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Le Morpho-TEP ou PET-CT ou PET-Scan : avantages et effets secondaires

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Vous avez enten­du par­ler du Mor­pho-TEP, du PET-CT ou du PET-Scan et vous dési­rez y voir plus clair ou c’est votre méde­cin qui vous le recom­mande ? Dans l’un ou l’autre des cas, l’ensemble de ces ter­mi­no­lo­gies ren­voient à un exa­men basé sur le pro­cé­dé de la scin­ti­gra­phie. Le but étant d’avoir des images pré­cises de la pro­pa­ga­tion d’une infec­tion ou d’une ano­ma­lie cel­lu­laire en vue de réadap­ter un trai­te­ment ou de confir­mer son efficacité.

Mais quelle défi­ni­tion rete­nir du Mor­pho-TEP, du PET-CT ou du PET-Scan ? Com­ment se déroule une Mor­pho-TEP ? Quels sont les avan­tages pour le patient et quels sont les effets secon­daires éven­tuels qu’on pour­rait obser­ver à la suite d’une PET-Scan ? Décou­vrez l’ensemble des réponses en lisant cet article jusqu’au bout.

Morpho-TEP ou PET-CT ou PET-Scan : c’est quoi ?

Qui dit PET-Scan ou PET-CT ou Mor­pho-TEP dit la même chose. La seule nuance est la langue. PET-Scan et PET-CT signi­fient Posi­tron emis­sion tomo­gra­phy en anglais. En fran­çais, on dira plu­tôt TEP ou Mor­pho-TEP, ce qui signi­fie tomo­gra­phie par émis­sion de posi­tons. Il s’agit de ter­mi­no­lo­gies liées à méde­cine nucléaire. Mais dans le fonds, c’est quoi un PET-Scan ?

C’est une méthode de diag­nos­tic, d’évaluation et de sui­vi des mala­dies tumo­rales basée sur l’imagerie médi­cale. Elle est pra­ti­quée dans les centres anti­can­cé­reux, dans les centres géné­raux et uni­ver­si­taires et dans des éta­blis­se­ments spé­cia­li­sés en méde­cine nucléaire.

On injecte au patient une dose négli­geable de pro­duits radio­ac­tifs. Il s’agit de la 18F-Cho­line, la 18F-Dopa et plus cou­ram­ment la 18F-FDG. Le pro­duit radio­ac­tif est dénom­mé radio­tra­ceur et plus tech­ni­que­ment radio­phar­ma­ceu­tique. Essen­tiel­le­ment consti­tué de glu­coses, celui-ci est rapi­de­ment absor­bé par les cel­lules tumo­rales pour leur développement.

La Mor­pho-TEP qui peut être cou­plée à une tomo­den­si­mé­trie per­met de suivre les signaux du tra­ceur afin de déli­mi­ter les zones infec­tées. Ain­si, on a une vue claire de l’ana­to­mie, du méta­bo­lisme et du com­por­te­ment des organes can­cé­reux. Il faut com­prendre que le PET-CT est prin­ci­pa­le­ment uti­li­sé en can­cé­ro­lo­gie, même si l’u­sage peut s’étendre à l’étude d’autres organes.

Pourquoi faire un Morpho-TEP ?

Votre méde­cin peut recom­man­der un exa­men au TEP pour plu­sieurs rai­sons. En fait, la tech­no­lo­gie du TEP-Scan­ner per­met d’avoir une pré­ci­sion en image sur les cel­lules infec­tées, leur méta­stase et leur fonc­tion­ne­ment. Alors, on peut vous la recom­man­der pour :

  • Savoir si le trai­te­ment habi­tuel que vous sui­vez pour gué­rir de votre can­cer porte ses fruits ;
  • Mieux effec­tuer le diag­nos­tic sur votre mala­die. Sur­tout si celle-ci pré­sente des simi­li­tudes avec le can­cer ;
  • Déli­mi­ter les zones où votre can­cer s’est déjà propagé
  • Véri­fier s’il n’y a pas de réci­dives dans le cas d’un can­cer détec­té tôt et trai­té rapidement ;

Com­pa­ra­ti­ve­ment à d’autres tech­niques médi­cales, un exa­men au TEP per­met d’avoir de meilleures pré­ci­sions. À cet effet, on peut l’utiliser en dehors de la can­cé­ro­lo­gie pour visua­li­ser l’activité du cœur à la suite d’un infarc­tus en vue d’avoir une vue chi­rur­gi­cale sur les lésions. Dans le cas de l’Alzheimer ou de la mala­die de par­kin­son, cet exa­men ima­ge­rie peut être appli­qué au cer­veau pour détec­ter les ano­ma­lies insoup­çon­nées des autres tech­niques de radio­lo­gie.

Au total donc un Mor­pho-TEP peut être mieux ren­sei­gné sur l’état de sa tumeur, son acti­vi­té méta­bo­lique et l’efficacité ou non d’un trai­te­ment qu’on suit. Pour plus d’exigences en ce qui concerne la pré­ci­sion, cer­tains spé­cia­listes recom­mandent de la faire accom­pa­gner la tomo­gra­phie par émis­sion de posi­tons d’une tomo­den­si­mé­trie (TDM).

Comment se déroule un examen au PET-Scan ?

Si vous n’avez jamais encore fait un PET-Scan­ner, cette par­tie de l’article peut vous aider à mieux vous pré­pa­rer. Même si un ren­dez-vous avec un méde­cin nucléaire est tou­jours indiqué.

La phase préparatoire

Comme son nom l’indique, le but de cette étape est de vous aider à mieux vous apprê­ter afin de réus­sir votre exa­men. Sur ce, le pre­mier inter­dit est le man­ger. En effet, comme vous le répé­te­ra le secré­taire de votre de centre de méde­cine nucléaire, il est pri­mor­dial de res­ter à jeun avant votre exa­men. Pour­quoi ? La consom­ma­tion d’un repas, d’une bois­son sucrée ou aro­ma­ti­sée pour sus­ci­ter la sécré­tion de l’insuline.

Celui-ci peut agir sur le glu­cose tra­ceur pour modi­fier son com­por­te­ment et conduire à des résul­tats erro­nés après exa­men. Pour un résul­tat fiable donc, il est recom­man­dé de res­ter à jeun tout au moins 6 heures avant une TEP-Scan. L’autre inter­dit est l’activité phy­sique. Il est recom­man­dé d’entreprendre toute acti­vi­té intense à la veille d’une Mor­pho-TEP pour empê­cher les muscles de détour­ner le glu­cose tra­ceur à des­ti­na­tion du sang (des cel­lules tumorales).

Par ailleurs, vous devez por­ter un vête­ment sans fer­me­ture métal­lique ni bou­tons de pres­sion et gar­dez avec vous vos pièces d’identité et vos docu­ments médi­caux. Si vous souf­frez du dia­bète, si vous êtes en état ou avez des anté­cé­dents de san­té, le méde­cin nucléaire doit être mis au cou­rant, his­toire de vous conseiller en consé­quence et de mieux pro­gram­mer la machine.

L’examen proprement dit

Vous serez en pré­sence des mani­pu­la­teurs en élec­tro­ra­dio­lo­gie médi­cale. Il est par­fois pos­sible qu’un parent vous accom­pagne. Pour com­men­cer, on vous fera une ana­lyse de gly­cé­mie. Ensuite, on pren­dra votre poids. L’exa­men de la gly­cé­mie per­met de savoir si vous avez le taux de sucre tolé­rable pour une TEP-Scan. La prise du poids per­met de déter­mi­ner la quan­ti­té de radio­tra­ceurs que votre orga­nisme peut ingur­gi­ter sans danger.

Une fois le cal­cul éta­bli, on fait l’injection (intra­vei­neuse) du tra­ceur. Vous devez patien­ter 1 h de temps afin que le glu­cose tra­ceur se répande conve­na­ble­ment dans vos cel­lules. En géné­ral, vous êtes pla­cé dans une salle radio-pro­té­gée sans télé­phone ni bijoux et dans le calme le plus total. Après les 1h d’attente, vous serez accom­pa­gné dans la salle où se trouve la machine du TEP. Celle-ci com­porte un anneau large et res­semble de près à un scan­ner rayons x moins profonds.

À noter que vous devez uri­ner et vous revê­tir d’une blouse uni­que­ment avant d’entrer dans la salle de la machine. Sous les ordres du mani­pu­la­teur qui vous suit, vous allez vous allon­ger en toute immo­bi­li­té sur le lit de la machine les bras der­rière la nuque. Le lit va vous cou­lis­ser à l’intérieur de la machine. Il est conseillé de main­te­nir son calme et res­pi­rer pro­fon­dé­ment pour mieux oxy­gé­ner les organes. Le scan­ner TEP peut faire un peu de bruit lors de la rota­tion, inutile de s’affoler.

Au moment de récu­pé­rer les images, on peut encore vous faire une petite injec­tion pour un meilleur ren­du. Le lit va cou­lis­ser à l’extérieur si votre exa­men est ter­mi­né. Vous allez alors sor­tir de la salle de la machine pour rejoindre la salle d’attente où les mani­pu­la­teurs véri­fie­ront votre état de san­té avant de vous libérer.

La phase post examen

Après votre TEP, vous pou­vez man­ger et boire. Il est conseillé de boire beau­coup d’eau, d’aller à la selle et d’uriner fré­quem­ment afin d’éliminer toute trace de pro­duit radio­ac­tif. Sauf s’il y a com­pli­ca­tion, le glu­cose tra­ceur s’évacue natu­rel­le­ment à tra­vers les sécré­tions au bout de 3 jours maxi­mum. Les résul­tats de votre ana­lyse seront trai­tés et com­men­tés. Ils seront trans­mis à votre méde­cin trai­tant qui se char­ge­ra de vous les remettre lors de votre pro­chain ren­dez-vous avec les détails qui s’imposent.

En géné­ral, la patiente peut reprendre sa vie nor­male. Cela dit, s’il doit effec­tuer un voyage juste après l’exa­men Mor­pho-TEP, il peut le noti­fier au méde­cin nucléaire afin de se faire déli­vrer un cer­ti­fi­cat qui le pro­tège, car cer­tains aéro­ports ou postes fron­ta­liers sont pour­vus de détec­teurs de par­ti­cules radioactives.

Morpho-TEP, du PET-CT ou du PET-Scan : les avantages

Vous l’aurez com­pris, l’examen du PET-Scan­ner com­porte plu­sieurs avan­tages. Cer­tains ont déjà évo­qué pré­cé­dem­ment, mais en guise de réca­pi­tu­la­tif, vous pou­vez rete­nir que la tomo­gra­phie par émis­sion de posi­tons :

  • Per­met un diag­nos­tic fiable en cas de soup­çon de mala­die tumo­rale ou infec­tieuse dangereuse ;
  • Per­met de diag­nos­ti­quer pré­co­ce­ment un can­cer et de le trai­ter avant qu’il n’engendre des chan­ge­ments majeurs dans l’ana­to­mie des organes atteints ;
  • Aide à déter­mi­ner le stade de la mala­die à anti­ci­per les zones de son extension ;
  • Per­met de mieux cibler les zones tumo­rales afin d’éviter les opé­ra­tions chi­rur­gi­cales inutiles ;
  • Per­met d’évaluer l’efficacité d’un trai­te­ment en vue de mieux l’adapter ou de le chan­ger au plus tôt ;
  • Per­met de cibler les méta­stases sus­cep­tibles de modi­fier la vitesse de pro­pa­ga­tion de la mala­die ou d’influencer le trai­te­ment en cours ;
  • Per­met de gagner du temps et d’économiser l’argent qui aurait ser­vi à faire plu­sieurs tests imprécis.

Au total, l’exa­men Mor­pho-TEP per­met de trou­ver de meilleures réponses aux inter­ro­ga­tions du patient et de méde­cin dans le cas du diag­nos­tic, du sui­vi et du trai­te­ment d’une mala­die tumo­rale à l’instar du can­cer. Quelle que soit la mala­die pour laquelle on fait recours le TEP, on a une vision plus claire des dégâts. Toute chose qui évite de perdre du temps et de l’agent dans des trai­te­ments inadéquats.

Quels sont les effets secondaires d’un PET-CT ?

A prio­ri, le PET-CT n’a pas d’effet secon­daire indé­si­rable parce que le taux de radio­ac­ti­vi­té absor­bé est mineur et sans dan­ger com­pa­ra­ti­ve­ment aux effets béné­fiques de l’exa­men. Tou­te­fois, à cause peut-être du pro­duit iodé injec­té pen­dant l’exa­men, cer­tains patients peuvent :

  • Avoir des nausées ;
  • Des cépha­lées ;
  • Un goût étrange à l’arrière de la gorge ;
  • Des héma­tomes sur­tout au niveau des par­ties ayant reçu l’injection ;
  • Déve­lop­per des réac­tions aller­giques (rare) ;
  • Avoir des pro­blèmes car­dio­vas­cu­laires (rare) ;
  • Des com­pli­ca­tions rénales (rares).

Outre ces effets qu’on pour­rait obser­ver, le cap­teur du scan­ner TEP peut avoir des consé­quences sur la femme qui allaite, sur la femme enceinte et par­fois sur les plus petits. D’ailleurs, cet exa­men est décon­seillé à ces couches. Dans le cas des enfants, un tra­vail pré­pa­ra­toire est sou­vent requis si l’exa­men de la tomo­gra­phie par émis­sion de posi­tons s’avère une nécessité.

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