HomeSantéExanthème Périflexural Asymétrique de l’enfance : Symptômes, causes, traitements

Exanthème Périflexural Asymétrique de l’enfance : Symptômes, causes, traitements

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L’Exan­thème Péri­flexu­ral Asy­mé­trique de l’enfance est une der­ma­tose qui se mani­feste par l’apparition de petites papules sur cer­taines par­ties du corps. Typi­que­ment infan­tile, elle ne repré­sente aucun risque pour le patient. C’est une mala­die peu fré­quente dont le pro­nos­tic est plu­tôt encourageant.

Exanthème Périflexural Asymétrique de l’enfance : présentation

L’exanthème Péri­flexu­ral Asy­mé­trique de l’enfant se carac­té­rise par une érup­tion micro-pal­peuse dans les zones de flexion. La mala­die porte éga­le­ment le nom d’exanthème laté­ro­tho­ra­cique ou APEC en réfé­rence aux ini­tiales de son appel­la­tion en anglais (Asy­me­tric Per­iflexu­ral Exan­tem of Child­hood). Il touche plus fré­quem­ment le niveau axil­laire (en des­sous des ais­selles) et les sphères inguinales.

L’exanthème Péri­flexu­ral Asy­mé­trique de l’enfant se dis­tingue par sa dis­tri­bu­tion uni­la­té­rale, mais il peut éga­le­ment appa­raître sur l’autre côté avec l’évolution de la mala­die. Les cas d’exanthème bila­té­ral repré­sentent 50 %. Les lésions touchent quelques fois le visage, les mains, les membres infé­rieurs ou supé­rieurs. Dans ces zones, l’affection se mani­feste sous forme d’érythème pal­maire. L’APEC est une der­ma­tose remar­quée géné­ra­le­ment chez les enfants âgés de 2 à 4 ans. L’apparition de ces types d’éruptions cuta­nées est très rare chez les adultes. L’exanthème laté­ro­tho­ra­cique est une affec­tion bénigne dont les causes sont encore inconnues.

Exanthème Périflexural Asymétrique de l’enfance : symptômes

L’exanthème Péri­flexu­ral Asy­mé­trique de l’enfant se remarque à l’appa­ri­tion des lésions. L’éruption éry­thé­ma­teuse est cir­ci­née autour des zones atteintes. Des espaces pur­pu­riques sont visibles dans le pli axil­laire. Mais d’autres zones de flexion sont aus­si favo­rables au déve­lop­pe­ment de l’éruption cuta­née comme :

  • la cuisse,
  • le pli inguinal,
  • le flanc.

Les lésions prennent une appa­rence scar­la­ti­forme quelques jours après et peuvent se pro­pa­ger au niveau du tho­rax. Le bras cor­res­pon­dant au côté tou­ché et sa zone contro­la­té­rale sont éga­le­ment expo­sés à l’évolution des lésions.

Des adé­no­pa­thies satel­lites peuvent être obser­vées autour de l’éruption. Les lésions sont quelques fois ser­pi­gi­neuses avec une cou­leur pourpre ou bleu gris au centre. La colo­ra­tion peut deve­nir conti­nuel­le­ment sombre avec des signes de des­qua­ma­tion quand l’exanthème Péri­flexu­ral Asy­mé­trique de l’enfance est proche de la gué­ri­son. En plus des symp­tômes appa­rents sur l’épiderme, un risque de pru­rit existe à 50 %. Mais avant les érup­tions on peut consta­ter des ano­ma­lies ORL ou diges­tives comme les vomis­se­ments et la diar­rhée. Le patient peut éga­le­ment souf­frir d’une fièvre légère de 38 ° sous forme de fébri­cule.

Exanthème Périflexural Asymétrique de l’enfance : les personnes les plus touchées

L’exanthème Péri­flexu­ral Asy­mé­trique touche prin­ci­pa­le­ment les enfants dont la moyenne d’âge est de 2,5 ans. Curieu­se­ment, cette érup­tion cuta­née est plus consta­tée chez les filles que chez les gar­çons. Une hypo­thèse encore non prou­vée sou­tient que les enfants à la peau claire sont plus expo­sés à l’APEC. Mais des études sup­plé­men­taires doivent être effec­tuées pour étayer ce constat. Les per­sonnes adultes et les ado­les­cents sont rare­ment tou­chés par cette affec­tion. Les don­nées sur l’exanthème péri­flexu­ral Asy­mé­trique sont tou­jours à l’étude pour expli­quer ces carac­té­ris­tiques épi­dé­mio­lo­giques.

Exanthème Périflexural Asymétrique de l’enfance : périodes de pic et répartition géographique des cas

Les enfants sont expo­sés à l’exanthème péri­flexu­ral asy­mé­trique à tout moment de l’année. Mais des périodes de recru­des­cence sont tou­te­fois consta­tées dans cer­tains endroits de l’Europe. La répar­ti­tion géo­gra­phique place l’Italie et la France en haut des pays les plus tou­chés. Des cas sont aus­si fré­quents au Cana­da et aux États-Unis. La sai­son la plus favo­rable à l’apparition de l’éruption est com­prise entre la fin de l’hiver et le début du prin­temps. L’exanthème Péri­flexu­ral Asy­mé­trique s’apparente à une mala­die sai­son­nière et cet indice peut être déter­mi­nant dans l’établissement de son étiologie.

Exanthème Périflexural Asymétrique de l’enfance : diagnostic

Pour effec­tuer le diag­nos­tic de l’exanthème péri­flexu­ral asy­mé­trique, les pro­fes­sion­nels de la san­té se basent sur une simple obser­va­tion de l’éruption. Géné­ra­le­ment, aucun exa­men de labo­ra­toire n’est néces­saire pour confir­mer la nature des lésions. Mais cer­tains méde­cins peuvent réa­li­ser un exa­men his­to­lo­gique pour déter­mi­ner l’origine des germes. L’analyse peut prendre la forme d’une biop­sie cuta­née. Au micro­scope, l’examen révè­le­ra un infil­trat lym­pho­cy­taire péri­vas­cu­laire et une spon­giose au niveau du derme. Cer­tains pra­ti­ciens optent pour des tests san­guins et une séro­lo­gie virale pour pous­ser leurs diag­nos­tics plus loin.

Bien que ces exa­mens ne soient pas essen­tiels, ils aident les pro­fes­sion­nels à recueillir des infor­ma­tions pré­cieuses sur les ori­gines pro­bables de l’exanthème péri­flexu­ral asy­mé­trique de l’enfance. Mais pen­dant la consul­ta­tion cli­nique, le pro­fes­sion­nel de la san­té peut pro­po­ser une sur­veillance radio­lo­gique ou bio­lo­gique. Cette déci­sion n’est per­ti­nente que si la vitesse de sédi­men­ta­tion des éry­thro­cytes est élevée.

Exanthème Périflexural Asymétrique de l’enfance : confusions possibles

Exan­thème Péri­flexu­ral Asy­mé­trique de l’enfance

En rai­son de ses mani­fes­ta­tions, l’exanthème péri­flexu­ral asy­mé­trique de l’enfance peut être confon­du avec d’autres érup­tions cuta­nées comme l’eczéma mar­gi­né de Hébra ou eczé­ma simple. Mais la dis­tri­bu­tion asy­mé­trique de l’APEC est l’indice pré­do­mi­nant qui oriente les pro­fes­sion­nels de la san­té pen­dant leur diagnostic.

Exanthème Périflexural Asymétrique de l’enfance : diagnostic différentiel

La confu­sion est sou­vent faite avec la der­ma­tite de contact qui a la même dis­tri­bu­tion avec un carac­tère plus pru­ri­gi­neux. Les mani­fes­ta­tions de l’APEC se rap­prochent éga­le­ment de cer­tains exan­thèmes viraux non spé­ci­fiques. Des liens erro­nés sont quel­que­fois éta­blis avec la miliaire, le syn­drome de Gia­not­ti-Cros­ti, les érup­tions médi­ca­men­teuses ou le pity­ria­sis rosé aty­pique. Les infec­tions fon­giques super­fi­cielles comme la teigne peuvent aus­si faus­ser le diag­nos­tic. Une res­sem­blance cli­nique existe éga­le­ment entre l’exanthème péri­flexu­ral asy­mé­trique de l’enfance, la gale et la scar­la­tine.

Exanthème Périflexural Asymétrique de l’enfance : similitudes et différences avec les autres dermatoses

Mal­gré les simi­li­tudes avec d’autres érup­tions cuta­nées, cer­tains fac­teurs aident à mettre la différence.

  • Le pity­ria­sis rosé : il touche plus les jeunes enfants sco­la­ri­sés. Sa simi­li­tude avec l’APEC se situe au niveau de la durée, de la sai­son­na­li­té et sa capa­ci­té de réso­lu­tion spon­ta­née. Pour jus­ti­fier la res­sem­blance, les causes infec­tieuses sont sou­vent évoquées.
  • La miliaire : sa dis­tri­bu­tion symé­trique est la dif­fé­rence prin­ci­pale. Elle se déve­loppe éga­le­ment sur le cou et le haut du corps.
  • Le syn­drome de Gia­not­ti-Cros­ti : sa res­sem­blance avec l’APEC se résume à l’apparition des exan­thèmes papu­leux et la caté­go­rie de per­sonnes tou­chées. Dans ce cas, les érup­tions cuta­nées sont symé­triques.

Par ailleurs, il faut noter que la lym­pha­dé­no­pa­thie et la hépa­tos­plé­no­mé­ga­lie sont aus­si remar­quées chez les per­sonnes atteintes syn­drome de Gia­not­ti-Cros­ti. Ce qui n’est pas le cas pour l’exanthème péri­flexu­ral asy­mé­trique de l’enfant.

Exanthème Périflexural Asymétrique de l’enfance : causes

Même si la pre­mière des­crip­tion de l’exanthème péri­flexu­ral asy­mé­trique de l’enfant remonte à 1962, son étio­lo­gie exacte est incon­nue à ce jour. Une ori­gine virale est for­te­ment sus­pec­tée en rai­son de sa sai­son­na­li­té, des signes séro­lo­giques et des zones de recru­des­cence. Les érup­tions sont éga­le­ment consta­tées au même moment chez les enfants d’une même famille et la prise d’antibiotiques n’est pas effi­cace pour son trai­te­ment. D’autres fac­teurs comme les pro­dromes diges­tifs et les troubles des voies res­pi­ra­toires semblent confor­ter la thèse de l’épidémie virale.

Exanthème Périflexural Asymétrique de l’enfance : hypothèses sur son origine

Exan­thème Péri­flexu­ral Asy­mé­trique de l’enfance

Des pra­ti­ciens iso­lés ont réus­si à lier cer­tains cas à des virus spé­ci­fiques grâce à des exa­mens bio­lo­giques. La plu­part des causes pos­sibles ont été citées dans dif­fé­rents rap­ports de Pub­Med. Une cor­ré­la­tion a été éta­blie entre l’exanthème péri­flexu­ral asy­mé­trique de l’enfance et le virus d’Epstein-Barr. Des infec­tions au virus parain­fluen­za et à l’herpèsvirus humain sont éga­le­ment sus­pec­tées dans l’apparition des érup­tions. Un cas asso­cié à l’adénovirus fait aus­si par­tie des exemples d’infection virale. Pour jus­ti­fier l’éruption uni­la­té­rale, l’hypothèse d’une muta­tion post­zy­go­tique pré­coce a été avan­cée. Cette ano­ma­lie aurait ren­du la peau du côté atteint plus réac­tif au virus.

Le cas d’une fillette de 3 ans atteinte d’une infec­tion des voies res­pi­ra­toires supé­rieures donne éga­le­ment des indices sur des causes pos­sibles. Les érup­tions asy­mé­triques carac­té­ris­tiques de la mala­die sont appa­rues après une infec­tion au syn­drome de Guillain-Bar­ré axo­nal. D’autres mani­fes­ta­tions de l’APEC chez deux filles et un adulte ont été asso­ciées au par­vo­vi­rus B19. Cer­taines hypo­thèses non prou­vées reviennent aus­si par­mi les ori­gines pro­bables de l’exanthème péri­flexu­ral asy­mé­trique de l’enfance. Elles sont consi­dé­rées comme des sup­po­si­tions, car aucun rap­port médi­cal ne cer­ti­fie les infor­ma­tions. On peut citer entre autres :

  • Les infec­tions bactériennes
  • Les piqûres d’insectes
  • La der­ma­tite de contact 

Exanthème Périflexural Asymétrique de l’enfance : traitement et méthodes de prévention

L’APEC est une mala­die à gué­ri­son spon­ta­née. Géné­ra­le­ment, l’éruption cuta­née dis­pa­raît après 4 ou 6 semaines sans trai­te­ment. Il n’existe pas de remède spé­ci­fique pour la prise en charge de l’exanthème péri­flexu­ral asy­mé­trique de l’enfance. Mais des trai­te­ments symp­to­ma­tiques peuvent être effec­tués. Les sté­roïdes topiques sont quel­que­fois uti­li­sés pour dimi­nuer l’inflammation. Mais la pru­dence est de mise pen­dant leur emploi qui n’a que de minces effets sur l’évolution de la mala­die. Au cas où les lésions entraînent du pru­rit, les émol­lients peuvent être appli­qués pour limi­ter les déman­geai­sons. L’utilisation d’antihistaminiques oraux est pos­sible pour sou­la­ger d’autres symptômes.

L’origine exacte de l’exanthème péri­flexu­ral asy­mé­trique de l’enfance est à ce jour non déter­mi­née. Il serait com­pli­qué de lis­ter des méthodes de pré­ven­tion sans avoir connais­sance des causes.

Exanthème Périflexural Asymétrique de l’enfance : Transmission

L’Exanthème Péri­flexu­ral Asy­mé­trique de l’enfance est une mala­die auto­li­mi­tée. Les per­sonnes atteintes ne sont pas conta­gieuses. La tota­li­té des rap­ports médi­caux indique que les risques de trans­mis­sion inter­hu­maine de l’APEC sont inexistants.

Exanthème Périflexural Asymétrique de l’enfance : complications

Exan­thème Péri­flexu­ral Asy­mé­trique de l’enfance

L’APEC est un trouble cuta­né au pro­nos­tic excellent. Il se gué­rit spon­ta­né­ment sans aucun trai­te­ment. Les risques de com­pli­ca­tion sys­té­mique sont donc très faibles. Pen­dant l’évolution de la der­ma­tose, l’état de san­té géné­ral du patient n’est pas affec­té. La gué­ri­son ne s’accompagne d’aucune cica­tri­sa­tion ni de séquelles. Les réci­dives sont éga­le­ment rares chez les patients déjà atteints d’exanthème péri­flexu­ral asy­mé­trique de l’enfance. C’est une der­ma­tose tota­le­ment bénigne qui peut néan­moins sus­ci­ter des inquié­tudes chez les parents à cause de la pro­pa­ga­tion des lésions. Mais son carac­tère auto-réso­lu­tif étant prou­vé, les craintes sont injustifiées.

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