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LE RISQUE VITAL CARDIO-VASCULAIRE

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2012


On dis­pose de deux outils le score de Fra­min­gham et le score européen

  • Le score de Fra­min­gham domine la scène
    Le score de Fra­min­gham, score le plus uti­li­sé dans le monde éva­lue le risque coro­na­rien (évé­ne­ments mor­tels ou non) à 10 ans. Il peut être réa­li­sé manuel­le­ment en se ser­vant d’abaques ou de façon beau­coup plus simple en uti­li­sant des logi­ciels en libre accès sur inter­net ( http://www.mdcalc.com/framingham-coronary-heart-disease-risk-score-si-units/).
    Il tient compte du sexe, de l’âge (de 20 à 79 ans), du taux de cho­les­té­rol total, du taux de HDL‑C, du taba­gisme, de l’exis­tence d’un dia­bète et de la pres­sion arté­rielle sys­to­lique (trai­tée ou non), un nombre de points dif­fé­rents étant attri­bué à chaque niveau de ces dif­fé­rents FRV. A l’issue de ce cal­cul, doivent être consi­dé­rés comme à HRCV les sujets dont le score est supé­rieur à 20 %.
  • Le score SCORE, une alter­na­tive euro­péenne
    SCORE (pour Sys­te­mic Coro­na­ry Risk Esti­ma­tion) a été mis au point en Europe pour tenir compte des dis­pa­ri­tés géo­gra­phiques (on dis­pose de modèles appli­cables à l’Europe du Nord et du Sud). Il éva­lue non pas le risque coro­na­rien glo­bal à 10 ans comme Fra­min­gham mais le risque de décès d’origine CV à 10 ans. SCORE prend en compte les mêmes fac­teurs de risque que Fra­min­gham (à l’exception du taux de HDL‑C, de l’existence d’un dia­bète et des âges infé­rieurs à 45 ans et supé­rieurs à 65 ans).

    Quatre niveaux de risque sont définis :
    1. Le très haut risque car­dio­vas­cu­laire ( > 15%) ;
    2. Le haut risque, qui regroupe les sujets ayant des fac­teurs de risque majeurs ou par­ti­cu­liè­re­ment éle­vés (hyper­cho­les­té­ro­lé­mie fami­liale, HTA sévère…) et ceux dont le score se situe entre 5 et 10 % ;
    3. Le niveau de risque modé­ré, qui concerne les patients dont le score est com­pris entre 1 et 5 % ;
    4. Le bas risque, qui regroupe les sujets dont le score est infé­rieur à 1 %.De ce fait avec SCORE le pour­cen­tage de sujets consi­dé­rés à HRCV est bien supé­rieur à celui obte­nu avec l’équation de Framingham


QUI TRAITER Éva­lua­tion plus fine du risque car­dio­vas­cu­laire, abais­se­ment des objec­tifs thé­ra­peu­tiques de LDL-cho­les­té­rol : les der­nières recom­man­da­tions euro­péennes font évo­luer la prise en charge des dys­li­pi­dé­mies. La prise en charge reste essen­tiel­le­ment axée sur la baisse du LDL‑C. Chaque dimi­nu­tion de 0,40 g/l de ce para­mètre est asso­ciée à une réduc­tion de 22 % de la mor­bi-mor­ta­li­té cardiovasculaire.

  • Seuls les sujets à faible risque car­dio­vas­cu­laire et dont le LDL‑C ini­tial est infé­rieur à 1,0 g/l se voient dis­pen­sés de prise en charge.
  • Dans tous les autres cas, les mesures hygié­no-dié­té­tiques font par­tie du trai­te­ment, consti­tuant par­fois le seul mode d’intervention.
  • S’a­gis­sant du trai­te­ment phar­ma­co­lo­gique, tous les patients à très haut risque doivent rece­voir un hypo­li­pé­miant dès lors que le LDL‑C excède 0,70 g/l. Même chose pour les sujets à haut risque lorsque le LDL‑C dépasse 1,0 g/l. Lorsque le risque est modé­ré ou faible, le trai­te­ment phar­ma­co­lo­gique n’est envi­sa­gé que lorsque la valeur cible de LDL‑C n’est pas atteinte par les seules mesures hygiéno-diététiques.
  • Pour les patients à très haut risque car­dio­vas­cu­laire, notam­ment en pré­ven­tion secon­daire et chez les sujets dia­bé­tiques, le LDL‑C doit être abais­sé en des­sous de 0,70 g/l (supé­rieur à 1,8 mmol/l) ou réduit de 50 % par rap­port au taux ini­tial sans trai­te­ment phar­ma­co­lo­gique (si la cible de 0,70 g/l ne peut être atteinte).
  • Pour la caté­go­rie du haut risque car­dio­vas­cu­laire, le LDL‑C doit être infé­rieur à 1,0 g/l (supé­rieur à 2,5 mmol/l).
  • Lorsque le risque car­dio­vas­cu­laire est modé­ré, l’ob­jec­tif est infé­rieur à 1,15 g/l (supé­rieur à 3,0 mmol/l). Pour le HDL‑C et les tri­gly­cé­rides, aucune cible pré­cise n’a été déter­mi­née. On consi­dère que la tri­gly­cé­ri­dé­mie à jeun doit être infé­rieure à 1,50 g/l.

Les valeurs cibles pro­po­sées dans les recom­man­da­tions euro­péennes sont donc glo­ba­le­ment infé­rieures aux objec­tifs fixés par l’Af­ssaps en 2005. Ce sont les valeurs euro­péennes qui désor­mais doivent être rete­nues, explique le Pr Bruckert.

En ce qui concerne l’a­po B, l’ob­jec­tif thé­ra­peu­tique est infé­rieur à 0,80 g/l pour les sujets à très haut risque car­dio­vas­cu­laire, et infé­rieur à 1 g/l pour la caté­go­rie du haut risque.

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En 2001
(rap­pel)

BMJ 2001;323:75–81 ( 14 July )

Une éva­lua­tion chif­frée du risque de décès par acci­dent car­dio-vas­cu­laire basée sur des don­nées objec­tives (Poids, sexe, taille, ten­sion, etc…)

A score for pre­dic­ting risk of death from car­dio­vas­cu­lar disease in adults with rai­sed blood pres­sure, based on indi­vi­dual patient data from ran­do­mi­sed control­led trials
Stuart J Pocock, pro­fes­sor a, Vale­rie McCor­mack, research fel­low a, Fran­çois Gueyf­fier, phy­si­cian b, Florent Bou­ti­tie, sta­tis­ti­cian b, Robert H Fagard, pro­fes­sor c, Jean-Pierre Bois­sel, pro­fes­sor b, on behalf of the INDANA pro­ject stee­ring com­mit­tee.
Conclu­sion : The risk score is an objec­tive aid to asses­sing an indi­vi­dual’s risk of car­dio­vas­cu­lar disease, inclu­ding stroke and coro­na­ry heart disease. It is use­ful for phy­si­cians when deter­mi­ning an indi­vi­dual’s need for anti­hy­per­ten­sive treat­ment and other mana­ge­ment stra­te­gies for car­dio­vas­cu­lar risk…

Source : texte inté­gral : BMJ 2001;323:75–81 ( 14 July )

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