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RIAMET ® Luméfantrine – artéméther

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Pré­sen­ta­tion : 24 com­pri­més Dis­tri­bu­teur : Novar­tis Pharma

Indi­ca­tions reconnues

Trai­te­ment chez les adultes et les enfants de l’in­fec­tion aiguë et sans com­pli­ca­tions à Plas­mo­dium fal­ci­pa­rum ou des infec­tions mixtes à P. fal­ci­pa­rum. Ria­met peut être uti­li­sé comme médi­ca­ment d’ur­gence (« stand-by »).
poso­lo­gie, CI, EI

A l’ins­tar d’autres médi­ca­ments anti­pa­lu­diques (qui­nine, méflo­quine halo­fan­trine) la lumé­fan­trine appar­tient à la famille des aryle-alcools aminés.
Le site d’action anti­pa­ra­site des deux com­po­sants est la vacuole ali­men­taire du para­site palustre. Là, ils inter­fè­re­raient avec le pro­ces­sus de poly­mé­ri­sa­tion qui conver­tit la hèmine, un inter­mé­diaire toxique de la dégra­da­tion de l’hé­mo­glo­bine, en hèmo­zoïne, un pig­ment mala­rique non toxique. L’artéméther de son côté pour­rait géné­rer des méta­bo­lites réac­tifs toxiques par une inter­ac­tion entre son pont per­oxyde et le fer du hème.
L’artéméther comme la lumé­fan­trine ont une action secon­daire inhi­bi­trice sur la syn­thèse d’acides nucléiques et de protéines.
Les don­nées issues des études in vitro et in vivo montrent que Ria­met n’induit pas de résistance.

L’activité anti­pa­lu­dique propre à l’artéméther et la lumé­fan­trine, est ren­for­cée par leur asso­cia­tion dans Ria­met, laquelle a pu mon­trer une poten­tia­li­sa­tion des effets schi­zon­ti­cides san­guins. Dans les études cli­niques, Ria­met a mon­tré une bonne effi­ca­ci­té dans les régions de résis­tance connue à la chlo­ro­quine ain­si que dans les régions de mul­ti­ré­sis­tances (Thaï­lande). De nom­breuses études in vitro sur des iso­lats de para­sites repro­duits en labo­ra­toire ain­si que sur des para­sites fraî­che­ment pré­le­vés lors d’infections de dif­fé­rentes régions palustres endé­miques, ont mon­tré une syner­gie mar­quée des deux composants.
Les résul­tats des études cli­niques com­pa­ra­tives indiquent que Ria­met induit éga­le­ment une clai­rance plus rapide des gamé­to­cytes que les anti­pa­lu­diques non artémisininiques.

Phar­ma­co­ci­né­tique

La carac­té­ri­sa­tion phar­ma­co­ci­né­tique de Ria­met est limi­tée par l’absence d’une for­mu­la­tion intra­vei­neuse et par la varia­bi­li­té inter et intra-indi­vi­duelle très éle­vée des concen­tra­tions plas­ma­tiques de l’artéméther et de la lumé­fan­trine, ain­si que des para­mètres phar­ma­co­ci­né­tiques qui en découlent (AUC, Cmax).

Absorp­tion

L’artéméther est absor­bé très rapi­de­ment, le pic de concen­tra­tion plas­ma­tique étant obte­nu 2 h envi­ron après la prise. L’absorption de la lumé­fan­trine, un com­po­sé hau­te­ment lipo­phile, débute après un délai pou­vant atteindre 2 h ; le pic de concen­tra­tion plas­ma­tique est atteint en 6 à 8 h envi­ron après la prise. Les ali­ments amé­liorent l’absorption de l’artéméther et de la lumé­fan­trine : chez les volon­taires sains, la bio­dis­po­ni­bi­li­té rela­tive de l’artéméther a plus que dou­blé et celle de la lumé­fan­trine a été majo­rée de 16 fois après un repas à haute teneur lipi­dique, com­pa­rée à une prise à jeun. Il a été éga­le­ment été démon­tré que les ali­ments aug­mente l’absorption de la lumé­fan­trine chez les patients souf­frant de palu­disme, bien qu’à un niveau moins impor­tant (envi­ron le double), très pro­ba­ble­ment en rai­son de la plus faible teneur en lipides des ali­ments pris par des patients en crise aiguë de palu­disme. Les don­nées d’interaction ali­men­taire dis­po­nibles indiquent que l’absorption de la lumé­fan­trine à jeun est très faible, vrai­sem­bla­ble­ment moins de 10% de la dose. Les patients devront être encou­ra­gés vive­ment à prendre leur médi­ca­ment avec un repas nor­mal dès que les ali­ments peuvent être tolérés.

Dis­tri­bu­tion

L’artéméther et la lumé­fan­trine se lient tous deux in vitro de façon impor­tante aux pro­téines plas­ma­tiques humaines (res­pec­ti­ve­ment 97.9% et 99.9%). Des taux de liai­son com­pa­rables ont été obser­vés chez l’animal.
La dis­tri­bu­tion n’a pas été explo­rée davan­tage chez l’homme. Chez le rat, l’artéméther est bien dis­tri­bué dans l’organisme, avec une cer­taine affi­ni­té pour le tis­su adi­peux brun et les glandes sur­ré­nales. Par contre, la lumé­fan­trine pré­sente une affi­ni­té pour le tis­su adi­peux et glan­du­laire, et à un cer­tain degré pour les pou­mons, la rate (en rai­son d’une éli­mi­na­tion lente du tis­su lym­phoïde) et la moelle osseuse.

Méta­bo­lisme

L’artéméther est méta­bo­li­sé de façon rapide et impor­tante (effet de pre­mier pas­sage hépa­tique sub­stan­tiel). Les micro­somes hépa­tiques humains méta­bo­lisent l’artéméther en son prin­ci­pal méta­bo­lite bio­lo­gi­que­ment actif, la dihy­droar­té­mi­si­nine (démé­thy­la­tion), prin­ci­pa­le­ment grâce à l’enzyme CYP3A4/5. Ce méta­bo­lite a éga­le­ment été déce­lé chez l’homme in vivo.
La lumé­fan­trine est N‑débutylée au sein des micro­somes hépa­tiques humains, prin­ci­pa­le­ment par le CYP3A4. In vivo chez l’animal (le chien et le rat), la glu­cu­ro­con­ju­gai­son de la lumé­fan­trine a lieu direc­te­ment et après bio­trans­for­ma­tion oxy­da­tive. In vitro, la lumé­fan­trine inhibe de manière signi­fi­ca­tive l’activité du CYP2D6 aux concen­tra­tions plas­ma­tiques thérapeutiques.

Éli­mi­na­tion

L’artéméther est rapi­de­ment éli­mi­né du plas­ma avec une demi-vie d’élimination d’environ 2 h. La lumé­fan­trine est éli­mi­née très len­te­ment, avec une demi-vie ter­mi­nale de 2 à 3 jours chez le volon­taire sain, et de 4 à 6 jours chez le patient atteint de palu­disme à fal­ci­forme. Les carac­té­ris­tiques démo­gra­phiques telles que le sexe et le poids semblent n’avoir aucun effet cli­ni­que­ment signi­fi­ca­tif sur la phar­ma­co­ci­né­tique de Riamet.
On ne dis­pose d’aucune don­née concer­nant l’élimination uri­naire chez l’homme. Chez le rat et chez le chien, il n’a pas été déce­lé d’artéméther inchan­gé dans les fèces ni dans les urines en rai­son de son méta­bo­lisme rapide et éle­vé lors de son pre­mier pas­sage hépa­tique. Cepen­dant, quelques méta­bo­lites (non carac­té­ri­sés chi­mi­que­ment plus avant) on été déce­lés tant dans les fèces que dans les urines. La lumé­fan­trine est éli­mi­née par la bile chez le rat et chez le chien, son excré­tion prin­ci­pale étant fécale. Après admi­nis­tra­tion orale chez le rat et le chien, la récu­pé­ra­tion qua­li­ta­tive et quan­ti­ta­tive des méta­bo­lites dans la bile et les fèces a été rela­ti­ve­ment faible, la plus grande par­tie de la dose ayant été recou­vrée sous forme de molé­cules mères.
Ciné­tique dans les situa­tions cli­niques particulières
Aucune étude phar­ma­co­ci­né­tique par­ti­cu­lière n’a été effec­tuée chez des patients pré­sen­tant une insuf­fi­sance rénale ou hépa­tique, chez les enfants ou chez les per­sonnes âgées. En ce qui concerne les concen­tra­tions plas­ma­tiques de lumé­fran­trine, il semble que chez les enfants, en rai­son des patients de ce groupe d’âge inclus dans les études cli­niques, aucune aug­men­ta­tion du risque d’é­chec thé­ra­peu­tique ou d’ef­fets indé­si­rables ne soit présente.

Indi­ca­tions / Pos­si­bi­li­tés d’emploi Indi­ca­tions recon­nues Trai­te­ment chez les adultes et les enfants de l’in­fec­tion aiguë et sans com­pli­ca­tions à Plas­mo­dium fal­ci­pa­rum ou des infec­tions mixtes à P. fal­ci­pa­rum. Ria­met peut être uti­li­sé comme médi­ca­ment d’ur­gence (« stand-by »). Poso­lo­gie / Mode d’emploi Les patients souf­frant d’une crise de palu­disme ont fré­quem­ment une aver­sion pour la nour­ri­ture. La dose peut être prise avec un peu de liquide. Les patients doivent être encou­ra­gés à reprendre une ali­men­ta­tion nor­male dès qu’ils peuvent tolé­rer les ali­ments, afin d’améliorer de manière consé­quente l’absorption de l’artéméther et de la lumé­fan­trine. En cas de vomis­se­ment dans l’heure qui suit l’administration, l’ad­mi­nis­tra­tion doit être répé­tée. Poso­lo­gie chez l’adulte Trai­te­ment des patients par­tiel­le­ment immu­ni­sés Quatre com­pri­més en une prise unique au moment du diag­nos­tic ini­tial. Cette dose est à répé­ter après 8, 24 et 48 h (le cycle com­plet de trai­te­ment com­prend 16 com­pri­més). Trai­te­ment dans les régions de mul­ti­ré­sis­tance et chez le patient non immu­ni­sé Dans des régions de mul­ti­ré­sis­tance (telles que la Thaï­lande) et chez le patient non immu­ni­sé, une cure inten­sive de 3 jours est recom­man­dée, soit quatre com­pri­més en une prise unique au moment du diag­nos­tic ini­tial, répé­tée 8 h après, puis deux fois par jour pen­dant les deux jours sui­vants (le cycle com­plet de trai­te­ment com­prend 24 com­pri­més). Trai­te­ment d’urgence Un trai­te­ment inten­sif de 3 jours est recom­man­dé en urgence, soit quatre com­pri­més en une prise unique dès la sur­ve­nue des pre­miers symp­tômes, répé­tée 8 h après, puis deux fois par jour pen­dant les deux jours sui­vants (le cycle com­plet de trai­te­ment com­prend 24 com­pri­més). Poso­lo­gie chez l’enfant Trai­te­ment des patients par­tiel­le­ment immu­ni­sés De 5 à <15 kg de poids cor­po­rel : un com­pri­mé au moment du diag­nos­tic ini­tial, répé­té 8, 24 et 48 h après (le cycle com­plet de trai­te­ment com­prend 4 com­pri­més). De 15 à <25 kg de poids cor­po­rel : deux com­pri­més en une prise unique au moment du diag­nos­tic ini­tial, répé­tés 8, 24 et 48 h après (le cycle com­plet de trai­te­ment com­prend 8 com­pri­més). De 25 à <35 kg de poids cor­po­rel : trois com­pri­més en une prise unique au moment du diag­nos­tic ini­tial, répé­tés 8, 24 et 48 h après (le cycle com­plet de trai­te­ment 12 com­pri­més). Trai­te­ment dans les régions de mul­ti­ré­sis­tance et chez l’enfant non immu­ni­sé Dans les régions de mul­ti­ré­sis­tance (telles que la Thaï­lande) et chez l’enfant non immu­ni­sé, une cure inten­sive de 3 jours est recom­man­dée avec un à trois com­pri­més, en fonc­tion du poids cor­po­rel, en une prise unique au moment du diag­nos­tic ini­tial, répé­tée après 8 h, puis deux fois par jour pen­dant les deux jours sui­vants (le cycle com­plet de trai­te­ment com­prend 6, 12 ou 18 com­pri­més en fonc­tion du poids cor­po­rel). De 10 à <15 kg de poids cor­po­rel : un com­pri­mé au moment du diag­nos­tic ini­tial, à répé­ter 8 h après, puis deux fois par jour pen­dant les deux jours sui­vants (le cycle com­plet de trai­te­ment com­prend 6 com­pri­més). De 15 à <25 kg de poids cor­po­rel : deux com­pri­més en une prise unique au moment du diag­nos­tic ini­tial, à répé­ter 8 h après, puis deux fois par jour pen­dant les deux jours sui­vants (le cycle com­plet de trai­te­ment com­prend 12 com­pri­més). De 25 à <35 kg de poids cor­po­rel : trois com­pri­més en une prise unique au moment du diag­nos­tic ini­tial, à répé­ter 8 h après, puis deux fois par jour pen­dant les deux jours sui­vants (le cycle com­plet de trai­te­ment com­prend 18 com­pri­més). Trai­te­ment d’urgence Un trai­te­ment inten­sif de 3 jours est recom­man­dé en urgence, soit un à trois com­pri­més (en fonc­tion du poids cor­po­rel) en une prise unique au moment de la sur­ve­nue des symp­tômes, à répé­ter 8 h après, puis deux fois par jour pen­dant les deux jours sui­vants (le cycle com­plet de trai­te­ment com­prend 6, 12 ou 18 com­pri­més, en fonc­tion du poids cor­po­rel). De 10 à <15 kg de poids cor­po­rel : un com­pri­mé au moment de la sur­ve­nue des symp­tômes, à répé­ter 8 h après, puis deux fois par jour pen­dant les deux jours sui­vants (le cycle com­plet de trai­te­ment com­prend 6 com­pri­més). De 15 à <25 kg de poids cor­po­rel : deux com­pri­més en une prise unique au moment de la sur­ve­nue des symp­tômes, à répé­ter 8 h après, puis deux fois par jour pen­dant les deux jours sui­vants (le cycle com­plet de trai­te­ment com­prend 12 com­pri­més). De 25 à <35 kg de poids cor­po­rel : trois com­pri­més en une prise unique au moment de la sur­ve­nue des symp­tômes, à répé­ter 8 h après, puis deux fois par jour pen­dant les deux jours sui­vants (le cycle com­plet de trai­te­ment com­prend 18 com­pri­més). Poso­lo­gie chez le sujet âgé Bien qu’aucune étude n’ait été menée chez le sujet âgé, aucune pré­cau­tion par­ti­cu­lière ni aucun ajus­te­ment poso­lo­gique ne sont jugés néces­saires chez ces patients. Poso­lo­gie chez les patients pré­sen­tant une fonc­tion rénale ou hépa­tique limi­tée Bien qu’aucune étude spé­ci­fique n’ait été menée, aucune pré­cau­tion par­ti­cu­lière ni aucun ajus­te­ment poso­lo­gique ne sont jugés néces­saires chez ces patients (cf sous « Contre-indi­ca­tions »). La plu­part des patients souf­frant d’une crise aiguë de palu­disme pré­sentent un cer­tain degré de limi­ta­tion de la fonc­tion hépa­tique. Le pro­fil de tolé­rance n’a pas pré­sen­té de dif­fé­rence entre les patients selon qu’ils pré­sen­taient ou non une alté­ra­tion de la fonc­tion hépa­tique (cf. sous « Pré­cau­tions ») Infec­tions réci­di­vantes et récur­rentes chez l’adulte et l’enfant Les don­nées obte­nues auprès d’un nombre limi­té de patients montrent que les infec­tions réci­di­vantes et récur­rentes peuvent être trai­tées par un second cycle de trai­te­ment par Ria­met. Des études menées in vitro sur des échan­tillons issus de patients souf­frant d’une réci­dive n’ont pas mon­tré de baisse signi­fi­ca­tive de la sen­si­bi­li­té de P. fal­ci­pa­rum à l’artéméther ni à la lumé­fan­trine Limi­ta­tion d’emploi Contre-indi­ca­tions Hyper­sen­si­bi­li­té aux sub­stances actives ou à l’un des adju­vants. Insuf­fi­sance rénale ou hépa­tique grave. Pré­cau­tions Ria­met n’a pas été éva­lué dans le trai­te­ment du neu­ro­pa­lu­disme ou dans le trai­te­ment des autres mani­fes­ta­tions sévères du palu­disme com­pli­qué, y com­pris l’oedème pul­mo­naire et la défaillance rénale. Mala­ria grave : en dehors du manque d’ex­pé­rience cli­nique, la phar­ma­co­ci­né­tique contre­dit l’u­ti­li­sa­tion de Ria­met (la bio­dis­po­ni­bi­li­té de l’ar­té­mé­ther et en par­ti­cu­lier de la lumé­fan­trine est incer­taine lors de para­si­té­mie éle­vée ain­si que lors de prise de nour­ri­ture insuf­fi­sante ou absente). Chez envi­ron 7.4% des patients ayant reçu un trai­te­ment par Ria­met, un allon­ge­ment de l’intervalle QTc sans signi­fi­ca­tion cli­nique a été obser­vé, prin­ci­pa­le­ment en pré­sence d’une déshy­dra­ta­tion ou d’un dés­équi­libre élec­tro­ly­tique conco­mi­tant. Aucune cor­ré­la­tion n’a été retrou­vée entre l’allongement de l’intervalle QTc et les concen­tra­tions plas­ma­tique de lumé­fan­trine chez des patients indi­vi­duels. La cor­ré­la­tion entre les concen­tra­tions plas­ma­tiques d’ar­té­mé­ther ou de dihy­droar­té­mi­sine n’a pas été étu­diée. L’ad­mi­nis­tra­tion conco­mi­tante de Ria­met avec l’ha­lo­fan­trine ou de qui­nine n’est pas recom­man­dée. La qui­nine et l’ha­lo­fan­trine pro­longent l’in­ter­valle QT. L’ef­fet de l’ad­mi­nis­tra­tion conco­mi­tante de Ria­met et d’ha­lo­fan­trine ou de qui­nine sur l’al­lon­ge­ment de l’in­ter­valle QT n’a pas été étu­dié in vivo. In vitro, la qui­nine comme l’ha­lo­fan­trine inhibe le méta­bo­lisme de l’ar­té­mé­ther et de la lumé­fan­trine (cf. « Inter­ac­tions »). La signi­fi­ca­tion cli­nique de cette inter­ac­tion phar­ma­co­ci­né­tique poten­tielle n’est pas connue. La pru­dence est recom­man­dée chez les patients pré­sen­tant une pro­lon­ga­tion de l’in­ter­valle QT (par ex. syn­drome congé­ni­tal de l’al­lon­ge­ment QT) ou ayant dans l’a­na­mnèse des troubles du rythme car­diaque ou qui sont dans des condi­tions condui­sant à une pro­lon­ga­tion de l’in­ter­valle QT, par ex. cer­taines patho­lo­gies car­diaques, troubles élec­tro­ly­tiques en par­ti­cu­lier hypo­ka­lié­mie et hypo­ma­gné­sié­mie, trai­te­ment par divers médi­ca­ments comme les anti­ar­rhyt­miques de la classe IA et III, les inhi­bi­teurs H1 comme la ter­fé­na­dine ou l’as­té­mi­zol, l’ha­lo­fan­trine et autres. La rai­son est que ces situa­tions n’ont pas été étu­diées en par­ti­cu­lier, ain­si le risque encou­ru par ces patients n’est pas connu. Lors­qu’un trai­te­ment par la qui­nine est admi­nis­tré par la suite, la longue bio­dis­po­ni­bi­li­té de la lumé­fan­trine doit être prise en consi­dé­ra­tion. Les patients qui pré­sentent une aver­sion aux ali­ments per­sis­tant en cours du trai­te­ment doivent être sur­veillés étroi­te­ment, en rai­son d’une majo­ra­tion pos­sible du risque de récur­rence. Après le trai­te­ment des formes mixtes à P. vivax, l’é­ra­di­ca­tion des formes exoé­ry­thro­cy­taires doit assu­rée par un trai­te­ment par un déri­vé 8‑a­mi­no-chi­no­line. Trai­te­ment com­bi­né avec des sub­strats ou des inhi­bi­teurs resp. d’in­hi­bi­teurs du CYP3A4 : voir sous « Inter­ac­tions ». Insuf­fi­sance hépa­tique et rénale : voir sous « Contre-indi­ca­tions ». Gros­sesse, allai­te­ment Gros­sesse : Caté­go­rie de gros­sesse C L’utilisation sûre de l’artéméther et de la lumé­fan­trine au cours de la gros­sesse n’a pas été éta­blie. Les études de toxi­ci­té sur la repro­duc­tion, menées chez le rat et le lapin, n’ont pas révé­lé de poten­tiel téra­to­gène, que ce soit pour l’association thé­ra­peu­tique ou pour ses com­po­sés indi­vi­duels, la lumé­fan­trine et l’artéméther. Ria­met a mon­tré des effets embryo­toxiques chez les rat aux doses de ( 30 mg/kg et chez les lapin aux doses ( 175 mg/kg. La lumé­fan­trine ne s’est pas mon­trée embryo­toxique jus­qu’à de très hautes doses. L’ar­té­mé­ther seule a cepen­dant mon­tré une embryo- et foe­to­toxi­ci­té évi­dente (sans toxi­ci­té mater­nelle) aux doses ( 10 mg/kg chez le rat et ( 30 mg/kg chez le lapin. Le trai­te­ment par Ria­met ne doit être envi­sa­gé que si le béné­fice escomp­té pour la mère dépasse le risque encou­ru par le foe­tus. Allai­te­ment : Aucune don­née n’est dis­po­nible quant à l’excrétion dans le lait mater­nel de l’une ou l’autre des deux sub­stances actives. Les patientes rece­vant Ria­met ne devraient par consé­quent pas allai­ter. Effets indé­si­rables Les évé­ne­ments indé­si­rables les plus fré­quents (( 1%) rap­por­tés chez les patients sous Ria­met et vrai­sem­bla­ble­ment cau­sés par Ria­met sont les sui­vants : Sys­tème ner­veux cen­tral Fré­quents : troubles du som­meil (9,6%), cépha­lées (16,4%), étour­dis­se­ments (11,3%) Appa­reil car­dio-vas­cu­laire Fré­quents : pal­pi­ta­tions Sys­tème car­dio-vas­cu­laire Fré­quence entre 1–10% : pal­pi­ta­tions, pro­lon­ga­tion de l’in­ter­valle QTc asymp­to­ma­tique sans rela­tion de cause à effet éta­blie. Sys­tème gas­tro-intes­ti­nal Fré­quence entre 1–10% : dou­leurs abdo­mi­nales (11,4%), ano­rexie (11,9%), diar­rhée, vomis­se­ment, nau­sées Peau et annexes Fré­quence entre 1–10% : pru­rit, exan­thème Appa­reil res­pi­ra­toire Fré­quence < 1% : toux Sys­tème ostéo-mus­cu­laire Fré­quence entre 1 – 10% : arthral­gies, myal­gies Autres Fré­quence entre 1 ‑10% : asthé­nie, fatigue Ria­met n’a pas modi­fié les para­mètres héma­to­lo­giques. Une légère aug­men­ta­tion de l’ALT a été obser­vée. Une rela­tion cau­sale n’a pas pu être véri­fiée. Inter­ac­tions Dans une étude d’in­te­rac­tion avec la méflo­quine chez des volon­taires sains, il a été démon­tré que lorsque l’ad­mi­nis­tra­tion de Ria­met suit celle de la méflo­quine d’une part aucun pro­blème de sûre­té cli­nique n’ap­pa­raît d’autre part que les concen­tra­tions plas­ma­tiques de méflo­quine ne s’é­lèvent pas. L’ar­té­mé­ther et la lumé­fan­trine sont des sub­strats du CYP3A4. Des études in vitro avec l’ar­té­mé­ther et la qui­nine et avec la lumé­fan­trine et la qui­nine et l’ha­lo­fan­trine ont été effec­tuées. La qui­nine a pro­duit une inhi­bi­tion de 50% du méta­bo­lisme de l’ar­té­mé­ther pour des concen­tra­tions en arté­mé­ther et en qui­nine qui se situaient entre env. 10 et 100 fois les concen­tra­tions thé­ra­peu­tiques. La qui­nine a pro­duit une inhi­bi­tion de 50% du méta­bo­lisme de la lumé­fan­trine pour des concen­tra­tions en qui­nine qui se situaient à env. 5 fois les concen­tra­tions plas­ma­tiques thé­ra­peu­tiques. La com­bi­nai­son d’ha­lo­fan­trine et de lumé­fan­trine en concen­tra­tions thé­ra­peu­tiques a pro­duit une inhi­bi­tion de 30% du méta­bo­lisme de la lumé­fan­trine. Le méta­bo­lisme de la lumé­fan­trine et de l’ar­té­mé­ther a été inhi­bé de 80–90% par des concen­tra­tions thé­ra­peu­tiques de kéto­co­na­zole. Les don­nées des études in vitro ont mon­tré que l’ar­té­mé­ther et la lumé­fan­trine en concen­tra­tions thé­ra­peu­tiques n’in­hi­baient pas le CYP3A4. Les don­nées d’é­tudes in vivo ne sont pas dis­po­nibles. Sur la base des don­nées in vitro des inter­ac­tions avec les médi­ca­ments qui inhibent le CYP3A4 (par ex. kéto­co­na­zole, itra­co­na­zole et éry­thro­my­cine) ou qui l’in­duisent (par ex. rifam­pi­cine, car­ba­ma­zé­pine, phe­ny­toïne), ne peuvent pas être exclues. In vitro la lumé­fan­trine inhibe le CYP2D6 in vitro ; ce qui pour­rait avoir une signi­fi­ca­tion cli­nique pour les com­po­sés méta­bo­li­sés exten­si­ve­ment par ce sys­tème et pré­sen­tant un faible index thé­ra­peu­tique, (p. ex. imi­pra­mine, ami­trip­ty­line, clo­mi­pra­mine). Sur­do­sage En cas de sus­pi­cion d’un sur­do­sage, un trai­te­ment symp­to­ma­tique et de sou­tien sera admi­nis­tré de façon appro­priée en fonc­tion du tableau cli­nique. Remarques par­ti­cu­lières Infor­ma­tion Les patients sous Ria­met doivent être infor­més que des ver­tiges ou une fatigue/asthénie peuvent sur­ve­nir ce qui pour­raient entra­ver leur capa­ci­té à conduire des véhi­cules ou à uti­li­ser des machines.

Conser­va­tion Ria­met doit être conser­vé en des­sous de 30°C.

Pré­sen­ta­tion 24 comprimés

Dis­tri­bu­teur : Novar­tis Phar­ma Schweiz SA, Berne

Mise à jour de l’information Décembre 1998

 

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