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Les médicaments à éviter selon BIP31.fr : le guide du médecin « dé-prescripteur »

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La plu­part des médi­ca­ments cachent en eux des effets indé­si­rables sou­vent graves à court ou long terme. À cet effet, Bip.31.fr pro­pose une liste sur le rap­port béné­fice-risque des médi­ca­ments à évi­ter. Le pré­sent guide vous four­nit une liste non exhaus­tive, mais très impor­tante des médi­ca­ments à évi­ter par vous-même et à dé-pres­crire par vos médecins.

Vous y décou­vri­rez plu­sieurs caté­go­ries de médi­ca­ments, notam­ment les anti-inflam­ma­toires non sté­roï­diens (AINS), les neu­ro-psy­cho­tropes, les car­dioan­gio­tropes, les pneu­mo­tropes, rhu­ma­to­tropes, les anti-infec­tieux et anti­sep­tiques, les médi­ca­ments d’endocrinologie-diabétologie-gynécologie, les gastro-entérologies.

Dans ces dif­fé­rentes caté­go­ries, une liste de médi­ca­ments à évi­ter vous sera pré­sen­tée. Sur­tout, vous com­pren­drez les rai­sons de leur dé-prescription.

Le guide des médicaments à éviter : la liste noire

Les médi­ca­ments sont fabri­qués pour gué­rir et non pour faire mou­rir. Qu’ils traitent des mala­dies graves ou bénignes, ils ne doivent en aucun cas expo­ser le patient à des effets indé­si­rables à hau­teur trop élevée.

Eu égard à leurs effets indé­si­rables déme­su­rés et à leur faible effi­ca­ci­té, plu­sieurs médi­ca­ments doivent être évi­tés. Ce guide des médi­ca­ments à évi­ter doit ser­vir de vade-mecum au patient et au méde­cin. Clas­sés sui­vant leur caté­go­rie, voi­ci les médi­ca­ments répu­tés dan­ge­reux :

Ains et Coxibs (anti-inflammatoires non stéroïdiens) : médicaments à éviter

Les anti-inflam­ma­toires non sté­roï­diens sont des molé­cules avec un mode d’action très sem­blable. Ces médi­ca­ments agissent en blo­quant l’action de cyclo-oxy­gé­nase (COX).

La COX est une pro­téine qui inter­vient dans une cas­cade de réac­tions qui conduisent à la for­ma­tion de pros­ta­glan­dines impli­quées dans l’inflam­ma­tion telles que la rou­geur, la dou­leur, la fièvre, la migraine, l’agrégation des pla­quettes san­guines et la pro­tec­tion de la muqueuse de l’estomac.

Un nombre impor­tant de médi­ca­ments anti-inflam­ma­toires reste cepen­dant dan­ge­reux et par rico­chet à évi­ter, notamment :

Celecoxib celebrex®

Le cele­coxib est un médi­ca­ment anti-inflam­ma­toire non sté­roï­dien de la famille des coxibs uti­li­sés dans le trai­te­ment symp­to­ma­tique d’affec­tions rhu­ma­tis­males. Le Cele­coxib cele­brex® appar­tient à la famille des inhi­bi­teurs sélec­tifs de la COX‑2.

Le Cele­coxib cele­brex® lutte contre l’inflammation et la dou­leur et fait bais­ser la fièvre. Chez l’adulte, il est uti­li­sé dans la cure symp­to­ma­tique de l’arthrose dou­lou­reuse, de la poly­ar­thrite rhu­ma­toïde et de la spon­dy­lar­thrite.

Le cele­coxib cele­brex® expose aux risques d’effets indé­si­rables sur­tout diges­tifs comme l’ulcère diges­tif, les per­fo­ra­tions et plu­sieurs autres risques connus des AINS. Par­mi ses effets indé­si­rables les plus fré­quents, nous avons :

  • Hyper­ten­sion artérielle ;
  • Sinu­site ;
  • Infec­tion des voies aériennes ou urinaires ;
  • Insom­nie ;
  • Ver­tiges ;
  • Maux de tête ;
  • Rhume ;
  • Toux ;
  • Essouf­fle­ment ;
  • Nau­sées ;
  • Érup­tions de boutons ;
  • Diar­rhée ;
  • Diges­tion difficile ;
  • Vomis­se­ments ;
  • Dif­fi­cul­té à avaler ;
  • Œdèmes ;
  • Dou­leur abdominale ;
  • Déman­geai­sons ;
  • Dou­leurs articulaires ;
  • Réac­tion allergique ;
  • Infarc­tus du myocarde…

Le Cele­coxib cele­brex® est consi­dé­ré par la Com­mis­sion de la Trans­pa­rence de la HAS comme n’apportant pas d’amélioration du ser­vice médi­cal ren­du par rap­port aux AINS non sélec­tifs. Il n’apporte aucune preuve for­melle de moins d’effets indé­si­rables diges­tifs graves par rap­port aux AINS non sélec­tifs. Cela se remarque sur­tout chez les patients à risque. Il expose éga­le­ment le patient à un risque car­dio­vas­cu­laire.

Etoricoxib Arcoxia®

À l’instar des AINS, Eto­ri­coxib Arcoxia® lutte contre l’inflammation, la dou­leur et fait bais­ser la fièvre. Il est uti­li­sé dans le trai­te­ment symp­to­ma­tique de l’arthrose. Cepen­dant, les effets indé­si­rables graves de ce médi­ca­ment l’amènent à être clas­sé sur la liste noire. Par­mi ses effets mal­veillants, nous pou­vons citer :

  • Dou­leurs abdominales ;
  • Fla­tu­lences ;
  • Brû­lures d’estomac et remon­tées acides ;
  • Gas­trite ;
  • Consti­pa­tion ;
  • Nau­sées ;
  • Vomis­se­ments ;
  • Diar­rhée ;
  • Inflam­ma­tion de la bouche ;
  • Syn­drome grippal ;
  • Fatigue ;
  • Étour­dis­se­ment ;
  • Bleus ;
  • Pal­pi­ta­tion ;
  • Hyper­ten­sion artérielle ;
  • Com­pli­ca­tion après l’extrait d’une dent ;
  • Aug­men­ta­tion des trans­ami­nases, etc.

En rai­son d’un risque car­dio­vas­cu­laire avé­ré dans la prise de l’Etoricoxib Arcoxia® sans supé­rio­ri­té inflam­ma­toire, il est à pri­vi­lé­gier la dose mini­male néces­saire et la durée de trai­te­ment la plus courte.

Piroxicam Feldène®

Le piroxi­cam est une molé­cule médi­ca­men­teuse uti­li­sée pour ses pro­prié­tés anti-inflam­ma­toires. Elle est com­mer­cia­li­sée sous les noms suivants :

  • Brexi­dol ;
  • Dura­pi­rox ;
  • Fel­den ;
  • Flexase.

Le piroxi­cam s’utilise pour trai­ter les dou­leurs liées à la poly­ar­thrite rhu­ma­toïde ou à la spon­dy­lar­thrite anky­lo­sante, et en seconde inten­tion pour celles dues à l’arthrose. Ses effets indé­si­rables les plus fré­quents sont diges­tifs, dont voi­ci quelques–uns :

  • Nau­sée ;
  • Consti­pa­tion ;
  • Gas­trite ;
  • Aggra­va­tion d’une mala­die inflam­ma­toire chro­nique des intestins ;
  • Ulcère de l’estomac ou du duodénum ;
  • Vomis­se­ments sanglants ;
  • Selles noires ;
  • Dou­leurs abdo­mi­nales, etc.

Le risque d’effets diges­tifs le plus éle­vé que pré­sente le piroxi­cam est l’hémorragie diges­tive. Compte tenu de ce risque gas­tro-intes­ti­nal cuta­né très éle­vé, sur­tout les per­fo­ra­tions, le piroxi­cam est à dé-prescrire.

En dehors de ces médi­ca­ments à évi­ter dans la famille des AINS, il faut aus­si énu­mé­rer ceux-ci :

  • Keto­pro­fène ketum®: outre les effets indé­si­rables, s’ajoutent des pho­to­sen­si­bi­li­sa­tions graves ;
  • Nimé­su­lide Nexen®: le Nimé­su­lide Nexen pré­sente un AINS sans supé­rio­ri­té aux autres. Il est aus­si source d’hépatites graves qui peuvent conduire dans cer­tains des cas à une greffe ;
  • Indo­mé­ta­cine Indo­cid® Chro­no-Indo­cid® (chez le sujet de 75 ans) : il est à pros­crire en rai­son de ses effets indé­si­rables neuropsychiques ;
  • Phe­nyl­bu­ta­zone Buta­zo­li­dine®: ce médi­ca­ment est à évi­ter pour ses risques héma­to­lo­giques dramatiques.

Neuro-Psychotropes : médicament à « dé-prescrire »

Les médi­ca­ments psy­cho­tropes sont des com­po­sés phar­ma­co­lo­giques ayant un effet psy­cho­trope. Ils sont pres­crits dans la cure des affec­tions psy­chia­triques. En géné­ral, les psy­cho­tropes, y com­pris ceux non thé­ra­peu­tiques, sont clas­sés en quatre grands ensembles, notamment :

  • Ensemble des psy­cho­lep­tiques com­po­sés des tran­quilli­sants, des neu­ro­lep­tiques et des hyp­no­tiques.
  • Caté­go­rie des psy­cho­ana­lep­tiques sti­mu­lant l’activité men­tale, com­pre­nant les anti­dé­pres­seurs et les psy­cho­to­niques.
  • Groupes des psy­cho­dys­lep­tiques consi­dé­rés comme toxiques et per­tur­ba­teurs de l’activité mentale.

Mal­heu­reu­se­ment, plu­sieurs médi­ca­ments pres­crits dans le trai­te­ment des mala­dies psy­chia­triques sont pour la plu­part nocifs pour le patient. Ain­si, plu­tôt que d’apporter une gué­ri­son totale, ils par­ti­cipent à l’exacerbation des troubles de la mémoire eu égard aux effets qu’ils produisent.

On oublie le plus sou­vent de pré­ci­ser les risques liés aux inter­ac­tions médi­ca­men­teuses (IM). Or, les Inhi­bi­teurs de la Recap­ture de la Séro­to­nine (IRS) sont de puis­sants inhi­bi­teurs de l’isoenzyme CYP 2D6 du cyto­chrome P450 qui méta­bo­lise la plu­part des médicaments.

De ce fait, les médi­ca­ments uti­li­sés pour les troubles de la mémoire et les inter­ac­tions médi­ca­men­teuses avec les anti­dé­pres­seurs doivent être exa­mi­nés avant toute pres­crip­tion. Au nombre des médi­ca­ments à évi­ter dans la famille des Neu­ro-Psy­cho­tropes, on distingue :

Le Millepertuis Mildac®, Prosoft®

De la famille des phy­to­thé­ra­pies, le médi­ca­ment Mil­dac contient un extrait de mil­le­per­tuis, une plante ayant fait l’objet de maints tra­vaux scien­ti­fiques dans le trai­te­ment des états dépres­sifs. D’après les études faites, il en res­sort que le mil­le­per­tuis pos­sède une acti­vi­té dans le trai­te­ment des dépres­sions légères ou de faible gravité.

Mais ces études n’étaient que limi­tés dans le temps, car, il s’est avé­ré aujourd’hui que le Mil­le­per­tuis Mil­dac® ne peut plus être consi­dé­ré comme un anti­dé­pres­seur effi­cace. C’est à juste titre qu’il est recom­man­dé uni­que­ment dans le trai­te­ment des états dépres­sifs transitoires.

Ses nom­breux effets indé­si­rables le classent au nombre des médi­ca­ments à évi­ter tout comme le Pro­soft®. Ils se rap­portent aux mani­fes­ta­tions ci-après :

  • Agi­ta­tion ;
  • Troubles diges­tifs ;
  • Fatigue ;
  • Réac­tion allergique ;
  • Pho­to­sen­si­bi­li­sa­tion chez les per­sonnes à peau claire, etc.

Le Mil­le­per­tuis Mil­das® est un puis­sant induc­teur enzy­ma­tique, source d’interactions médi­ca­men­teuses mul­tiples en cas de prise d’autres médi­ca­ments ou de contraceptifs.

Duloxétine Cymbalta®

La Duloxé­tine Cym­bal­ta® est un anti­dé­pres­seur inhi­bi­teur de la recap­ture de la séro­to­nine et de la nora­dré­na­line. Elle est uti­li­sée dans le trai­te­ment de cer­taines mani­fes­ta­tions de l’anxié­té et des dou­leurs neu­ro­pa­thiques chez le dia­bé­tique.

Selon les études cli­niques, l’effet indé­si­rable le plus fré­quent a été la som­no­lence ou dans le cas contraire l’insomnie. Nous avons aus­si entre autres :

  • Maux de tête ;
  • Sen­sa­tion de vertige ;
  • Nau­sées ;
  • Séche­resse de la bouche ;
  • Consti­pa­tion ;
  • Baisse de l’appétit ;
  • Trans­pi­ra­tion exces­sive, etc.

Ces effets concernent plu­sieurs autres médi­ca­ments tels que :

Citalopram Séropram® et Escitalopram Seroplex®

Le cita­lo­pram séro­pram® et l’esci­ta­lo­pram sero­plex® conduisent à l’allongement du QT (l’intervalle QT cor­res­pond au temps néces­saire pour la dépo­la­ri­sa­tion et la repo­la­ri­sa­tion des ven­tri­cules). Or, l’allongement du QT expose le patient à des tachy­car­dies ven­tri­cu­laires ou des extra­sys­toles qui peuvent prendre la forme des tor­sades de pointes.

Le dipyridamole Persantine® ou l’aspirine dans Asasantine LP®

Le dipy­ri­da­mole Per­san­tine® ou l’aspirine dans Asa­san­tine LP® consti­tue un anti­agré­gant. Cepen­dant, ces médi­ca­ments n’ont jamais don­né la preuve de leur effi­ca­ci­té, notam­ment en pré­ven­tion de réci­dives des AVC.

Le ropinirole Adartrel®

Le ropi­ni­role Adar­trel® est une molé­cule agis­sant chez l’homme comme un ago­niste des récep­teurs de la dopa­mine. Il est uti­li­sé pour trai­ter la mala­die de Par­kin­son et le syn­drome des jambes sans repos.

Tou­te­fois, ce médi­ca­ment n’a pas de preuve d’efficacité et pré­sente des effets indé­si­rables par­fois graves tels que :

  • Troubles du contrôle des impul­sions avec jeu pathologique ;
  • Hyper­sexua­li­té ;
  • Aug­men­ta­tion de la libido ;
  • Réac­tions d’hypersensibilité ;
  • Hal­lu­ci­na­tions et autres réac­tions psychotiques.

La tianeptine stablon®

La tia­nep­tine est une sub­stance chi­mique qui pos­sède des pro­prié­tés anti­dé­pres­sives, anal­gé­siques et séda­tives, uti­li­sée comme anti­dé­pres­seur. Mais, ce médi­ca­ment est à l’origine de dépen­dance grave ain­si que d’effets cutanés.

Elle conduit éga­le­ment à l’abus ou à la dépen­dance plus par­ti­cu­liè­re­ment chez les per­sonnes ayant pré­sen­té une dépen­dance. Sur­tout, la tia­nep­tine Sta­blon® est un anti­dé­pres­seur au méca­nisme d’action imprécis.

Par ailleurs, à cause de leur défaut d’efficacité et de sur­croit de leurs effets indé­si­rables, plu­sieurs autres médi­ca­ments sont à évi­ter dans cette famille des neu­ro-psy­cho­tropes, notamment :

  • Baclo­fène Lio­re­sal® ;
  • L’anti ver­ti­gi­neux flunarizine® ;
  • L’oxétorone Nocer­tone® ;
  • Eti­foxine Stre­sam® ;
  • La loxa­pine inha­lée Ada­suve®.

Cardioangiotropes : médicaments à dé-prescrire

médicaments à éviter

Une pano­plie de médi­ca­ments est à dé-pres­crire dans la famille des car­dioan­gio­tropes. Nous avons entre autres :

Trimétazidine Vastarel®

La Tri­mé­ta­zi­dine est indi­quée dans l’angor, les syn­dromes ver­ti­gi­neux, les acou­phènes, les baisses d’acuité et des troubles visuels d’origine vas­cu­laire. Son méca­nisme d’action n’est pas clai­re­ment éta­bli. Le vas­ta­rel est un médi­ca­ment de la famille des « Autres médi­ca­ments » en cardiologie.

Le tri­mé­ta­zi­dine vas­ta­rel est chi­mi­que­ment simi­laire aux neu­ro­lep­tiques. Faut-il le signa­ler, la tri­mé­ta­zi­dine peut induire ou aggra­ver des symp­tômes par­kin­so­niens : la rai­deur des bras et des jambes, un ralen­tis­se­ment des mouvements.

En rai­son d’effets indé­si­rables graves (extra­py­ra­mi­daux, cuta­nés, throm­bo­pé­nies) et pour son inef­fi­ca­ci­té démon­trée dans le trai­te­ment de l’angor, ce médi­ca­ment à éviter.

Nicorandil Adancor®, Ikorel®

Le nico­ran­dil est une molé­cule uti­li­sée dans le trai­te­ment de l’angine de poi­trine. Adan­cor fait par­tie d’un groupe de médi­ca­ments appe­lés « acti­va­teurs des canaux potas­siques ». Le Nico­ran­dil peut être res­pon­sable d’ulcé­ra­tions dou­lou­reuses sur la peau et les muqueuses.

Ce médi­ca­ment expose à un risque d’ulcérations graves. De même, son absence d’efficacité dans le trai­te­ment de l’angor est démontrée.

L’aliskirène Rasilez®

L’alis­ki­rène est une sub­stance chi­mique connue comme inhi­bi­teur spé­ci­fique de la rénine. Ce médi­ca­ment est un inhi­bi­teur de la rénine anti­hy­per­ten­seur, sans effi­ca­ci­té cli­nique démon­trée et res­pon­sable chez le dia­bé­tique d’insuf­fi­sance rénale et d’effets indé­si­rables car­dio­vas­cu­laires.

Le disopyramide Rythmodan® Isorythm®

Le diso­py­ra­mide est un anti­aryth­mique de classe uti­li­sé pour le trai­te­ment médi­cal des aryth­mies car­diaques. Ce médi­ca­ment est à évi­ter chez le sujet de plus de 75 ans pour ses effets atro­pi­niques et son risque d’induction à l’insuffisance cardiaque.

Hor­mis ces médi­ca­ments, plu­sieurs autres encore sont à dé-pres­crire. Ce sont :

  • La réser­pine dans la Ten­sio­norme® ;
  • Cer­taines sta­tines ator­vas­ta­tine Tahor®, flu­vas­ta­tine frac­tal® Les­col®, rosu­vas­ta­tine Crestor® ;
  • Livra­bra­dine Pro­co­ra­lan® ;
  • Le tia­dé­nol Fon­li­pol®, etc.

Pneumotropes : médicaments à dé-prescrire

Autant les mala­dies pul­mo­naires sont graves, autant il appert indis­pen­sable de veiller aux médi­ca­ments à pres­crire. À cet effet, voi­ci quelques médi­ca­ments de la famille des pneu­mo­tropes à éviter :

Almitrine Vectarion®

Almi­trine Vec­ta­rion® est un sti­mu­lant du ché­mo­ré­flexe avec un SMR faible et une alter­na­tive d’oxygénothérapie. Ce médi­ca­ment pré­sente un risque de neu­ro­pa­thies graves.

Buproprion (amfébutamone) Zyban®

Bupro­prion (amfé­bu­ta­mone) Zyban® pré­sente une effi­ca­ci­té modeste dans tous les cas infé­rieure à celle de la nico­tine. De plus, il pro­voque des effets indé­si­rables graves tels que les troubles ten­sion­nels et psy­chia­triques, des hal­lu­ci­na­tions et des pen­sées sui­ci­daires.

Varénicline Champix®

Varé­ni­cline Cham­pix® est un médi­ca­ment pré­sen­tant des risques sui­ci­daires d’après la Com­mis­sion de la Trans­pa­rence. À cela s’ajoutent des réac­tions car­dio­vas­cu­laires.

Antihistaminiques H1

Les anti­his­ta­mi­niques H1, en géné­ral uti­li­sés contre la toux chez le nour­ris­son, se sont mon­trés inef­fi­caces. De plus, ils exposent à des effets indé­si­rables. Par­mi ceux-ci, nous rele­vons les réac­tions atro­pi­niques dont la confu­sion et la sédation.

Ils peuvent éga­le­ment dans bien des cas conduire à la mort. Sur­tout, les anti­his­ta­mi­niques H1 sont contre-indi­qués aux sujets en des­sous de 2 ans.

Outre les médi­ca­ments pneu­mo­tropes énu­mé­rés ci-des­sus, ceux conte­nant des ter­pènes sont éga­le­ment à évi­ter. Ils sont res­pon­sables de convul­sions, sur­tout chez les jeunes enfants.

Rhumatotropes : médicaments à dé-prescrire

Les médi­ca­ments rhu­ma­to­tropes à évi­ter sont nom­breux, notamment :

Anti-arthrosiques d’action lente

La caté­go­rie des anti-arthro­siques d’action lente regroupe les médi­ca­ments comme : Chon­droï­tine chon­dro­sulf®, Diar­cé­reine ART 50® Zon­dar®, Insa­po­ni­fiables d’avocat et de soja Pias­clé­dine®, Glu­co­sa­mine Vol­ta­flex®. Ils sont à évi­ter pour leur manque d’efficacité démon­trée cou­plé à leurs effets secondaires.

Quinine Hexaquine®

La Qui­nine Hexa­quine pro­voque des crampes et des throm­bo­pé­nies. Il s’agit de réac­tions pou­vant s’avérer mor­telles dans la plu­part des cas.

Ranélate de strontium Protelos®

Rané­late de stron­tium Pro­te­los® est un médi­ca­ment indi­qué pour la réduc­tion du risque de frac­ture de hanche et ver­té­brale chez la femme méno­pau­sée. Il doit être dé-pres­crit, car il entraîne un risque de réac­tions aller­giques graves ain­si que d’acci­dents throm­boem­bo­liques vei­neux.

Par ailleurs, dans la caté­go­rie des rhu­ma­to­tropes, les médi­ca­ments sui­vants sont aus­si à « dé-prescrire » :

  • Le cana­ki­nu­mab Ilaris® ;
  • Le déno­su­mab Prolia® ;
  • Fébuxo­stat Adenuric®.

Anti-infectieux et Antiseptiques

Dans la caté­go­rie des anti-infec­tieux et anti­sep­tiques, voi­ci entres autres les médi­ca­ments qu’il est pré­co­ni­sé d’éviter et de « dé-prescrire » :

La télithromycine Ketek®

La téli­thro­my­cine Ketek® est un macro­lide qui pro­voque l’allongement du QT dès les doses usuelles par voie orale. Il est aus­si à l’origine d’hépatites graves, de troubles de l’accommodation et d’effets neu­ro­psy­chiques comme la confu­sion, les hal­lu­ci­na­tions, les épi­sodes maniaques, etc. Pour­tant, il est sans sur­croit d’efficacité

Hypochlorite de sodium Dakin Cooper stabilisé® 500 ml

Pour son risque de conta­mi­na­tion par des microor­ga­nismes, le médi­ca­ment Hypo­chlo­rite de sodium Dakin Cooper sta­bi­li­sé® 500 ml est à juste titre à prohiber.

Péflacine monodose®

En rai­son de l’augmentation de la résis­tance du gono­coque et de ses nom­breux risques de rup­tures ten­di­neuses, Péfla­cine mono­dose® est un médi­ca­ment à éviter.

Voi­ci d’autres médi­ca­ments dont l’efficacité n’a jamais été éta­blie et qui entraînent un grand nombre d’effets indé­si­rables graves :

  • Moxi­floxaxine Izi­lox® ;
  • Acide ténoïque Rhi­no­tro­phyl® ;
  • Bains de bouche anti­sep­tiques Alo­dont® ;
  • Giva­lex® ;
  • Gly­co-Thy­mo­line 55®.

Endocrinologie, Diabétologie, Gynécologie : médicaments à éviter

La liste des médi­ca­ments d’endo­cri­no­lo­gie, de dia­bé­to­lo­gie et gyné­co­lo­gie pro­po­sée n’est pas exhaus­tive. Nous avons sélec­tion­né les médi­ca­ments dont les effets indé­si­rables sont supé­rieurs à leur effi­ca­ci­té et qu’il faut sur­tout éviter.

Bromocriptine Parlodel® inhibition de la lactation

Bro­mo­crip­tine Par­lo­del® pré­sente un risque rare, mais bien démon­tré d’acci­dents throm­bo­tiques comme AVC, infarc­tus du myo­carde ou de neu­ro­psy­chia­triques telles les convul­sions et hallucinations.

L’orlistat Xenical®

L’orli­stat Xeni­cal est un inhi­bi­teur de la lipase pan­créa­tique, enzyme res­pon­sable de l’hydrolyse des esters, pour une très modeste effi­ca­ci­té esthé­tique seule­ment tem­po­raire sur le poids, sans action sur la mor­bi-mor­ta­li­té.

Il pré­sente des effets dan­ge­reux à savoir : diges­tifs, hépa­tiques, frac­tures osseuses, dimi­nu­tion de l’efficacité de la contra­cep­tion.

Les sulfamides hypoglycémiants à longue demi-vie

Les sul­fa­mides hypo­gly­cé­miants à longue demi-vie comme le gli­pi­zide Gli­bi­nese® Osi­dia® exposent les per­sonnes âgées de 75 ans et plus au risque d’hypo­gly­cé­mies pro­lon­gées.

A cette liste s’ajoutent aus­si les pro­duits ci-dessous :

  • La ter­bu­ta­line Bri­ca­nyl® ;
  • Met­for­mine + Gli­ben­cla­mide Glu­co­vance® ;
  • Dros­pé­ri­none (dans Jas­mine®, Yaz®, Jasminelle®) ;
  • Les pilules œstro­pro­ges­ta­tives de 3ème et 4èmegéné­ra­tion ;
  • La tibo­lone Livial®.

Gastro-entérologie : médicaments à éviter

La gas­tro-enté­ro­lo­gie est la spé­cia­li­té médi­cale qui étu­die le sys­tème diges­tif et ses mala­dies. Plu­sieurs médi­ca­ments de cette dis­ci­pline sont à dé-pres­crire, notamment :

Cimétidine®

La cimé­ti­dine est un anti­sé­cré­toire gas­trique, anta­go­niste des récep­teurs H2 antiul­cé­reux. Elle favo­rise l’inhibition de la sécré­tion acide maxi­male sti­mu­lée par l’histamine, la penta­gas­trine, l’insuline, etc. En rai­son de ses pro­prié­tés inhi­bi­trices CYP 3A4, 2D6, 2C19 et 1A2, elle est source de fré­quentes inter­ac­tions médi­ca­men­teuses.

Dompéridone Motilium®, Peridys®

La dom­pé­ri­done, de la famille des ben­zi­mi­da­zoles et des pipé­ri­dines, est un anta­go­niste des récep­teurs dopa­mi­ner­giques péri­phé­riques. Ce médi­ca­ment pré­sente un risque de troubles du rythme ven­tri­cu­laire grave avec mort subite.

Le prucalopride Resolor®

La pru­ca­lo­pride est une molé­cule ago­niste du récep­teur séro­to­ni­ner­gique de type 5‑HT4 et uti­li­sé comme laxa­tif. De même, le pru­ca­lo­pride reso­lor® est un neu­ro­lep­tique caché et à risque d’effets néfastes car­dio­vas­cu­laires avec l’allongement du QT.

Le linaclotide Constella®

Le lina­clo­tide Constel­la® est un déri­vé d’endo­toxine bac­té­rienne. Consi­dé­ré comme laxa­tif, il pré­sente d’énormes effets indé­si­rables. Par­mi ces der­niers, les plus fré­quents sont :

  • La diar­rhée ;
  • Dou­leurs abdominales ;
  • Fla­tu­lences ;
  • Dis­ten­sion abdominale.

Les laxatifs stimulants

Les laxa­tifs sti­mu­lants à base de biusa­co­dyl Dul­co­rax®, de pico­sul­fate Fruc­tines®, Her­be­san®, Modane®, Muci­num®, Seno­kot®, Rex®, Péris­tatl­tine®, etc. sont à évi­ter. Ce sont des médi­ca­ments qui exa­cerbent l’irri­ta­tion colique chez les sujets âgés de plus de 75 ans.

Autres médicaments à éviter

Non clas­si­fiés par­mi les familles des médi­ca­ments cités ci-des­sus, plu­sieurs autres sont aus­si nocifs. En effet, leurs effets indé­si­rables sont aus­si graves que ceux men­tion­nés. En géné­ral, on note :

  • Troubles du rythme cardiaque ;
  • Allon­ge­ment de QT ;
  • Aller­gies alimentaires ;
  • Perte de connais­sance (chez le nourrisson) ;
  • Troubles de l’érection ;
  • Convul­sions ;
  • Acci­dents cardiovasculaires ;
  • Insuf­fi­sance érectile.

Voi­ci donc une liste de ces autres médi­ca­ments à évi­ter en rai­son de leurs effets indé­si­rables énumérés :

  • Méqui­ta­zine Primalan® ;
  • Cro­mo­gli­cate de sodium Inter­cron® Gé ;
  • Médroxy­pro­ges­té­rone Farlutal® ;
  • Humex® ;
  • Acti­fed®;
  • Uves­te­rol® ;
  • Silo­do­sine silodyx®;
  • Uro­rec® ;
  • Gel de dexa­mé­tha­sone + sali­cy­la­mide + sali­cy­late d’hydroxyéthyle Percutalgine® ;
  • Dapoxé­tine Priligy® ;
  • Ava­na­fil Spedra®.

Cette liste de médi­ca­ments à évi­ter que four­nit ce guide n’est pas exhaus­tive. De jour en jour, des études cli­niques s’accentuent pour vous aider à évi­ter au maxi­mum de tom­ber dans le piège des médicaments.

Ce qu’il faut rete­nir, en cas de mala­die, veuillez tou­jours vous réfé­rer à votre méde­cin. De même, atten­tion à l’automédication. N’oubliez sur­tout pas d’avoir à votre che­vet ce guide des médi­ca­ments à éviter

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