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Cancer de la prostate : un dépistage en débat
Source: MEDEC, Paris 15-18 mars 2005
Par aimable autorisation de http://www.destinationsante.com

Revoir également :
Dépistage du cancer de la prostate par les PSA INCERTITUDE [Lire]
End of an Era for PSA Screening: A Newsmaker Interview With Thomas Stamey, MD [Lire]
Éléments d'information des hommes envisageant la réalisation d'un dépistage individuel du cancer de la prostate [Lire] (ANAES)

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Plus de 40 000 nouveaux cas et 10 000 décès chaque année. Le cancer de la prostate, c’est tout simplement le cancer le plus fréquent chez l’homme de plus de 50 ans. Une mortalité très élevée qui pourrait diminuer grâce à un dépistage plus précoce.

«Le dépistage s’appuie principalement sur deux outils :
  • un dosage du PSA (Prostate Specific Antigen ou antigène spécifique de la prostate)
  • le toucher rectal»
a souligné hier le Pr Jean-Luc Moreau, secrétaire général adjoint de l’Association française d’Urologie. Au cours d’une réunion qui se tenait au MEDEC, il a insisté sur l’importance du diagnostic précoce. «Seul le PSA permet de diagnostiquer un cancer de la prostate localisé, c’est-à-dire encore limité à la glande elle-même. Et à ce stade, nous pouvons mettre en place un traitement extrêmement précoce» avec les meilleures chances d’efficacité.

Seul problème, les recommandations émanant des autorités de santé ne sont pas en faveur de ce type de dépistage. «Les résultats d’un PSA sont difficiles à interpréter. Car il peut s’agir soit d’un cancer, soit d’une hypertrophie bénigne de la prostate. Dès que le niveau d’antigène dépasse un certain seuil, il est alors nécessaire de pratiquer une biopsie pour confirmer le diagnostic» rappelle Jean-Luc Moreau. Néanmoins il souligne que la position des autorités de santé évolue dans le bon sens.

«De notre côté nous prônons un dépistage à partir de 50 ans et jusqu’à 75 ans, à la fois par toucher rectal et PSA. Et à partir de 45 ans pour les sujets à risque». C’est-à-dire ceux dont les collatéraux – père, frère, oncle, cousin…- ont développé un tel cancer. Mais aussi chez les Antillais, qui pour des raisons indéterminées présentent un risque spécifique.


Esculape:
Il faut quand même noter (et notifier au patient) que 30% des cancers de la prostate ont des PSA négatifs, que l'hypertrophie bénigne peut entrainer une augmenatation des PSA, que les séquelles de la prostatectomie sont fréquentes, sevères (impuissance, incontinence) et que la mortalité des patients opérés n'est pas de façon évidente diminuée.
En l'état, le dépistage mérite pour le moins d'être analysé avec le patient.

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