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Hyperhidrose palmaire : causes, symptômes, diagnostic, traitement

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Une hyper­hi­drose est une patho­lo­gie qui se tra­duit par une pro­duc­tion exces­sive de sueur par les glandes eccrines dépas­sant les besoins de la ther­mo­ré­gu­la­tion. Cette mala­die se mani­feste soit au niveau des ais­selles ou soit au niveau de la paume des mains. Dans le second cas, on parle d’hyper­hi­drose palmaire.

Une hyper­hi­drose pal­maire est une suda­tion exces­sive de la paume des mains, dépas­sant la quan­ti­té de sueur nor­ma­le­ment pro­duite en fonc­tion de la ther­mo­ré­gu­la­tion de l’organisme. Qu’est-ce qui pour­rait jus­ti­fier une telle pro­duc­tion sur­abon­dante de sueur à ce niveau ?

Après la cla­ri­fi­ca­tion concep­tuelle, cet article vous pré­sente les causes, les effets symp­to­ma­tiques de l’hyperhidrose pal­maire. Il vous expose éga­le­ment les élé­ments de diag­nos­tic néces­saires sans oublier de vous four­nir les moyens de trai­te­ment adé­quat de cette affec­tion. Enfin, vous y décou­vri­rez quelques astuces natu­relles pour pré­ve­nir l’hyperhidrose palmaire.

Hyperhidrose palmaire : qu’est-ce que c’est ?

Il vous est arri­vé de consta­ter que vous ver­sez assez de sueur pour peu de choses et même en l’absence de la cha­leur. Cela vous parait étrange ! Eh bien ! Il s’agit de ce qu’on appelle l’hyperhidrose. Ras­su­rez-vous, dans la plu­part des cas, l’hyperhidrose n’est pas liée à une affec­tion sous-jacente.

Elle peut se pré­sen­ter sous la forme d’une trans­pi­ra­tion abon­dante condui­sant par­fois à un ruis­sel­le­ment loca­li­sé au niveau axil­laire, lorsqu’il s’agit des ais­selles et au niveau pal­maire lorsqu’il s’agit de la paume des mains. Notons qu’elle peut être aus­si plan­taire, c’est-à-dire loca­li­sée au niveau du pied.

On parle d’hyperhidrose pal­maire quand il existe une suda­tion forte et exces­sive de la paume de mains au-delà des quan­ti­tés néces­saires à la ther­mo­ré­gu­la­tion. Il est donc impor­tant de situer ce qui l’a pro­vo­quée afin de mesu­rer les risques.

Causes de l’hyperhidrose palmaire

L’hyperhidrose pal­maire est très fré­quente, mais la plu­part des gens n’arrivent pas à situer son ori­gine. Notons que la suda­tion est un phé­no­mène qui per­met au corps de régu­ler sa tem­pé­ra­ture.

Ain­si, lorsque la trans­pi­ra­tion des mains est exces­sive et symé­trique, on parle d’hyperhidrose pal­maire. L’hyperhidrose pal­maire est d’origine géné­tique, dans la plu­part des cas. Tou­te­fois, le stress et la prise d’alcool peuvent la cau­ser ou bien l’aggraver.

Il faut aus­si savoir que l’hyperhidrose pal­maire peut être due à cer­tains états patho­lo­giques à savoir : l’hyperthyroïdie, le dia­bète, l’alcoolisme. Elle est pro­vo­quée aus­si par cer­taines tumeurs et affec­tions neu­ro­lo­giques.

Hélas ! L’hyperhidrose pal­maire peut être cau­sée par la prise de cer­tains médi­ca­ments tels que les opia­cés, amio­da­rone, les anti-inflam­ma­toires. Il ne faut pas aus­si oublier la consom­ma­tion des ali­ments comme les épices et la caféine qui pour­raient pro­vo­quer une trans­pi­ra­tion excessive.

Par ailleurs, cer­tains fac­teurs peuvent aug­men­ter le risque de l’hyperhidrose palmaire.

Les facteurs de risques de l’hyperhidrose palmaire

Il faut savoir que les affec­tions liées à l’hyperhidrose com­mencent géné­ra­le­ment à l’âge puber­taire. Cer­tains fac­teurs peuvent favo­ri­ser le risque d’être tou­ché. Par­mi ceux-ci, on note :

  • L’hérédité ;
  • Obé­si­té ;
  • Ori­gine eth­nique : celle-ci concerne sur­tout les per­sonnes ori­gi­naires de l’Asie du Sud.

Par ailleurs, lorsqu’on est déjà tou­ché, d’autres situa­tions peuvent créer des com­pli­ca­tions, notamment :

  • Gêne ;
  • Stress ;
  • Ner­vo­si­té ;
  • Émo­tions fortes ;
  • Mens­trua­tions chez les femmes ;
  • Méno­pause ;
  • Une forte canicule.

Com­ment se mani­feste concrè­te­ment l’hyperhidrose palmaire ?

Les symptômes de l’hyperhidrose palmaire

Comme indi­qué, l’hyperhidrose pal­maire est la consé­quence directe d’une hyper­ac­ti­vi­té du sys­tème ner­veux sym­pa­thique. Il faut savoir que les symp­tômes qu’elle pré­sente sont symé­triques. Le fac­teur émo­tion­nel est d’autant plus remar­qué dans sa sur­ve­nue. La suda­tion appa­rait dans le cas de l’hyperhidrose de manière constante.

Elle est sou­vent accom­pa­gnée des pics lors des crises. Il faut sou­li­gner que l’hyperhidrose en géné­ral peut être sévère pro­vo­quant ain­si des irri­ta­tions de la peau comme la rou­geur. Elle peut éga­le­ment géné­rer une infec­tion par des bac­té­ries ou des cham­pi­gnons. C’est le cas des brû­lures et des démangeaisons.

Par ailleurs, de manière géné­rale, l’hyperhidrose provoque :

  • Une mau­vaise odeur cor­po­relle due à la décom­po­si­tion des bac­té­ries sur le corps ;
  • Des mycoses à cause de l’humidité.

Ces symp­tômes peuvent consti­tuer de grands handicaps.

Conséquences de l’hyperhidrose palmaire

Même si vous consta­tez qu’elle n’est pas grave chez vous, il reste tout de même que l’hyperhidrose pal­maire est une affec­tion dif­fi­cile à sup­por­ter. C’est pour cette rai­son qu’elle peut être inva­li­dante du point de vue social et pro­fes­sion­nel.

L’hyperhidrose pal­maire peut être un han­di­cap pro­fes­sion­nel. Lorsqu’il s’agit de cer­tains métiers qui sol­li­citent for­te­ment les mains, elle est très com­pli­quée à sup­por­ter. Il s’agit par exemple des chi­rur­giens, des méca­ni­ciens, des coif­feurs, des infir­mières, des bou­lan­gers, des musi­ciens, etc.

Avec l’hyperhidrose pal­maire, les poi­gnées de mains ou autres contacts phy­siques sont évi­tés. Il est aus­si dif­fi­cile, voire impos­sible, de mani­pu­ler ou de gar­der pour peu de temps un papier en main. Sou­vent, vous êtes obli­gé de chan­ger à tout moment d’habits pour évi­ter d’indisposer les autres autour de vous à cause de l’odeur.

Il est donc impor­tant de vous réfé­rer rapi­de­ment à votre méde­cin pour l’établissement d’un diag­nos­tic consé­quent. C’est la seule option pour mieux faire face au mal en vue d’une inté­gra­tion plus ou moins com­mode, sur­tout en milieu professionnel.

Diagnostiquer l’hyperhidrose palmaire : méthodes simples

Avant tout, il faut que vous soyez franc non seule­ment envers vous-même, mais aus­si envers le méde­cin. Sachez bien que le diag­nos­tic de l’hyperhidrose, quelle que soit sa loca­li­sa­tion, se base d’abord sur les symp­tômes que vous présentez.

Ce n’est qu’après cela, que le méde­cin pour­ra éva­luer les fac­teurs de risque de la mala­die. À ce pro­pos, étant don­né que l’hyperhidrose pal­maire est d’origine géné­tique majo­ri­tai­re­ment, cer­tains patients peuvent être pré­dis­po­sés à des risques.

C’est le cas par exemple de ceux qui sont atteints d’obésité ou qui sont dans un état d’anxiété et de dérè­gle­ment hor­mo­nal. Notons bien que l’hyperhidrose touche plus les jeunes adultes jusqu’à 40 ans. Mais au-delà de cet âge, elle com­mence à dimi­nuer de façon considérable.

Aus­si, il est remar­qué que les hommes sont les plus tou­chés par cette mala­die. Ras­su­rez-vous, lorsqu’un membre de votre famille en souffre, il n’est pas déduc­tible que vous en souffriez.

Existent-ils des moyens de soi­gner l’hyperhidrose palmaire ?

Traiter efficacement l’hyperhidrose palmaire

hyperhidrose palmaire traitement

Avant toute ten­ta­tive de pres­crip­tion d’un trai­te­ment pour l’hyperhidrose pal­maire, il convient d’évaluer l’impact de cette trans­pi­ra­tion anor­male sur la qua­li­té de vie du patient. Ce fai­sant, le méde­cin est en mesure de juger de la néces­si­té de tel choix par rap­port à tel autre.

Facteurs de choix du traitement

Le choix du trai­te­ment d’une hyper­hi­drose pal­maire doit se baser sur plu­sieurs fac­teurs, car, une erreur médi­cale peut coû­ter la vie au patient. Dans ce cas, il convient d’examiner d’abord les élé­ments ci-après :

  • Degré de sévé­ri­té de l’hyperhidrose ;
  • Réper­cus­sions sur la vie du patient ;
  • Loca­li­sa­tion ;
  • Choix du patient.

Lorsque ces fac­teurs sont réunis, alors, on peut pro­cé­der au trai­te­ment. L’approche thé­ra­peu­tique en cas d’hyperhidrose pal­maire se pré­sente comme suit : les anti­pers­pi­rants topiques, l’ionophorèse, la toxine botu­lique A et la chirurgie.

Produits d’application locale

Lorsque l’on envi­sage de soi­gner l’hyperhidrose pal­maire, le trai­te­ment de pre­mière inten­tion consiste à uti­li­ser les anti­pers­pi­rants topiques à base de sels d’aluminium. Ras­su­rez-vous, l’efficacité de ces der­niers est prou­vée en cas d’atteinte modé­rée.

Il convient de savoir que les pro­duits anti­pers­pi­rants doivent être appli­qués de pré­fé­rence la nuit à cause de la dimi­nu­tion noc­turne de l’activité des glandes sudo­rales. D’autres pro­duits d’application locale peuvent aus­si être utilisés.

C’est le cas par exemple des aldé­hydes comme le for­mol ou le glu­ta­ral­dé­hyde. Tou­te­fois, il faut noter que ceux-ci n’ont pas une effi­ca­ci­té avé­rée dans la cure de ce mal. D’ailleurs, ils peuvent avoir des effets secon­daires indé­si­rables comme une colo­ra­tion brune de la peau et une pho­to­sen­si­bi­li­sa­tion.

Outre ces pro­duits, on peut uti­li­ser les tanins. Il est impé­ra­tif de savoir que ces pro­duits sont insuf­fi­sants en cas de gêne plus importante.

Ionophorèse

Iono­pho­rèse est une tech­nique qui consiste à plon­ger les mains et les pieds dans des bacs d’eau dans les­quels cir­cule un faible cou­rant élec­trique. Dan­ge­reux, pour­rait-on dire ! Il est très impor­tant de savoir que le cou­rant ne doit pas dépas­ser 15 à 20 mA.

L’ionophorèse a pour but de faire péné­trer par voie trans­cu­ta­née des ions CI - et Na+ en solu­tion aqueuse. Faut-il le sou­li­gner, ce pro­cé­dé est connu depuis 1968 et donne un résul­tat pro­bant. Pour ce faire, il vous suf­fit de prendre 20 minutes pour cette séance et ain­si la répé­ter 3 à 6 fois par semaine.

Tou­te­fois, compte tenu de la réponse obte­nue, ces séances peuvent être espa­cées à 2 fois par semaine. Ras­su­rez-vous, les résul­tats appa­raissent déjà après une dizaine de séances.

Il faut rap­pe­ler que l’ionophorèse ne fonc­tionne qu’en cas d’hyperhidrose pal­maire de forme modé­rée. Elle implique une dizaine à une ving­taine de séances. Lorsque ce trai­te­ment ne répond pas, on peut en envi­sa­ger d’autres.

Traitements systémiques

Plu­sieurs options peuvent s’offrir dans les trai­te­ments sys­té­miques. En effet, il est pos­sible d’utiliser les anti­cho­li­ner­giques. Au nombre de ceux-ci, on note : l’oxybutinine, la pro­pan­thé­line, le gly­co­pyr­ro­nium et l’atropine.

Ces anti­cho­li­ner­giques favo­risent une baisse de la sécré­tion de sueur. Cepen­dant, ils exposent à de nom­breux effets secon­daires indé­si­rables. Au nombre de ceux-ci, on remarque :

  • Xéro­sto­mie ;
  • Troubles visuels ;
  • Réten­tion urinaire ;
  • Consti­pa­tion.

C’est pour cette rai­son qu’il convient de prendre garde dans leur uti­li­sa­tion. D’autres trai­te­ments sys­té­miques se font à base des sub­stances alpha adr­éner­giques. Dans ce cas pré­cis, la clo­ni­dine est fré­quem­ment uti­li­sée. Mais leurs effets secon­daires empêchent de pro­lon­ger le trai­te­ment. Par­mi ceux-ci, on note de façon fréquente :

  • Hypo­ten­sion orthostatique ;
  • Inhi­bi­tion de l’éjaculation ;
  • Nau­sées ;
  • Fatigue.

Vous pou­vez uti­li­ser éga­le­ment les ben­zo­dia­zé­pines lorsque vous êtes en état de stress. Mais, il faut s’assurer de ne pas les uti­li­ser pen­dant un long moment.

Traitements à la toxine botulique

En l’absence d’efficacité des anti­pers­pi­rants topiques, de l’ionophorèse et des trai­te­ments sys­té­miques, il faut soi­gner l’hyperhidrose pal­maire par la toxine botu­lique.

Qu’est-ce que la toxine botulique ?

La toxine botu­lique est issue de la culture d’une bac­té­rie que l’on appelle le clos­tri­dium botu­li­num. En effet, le clos­tri­dium botu­li­num est un bacille anaé­ro­bie Gram posi­tif qu’on trouve dans les envi­ron­ne­ments ter­reux et humide dans les­quels les spores peuvent sur­vivre pen­dant une longue durée.

La toxine botu­lique est donc une molé­cule pro­téique de 150 kDa. Elle com­porte une chaîne lourde et une autre légère. Celles-ci sont liées par un pont disul­fure ther­mo­la­bile. La toxine botu­lique a été uti­li­sée pour la pre­mière en 1978 par le Doc­teur Alan Scott pour trai­ter le stra­bisme.

De l’efficacité de la molécule

L’efficacité de la toxine botu­lique a fait qu’elle s’est répan­due plus vite dans la cure de plu­sieurs autres mala­dies. C’est ain­si que son uti­li­sa­tion s’est éten­due à des patho­lo­gies oph­tal­mo­lo­giques telles que le blé­pha­ros­pasme, l’oscillopsie, la tar­sor­ra­phie médiale, hyper­sé­cré­tion lacry­male.

La pre­mière obser­va­tion de l’effet de la toxine botu­lique sur la sueur a été décrite en 1880 par Jus­ti­nus Ker­ner. Grâce à lui, il a été démon­tré une baisse de la trans­pi­ra­tion chez des patients souf­frants du botulisme.

Ce n’est qu’en 1996 que son uti­li­sa­tion pour trai­ter l’hyperhidrose a été faite. Les concen­tra­tions les plus fré­quem­ment employées vont de 60 à 100 U de Botox par main. Il est bien de savoir que le Botox 100 Uni­tés Aller­gan est une toxine botu­lique de type A indi­quée dans l’hyperhidrose axil­laire sévère ayant résis­té aux trai­te­ments locaux.

La toxine botu­lique per­met de régu­la­ri­ser la pro­duc­tion de sueur de façon pro­lon­gée. Pour ce faire, selon l’étendue de l’hyperhidrose, 50 à 70 injec­tions peuvent être faites par mains, à un inter­valle d’ad­mi­nis­tra­tion de 15 à 20 minutes.

L’effet thé­ra­peu­tique opti­mal de ce trai­te­ment est obte­nu avec une dose de 1,3, à 1,7 U de Botox par site d’injection. Comme pour l’hyperhidrose axil­laire, on peut obte­nir une réduc­tion de 80 à 90 % de la transpiration.

Bien que le trai­te­ment par la toxine botu­lique donne de meilleurs résul­tats, du fait de l’extrême sen­si­bi­li­té de la paume, il faut une prise en charge anal­gé­sique. Il est pos­sible d’envisager dans ce cas une anes­thé­sie générale.

Il est bien de savoir que le trai­te­ment par la toxine botu­lique pour­rait pro­ba­ble­ment avoir d’effets secon­daires sur la force mus­cu­laire. Par ailleurs, on peut noter aus­si un nou­veau trai­te­ment de l’hyperhidrose.

Le Miradry

Le Mira­dry consiste en uti­li­sa­tion de micro-ondes pour détruire de façon irré­ver­sible les glandes sudo­rales des ais­selles. Il faut noter à ce pro­pos que ce trai­te­ment n’est pas encore appli­qué pour le trai­te­ment de l’hyperhidrose palmaire.

En cas d’échec des trai­te­ments sus­men­tion­nés, le méde­cin peut pro­po­ser la thé­ra­pie chirurgicale.

Traitement chirurgical

Le trai­te­ment chi­rur­gi­cal consiste en la sec­tion du nerf sym­pa­thique au niveau tho­ra­cique. Dans les formes résis­tantes et inva­li­dantes, la sym­pa­thec­to­mie endo­sco­pique trans­tho­ra­cique se révèle comme la seule option. Notons que ce trai­te­ment se fait sous anes­thé­sie générale.

Plu­sieurs études effec­tuées ont prou­vé l’efficacité insoup­çon­née de ce trai­te­ment. Les études du Dr Gilles Gros­di­dier de CHU de Nan­cy montrent des résul­tats excel­lents de 98 %. Tou­te­fois, ce trai­te­ment peut induire quelques effets secon­daires par­mi les­quels on note : les dou­leurs inter­cos­tales de désafférentation.

De l’efficacité du traitement

Le trai­te­ment chi­rur­gi­cal pro­voque un arrêt com­plet de la suda­tion de la par­tie supé­rieure du corps. Il pro­voque au niveau de la par­tie infé­rieure du corps une hyper­su­da­tion com­pen­sa­trice, pré­vient le Doc­teur Patrick Aubé, méde­cin généraliste.

Cela peut être expli­qué, eu égard au mode de cette opé­ra­tion. En effet, la sym­pa­thec­to­mie endo­sco­pique trans­tho­ra­cique se fait dans l’espace inter­cos­tal par voie endo­sco­pique. De fait, les gan­glions de la chaîne sym­pa­thique sont sec­tion­nés par un clip ou par électrocoagulation.

Ras­su­rez-vous, cette inter­ven­tion est très effi­cace pour l’hyperhidrose pal­maire. Vous n’avez donc pas à craindre lorsque le méde­cin juge néces­saire de pra­ti­quer l’opération chi­rur­gi­cale. Néan­moins, il est bien de savoir que la sym­pa­thec­to­mie peut avoir quelques réper­cus­sions négatives.

En effet, il est remar­qué que chez 10 à 40 % des per­sonnes atteintes de l’hyperhidrose pal­maire, ce trai­te­ment pro­voque une hyper­hi­drose com­pen­sa­trice du tronc, des membres ou du visage en par­ti­cu­lier pour des cas d’intervention bila­té­rale.

Il faut aus­si remar­quer que l’arrêt total de la trans­pi­ra­tion peut induire une impor­tante séche­resse cuta­née avec fis­sures. On peut assis­ter éga­le­ment à une des­qua­ma­tion et une hyper­ké­ra­tose.

Par ailleurs, notons que la sym­pa­tho­lyse per­cu­ta­née par gui­dage CT est aus­si une tech­nique effi­cace ayant fait ses preuves depuis une ving­taine d’années déjà. Dans tous les cas, sachez qu’aucun trai­te­ment ne peut être dénué de risque.

C’est pour­quoi il est plus ras­su­rant de pré­ve­nir l’hyperhidrose pal­maire ou de savoir la gérer.

Hyperhidrose palmaire : quelques conseils

L’observation de cer­taines bonnes pra­tiques peut per­mettre de limi­ter les risques liés à cette pathologie.

Adopter une bonne hygiène alimentaire

Lorsque vous trans­pi­rez à l’excès, quelques mesures peuvent être prises pour dimi­nuer l’inconfort. Il faut avoir une bonne hygiène ali­men­taire adap­tée. En effet, il faut savoir que cer­tains ali­ments sti­mulent la pro­duc­tion de sueur en aug­men­tant la tem­pé­ra­ture cor­po­relle : l’alcool, les épices, la caféine. Il est aus­si pré­fé­rable de limi­ter la consom­ma­tion des ali­ments dif­fi­ciles à digé­rer.

Se laver régu­liè­re­ment peut vous per­mettre d’éliminer les bac­té­ries. Il est éga­le­ment bien de boire beau­coup d’eau pour évi­ter la déshydratation.

Bien sélectionner ses vêtements

Quant aux vête­ments, il faut en choi­sir qui retiennent le moins la cha­leur. À cet effet, il est bon pour vous d’éviter les matières syn­thé­tiques, les tis­sus épais et pri­vi­lé­gier des matières natu­relles comme le coton, le lin ou la laine et des vête­ments amples.

Veiller à ses émotions

Par ailleurs, comme indi­qué, cer­taines émo­tions comme le stress ou l’anxiété favo­risent une trans­pi­ra­tion sou­vent exces­sive. Vous devez donc apprendre à les gérer au maxi­mum. Pour ce faire, se relaxer parait être le meilleur atout pour évi­ter de trop trans­pi­rer. Vous pou­vez donc pra­ti­quer soit la médi­ta­tion, la sophro­lo­gie ou tout ce qui pour­rait vous détendre.

Les remèdes natu­rels ne doivent pas être négli­gés : la pierre d’alun, le talc, le bicar­bo­nate de soude, ou encore la feuille de sauge.

Conclusion

Pour rap­pel, l’hyperhidrose pal­maire est une mala­die qui se tra­duit par une pro­duc­tion exces­sive de sueur au niveau de la paume des mains. Très fré­quente, elle est d’origine géné­tique. Mais plu­sieurs autres fac­teurs peuvent l’aggraver ou la déclen­cher. Il est donc impor­tant de la trai­ter sur­tout par la toxine botu­lique dont les résul­tats res­tent tou­jours excellents.

Tou­te­fois, reste valable la pré­ven­tion. À cet effet, il faut suivre les règles pré­co­ni­sées pour dimi­nuer les risques. En cas de sur­ve­nue de l’hyperhidrose pal­maire, qu’elle soit de forme modé­rée ou sévère, ayez recours à l’aide d’un méde­cin.

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