HomeSantéFolliculite : différents types, causes, traitements et moyens de prévention

Folliculite : différents types, causes, traitements et moyens de prévention

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Le fol­li­cule est une struc­ture arron­die qu’il est pos­sible de retrou­ver dans plu­sieurs par­ties du corps. En fonc­tion de cette der­nière et du rôle que joue la struc­ture, il existe plu­sieurs types de fol­li­cules. Il s’agit en l’occurrence des fol­li­cules ova­riens et des fol­li­cules pileux. Ceux-ci sont situés par­tout sur la peau sauf sur les lèvres, la paume des mains et la plante des pieds. Ils sont prin­ci­pa­le­ment char­gés de ser­vir de cocon de nais­sance à chaque che­veu ou poil sur le corps humain. Par­mi les mala­dies qui peuvent mena­cer les fol­li­cules, il y a la fol­li­cu­lite. Quelles sont les dif­fé­rentes variantes de cette mala­die, leurs causes et leurs traitements ?

Folliculite staphylococcique

De manière géné­rale, la fol­li­cu­lite est clas­sée comme une affec­tion cuta­née. Autre­ment dit, il s’agit d’une mala­die de la peau étant don­né que les fol­li­cules s’y trouvent. Même si elle est bénigne (géné­ra­le­ment sans dan­ger), elle n’en reste pas moins déran­geante. Elle résulte d’une inflam­ma­tion des fol­li­cules qui peut avoir dif­fé­rentes ori­gines. En fonc­tion de ces der­nières, il est pos­sible de réper­to­rier dif­fé­rentes formes de fol­li­cu­lites. Celle dite sta­phy­lo­coc­cique fait par­tie des plus récurrentes.

Causes

La fol­li­cu­lite sta­phy­lo­coc­cique est cau­sée par l’introduction d’un germe dans l’appareil pilo-séba­cé. Il s’agit d’une bac­té­rie de type sta­phy­lo­coque doré. Natu­rel­le­ment, votre peau dis­pose d’une flore cuta­née très variée. En termes simples, il existe des bac­té­ries et autres germes qui y vivent et qui sont sup­po­sés s’y trou­ver. Leur nature varie en fonc­tion de dif­fé­rents fac­teurs. Il est pos­sible de citer :

  • l’âge ;
  • l’hydratation ;
  • le sexe ;
  • l’environnement ;
  • la quan­ti­té de sébum ;
  • la den­si­té des poils ;
  • et même les pro­duits cos­mé­tiques utilisés.

Dans tous les cas, bon nombre d’entre elles par­ti­cipent à la pro­tec­tion contre les infections.

Tou­te­fois, il peut arri­ver que cer­taines bac­té­ries plus dan­ge­reuses pour votre san­té voient le jour. C’est le cas de celle de type sta­phy­lo­coque doré. Elle peut appa­raître et colo­ni­ser la zone du péri­née (20 % de la popu­la­tion) et au niveau des fosses nasales (20 à 40 % de la popu­la­tion). Dès le moment où cette bac­té­rie se trouve sur votre peau, les risques que vous soyez sujet à la fol­li­cu­lite sont très élevés.

Il suf­fit d’une infime lésion cuta­née (comme les cou­pures) pour que le germe puisse se frayer un che­min sous votre peau. Il se loge alors dans l’appareil pilo-séba­cé ; ce qui abou­tit irré­mé­dia­ble­ment à une fol­li­cu­lite. Plus pré­ci­sé­ment, cela pro­voque une fol­li­cu­lite staphylococcique.

Il faut pré­ci­ser que cer­tains fac­teurs sont favo­rables à la for­ma­tion de cette bac­té­rie sur votre peau. Si vous avez déjà le dia­bète ou êtes vic­time de défi­cit immu­ni­taire par exemple, vous créez des condi­tions favo­rables à sa nais­sance. Il en est de même si vous sui­vez un trai­te­ment immunosuppresseur.

Traitement

Étant don­né que la fol­li­cu­lite sta­phy­lo­coc­cique est d’origine infec­tieuse, le trai­te­ment est évident. Il faut une appli­ca­tion locale de pro­duits anti­sep­tiques plu­sieurs fois par jour pour assu­rer la mort de la bac­té­rie. Lorsque le trai­te­ment est quo­ti­dien, il n’est plus requis de le pour­suivre au bout de deux semaines au plus.

Cepen­dant, il est pos­sible qu’une réci­dive soit inévi­table. C’est la rai­son pour laquelle votre méde­cin cherche en quelque sorte le foyer de l’infection. Autre­ment dit, il cher­che­ra à savoir exac­te­ment la par­tie de votre peau qui consti­tue le lieu de nais­sance de la bac­té­rie. Ain­si, vous avez l’assurance que le mal pour­ra être éra­di­qué de manière durable.

Lorsque cette mesure n’est pas prise, il ne fait aucun doute que vous serez à nou­veau confron­té à cette mala­die dans un délai très court. Si tel est le cas, il est fort pro­bable que la bac­té­rie soit encore plus résis­tante qu’auparavant. L’application d’antiseptiques risque donc d’être vaine. Votre méde­cin vous pres­cri­ra alors des anti­bio­tiques à prendre par voie orale.

Folliculite à pseudomonas aeruginosa

Fol­li­cu­lite

Dans le lot des fol­li­cu­lites bac­té­riennes, il y a éga­le­ment la fol­li­cu­lite à pseu­do­mo­nas aeru­gi­no­sa. Même si elle est plus rare que la fol­li­cu­lite sta­phy­lo­coc­cique, elle reste plus répan­due que les autres. Cela est en par­tie dû aux condi­tions qui par­ti­cipent à la contrac­tion de cette maladie.

Causes

La fol­li­cu­lite à pseu­do­mo­nas aeru­gi­no­sa est cau­sée par le contact avec de l’eau conta­mi­née par Pseu­do­mo­nas aeru­gi­no­sa. Cette bac­té­rie est géné­ra­le­ment pré­sente dans les spas ou les pis­cines qui ont des taux de chlore et des pH (poten­tiel hydro­gène) dés­équi­li­brés. C’est la rai­son pour laquelle cette mala­die est sou­vent appe­lée « fol­li­cu­lite du spa ».

Pseu­do­mo­nas aeru­gi­no­sa, autre­ment connu sous le nom de bacille pyo­cya­nique, est une bac­té­rie friande des milieux humides. Elle se déve­loppe rapi­de­ment et dis­pose d’une grande résis­tance. Cela est fait un microor­ga­nisme capable de gran­dir même dans des condi­tions que vous consi­dé­rez extrêmes. Même les spas qui peuvent être très chauds repré­sentent un nid confor­table pour cette bactérie.

Traitement

La fol­li­cu­lite du spa dans sa forme la plus légère fait par­tie des fol­li­cu­lites les plus simples à gué­rir. Dans la plu­part des cas, vous pou­vez vous en débar­ras­ser, au bout d’une dizaine de jours, avec une bonne hygiène. Il suf­fi­ra de prendre de bonnes et longues douches à base d’eau et de savon. Pour plus d’efficacité, vous pou­vez vous ser­vir d’un savon anti­bac­té­rien. Cela ne fera qu’améliorer l’élimination des bactéries.

Dans les cas consi­dé­rés comme sévères, il fau­dra plus que de simples mesures hygié­niques pour venir à bout du mal. Comme avec la plu­part des fol­li­cu­lites bac­té­riennes, le recours aux anti­bio­tiques, comme la cipro­floxa­cine, sera inévitable.

Folliculite fongique

Bien enten­du, les fol­li­cu­lites ne sont que d’origine bac­té­rienne. Il existe d’autres types de cette mala­die dont fait par­tie la fol­li­cu­lite fongique.

Causes

La fol­li­cu­lite fon­gique est due aux cham­pi­gnons. Ces der­niers se déve­loppent sur votre peau et finissent par affec­ter l’appareil pilo-séba­cé. Ils naissent suite à un concours de cir­cons­tances par­ti­cu­lières. Ce sont cer­taines de vos habi­tudes qui contri­buent donc à leur pro­li­fé­ra­tion. Elle est sou­vent favo­ri­sée par :

  • l’humidité ;
  • la trans­pi­ra­tion ;
  • et les frottements.

À titre illus­tra­tif, faire du sport régu­liè­re­ment dans des vête­ments trop près du corps est un excellent moyen de déve­lop­per ces cham­pi­gnons. Par­mi ceux qui sont res­pon­sables de la fol­li­cu­lite fon­gique, il y a malas­se­zia fur­fur, par­fois aus­si appe­lé pity­ro­spo­rum ovale.

Traitement

Dans le cas d’une fol­li­cu­lite fon­gique, le trai­te­ment est assez évident. Le but est de vous débar­ras­ser des cham­pi­gnons res­pon­sables de l’infection. Pour ce faire, vous devrez vous rendre chez votre der­ma­to­logue afin d’avoir une pres­crip­tion pour les pro­duits adé­quats. Par­mi les médi­ca­ments qui peuvent vous être pres­crits, vous pour­rez trou­ver des gels ou encore des mousses.

Ils sont à appli­ca­tion cuta­née, ce qui per­met de com­battre l’affection loca­le­ment. En cas de per­sis­tance des symp­tômes, vous devrez le signa­ler à votre der­ma­to­logue afin d’améliorer votre trai­te­ment. Dans cer­tains cas, vous pour­rez asso­cier un trai­te­ment par voie orale qui va atta­quer le mal de l’intérieur.

Folliculite : symptômes

Fol­li­cu­lite

La fol­li­cu­lite est pré­sen­tée comme une affec­tion cuta­née bénigne. Elle peut appa­raître sur tous les endroits où vous pou­vez avoir des poils. Cela n’exclut que les lèvres, la paume des mains et la plante des pieds. Même s’il existe plu­sieurs types de fol­li­cu­lites, les symp­tômes sont géné­ra­le­ment les mêmes. En effet, puisqu’il est ques­tion d’un mal de la peau, vous pour­rez res­sen­tir une gêne plus ou moins pro­non­cée au niveau de l’apparition du mal.

La mani­fes­ta­tion la plus com­mune de la fol­li­cu­lite est une déman­geai­son ou une irri­ta­tion cuta­née. À cela s’ajoutent des bou­tons qui peuvent être plus ou moins nom­breux. Ils sont assez sen­sibles et il est conseillé d’éviter de les grat­ter en dépit de la déman­geai­son. Vous pour­rez aus­si consta­ter la for­ma­tion de croûtes ou encore du pus aux endroits infectés.

Il faut savoir qu’en plus de ces symp­tômes, vous pou­vez consta­ter d’autres signes de la fol­li­cu­lite. Ce sont :

  • des nodules inflam­ma­toires au niveau du poil ;
  • la peau douloureuse ;
  • ou encore une forte sen­si­bi­li­té de la zone infectée.

Il peut arri­ver que vous res­sen­tiez de la fièvre. Cela est vrai­ment rare et vous devrez immé­dia­te­ment faire appel à votre méde­cin. Notez que si vous consta­tez ces signes chez un enfant, vous ne devrez pas attendre avant de le faire soi­gner. Vous évi­te­rez ain­si des com­pli­ca­tions comme des traces ou la néces­si­té d’une inter­ven­tion chi­rur­gi­cale.

Folliculite : moyens de prévention

La pré­ven­tion de la fol­li­cu­lite est axée sur une prise en charge de votre corps, mais aus­si un chan­ge­ment au niveau de vos habi­tudes. En effet, vous devez évi­ter à tout prix que les germes res­pon­sables de l’affection ne s’introduisent dans votre orga­nisme. Cela est valable pour tous les types de folliculite.

Puisqu’il ne suf­fit que d’une ouver­ture, vous devrez évi­ter de vous bles­ser. Même si cela vous arri­vait, vous devriez faire atten­tion à trai­ter conve­na­ble­ment vos bles­sures. N’hésitez pas à dés­in­fec­ter et à prendre un trai­te­ment anti­bio­tique en pré­ven­tion. Vous évi­te­rez ain­si les risques d’infection. Dans le même sens, vous devrez faire atten­tion pen­dant que vous vous rasez.

Ce pro­ces­sus peut entraî­ner l’apparition d’une fol­li­cu­lite. Ici, vous devrez gar­der votre maté­riel de rasage dans un état de pro­pre­té impec­cable et uti­li­ser des pro­duits adap­tés à votre peau. Aus­si, pen­sez à espa­cer vos rasages pour évi­ter d’agresser votre peau.

Notez que si vous souf­frez d’une mala­die qui affecte votre sys­tème immu­ni­taire ou si vous êtes sous immu­no­sup­pres­seur, il fau­dra sur­veiller votre peau. En pra­tique, votre orga­nisme est plus fra­gile et le déve­lop­pe­ment de cette affec­tion est favorisé.

Enfin, il est néces­saire de chan­ger vos habi­tudes ves­ti­men­taires si vous trans­pi­rez beau­coup. Il fau­dra don­ner à votre corps la pos­si­bi­li­té de res­pi­rer. Pour cela, vous devrez vous tour­ner vers des vête­ments amples ou dans des matières res­pi­rantes. Peu importe le type de fol­li­cu­lite, vous devrez main­te­nir un excellent pro­to­cole d’hygiène. Vous rédui­rez ain­si consi­dé­ra­ble­ment les chances de contrac­ter ce mal.

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