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Traitements antiagrégants et prévention cardiovasculaire

Publié le

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Source : http://www.minerva-ebm.be/articles/fr/2003/7_2003/7–2003_antiagregants.htm
 Voir MAJ 2012 : Bon usage des anti­pla­quet­taires [Lire] (ANSM-HAS)

Ques­tion :
Quelle est l’efficacité d’un trai­te­ment anti­agré­gant chez des patients à haut risque d’accident car­dio­vas­cu­laire occlusif ?

Contexte :
S’il est bien éta­bli qu’un trai­te­ment anti­agré­gant réduit les risques de mor­bi­di­té et de mor­ta­li­té car­dio­vas­cu­laires, quelques ques­tions res­tent cepen­dant en sus­pens. Ain­si, quel est le béné­fice net d’un trai­te­ment anti­agré­gant admi­nis­tré en phase aiguë d’AVC ? Dans quelle mesure est-il effi­cace en pré­sence de patho­lo­gies chro­niques telles que la fibril­la­tion auri­cu­laire, l’angine de poi­trine ou l’athérosclérose artérielle ?

Conclu­sion :
La conclu­sion prin­ci­pale de cette méta-ana­lyse est que l’aspirine à dose modé­rée (75 à 150 mg par jour) offre un rap­port risque-béné­fice fort favo­rable à dis­tance ou en phase aiguë d’un acci­dent coro­na­rien et à dis­tance d’un acci­dent céré­bral. Ce rap­port est moins favo­rable dans le contexte d’un AVC aigu.
L’utilisation de l’aspirine est donc — sauf excep­tion — indi­quée chez tous les patients à haut risque isché­mique, en pré­ven­tion pri­maire et secon­daire des acci­dents car­dio­vas­cu­laires. L’aspirine chez 1 000 patients à haut risque (qui, par exemple, pré­sentent un risque annuel de 3 %) dimi­nue d’un tiers (en valeur rela­tive), donc de 30 à 20 (en valeur abso­lue) le nombre annuel d’accidents vas­cu­laires, au prix de 1 à 2 acci­dents hémorragiques.

Recom­man­da­tions pour la pratique
L’aspirine à dose modé­rée (75 à 150 mg) reste le trai­te­ment anti­agré­gant de pre­mier choix en pré­ven­tion pri­maire et secon­daire des acci­dents car­dio­vas­cu­laires chez tous les patients à haut risque isché­mique, par­ti­cu­liè­re­ment en phase aiguë d’un acci­dent coro­na­rien et à dis­tance d’un acci­dent céré­bral, mais aus­si après un infarc­tus du myo­carde, en cas de haut risque arté­riel (angor stable, arté­rite des membres infé­rieurs, dia­bète) et, dans une moindre mesure, en phase aiguë de l’accident vas­cu­laire céré­bral. Les autres anti­agré­gants n’apportent pas de béné­fice significatif.

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