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CANCER DE LA PROSTATE
La fin du dépistage par PSA ?

11 septembre 2004

Voir la communication de T Stamey :
End of an Era for PSA Screening:
A Newsmaker Interview With Thomas Stamey, MD
[Lire]
(Source : MEDSCAPE)


En 1987, le docteur Thomas Stamey avait publié dans le New England Journal of Medecine la première recherche démontrant que l'augmentation du taux de PSA était un signe du cancer de la prostate.

Dans une étude publiée dans le numéro d'octobre 2004 du Journal of Urology, il conclut maintenant qu'un taux élevé de PSA serait surtout le signe d'une augmentation bénigne de la taille de la prostate. et que le test entraîne inutilement des milliers de chirurgies qui visent à enlever de minuscules cancers qui pourraient être sans danger pour le patient.

M. Stamey et ses collègues du département d'urologie de Stanford ont examiné des échantillons de tissus provenant de plus de 1300 prostates enlevées par les médecins de Stanford au cours des 20 dernières années.
Ils ont observé la taille et la gravité de chaque tumeur pour ensuite comparer les cancers avec les résultats du PSA effectué avant la chirurgie.

"Au cours des cinq dernières années, seulement 2 % des cancers de la prostate enlevés à Stanford avaient un lien avec le PSA, a indiqué M. Stamey, professeur d'urologie.

Aujourd'hui, par le dosage du PSA plusieurs cancers sont détectés plus tôt mais M. Stamey soutient que si le test permet de dépister le cancer de la prostate, cela ne signifie pas pour autant qu'il faut recourir à la chirurgie, à la radiothérapie, à des traitements hormonaux ou à d'autres traitements qui risquent de provoquer l'impuissance ou l'incontinence chez les hommes à qui ils sont prescrits.

"Chaque homme doit savoir que le cancer de la prostate est omniprésent", a dit M. Stamey.
Environ 8 pour cent des hommes dans la vingtaine auraient déjà un cancer de la prostate et cette proportion suit une courbe qui progresse de façon constante pour atteindre un taux de 70 pour cent chez les hommes de plus de 70 ans.

"Même si le risque augmente avec l'âge, il est important de savoir que le taux de mortalité par ce cancer est très peu élevé: 226 hommes pour 100 000 âgés de 65 ans et plus", a ajouté le médecin qui souligne que - par exemple - le taux de mortalité du cancer du poumon est de 30 000 pour 100 000 hommes.

Toutefois, certains cancérologues affirment qu'il ne faut pas abandonner le test PSA. "L'approche logique est de poursuivre avec le dépistage par PSA en attendant un meilleur moyen" (Dr Chris Morash, uro-oncologue dans un hôpital d'Ottawa.)

Voir également
---- Dépistage du cancer de la prostate par les PSA INCERTITUDE
---- Dosage des PSA Monsieur, ce que vous devriez savoir

End of an Era for PSA Screening: A Newsmaker Interview With Thomas Stamey, MD
Sept. 17, 2004 —http://www.medscape.com/viewarticle/489474.
The era of using prostate-specific antigen (PSA) levels as a screening test for prostate cancer is over, according to the results of a study published in the October issue of the Journal of Urology.

Prostate Cancer Test Declared Useless By PSA Pioneer
September 11, 2004 - http://www.healthtalk.ca/psa_prostate_cancer_09112004_8323.php
T he PSA test, used to screen men for detecting prostate cancer has been declared all but useless by a pioneer in the procedure. Stanford University School of Medicine professor Dr. Thomas Stamey said "The PSA era is over in the United States."

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