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Le furoncle : causes et traitements du bouton

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Le furoncle fait par­tie de l’une des affec­tions der­ma­to­lo­giques les plus cou­rantes dans les régions insa­lubres du monde. Cette patho­lo­gie touche géné­ra­le­ment les deux genres et par­ti­cu­liè­re­ment la gent mas­cu­line. Le furoncle est très conta­gieux et peut se répandre rapi­de­ment dans un milieu favo­rable. Voi­ci les causes, les symp­tômes, les trai­te­ments pos­sibles ain­si que tous les détails sur cette pathologie.

Description du furoncle

Le furoncle désigne une affec­tion der­ma­to­lo­gique, autre­ment dit, une affec­tion rela­tive à la peau. Il est un type de fol­li­cu­lite qui entraîne le plus sou­vent un dégât des cel­lules péri­fol­li­cu­laires. Cette infec­tion pro­voque des dou­leurs du derme, dues à une accu­mu­la­tion de pus et de tis­sus morts.

En effet, le furoncle est une infec­tion bac­té­rienne pro­fonde de la cavi­té où le poil est for­mé. Cette cavi­té est appe­lée fol­li­cule pilo-séba­cé et est res­pon­sable du pro­ces­sus d’assemblage des cel­lules pro­duites dans le fol­li­cule. Ce pro­ces­sus est pos­sible grâce à la kéra­ti­ni­sa­tion, et consti­tue la base de la for­ma­tion des poils.

De plus, il est impor­tant de noter que le fol­li­cule est pré­sent sur une grande par­tie du corps humain. Tou­te­fois, il est absent au niveau des paumes des mains, de la plante des pieds, du nom­bril et des mame­lons. Il est éga­le­ment absent sur les organes géni­taux. Le fol­li­cule pilo-séba­cé est éga­le­ment appe­lé fol­li­cule pileux.

Par ailleurs, bien que le furoncle soit contrac­té par tout le monde, il est plus fré­quent chez la gent mas­cu­line. L’infection a par­fois ten­dance à être répé­ti­tive chez cer­tains patients et fait d’eux de poten­tiels vec­teurs de la mala­die. Par consé­quent, les risques de conta­gion pour leur entou­rage est très éle­vé. Lorsque la patho­lo­gie est récur­rente et se mul­ti­plie sur la peau de l’individu malade, il est ques­tion de furon­cu­lose.

Quelles sont les causes de l’apparition du furoncle ?

L’apparition du furoncle est géné­ra­le­ment due à une bac­té­rie. Cette bac­té­rie ren­voie à une espèce de sta­phy­lo­coques appe­lée Sta­phy­lo­coc­cus aureus. En effet, le Sta­phy­lo­coc­cus aureus est l’espèce la plus dan­ge­reuse des staphylocoques.

Encore appe­lé sta­phy­lo­coque doré, il est à la base de plu­sieurs infec­tions cuta­nées et même des intoxi­ca­tions ali­men­taires. Il est même pos­sible qu’il entraîne la mort de l’individu atteint, dans les cas graves.

Cepen­dant, le sta­phy­lo­coque doré se révèle sans risques chez cer­taines per­sonnes. Il est pré­sent chez une mino­ri­té de per­sonnes mais les affectent rare­ment. Ces per­sonnes sont qua­li­fiées de por­teurs sains. La rai­son de cela réside en ce que la bac­té­rie joue dans leur orga­nisme, un rôle de pro­tec­tion écologique.

Par contre, lorsque le milieu lui est favo­rable, le sta­phy­lo­coque doré se mul­ti­plie très rapi­de­ment et peut deve­nir patho­gène. Par ailleurs, la loca­li­sa­tion de cette bac­té­rie dans les milieux de vie est très diver­si­fiée. En effet, le germe du sta­phy­lo­coque peut être :

  • Halo­phile, car il sup­porte bien les fortes concen­tra­tions en sel et peut donc se retrou­ver dans les ali­ments mal conditionnés ;
  • Ther­mo­sen­sible, puisqu’il sup­porte moins les hautes tem­pé­ra­tures mais s’adapte faci­le­ment aux tem­pé­ra­tures ambiantes ;
  • Aéro-anaé­ro­bie facul­ta­tif, car il se pro­li­fère faci­le­ment dans les milieux expo­sés et riches en air.

Le sta­phy­lo­coque doré s’adapte rapi­de­ment et s’avère omni­pré­sent dans l’organisme humain. Ain­si, lorsque les condi­tions l’y obligent, il peut faci­le­ment muter vers d’autres formes qui sup­portent mieux son nou­veau milieu.

Pour ce faire, il pos­sède un pou­voir patho­gène double dû à deux types de sécré­tions par­ti­cu­lières. En effet, il pos­sède un pou­voir inva­sif dû à la sécré­tion d’enzymes telles que la coa­gu­lase, la fibri­no­ly­sine et la phos­pha­tase. Il pos­sède éga­le­ment un pou­voir toxique dû à la sécré­tion de toxines telles que l’entérotoxine, la sta­phy­lo­ly­sine et la leu­co­ci­dine.

En outre, le sta­phy­lo­coque doré peut se pro­pa­ger sur tout sur le corps plus pré­ci­sé­ment sur :

  • Le visage ;
  • Les fesses ;
  • Les ais­selles.

Plu­sieurs fac­teurs peuvent favo­ri­ser cette pro­li­fé­ra­tion cor­po­relle. Au nombre de ces fac­teurs, il y a :

  • Une mau­vaise hygiène ;
  • Une immu­ni­té trop faible ;
  • Un dia­bète négligé ;
  • Un port per­ma­nent de vête­ments trop ser­rés qui frottent fré­quem­ment la peau ;
  • Un rasage méca­nique des poils ;
  • Une bles­sure infec­tée ;
  • Une piqûre infectée ;
  • Une pré­sence d’autres affec­tions cuta­nées telles que l’acné ou l’eczéma.

Quels sont les symptômes du furoncle ?

Le furoncle est carac­té­ri­sé par un gros bou­ton ayant à son centre un poil. Ce bou­ton est d’abord de cou­leur rouge et reste très dur au tou­cher. Tout d’abord, le bou­ton est très petit au début de l’infection mais sa taille peut se mul­ti­plier rapidement.

Ensuite, il devient un bou­ton à tête blanche appe­lé pus­tule. En effet, la pus­tule contient du pus et se ramol­lit au fil des jours lorsque le pus est com­plè­te­ment évacué.

Par ailleurs, d’autres symp­tômes per­mettent éga­le­ment de recon­naître le furoncle. Ces symp­tômes peuvent inclure la cha­leur et le gon­fle­ment autour du bou­ton. Il est aus­si remar­qué la pré­sence de gan­glions lym­pha­tiques enflés. Le malade peut avoir de la fièvre ou déve­lop­per une infec­tion dans la zone tou­chée par le furoncle.

De plus, en cas de com­pli­ca­tions, le furoncle peut entraî­ner l’apparition d’une mul­ti­tude de furoncles proches les uns des autres. Les gan­glions pré­sents dans la zone de l’infection prennent aus­si de la gros­seur et sont très dou­lou­reux.

Quelles sont les conséquences du furoncle ?

Habi­tuel­le­ment, lorsque l’infection est prise au sérieux et bien trai­tée, la pro­ba­bi­li­té est faible qu’il y ait des com­pli­ca­tions. Par contre, lorsque le furoncle est pris à la légère par l’individu atteint, cela peut conduire à d’autres types d’infections.

En effet, ces types d’infections sont sou­vent des infec­tions plus ou moins mineures au niveau de la peau. Il y a entre autres la cel­lu­lite qui est une infec­tion des couches der­ma­to­lo­giques. Des infec­tions à l’intérieur de l’organisme peuvent être aus­si remar­quées. Il s’agit de :

  • La sep­ti­cé­mie qui est l’empoisonnement du sang ;
  • L’anthrax ;
  • L’ostéomyélite qui est une infec­tion interne de l’os ;
  • L’endocardite qui est une infec­tion atta­quant la couche interne du cœur.

Lorsque le furoncle atteint le visage de l’individu et qu’il est négli­gé, cela engendre de graves com­pli­ca­tions céré­brales. La pos­si­bi­li­té d’une throm­bo­phlé­bite du sinus caver­neux est envisageable.

Comment poser un bon diagnostic du furoncle ?

Le diag­nos­tic du furoncle s’effectue par un spé­cia­liste du domaine de la san­té. Plus pré­ci­sé­ment, l’aide d’un méde­cin der­ma­to­logue est pri­mor­diale. Tou­te­fois, un méde­cin géné­ra­liste peut éga­le­ment poser le diag­nos­tic du furoncle.

En effet, le der­ma­to­logue est plus apte à mener une ana­lyse de la peau plus minu­tieuse. En pre­mier lieu, il regarde atten­ti­ve­ment les zones les plus sen­sibles et favo­rables à une appa­ri­tion de furoncles.

En second lieu, le méde­cin iden­ti­fie la patho­lo­gie par sa posi­tion et ses carac­té­ris­tiques. Lorsque l’infection est au début, il est très facile au méde­cin de la détec­ter. En effet, dans ces cas, le furoncle est proche d’un poil et pos­sède une colo­ra­tion rouge et une tex­ture dure.

Par ailleurs, lorsque l’infection a eu d’évolution avant le diag­nos­tic, il est consta­té un bou­ton de taille plus impor­tante. D’ailleurs, au lieu d’être rouge et dur, ce bou­ton est d’une colo­ra­tion appa­rente plus ou moins blanche conte­nant de pus. Il est dou­lou­reux au tou­cher et dégage une cer­taine cha­leur autour de la zone infec­tée.

En outre, des exa­mens médi­caux peuvent être deman­dés par le méde­cin pour mieux situer la patho­lo­gie et son ori­gine. Ain­si, au cas où le méde­cin consi­dère l’infection comme sévère ou récur­rente, il décide de pro­cé­der à des exa­mens. Ces exa­mens sont des tests der­ma­to­lo­giques adap­tés comme le test de culture et de sensibilité.

Le test de culture et de sen­si­bi­li­té per­met d’élaborer une hypo­thèse sur la cause réelle du furoncle. Il consiste à mettre en culture les germes du pus et à obser­ver leur com­por­te­ment sui­vant le milieu de vie. Ce test est un excellent moyen de peau­fi­ner le diag­nos­tic. Aus­si, per­met-il de mettre au point un trai­te­ment adé­quat à la situa­tion de l’individu atteint.

Comment traiter efficacement le furoncle ?

En géné­ral, le furoncle dis­pa­raît au bout d’une dizaine de jours si les condi­tions d’hygiène sont amé­lio­rées. Cepen­dant, il est recom­man­dé de consul­ter un der­ma­to­logue qua­li­fié pour rece­voir un trai­te­ment adé­quat. Le méde­cin recom­mande habi­tuel­le­ment un anti­bio­tique et un anti­sep­tique.

De plus, il est impor­tant de revoir l’alimentation de la per­sonne atteinte en lui fai­sant suivre un régime adé­quat. En effet, ce régime a pour objec­tif de revi­go­rer le sys­tème immu­ni­taire du patient. Il faut éga­le­ment évi­ter de por­ter des vête­ments trop ser­rés et évi­ter de lais­ser les bles­sures ou les piqûres s’infecter.

Par ailleurs, dans le cas où l’individu atteint décide de se trai­ter lui-même, il lui faut prendre des pré­cau­tions. Il est capi­tal de savoir qu’une mani­pu­la­tion inadé­quate du furoncle consti­tue un fac­teur de risques de complications.

Par consé­quent, il est tout d’abord obli­ga­toire de se laver les mains avant et après la mani­pu­la­tion du furoncle. Ensuite, il est conseillé d’appliquer une com­presse à eau tiède sur le furoncle durant 10 minutes envi­ron. Cette tech­nique s’avère effi­cace et joue un rôle majeur dans la réduc­tion de la sur­ve­nue de complications.

Enfin, le patient peut aus­si appli­quer une pom­made anti­sep­tique sur la par­tie affec­tée jusqu’à obten­tion de satis­fac­tion et de gué­ri­son. Dans le cas où les soins uti­li­sés par le patient res­tent inef­fi­caces, il est recom­man­dé d’effectuer une consul­ta­tion der­ma­to­lo­gique.

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