, ACTOS ° apporte une amé­lio­ra­tion mineure du ser­vice médi­cal ren­du : niveau IV [Lire]
  • En mono­thé­ra­pie, AVANDIA ° n’ap­porte pas d’a­mé­lio­ra­tion du ser­vice médi­cal ren­du (Niveau V [Lire]) par rap­port au glibenclamide

COÛT

  • DAONIL 5 1 cp matin midi et soir : 0,32 euro/jour
  • Pour les GLITAZONES, le coût varie de 1,01 € à 2,59 €/jour

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