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Panaris périunguéal

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Texte com­plet : Pana­ris péri­un­guéal, paro­ny­chie, pério­nyxis, tour­niole [Lien]

La plu­part de ces infec­tions est d’origine bac­té­rienne (sta­phy­lo­coc­cique ou strep­to­coc­cique, asso­cia­tions micro­biennes, très sou­vent sta­phy­lo­coc­cique). Les atteintes myco­siques sont plus rares, d’évolution plus lente, les pana­ris her­pé­tiques sont volon­tiers vési­cu­leux et ne relèvent pas du trai­te­ment chirurgical.

Diag­nos­tic
Le diag­nos­tic est simple, c’est une dou­leur pul­sa­tile qui va cres­cen­do et en regard de la der­nière pha­lange de n’importe quel doigt (même si les doigts longs notam­ment index et medius semblent plus atteints). Pour le pana­ris péri-unguéal, la zone est inflam­ma­toire à la base de l’ongle mais sur la par­tie cuta­née, rouge, et va vite se bom­ber à mesure que va se créer une col­lec­tion puru­lente, en abcès cutané.
Pour le pana­ris sous-unguéal, il n’y aura qua­si­ment pas de défor­ma­tion et on ver­ra appa­raître la col­lec­tion puru­lente sous l’ongle.

Il n’y a pas de fièvre, ni d’adénopathie, ni de lym­phan­gite. Tout signe plus que local doit faire envi­sa­ger une com­pli­ca­tion sous forme de phleg­mon. Mais dans l’absolu, l’évolution natu­relle d’un pana­ris de l’ongle, c’est la des­truc­tion locale de la matrice de l’ongle (pas une évo­lu­tion sep­ti­cé­mique par exemple).

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Le pana­ris her­pé­tique lié au virus Her­pès donc, donne un tableau d’évolution rapide très dou­lou­reux, avec vési­cules qui confluent rapi­de­ment en don­nant un aspect de pana­ris bizarre.

 

Au niveau du pied, en par­ti­cu­lier du gros orteil
un ongle incar­né doit être évo­qué (Dou­leur +++)

Trai­te­ment

Au stade inflam­ma­toire, on conseille des bains anti­sep­tiques répé­tés et la pro­tec­tion de la zone atteinte. (Héxo­mé­dine trans-cuta­né, Dakin)

Théo­ri­que­ment il n’y a pas lieu d’utiliser d’antibiotiques, la dés­in­fec­tion suf­fit sur les pana­ris les plus modestes, et sur ceux plus impor­tants, l’antibiotique ne fera que « refroi­dir » la lésion sans la gué­rir complètement.
On peut tou­te­fois essayer le trai­te­ment anti­bio­tique plu­tôt à spectre étroit à base de péni­cil­line M (mais la crainte d’avoir un anti­bio­tique trop sélec­tif et donc inef­fi­cace sur cer­tains sta­phy­lo­coques fait recou­rir à la pris­ti­na­my­cine, ce qui semble un peu exces­sif), sous réserve de le rééva­luer sous moins de 48 h pour cor­rec­tion chi­rur­gi­cale si nécessaire.

En cas d’e­chec on risque des formes trai­nantes, réci­di­vantes, pour les­quelles la solu­tion défi­ni­tive pour retrou­ver un ongle nor­mal sera quand même la chi­rur­gie. Chi­rur­gie d’exé­rèse de tis­su nécro­tique mais sté­ri­li­sé par l’an­ti­bio­tique (autre­ment dit un geste inva­sif peu utile) ou chi­rur­gie de recons­truc­tion unguéale quand la matrice a été détruite.

Au stade col­lec­té, il faut intervenir.
L’anesthésie locale digi­tale est de type anes­thé­sie dans la gaine.
Le risque des inci­sions trop limi­tées est que la plaie se referme trop vite et que le pana­ris réci­dive. Même une anti­bio­thé­ra­pie post inter­ven­tion ne pré­vient pas par­fai­te­ment ce genre de réci­dive. Dans un pana­ris trai­té chi­rur­gi­ca­le­ment, elle n’est pas utile. Le pré­lè­ve­ment bac­té­rio­lo­gique ne l’est pas non plus, sauf cas par­ti­cu­lier avec sus­pi­cion de sta­phy­lo­coque méti‑R.

Il ne faut pas inci­ser les pana­ris her­pé­tiques, ce qui peut être ten­tant dans le doute avec une atteinte bac­té­rienne pri­mi­tive ou s’il y a une sur­in­fec­tion par exemple la phlyc­tène a déjà été per­cée par le patient ou un soignant.

En conclu­sion :
C’est une infec­tion d’un doigt en géné­ral moins dan­ge­reuse que le pana­ris de la pulpe ou de la face laté­rale des doigts [Lien]
Mais elle est très fré­quente et très rapide d’installation pour un micro­trau­ma­tisme (rognage d’ongles, arra­che­ment de peaux) plus qu’une plaie ou piqûre
Au stade tout débu­tant, le trai­te­ment peut être conser­va­teur mais il faut rééva­luer rapi­de­ment. Le trai­te­ment le plus sûr est la mise à plat chi­rur­gi­cale, sur­tout en cas d’atteinte sous-unguéale

Texte com­plet : Pana­ris péri­un­guéal, paro­ny­chie, pério­nyxis, tourniole
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