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PUSTULOSE EXANTHEMATIQUE AIGUË GENERALISEE PEAG

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(P. Oli­vier)
http://www.pharmacovigilance-toulouse.com.fr/BIP2002N03.htm

Dans plus de 90%% des cas, la PEAG est d’o­ri­gine médi­ca­men­teuse (toxi­der­mie). Le délai de sur­ve­nue de l’é­rup­tion est soit bref (dans les 48 heures sui­vant l’in­tro­duc­tion d’un médi­ca­ment) soit plus long (15 à 21 jours), ce qui cor­res­pon­drait à deux situa­tions : les patients ayant déjà pris le médi­ca­ment en cause (c’est à dire sen­si­bi­li­sés) et ceux non sen­si­bi­li­sés. Les autres causes de PEAG sont plus rares (enté­ro­vi­rus, cyto­me­ga­lo­vi­rus ou aller­gènes alimentaires).

SEMIOLOGIE

La pus­tu­lose exan­thé­ma­tique aiguë géné­ra­li­sée (PEAG) est une érup­tion carac­té­ri­sée par la sur­ve­nue bru­tale d’un éry­thème rouge vif, œdé­ma­teux, sou­vent au tronc et dans les plis axil­laires et ingui­naux, qui se par­sème de pus­tules blan­châtres non fol­li­cu­laires dans les heures ou les jours sui­vants.
L’é­rup­tion se dis­sé­mine en quelques heures au tronc puis aux membres infé­rieurs.
La fièvre et l’hyperleucocytose sont constantes, et la déshy­dra­ta­tion due à l’atteinte cuta­née expli­que­rait l’in­suf­fi­sance rénale fonctionnelle.

DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL

Vaste pro­gramme.…
Der­ma­toses virales
Par­vo­vi­rus
Eczé­mas
Lésions cuta­nées avec pru­rit
Etc…

EVOLUTION

La gué­ri­son est spon­ta­née en une dizaine de jours après arrêt des médi­ca­ments res­pon­sables, les pus­tules lais­sant place en quelques jours à une des­qua­ma­tion annulaire.

L’évolution peut être fatale, notam­ment chez les sujets âgés. La mor­ta­li­té serait de 1 à 2%.

Afin de savoir quels médi­ca­ments sont à l’origine de ces PEAG, le Centre Régio­nal de Phar­ma­co­vi­gi­lance (CRPV) de Tours a récem­ment ana­ly­sé, d’une part les noti­fi­ca­tions de PEAG aux CRPV fran­çais et d’autre part la biblio­gra­phie.
Par­mi les cas noti­fiés (n=107) ou publiés (n=281), les médi­ca­ments les plus mis en cause sont :

  • l’a­moxi­cil­line (+/- acide clavulanique),
  • la pris­ti­na­my­cine,
  • l’hydroxychloroquine, le
  • cotri­moxa­zole,
  • la car­ba­ma­zé­pine,
  • le dil­tia­zem,
  • l’association spiramycine+métronidazole,
  • la ter­bi­na­fine
  • la nys­ta­tine.

Les pres­crip­teurs doivent connaître ce nou­veau risque d’effet indé­si­rable cuta­né afin de stop­per rapi­de­ment le médi­ca­ment en cause. Il faut aus­si contre-indi­quer la réin­tro­duc­tion du médi­ca­ment sus­pect car même une dose faible peut repro­duire une PEAG plus grave.

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