EUROPA

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EUro­pean trial on Reduc­tion Of car­diac events with Per­in­do­pril in stable coro­na­ry Arte­ry disease,
Lan­cet 09/2003. Sous presse
http://www.newswire.ca

EUROPA montre que chez les patients souf­frant d’une mala­die coro­na­rienne sta­bi­li­sée la prise quo­ti­dienne de 8 mg de périn­do­pril (COVERSYL °) rédui­rait la mor­ta­li­té car­dio-vas­cu­laire de 14 %, le risque d’in­farc­tus – mor­tel ou non mor­tel – de 24 % et le risque d’ap­pa­ri­tion ou de réap­pa­ri­tion d’une insuf­fi­sance car­diaque de 39 % »,
Asso­cié au trai­te­ment opti­mal, la prise de ce médi­ca­ment pen­dant quatre ans per­met­trait d’é­vi­ter ‑en France – 12.500 attaques car­diaques ou morts cardio-vasculaires..

ESCULAPE
En atten­dant d’en savoir plus, cette étude menée contre pla­ce­bo pose la ques­tion sui­vante :  » La baisse de la ten­sion pro­ba­ble­ment obte­nue avec 8 mg de périn­do­pril est elle à l’o­ri­gine des résul­tats obte­nus… ou bien la molé­cule pos­sède-t-elle des pro­prié­tés spé­ci­fiques appor­tant le béné­fice obtenu.???
A suivre, donc.

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L’é­tude EUROPA a été menée sur 12 218 patients de 24 pays atteints de mala­die coro­na­rienne stable. Ils ont été clas­sés au hasard par­mi deux groupes qui, sur une période moyenne de quatre ans, ont reçu, en plus de leur trai­te­ment opti­mal, ou bien une dose quo­ti­dienne de 8 mg de périn­do­pril, ou bien un placebo.

Le périn­do­pril a réduit de 20 % l’in­ci­dence des évé­ne­ments cibles pri­maires com­bi­nés que sont le décès cau­sé par les mala­dies car­dio­vas­cu­laires, l’in­farc­tus du myo­carde et l’ar­rêt car­diaque (p=0.0003). A cette réduc­tion est asso­ciée une baisse de 11 % du nombre total de décès (sans signi­fi­ca­tion statistique).
Le périn­do­pril a éga­le­ment réduit l’in­ci­dence d’in­farc­tus du myo­carde (fatal et non fatal) de 24 % (p moins de 0.001) et l’in­ci­dence d’in­suf­fi­sance car­diaque de 39 % (p=0.002). Il a eu des avan­tages mani­festes dans tous les groupes de patients, qu’ils aient été hyper­ten­dus ou non, dia­bé­tiques ou non, et sans égard à leur âge.

L’é­tude EUROPA est la pre­mière étude à démon­trer que l’in­hi­bi­tion de l’en­zyme de conser­sion est effi­cace et sécu­ri­taire dans le trai­te­ment d’une grande popu­la­tion de patients atteints de mala­die coro­na­rienne stable. L’é­tude a fait appel à la par­ti­ci­pa­tion de patients atteints de mala­die coro­na­rienne qui étaient sui­vis en cli­nique et trai­tés à l’aide d’autres médi­ca­ments de pré­ven­tion (aspi­rine, sta­tines et béta-bloquants).

« Les résul­tats de l’é­tude EUROPA marquent une nou­velle étape en car­dio­lo­gie puis­qu’ils prouvent pour la pre­mière fois qu’un inhi­bi­teur de l’E­CA, le périn­do­pril, a la capa­ci­té de sau­ver des vies dans cette popu­la­tion de patients. Ajou­té au trai­te­ment opti­mal stan­dard sur période de quatre ans, le périn­do­pril pour­rait pré­ve­nir 100 000 crises car­diaques ou décès cau­sés par des mala­dies car­dio­vas­cu­laires dans un pays comp­tant une popu­la­tion de 60 mil­lions d’ha­bi­tants », a décla­ré le Pro­fes­seur Kim Fox de l’Hô­pi­tal Royal Bromp­ton de Londres, au Royaume-Uni, l’un des pré­si­dents de l’é­tude. « Il s’a­git d’un déve­lop­pe­ment majeur qui aura d’im­por­tantes réper­cus­sions sur le trai­te­ment de la mala­die coro­na­rienne dans les années à venir. La mala­die coro­na­rienne est très répan­due au Cana­da, cau­sant chaque année un décès sur cinq dans le pays », a affir­mé le Dr Jean-Claude Tar­dif, direc­teur de la Recherche cli­nique, pro­fes­seur agré­gé de méde­cine, Ins­ti­tut de car­dio­lo­gie de Mont­réal. « Nous avons pour la pre­mière fois un médi­ca­ment qui pré­sente le double avan­tage de pou­voir trai­ter l’hy­per­ten­sion, un impor­tant fac­teur de risque de mala­die car­dio­vas­cu­laire, et d’a­mé­lio­rer l’é­tat des patients atteints de mala­die coronarienne.

Nous avons main­te­nant suf­fi­sam­ment de preuve que le périn­do­pril peut non seule­ment abais­ser la pres­sion arté­rielle, mais aus­si pro­cu­rer d’autres avan­tages. Le périn­do­pril devrait être uti­li­sé pour trai­ter tous les cas de patients souf­frant d’an­gine de poi­trine, de patients ayant des anté­cé­dents de crise car­diaque et de patients atteints de mala­die coro­na­rienne, qu’ils pré­sentent ou non de l’hypertension. »

L’in­hi­bi­teur de l’en­zym de conser­sion (IEC) à effet pro­lon­gé périn­do­pril (COVERSYL °) à dose de 8 mg une fois par jour a été choi­si dans l’é­tude EUROPA en rai­son de son effi­ca­ci­té sur une période de 24 heures, notam­ment sur le contrôle de la pres­sion arté­rielle, pour ses pro­prié­tés anti-isché­miques et anti-athé­ro­gènes recon­nues, et parce qu’il est facile à uti­li­ser et bien toléré.

Le périn­do­pril a une effi­ca­ci­té bien docu­men­tée dans le trai­te­ment des mala­dies car­dio­vas­cu­laires telles que l’hy­per­ten­sion et l’in­suf­fi­sance car­diaque et, comme l’ont démon­tré les résul­tats récents de l’é­tude PROGRESS (Per­in­do­pril Pro­tec­tion Against Recur­rent Stroke Stu­dy), dans le trai­te­ment des acci­dents car­dio­vas­cu­laires. Les résul­tats de l’é­tude EUROPA font res­sor­tir les avan­tages du périn­do­pril chez les patients atteints de mala­die coro­na­rienne stable.

« La mala­die coro­na­rienne est un pro­blème de san­té publique qui prend de plus en plus d’am­pleur. Nous avons le devoir d’a­mé­lio­rer l’es­pé­rance de vie et la qua­li­té de vie des gens. Les résul­tats de l’é­tude EUROPA confirment main­te­nant que le périn­do­pril a la capa­ci­té de sau­ver la vie des patients atteints de mala­die coro­na­rienne qui sont trai­tés cor­rec­te­ment à l’aide de médi­ca­ments de pré­ven­tion. Le trai­te­ment opti­mal de pré­ven­tion devrait doré­na­vant inclure le périn­do­pril », ont conclu les Pro­fes­seurs Kim Fox et Willem Remme, pré­si­dents de l’é­tude EUROPA.

. PROGRESS Col­la­bo­ra­tive Group. Ran­do­mi­sed trial of a per­in­do­pril-based blood pres­sure lowe­ring regi­men among 6,105 indi­vi­duals with pre­vious stroke or tran­sient ischae­mic attack. Lan­cet 2001 ; 358:1033–1041.[Lire]

Le périn­do­pril est approu­vé dans 118 pays sous les marques de com­merce COVERSYL, COVEREX, ACERTIL, PRESTARIUM, PREXANIL, PREXUM, COVERENE, COVERSUM, PROCAPTAN et ACEON.

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