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Vaccination contre la varicelle

Publié le

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BEH 22 mars 2011 / n° 10–11
MAJ 2014

Recom­man­da­tions particulières
Dans son avis du 5 juillet 2007, le HCSP n’a pas recom­man­dé, dans une pers­pec­tive de san­té publique, la vac­ci­na­tion géné­ra­li­sée contre la vari­celle des enfants à par­tir de l’âge de 12 mois.

 NB : Toute vac­ci­na­tion chez une jeune femme en âge de pro­créer doit être pré­cé­dée d’un test néga­tif de gros­sesse et, selon les don­nées de l’AMM, une contra­cep­tion effi­cace de trois mois est recom­man­dée après chaque dose de vaccin.

Les vac­cins disponibles

VARILRIX – LABORATOIRE GLAXOSMITHKLINE Poudre et sol­vant pour solu­tion injec­table Boîte de 1 Fla­con de poudre + seringue de sol­vant de 0.5 mL
VARIVAX – SANOFI PASTEUR MSD Poudre et sol­vant pour sus­pen­sion injec­table Boîte de 1 Fla­con de poudre + 2 aig. + seringue de sol­vant de 0.5 mL
VACCIN VARICELLE MERIEUX Poudre pour usage paren­té­ral Boîte de 1 Fla­con de lyo­phi­li­sat + seringue pré­rem­plie de 0.5 mL

Vac­ci­na­tion pos­tex­po­si­tion : Vari­celle : un inté­rêt majeur
Jour­nées pari­siennes de pédia­trie, 3 et 4 octobre 2014, Paris
D’après les com­mu­ni­ca­tions de D. Flo­ret (uni­ver­si­té Claude-Ber­nard de Lyon et hôpi­tal Femme-Mère-Enfant de Bron, 69), M.-A. Dom­mergues (CH Ver­sailles) et E. Grim­prel (uni­ver­si­té René-et-Marie-Curie et hôpi­tal Armand-Trous­seau, Paris)

VARILRIX – LABORATOIRE GLAXOSMITHKLINE Poudre et sol­vant pour solu­tion injec­table Boîte de 1 Fla­con de poudre + seringue de sol­vant de 0.5 mL
VARIVAX – SANOFI PASTEUR MSD Poudre et sol­vant pour sus­pen­sion injec­table Boîte de 1 Fla­con de poudre + 2 aig. + seringue de sol­vant de 0.5 mL
VACCIN VARICELLE MERIEUX Poudre pour usage paren­té­ral Boîte de 1 Fla­con de lyo­phi­li­sat + seringue pré­rem­plie de 0.5 mL

La vari­celle, outre sa grande fré­quence, se carac­té­rise par une forte conta­gio­si­té. Celle-ci débute soixante-douze heures avant l’éruption (phase catar­rhale), se pour­suit pen­dant quatre à cinq jours (voie res­pi­ra­toire et cuta­née) et reste pos­sible (voie cuta­née) jusqu’à l’apparition des croûtes. Des études en PCR retrouvent l’ADN viral un peu par­tout sur les mains, dans la gorge mais aus­si sur les sur­faces, les poi­gnées de porte, ain­si que dans l’air jusqu’à 5,5 m de dis­tance du lit du patient. Ain­si, on estime (pro­to­cole hôpi­tal Necker 2009/Ccni, Cana­da 2004) qu’un sujet est un contact à risque dès lors qu’il vit sous le même toit que le malade, qu’il a été en contact face à face plus de cinq minutes ou a séjour­né dans la même pièce pen­dant une heure.

« La pro­phy­laxie vac­ci­nale pos­tex­po­si­tion a un inté­rêt majeur car, sou­ligne le Dr Marie-Aliette Dom­mergues (CH Ver­sailles), les cas secon­daires fami­liaux sont plus sévères que le cas index, et les.complications plus fré­quentes lorsque la vari­celle sur­vient chez les nou­veau-nés, les ado­les­cents, les adultes, les femmes enceintes et les sujets immu­no­dé­pri­més. » La vac­ci­na­tion effec­tuée dans les trois jours après l’exposition évite presque tou­jours (90 %) le déve­lop­pe­ment de la vari­celle et empêche dans tous les cas l’apparition de formes modé­rées ou graves. Au-delà de ce délai, l’efficacité dimi­nue (70 % dans un délai de 5 jours). Ain­si, en France, la vac­ci­na­tion pos­tex­po­si­tion est recom­man­dée chez les ado­les­cents (à par­tir de 12 ans) et les adultes, expo­sés à la vari­celle, qui sont immu­no­com­pé­tents et sans anté­cé­dent de vari­celle ou dont l’histoire est dou­teuse (contrôle séro­né­ga­tif facul­ta­tif), dans les trois jours sui­vant l’exposition.

Dans les cas où elle est contre-indi­quée (femmes enceintes, sujets immu­no­dé­pri­més, cer­tains pré­ma­tu­rés, vari­celle mater­nelle sur­ve­nant juste avant ou après l’accouchement) et où existe un risque de vari­celle grave, on a recours aux immu­no­glo­bu­lines anti-VZT (Vari­tect en ATU dans les 96 heures). Mais il convient d’être vigi­lant, car, remarque Marie- Aliette Dom­mergues, leur admi­nis­tra­tion peut pro­lon­ger la période d’incubation du virus à vingt-huit jours (au lieu de 14 jours). En cas de contage vari­cel­leux chez la femme enceinte (recom­man­da­tions Necker 2009), si celle-ci n’est pas pro­té­gée vis-àvis du virus, on a recours selon le contage aux immu­no­glo­bu­lines anti-VZT ( 96 heures idéa­le­ment après l’exposition, voire < 10 jours) ou à un trai­te­ment par vala­ci­clo­vir (délai > 10 jours) pen­dant quinze jours.


Sché­ma vaccinal
Deux doses avec un inter­valle d’au moins un mois entre la pre­mière et la deuxième dose.

La vac­ci­na­tion contre la vari­celle est recom­man­dée pour :

  • les ado­les­cents de 12 à 18 ans n’ayant pas d’antécédent cli­nique de vari­celle ou dont l’histoire est dou­teuse ; un contrôle séro­lo­gique préa­lable peut être pra­ti­qué dans ce cas
  • les femmes en âge de pro­créer, notam­ment celles ayant un pro­jet de gros­sesse, et sans anté­cé­dent cli­nique de vari­celle ; un contrôle séro­lo­gique préa­lable peut être pratiqué
  • les femmes n’ayant pas d’antécédent cli­nique de vari­celle (ou dont l’histoire est dou­teuse) dans les suites d’une pre­mière grossesse
  • les adultes de plus de 18 ans expo­sés à la vari­celle, immu­no­com­pé­tents sans anté­cé­dent de vari­celle ou dont l’histoire est dou­teuse (le contrôle de la séro­lo­gie étant facul­ta­tif), dans les trois jours sui­vant l’exposition à un patient avec éruption ;
  • toute per­sonne sans anté­cé­dent de vari­celle (ou dont l’histoire est dou­teuse) et dont la séro­lo­gie est néga­tive, en contact étroit avec des per­sonnes immu­no­dé­pri­mées (les sujets vac­ci­nés doivent être infor­més de la néces­si­té, en cas de rash géné­ra­li­sé, d’éviter les contacts avec les per­sonnes immu­no­dé­pri­mées pen­dant 10 jours)
  • les enfants can­di­dats rece­veurs, dans les six mois pré­cé­dant une greffe d’organe solide, sans anté­cé­dents de vari­celle (ou dont l’histoire est dou­teuse) et dont la séro­lo­gie est néga­tive, (avec deux doses à au moins un mois d’intervalle, et en pra­ti­quant une sur­veillance du taux d’anticorps après la greffe).

En milieu professionnel

La vac­ci­na­tion contre la vari­celle est recom­man­dée pour les per­sonnes sans anté­cé­dent de vari­celle (ou dont l’histoire est dou­teuse) et dont la séro­lo­gie est néga­tive, qui exercent les pro­fes­sions suivantes :

  • pro­fes­sion­nels en contact avec la petite enfance (crèches et col­lec­ti­vi­tés d’enfants notamment) ;
  • pro­fes­sions de san­té en for­ma­tion (à l’entrée en pre­mière année des études médi­cales ou para­mé­di­cales), à l’embauche ou à défaut déjà en poste, en prio­ri­té dans les ser­vices accueillant des sujets à risque de vari­celle grave (immu­no­dé­pri­més, ser­vices de gyné­co-obs­té­trique, néo­na­to­lo­gie, pédia­trie, mala­dies infec­tieuses, néphrologie).

Les sujets vac­ci­nés seront infor­més de la néces­si­té d’une évic­tion de 10 jours en cas de rash généralisé.

Texte com­plet BEH 10–11 / 22 mars 2011 [Lire](BEH)

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