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Comment former les futurs généralistes en médecine ?

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La for­ma­tion des futurs géné­ra­listes en méde­cine implique habi­tuel­le­ment une orga­ni­sa­tion per­ma­nente de pro­grammes plu­ri­dis­ci­pli­naires de méde­cine. En effet, les futurs méde­cins géné­ra­listes sont des pro­fes­sion­nels dans tous les domaines de la san­té. Par consé­quent, leur for­ma­tion doit leur per­mettre d’acquérir des com­pé­tences par­ti­cu­lières, poin­tues et sur­tout adap­tées à leur réa­li­té sociale. Ils doivent pou­voir faire face effi­ca­ce­ment aux mala­dies les plus cou­rantes de leurs milieux. Com­ment alors for­mer les futurs géné­ra­listes en médecine ?

Description des généralistes en médecine

Les géné­ra­listes en méde­cine sont des pro­fes­sion­nels indis­pen­sables dans le domaine de la san­té. En effet, le domaine de la san­té repose d’abord sur des soins pri­maires poin­tus. Les géné­ra­listes en méde­cine sont donc des experts aptes à gérer tous les aspects pri­mor­diaux des soins pri­maires de san­té.

Par consé­quent, ils doivent maî­tri­ser tous les types de soins dont les patients et la popu­la­tion ont géné­ra­le­ment besoin. Cela implique éga­le­ment la maî­trise des dif­fé­rentes affec­tions habi­tuel­le­ment déve­lop­pées dans leur pays d’exercice du métier de généraliste.

De plus, il faut ajou­ter qu’en dehors des for­ma­tions acquises, les géné­ra­listes en méde­cine doivent aus­si tra­vailler leur per­son­na­li­té. Cela indique géné­ra­le­ment des for­ma­tions com­plé­men­taires en déve­lop­pe­ment per­son­nel, en maî­trise de soi ou autres.

Que doit contenir la formation des futurs généralistes en médecine ?

La for­ma­tion des futurs géné­ra­listes en méde­cine est bien struc­tu­rée et orga­ni­sée. Elle est sub­di­vi­sée en un par­cours d’apprentissage théo­rique et pra­tique. La fin de cette for­ma­tion est effec­tive par la rédac­tion d’une thèse de doc­to­rat en médecine.

Formation théorique

La for­ma­tion théo­rique des futurs géné­ra­listes en méde­cine demande trois années et prend en compte des cours bien orga­ni­sés. Il s’agit :

  • D’un appren­tis­sage basé sur des soins non pro­gram­més ou urgents ;
  • D’une édu­ca­tion en pré­ven­tion indi­vi­duelle et communautaire ;
  • Des cours basés sur une approche glo­bale de la méde­cine ;
  • D’un appren­tis­sage en sui­vi et coor­di­na­tion des soins ;
  • D’une édu­ca­tion en san­té et en dépistage.

De plus, ces cours peuvent être sui­vis de petites situa­tions de réflexions indi­vi­duelles ou en petits groupes. Cette tech­nique péda­go­gique per­met d’améliorer les modes d’acquisitions de com­pé­tences des appre­nants. Elle leur per­met de vite et mieux cer­ner chaque concept.

Par ailleurs, les cours des futurs géné­ra­listes en méde­cine sont dis­pen­sés par dif­fé­rents corps d’enseignants de méde­cine. À cet effet, ils peuvent être dis­pen­sés par des méde­cins spé­cia­listes ou encore par des ensei­gnants de la méde­cine géné­rale. Aus­si, doivent-ils cor­res­pondre au modèle de for­ma­tion à la méde­cine géné­rale défen­du dans le pays d’étude.

En outre, au fil des années, les cours dis­pen­sés régressent. Plus pré­ci­sé­ment en troi­sième année de méde­cine, les cours pré­sentent consi­dé­ra­ble­ment moins de den­si­té.

Formation pratique

Il est impor­tant de pré­ci­ser que la for­ma­tion pra­tique des futurs géné­ra­listes en méde­cine prend habi­tuel­le­ment quatre années. En effet, la pra­tique com­mence à par­tir de la troi­sième année jusqu’en sixième année. Lors de ces années, l’apprenant aura l’opportunité d’assister et de mettre en appli­ca­tion les notions apprises au cours.

De plus, il faut pré­ci­ser que la for­ma­tion pra­tique cor­res­pond aux stages hos­pi­ta­liers effec­tués par les appre­nants. Ils sont effec­tués au cours des six semestres et sont géné­ra­le­ment obli­ga­toires. Tou­te­fois, d’autres peuvent être facul­ta­tifs et sont effec­tués par des appre­nants volon­taires.

Par ailleurs, il peut être ques­tion des stages effec­tués à l’interne ou à l’externe. Lorsqu’il s’agit d’un stage à l’interne, l’établissement envoie de lui-même l’apprenant en stage pour qu’il découvre le monde pro­fes­sion­nel. Ces stages per­mettent l’acquisition de com­pé­tences et de connais­sances médi­cales incon­tour­nables pour un futur bon généraliste.

Dans ce cas, le stage à l’interne amène tou­jours l’apprenant à effec­tuer un stage obli­ga­toire dans dif­fé­rents ser­vices. Il s’agit soit d’un ser­vice poly­va­lent soit d’un ser­vice d’urgence ou d’un ser­vice dans une divi­sion mère-enfant.

En outre, l’apprenant a l’obligation de four­nir une rédac­tion bien struc­tu­rée à la fin du stage. Ce rap­port de stage doit retra­cer les cas qu’il a ren­con­trés et les com­pé­tences nou­velles qu’il a acquises en méde­cine géné­rale.

Par contre, le stage à l’externe désigne un stage d’observation de trois mois envi­ron. Il s’effectue habi­tuel­le­ment au sein d’un cabi­net et implique plus de res­pon­sa­bi­li­tés et de rigueur. Ce stage per­met tout d’abord à l’apprenant de pra­ti­quer davan­tage les notions apprises. Ensuite, il per­met de suivre, de juger puis de noter les inter­ven­tions de l’apprenant à la fin du stage.

Rédaction de thèse

La rédac­tion de thèse est le tra­vail qui marque le titre de doc­teur en méde­cine. Elle marque éga­le­ment la fin de la méde­cine géné­rale. En effet, c’est un tra­vail qui consiste à faire une pro­duc­tion bien struc­tu­rée sur une thé­ma­tique de la méde­cine.

Il faut pré­ci­ser que le thème choi­si doit res­ter ori­gi­nal, inté­res­sant et être d’actualité dans la méde­cine géné­rale. De plus, les conclu­sions de la thèse du méde­cin peuvent ser­vir d’inspiration à toute la com­mu­nau­té scien­ti­fique natio­nale et internationale.

Comment renforcer la formation initiale des futurs généralistes en médecine ?

La for­ma­tion des futurs géné­ra­listes en méde­cine doit être per­ma­nente et conti­nuelle. Cela leur per­met­trait de maî­tri­ser les nou­velles exi­gences en méde­cine géné­rale. À cet effet, ils doivent se mettre à jour en matière de pra­tiques, de tech­niques nou­velles, de connais­sances ou découvertes.

Pour ce faire, une diver­si­té de for­ma­tions, autre que celle reçue à l’université est dis­po­nible, pour per­mettre de ren­for­cer leur for­ma­tion ini­tiale. Il est question :

  • D’une for­ma­tion en déve­lop­pe­ment pro­fes­sion­nel continu ;
  • D’une for­ma­tion issue des éva­lua­tions pratiques.

Formation en développement professionnel continu de la médecine

La for­ma­tion en déve­lop­pe­ment pro­fes­sion­nel ren­voie à une for­ma­tion per­son­nelle après les études aca­dé­miques. Elle per­met aux futurs géné­ra­listes d’acquérir de nou­velles connais­sances et com­pé­tences adé­quates pour gérer toute sorte de mala­die. Elle est un moyen qui leur per­met de mettre à jour leurs connais­sances dans le domaine de la san­té.

De plus, la for­ma­tion en déve­lop­pe­ment pro­fes­sion­nel conti­nu regorge de for­ma­tions basées sur la ges­tion des risques. À cela s’ajoutent des for­ma­tions sur la ges­tion des cas d’urgence et la capa­ci­té d’analyse. Cette for­ma­tion aide les futurs géné­ra­listes à être au cou­rant de tous les nou­veaux pro­grès en méde­cine.

Formation issue des évaluations pratiques

À ce niveau les futurs géné­ra­listes ont la pos­si­bi­li­té d’améliorer leurs com­pé­tences en matière de nou­velles pra­tiques médi­cales. La for­ma­tion issue des éva­lua­tions pra­tiques implique la pré­sence des géné­ra­listes dans les centres médi­caux pour se faire for­mer directement.

De plus, cette tech­nique d’acquisition de nou­velles com­pé­tences per­met aux futurs géné­ra­listes de faire des ren­contres avec d’autres pro­fes­sion­nels. Elle leur per­met éga­le­ment de dis­cu­ter et d’échanger leurs expé­riences en matière de soins dis­pen­sés dans divers cas de mala­dies.

Par ailleurs, il est impor­tant de pré­ci­ser que les futurs géné­ra­listes choi­sissent des hôpi­taux géné­raux ou des cabi­nets poly­va­lents. Ain­si, ces der­niers leur per­mettent de vivre de nou­velles expé­riences sani­taires. Ils peuvent aus­si effec­tuer la per­ma­nence des soins qui per­met de ren­for­cer les connais­sances de futur généraliste.

Former les futurs généralistes en médecine dans la gestion du temps

Les futurs géné­ra­listes doivent s’apprêter au rythme de tra­vail que néces­site leur car­rière. En effet, actuel­le­ment les méde­cins tra­vaillent durant 60 heures au moins par semaine. Ils ont un rythme de tra­vail très intense et doivent aus­si par­ti­ci­per à la per­ma­nence des soins. À cela s’ajoute éga­le­ment la par­ti­ci­pa­tion à d’autres éven­tuelles for­ma­tions conti­nues pour ren­for­cer leurs compétences.

Il est donc pré­fé­rable de les for­mer en consé­quence afin qu’ils puissent libé­rer un peu de temps pour eux-mêmes. Plu­sieurs conseils sont sug­gé­rés dans ces cas pour dimi­nuer la durée heb­do­ma­daire de tra­vail. Il s’agit généralement :

  • D’un allè­ge­ment de travail ;
  • D’un trans­fert de cer­taines tâches administratives ;
  • D’une délé­ga­tion de com­pé­tences de cer­taines acti­vi­tés aux auxi­liaires paramédicaux ;
  • D’une sup­pres­sion de cer­taines tâches inutiles ;
  • D’un recru­te­ment d’auxiliaires tel que les secré­taires, les sta­giaires et les stan­dar­distes-télé­pho­nistes pou­vant effec­tuer les tâches administratives.

Ces mesures per­mettent effi­ca­ce­ment aux futurs géné­ra­listes de libé­rer du temps et d’être au moins sou­la­gés des tâches non médi­cales.

Former les futurs généralistes en médecine à travailler leur personnalité

Le domaine de la san­té fai­sant par­tie de la vie pri­vée des patients et doit de ce fait res­ter secret. Les infor­ma­tions de la vie sani­taire de chaque patient doivent être pro­té­gées. Par consé­quent, les futurs géné­ra­listes doivent être for­més pour appli­quer ces règles déon­to­lo­giques et bien d’autres. Ils doivent res­ter bien vigi­lants et obser­ver sur­tout le res­pect du secret pro­fes­sion­nel.

De plus, les futurs géné­ra­listes en méde­cine et tous pro­fes­sion­nels de san­té doivent être for­més sur l’amélioration des rela­tions pro­fes­sion­nelles. Le métier de méde­cin étant exer­cé en col­la­bo­ra­tion avec des pairs, il est donc impor­tant d’avoir de solides liens professionnels.

Ain­si, le futur géné­ra­liste doit être for­mé à déve­lop­per des approches per­met­tant une bonne col­la­bo­ra­tion pro­fes­sion­nelle. Cela leur per­met de créer une bonne ambiance de tra­vail entre les supé­rieurs, les auxi­liaires para­mé­di­caux et les subor­don­nés. Il est aus­si remar­qué une effi­ca­ci­té consi­dé­rable quand les futurs géné­ra­listes sont for­més pour amé­lio­rer les rela­tions professionnelles.

Par ailleurs, le futur expert en méde­cine géné­rale doit pos­sé­der cer­taines qua­li­tés indis­pen­sables pour une bonne col­la­bo­ra­tion avec les patients. En effet, le futur géné­ra­liste doit tra­vailler sa per­son­na­li­té pour deve­nir un modèle de com­por­te­ment et un atten­tion­né. De plus, il doit tra­vailler à être un excellent opti­miste. Cela per­met aux patients d’être relaxes, confiants et de lui rap­por­ter tout ce qui les préoccupe.

De futurs généralistes en médecine formés à l’utilisation des logiciels informatiques

La for­ma­tion des futurs géné­ra­listes en méde­cine à l’utilisation des logi­ciels infor­ma­tiques s’avère capi­tale à cette ère. En effet, la maî­trise de cer­tains logi­ciels offre plu­sieurs pers­pec­tives inté­res­santes, dont la par­ti­ci­pa­tion à des séances impor­tantes à dis­tance. Elle per­met éga­le­ment d’améliorer la qua­li­té et le sui­vi de la prise en charge du patient.

Participer à des séances de formations à distance

La maî­trise des logi­ciels infor­ma­tiques per­met de suivre des for­ma­tions inté­res­santes tout en étant au centre médi­cal. Cela per­met aux experts de la san­té de gérer les obli­ga­tions pro­fes­sion­nelles médi­cales et de pour­suivre avec une for­ma­tion conti­nue.

Ces appren­tis­sages à dis­tance sont effec­tués grâce aux logi­ciels et pla­te­formes d’e‑learning. Cela repré­sente une solu­tion idéale en cas de sur­charge de tra­vail. Ils sont éga­le­ment appro­priés en cas de manque de temps ou d’isolement géographique.

Améliorer la qualité et le suivi de la prise en charge du patient

La maî­trise des logi­ciels infor­ma­tiques per­met aux futurs géné­ra­listes d’avoir des apti­tudes pour réper­to­rier chaque patient à leur charge. En effet, les logi­ciels ont des sys­tèmes d’aide à la stra­té­gie thé­ra­peu­tique pro­po­sée par le méde­cin. Ils per­mettent de sau­ve­gar­der toutes les infor­ma­tions d’un patient et de mieux le suivre. Cette tech­nique per­met donc indi­rec­te­ment d’améliorer la qua­li­té des soins admi­nis­trés aux patients.

De plus, l’utilisation de ces outils infor­ma­tiques per­met une sys­té­ma­ti­sa­tion des infor­ma­tions médi­cales. Le méde­cin a la pos­si­bi­li­té de conser­ver les pra­tiques médi­cales et soi­gnantes dont il a habi­tuel­le­ment besoin dans les logiciels.

En outre, une tra­ça­bi­li­té facile et rapide d’une pres­crip­tion médi­cale est éga­le­ment pos­sible grâce aux logi­ciels infor­ma­tiques. Elle aide le méde­cin à retrou­ver des infor­ma­tions médi­cales et le guide effi­ca­ce­ment à prendre de bonnes déci­sions médi­cales.

Par ailleurs, il faut pré­ci­ser que la for­ma­tion des futurs géné­ra­listes à l’usage des logi­ciels infor­ma­tiques doit res­ter courte. Elle doit juste englo­ber des séances de for­ma­tions pra­tiques essen­tielles pou­vant leur per­mettre d’effectuer leurs tâches. Il est donc recom­man­dé d’éviter de longues séances de for­ma­tions et d’aller droit au but.

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