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LE SILICIUM BIOLOGIQUE

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Source :http://www.altern.org/emmem/silicium.htm
Dr Jean-Phi­lippe GÉRARD

 

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A lire abso­lu­ment Dix moyens pour évi­ter de se faire avoir par les char­la­tans [Lire]

 

LA BIOCHIMIE/BIOLOGIE DU SILICIUM est mal connue. L’en­sei­gne­ment dans les facul­tés de méde­cine, phar­ma­cie ou de sciences bio­lo­giques se rap­porte des thèmes plus ou moins voi­sins (sili­cose, col­la­gé­nose, asbes­tose, gels de sili­cone pour la cos­mé­to­lo­gie, silice col­loï­dale comme exci­pient, sili­ca gel comme sup­port de chro­ma­to­gra­phie, sily­la­tion comme inter­mé­diaire de syn­thèse, sili­cium semi-conduc­teur, …) mais qua­si­ment rien sur le sili­cium bio­lo­gique pro­pre­ment dit, et la recherche publique sur le sujet est pour ain­si dire à l’a­ban­don. Les dif­fi­cul­tés his­to­riques peuvent se rap­por­ter à une méthode de dosage dif­fi­cile (dosage au molyb­date), dif­fi­cul­tés aujourd’­hui sur­mon­tées, et le manque d’in­té­rêt actuel se ramè­ne­rait en fait à une culture scien­ti­fique par­cel­li­sée. POURTANT LE RASSEMBLEMENT des don­nées publiées dresse un tableau plus qu’al­lu­sif. Si l’on donne un bref coup de pro­jec­teur, que constate-t-on ? :

. les tis­sus les plus riches en silice bio­lo­gique (en dehors du pou­mon) sont la peau, les artères, le thy­mus et d’une façon géné­rale les tis­sus conjonc­tifs riches en gly­co­sa­mi­no­glu­cannes. D’autres tis­sus sont répu­tés en conte­nir des quan­ti­tés signi­fi­ca­tives (sur­ré­nales) mais la mul­ti­pli­ci­té des uni­tés de mesure employées (mil­li­grammes de silice par gramme de tis­su frais, de tis­su sec, d’a­zote, etc.) ne per­met pas d’é­ta­blir une échelle rela­tive complète.

. des tis­sus rela­ti­ve­ment pauvres (os, cer­veau) où le sili­cium joue un rôle méta­bo­lique non négli­geable : le pic de concen­tra­tion en sili­cium dans l’os cor­res­pond à la bor­dure ostéoïde (lieu d’os­si­fi­ca­tion par excel­lence). L’a­lu­mi­nium (en excès) qui per­turbe un cer­tain nombre de pro­ces­sus méta­bo­liques vitaux (déplace le magné­sium de l’ATP), qui est un inhi­bi­teur de l’os­si­fi­ca­tion, qui est un neu­ro­toxique expé­ri­men­tal recon­nu et qui est lié épi­dé­mio­lo­gi­que­ment à des affec­tions neu­ro­lo­giques dégé­né­ra­tives (mala­dies de Par­kin­son ou d’Alz­hei­mer), a très pos­si­ble­ment comme anti­dote natu­rel le sili­cium (tra­vaux de BIRCHALL & EXLEY, U. Keele ; JACQMIN-GADDA, U330 – Bordeaux).

. le sili­cium n’est pas seule­ment un élé­ment tétra­valent (comme le car­bone et comme le croient géné­ra­le­ment les bio­lo­gistes), il peut aus­si prendre des confi­gu­ra­tions penta- et hexa-coor­di­nées char­gées, c’est-à-dire qu’il a sa place dans le cor­tège des espèces redox. Cette place est d’au­tant moins négli­geable que le sili­cium est pré­sent dans le corps humain dans des quan­ti­tés com­pa­rables au fer (plu­sieurs grammes pour un homme de 70 kg). Le meilleur sol­vant connu de la silice est le pyro­ca­té­chol (di-OH o‑benzène) : sque­lette com­mun des caté­cho­la­mines ((nor-)adrénaline, dopa­mine). Le sili­cium forme avec ces espèces des com­plexe hexa-coor­di­nés (trois pyro­ca­té­chol pour un sili­cium). Tous les poly­phé­nols (fla­vo­noïdes, méla­nines, etc.) ayant des grou­pe­ments phé­nols contin­gus (ortho-) sur un cycle sont en fait sus­cep­tibles de lier le sili­cium et de for­mer des com­plexes hyper­va­lents redox, éven­tuel­le­ment semi-conduc­teurs (?). Une expli­ca­tion alter­na­tive à leurs pro­prié­tés anti-radicalaires ?

. la décrois­sance en sili­cium avec l’âge des tis­sus les plus riches (peau, artères, thy­mus) est énorme : > 80% entre la matu­ri­té sexuelle et la fin de vie (étude chez le lapin, les don­nées humaines dis­po­nibles montrent une évo­lu­tion com­pa­rable). Les taux sont d’au­tant plus faibles dans les artères que celles-ci sont le siège de lésons athé­ro­ma­teuses impor­tantes. Un trai­te­ment à base de sili­cium orga­nique peut d’ailleurs faire régres­ser ces lésions (tra­vaux de LOEPER, Aca­dé­mie de Méde­cine). Il res­taure éga­le­ment la syn­thèse de l’é­las­tine, tout en dimi­nuant la cal­ci­fi­ca­tion et la rigi­di­té des artères vieillis­santes. Il est frap­pant de consta­ter que ces tis­sus (peau, artères, thy­mus) sont ceux dont le vieillis­se­ment est le plus constant et le plus mar­quant (ain­si rides, amin­cis­se­ment, perte d’é­las­ti­ci­té et d’hy­dra­ta­tion pour la peau). Un rap­pro­che­ment avec la baisse de l’im­mu­ni­té cel­lu­laire, mise en exergue dans cer­taines théo­ries du vieillis­se­ment, n’est pas inin­té­res­sant non plus. Bien qu’a­vec l’âge aucune baisse du sili­cium céré­bral n’ait jamais pu être mis en évi­dence (dif­fi­cul­té majeure de dosage dans ces tis­sus), il faut peut-être aus­si faire une rela­tion entre la dimi­nu­tion de syn­thèse de la dopa­mine, la dépres­sion très fré­quente de la per­sonne âgée, l’in­toxi­ca­tion alu­mi­nique dis­cu­tée dans la mala­die d’Alz­hei­mer et l’af­fi­ni­té par­ti­cu­lière du sili­cium pour la dopa­mine et l’a­lu­mi­nium. Une baisse du sili­cium bio­lo­gique au niveau du sys­tème ner­veux pour­rait expli­quer beau­coup de choses…

. le meilleur apport nutri­tion­nel en sili­cium est le fait des céréales et des fibres ali­men­taires (solubles et inso­lubles). Il n’est plus à démon­trer leur dimi­nu­tion dans les rations ali­men­taires des popu­la­tions occi­den­tales et ce d’au­tant plus que le raf­fi­nage accru de notre ali­men­ta­tion éli­mine pré­ci­sé­ment les par­ties les plus riches en sili­cium (les enve­loppes). L’eau de bois­son était éga­le­ment une source non négli­geable. La pra­tique géné­ra­li­sée de la flo­cu­la­tion par les sels d’a­lu­mi­nium au cours du pro­ces­sus de pota­bi­li­sa­tion des eaux a fait tom­ber ce taux à des valeurs sans doute insuf­fi­santes, tout en aug­men­tant les alu­mi­nates résiduels…

. le sili­cium influe sur la struc­ture tri-dimen­sion­nelle des macro­mo­lé­cules bio­lo­giques, soit direc­te­ment (acide hya­lu­ro­nique) soit indi­rec­te­ment en  » ché­la­tant  » des élé­ments tels que l’a­lu­mi­nium (celui-ci favo­ri­sant en cer­taines cir­cons­tances la for­ma­tion de struc­tures en feuillet ß plis­sé). Des argu­ments indi­rects paraissent indi­quer l’exis­tence de sili­co-pro­téines (comme il existe des métal­lo-pro­téines). Une ana­lyse plus pous­sée de cette hypo­thèse pour­rait per­mettre de pro­po­ser une expli­ca­tion de type cata­ly­tique sur le mode d’ac­tion du prion  » infec­tieux  » dans les mala­dies neu­ro­lo­giques non-conven­tion­nelles (encé­pha­lite spon­gi­forme bovine, trem­blante du mou­ton, mala­die de KREUTZFELD-JACOB) avec, à la clé, des pos­si­bi­li­tés thé­ra­peu­tiques nutritionnelles.

Enfin, et pour conclure cette courte intro­duc­tion, une asso­cia­tion très pri­vi­lé­giée existe entre le sili­cium et l’a­cide ascor­bique (vita­mine C). Cette rela­tion est l’ob­jet de nos tra­vaux actuels.

Pour en savoir plus :
http://www.altern.org/emmem/silicium.htm
http://www.altern.org/emmem/tdm.htm
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