HomeNon classéVaccination contre les virus HPV CONTROVERSE

Vaccination contre les virus HPV CONTROVERSE

Publié le

spot_img

10/2008

NB : Le rac­cour­ci « Vac­cin contre le can­cer du col de l’u­té­rus » est-il vrai­ment rece­vable dans les publi­ci­tés et articles de presse ??

La peur et l’an­goisse sus­ci­tées par les cam­pagnes média­tiques qui ont accom­pa­gné la mise sur le mar­ché des vac­cins contre le virus HPV ont conduit des jeunes femmes et des ado­les­centes sou­vent accom­pa­gnées de leur mère – cible pré­fé­rée de la publi­ci­té culpa­bi­li­sante des labo­ra­toires – dans les cabi­nets médicaux.
Cette vac­ci­na­tion me pose pro­blème [Lire]
Dr H. Raybaud

 

Gar­da­sil et Cer­va­rix sur la sel­lette en Alle­magne (24/12/2008)
13 méde­cins et scien­ti­fiques de renom demandent l’arrêt de la dés­in­for­ma­tion et de la vac­ci­na­tion massive
L’efficacité des vac­cins n’est même pas prouvée.
Les don­nées des essais cli­niques sont en « contra­dic­tion fla­grante avec de nom­breuses affir­ma­tions média­tiques trop optimistes ».
Per­sonne n’a véri­fié jusqu’ici si les femmes vac­ci­nées fai­saient moins de can­cers, et si oui dans quelles proportions.
Tra­duc­tion com­plète de l’ar­ticle du jour­nal alle­mand Süd­deutsche Zei­tung, [Lire]

Vac­ci­na­tion contre les papil­lo­ma­vi­rus humains 6, 11, 16
Avis favo­rable et nuan­cé du Conseil Supé­rieur d’Hy­giène Publique de France
(séance du 9 mars 2007) [Lire]

Gar­da­sil recom­man­dé par le CDC mais.…
CDC Ques­tions and Ans­wers Concer­ning the Safe­ty and Effi­ca­cy of Gar­da­sil ® (June 4, 2007) [Lire]

issue of the New England Jour­nal of Medicine
The conclu­sion, publi­shed in the Aug. 21 issue of the New England Jour­nal of Medi­cine , is based on com­pu­ter mode­ling rather than « real world » data, lea­ding some experts, inclu­ding the authors of a rela­ted edi­to­rial, to ques­tion the advi­sa­bi­li­ty of imple­men­ting wides­pread vac­ci­na­tion programs.
« The­re’s a lot of uncer­tain­ty in the data, and we had to make a lot of assump­tions about the vac­ci­ne’s pro­per­ties, » Kim explained.
« We made very opti­mis­tic assump­tions, and we haven’t loo­ked at the vac­cine long enough to know how these assump­tions will bear out. » [Lire]

Entre­tien avec Claude Béraud
Le Monde publie un entre­tien avec Claude Béraud, membre du Conseil médi­cal et scien­ti­fique de la Mutua­li­té fran­çaise, qui appelle à un « mora­toire » sur la vac­ci­na­tion contre les papil­lo­ma­vi­rus humains pour pré­ve­nir le can­cer du col de l’utérus.

Le Pr Béraud explique ain­si que « l’u­ti­li­té du vac­cin [Gar­da­sil] est incon­nue car sa com­mer­cia­li­sa­tion est trop récente et il faut en moyenne 15 ans pour qu’une infec­tion due à cer­taines souches de papil­lo­ma­vi­rus déter­mine un can­cer. En second lieu, on ignore quel est le niveau d’ef­fi­ca­ci­té de ce vac­cin. […] En der­nier lieu, le coût de cette effi­ca­ci­té cli­nique serait très éle­vé » [Lire]

Au Cana­da, le vac­cin ne fait pas l’unanimité
L’an­nonce du pro­gramme de vac­ci­na­tion contre le virus du papil­lome humain (VPH), au Qué­bec, a été applau­die par plu­sieurs orga­ni­sa­tions médi­cales. Cer­tains pro­fes­sion­nels de la san­té sont tou­te­fois scep­tiques : ils doutent de sa per­ti­nence – et de son effi­ca­ci­té – pour venir à bout du can­cer du col de l’u­té­rus. Deux avis contra­dic­toires [Lire]

www.minerva-ebm.be
Si l’ef­fi­ca­ci­té de ces deux vac­cins en termes cyto­lo­giques se pré­cise donc, d’im­por­tantes ques­tions (déjà sou­le­vées dans Miner­va) demeurent : quelle est la meilleure stra­té­gie de vac­ci­na­tion à adop­ter, pour quels groupes cibles, en veillant à ne pas nuire au dépis­tage du can­cer du col qui reste indispensable ?
Les consé­quences pour une conta­mi­na­tion par d’autres séro­types de HPV, la durée d’ef­fi­ca­ci­té pro­tec­trice du vac­cin et le rap­port coût/efficacité res­tent éga­le­ment à déterminer.[minerva-ebm.be]
Voir éga­le­ment : Des méde­cins espa­gnols réclament un mora­toire pour l’u­ti­li­sa­tion de Gar­da­sil° [www.formindep.org]

Des méde­cins espa­gnols réclament un mora­toire pour l’utilisation de Gar­da­sil « Au mois d’octobre 2007, les auto­ri­tés sani­taires espa­gnoles ont intro­duit le vac­cin Gar­da­sil ® dans le calen­drier vac­ci­nal rem­bour­sé par l’assurance-maladie. Car­los Alva­rez-Dar­det, direc­teur du Jour­nal of Epi­de­mio­lo­gy and Com­mu­ni­ty Health, pro­fes­seur de san­té publique de l’Université d’Alicante, spé­cia­liste des vac­cins, a signé une viru­lente tri­bune dans le jour­nal El Pais et appe­lé à une mobi­li­sa­tion civique au nom de la « défense du bien public ». Les près de 3.500 signa­taires de la péti­tion en cours demandent un mora­toire sur l’utilisation du Gar­da­sil ® et dénoncent plu­sieurs élé­ments révé­la­teurs [Lien]

Vu d’ailleurs (Suède, Dane­mark, USA, Aus­tra­lie, Alle­magne, France)
Le vac­cin papil­lo­ma­vi­rus 6, 11, 16, 18 (Gar­da­sil °) est com­mer­cia­li­sé dans plu­sieurs pays d’Eu­rope, aux États-Unis d’A­mé­rique, etc.
Voi­ci des extraits des conclu­sions de dif­fé­rentes équipes qui ont fait la syn­thèse des don­nées de son éva­lua­tion cli­nique (bul­le­tins indé­pen­dants de l’in­dus­trie phar­ma­ceu­tique, bul­le­tins d’a­gences du médi­ca­ment ou de divers autres orga­nismes publics) [Lien]

Gar­da­sil. « Hys­té­rie vaccinale »,
AIn­si titre un jour­nal alle­mand décri­vant la contre-attaque des gyné­co­logues et ensei­gnants d’une grande ville.
L’ar­ticle du Köl­ner Stadt-Anzei­ger du 4 mars 2008 com­mence par incri­mi­ner l’origine de l’hystérie : la cam­pagne publi­ci­taire mas­sive de Sano­fi Pas­teur MSD. A juste titre, puisque cette publi­ci­té n’a rien d’une « cam­pagne d’information san­té », vu les fausses infor­ma­tions qu’elle donne ou sug­gère et insi­nue pour prendre tout le monde par les tripes, pour­rait-on dire… Puisqu’elle joue sur l’af­fect irra­tion­nel, sur la peur et l’angoisse, pour faire vendre le Gar­da­sil, occul­tant com­plè­te­ment les don­nées médi­cales qui, elles, par­le­raient à la rai­son… [Lien]

Le vac­cin Gar­da­sil : mora­toire deman­dé au Qué­bec aus­si ! Incer­ti­tudes, risques potentiels.
Le Réseau qué­bé­cois d’action pour la san­té des femmes (RQASF) consi­dère qu’il est impé­ra­tif de sus­pendre l’implantation du pro­gramme de vac­ci­na­tion contre le virus du papil­lome humain (VHP) (…). Selon l’avis de plu­sieurs res­sources pro­fes­sion­nelles de la san­té, de groupes de femmes ain­si que de Mme Diane M. Har­per, la cher­cheure prin­ci­pale qui a déve­lop­pé le « vac­cin » Gar­da­sil [1], il n’a pas été suf­fi­sam­ment tes­té pour en connaître les effets indé­si­rables et néga­tifs sur les jeunes filles de 9 à 15 ans. Son effi­ca­ci­té a été démon­trée sur les femmes âgées de 15 à 25 ans uni­que­ment. Vac­ci­ner les jeunes filles du pri­maire et de secon­daire 3 et 4, donc de 9 ans et plus comme le sou­haite le pro­gramme, revient à signer un chèque en blanc sur la san­té de nos jeunes filles. [Lien]

La vac­ci­na­tion de masse par le Gar­da­sil ® doit-elle être une prio­ri­té pour les pou­voirs publics ?
Dr Ber­nard Gué­rin du Mas­ge­nêt – Avec cette vac­ci­na­tion, la France est prête à dépen­ser une for­tune pour un pro­blème de san­té publique qui n’existe pas ! J’exagère un petit peu, mais dans notre pays, le can­cer inva­sif du col – le vrai can­cer – est rare chez les femmes béné­fi­ciant d’un sui­vi gyné­co­lo­gique et de frot­tis de dépis­tage régu­liers. De plus, sans attendre le vac­cin miracle, nous avons fait de très gros pro­grès dans ce domaine au cours des dix der­nières années. La tech­nique du frot­tis s’est beau­coup sim­pli­fiée, le pré­lè­ve­ment en milieu liquide rend l’analyse plus fiable et plus rapide. Et sur­tout, on est capable de repé­rer les femmes por­teuses des papil­lo­ma­vi­rus dan­ge­reux, qu’il faut sur­veiller de très près jusqu’à éli­mi­na­tion natu­relle du virus, et les femmes non por­teuses, pour les­quelles la sur­veillance pour­rait être espa­cée. [Lien]

Un vac­cin qui ne résout pas tout (HAS)
Gar­da­sil ® pro­tège contre les mala­dies dues aux HPV des types 6, 11, 16 et 18 : dys­pla­sies de haut grade du col de l’u­té­rus (CIN 2/3), dys­pla­sies de haut grade de la vulve (VIN 2/3) et ver­rues géni­tales externes (condy­lomes acu­mi­nés). 70 % des can­cers du col de l’u­té­rus sont liés à ces virus : leur pré­ven­tion est atten­due, mais non démon­trée. Le vac­cin ne peut pré­ve­nir les 30 % de can­cers du col liés à d’autres types d’HPV.
Le ser­vice médi­cal ren­du* (SMR) par Gar­da­sil ® est impor­tant. Ce vac­cin doit être uti­li­sé sur la base des recom­man­da­tions offi­cielles. En effet, si son effi­ca­ci­té pro­tec­trice est démon­trée chez les jeunes femmes non infec­tées par les types d’HPV du vac­cin, il ne pro­tège pas les femmes déjà infec­tées lors de la vaccination.
Gar­da­sil ® apporte une amé­lio­ra­tion du ser­vice médi­cal ren­du modé­rée (ASMR III) dans la pré­ven­tion des lésions pré­can­cé­reuses et can­cé­reuses du col de l’utérus, des dys­pla­sies de haut grade de la vulve et des ver­rues géni­tales externes. Il n’est recom­man­dé que chez les jeunes filles de 14 ans et, en « rat­tra­page », chez les jeunes filles et jeunes femmes de 15 à 23 ans n’ayant pas eu de rap­ports sexuels, ou au plus tard dans l’année sui­vant leur pre­mier rapport.
On peut attendre de Gar­da­sil ® une réduc­tion de la mor­bi­di­té à court terme, mais les consé­quences à long terme de son uti­li­sa­tion ne sont pas connues :

  • • la durée de la pro­tec­tion vac­ci­nale n’est pas connue au-delà de 5 ans ;
  • 30 % envi­ron des can­cers du col sont liés à des types d’HPV onco­gènes autres que ceux du vaccin.
  • Si les femmes vac­ci­nées se fai­saient moins dépis­ter, une aug­men­ta­tion de l’incidence et de la mor­ta­li­té de ces can­cers serait probable.
  • Le dépis­tage des lésions pré­can­cé­reuses et can­cé­reuses du col uté­rin par frot­tis cer­vi­co-vagi­naux reste donc néces­saire chez toutes les femmes, vac­ci­nées (Texte com­plet : [Lire] (pdf)

    Com­mu­ni­qué de presse AFSSAPS
    25 jan­vier 2008
    L’Agence euro­péenne du médi­ca­ment a été infor­mée de la sur­ve­nue du décès de deux jeunes femmes, âgées de 18 et 19 ans, qui avaient reçu une dose de Gar­da­sil®. Le lien entre l’administration du vac­cin et ces décès n’est pas éta­bli. A ce jour, la cause de ces décès, sur­ve­nus en Alle­magne et Autriche, n’est pas iden­ti­fiée. [Lien]

Derniers articles

La psychose maniaco-dépressive : troubles bipolaires I et II

La psychose maniaco-dépressive est l’une des affections psychiatriques les plus répandues en Occident. Elle fut...

Le bâillement : mécanisme et significations

Commun à presque toutes les espèces vertébrées sur terre, le bâillement est l’un des...

La rage chez l’homme : causes, symptômes et traitements

La rage est une maladie mortelle dont la cause est le virus RABV. Ce...

HOMOCYSTEINE : facteur de risque cardio-vasculaire

L’homocystéine a fait l’objet de nombreuses spéculations depuis sa découverte en 1932. Ses propriétés...

Pour aller plus loin

La psychose maniaco-dépressive : troubles bipolaires I et II

La psychose maniaco-dépressive est l’une des affections psychiatriques les plus répandues en Occident. Elle fut...

Le bâillement : mécanisme et significations

Commun à presque toutes les espèces vertébrées sur terre, le bâillement est l’un des...

La rage chez l’homme : causes, symptômes et traitements

La rage est une maladie mortelle dont la cause est le virus RABV. Ce...