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CANCER DE LA PROSTATE
La prévention est-elle possible ?

Journal du médecin N° 1329, février 2001
Proceeding of the National Academy of Sciences 2002, Vol 99, 11 : 7408-11

Dépistage, traitements du cancer de la prostate ne font pas l'unanimité et quand on sait qu'il atteint en occident probablement une homme sur quatre aprés 50 ans et 50 % d'entre eux aprés 80 ans, la prévention serait une excellente nouvelle...

C'est donc en occident que les hommes sont les plus touchés, les asiatiques sont les plus épargnés (1,8 chinois de Taïwan pour 50 européens et 90 noirs américains). Des facteurs génétiques font probablement une partie de la différence mais il semble que les habitudes alimentaires soient également lourdement impliquées car l'incidence de ce cancer qui est de 95 % plus basse en Chine et au Japon, augmente considérablement quand ces populations émigrent vers les USA. Aprés une génération ces populations ont le même risque que les autochtones.

D'aprés une étude d'Hirayama fait sur 30 000 hommes, il semble que ce soit surtout les fruits et les légumes et plus particulièrement les isoflavones qui aient un rôle essentiel.
Ces produits déjà largement sollicités par les femmes en rupture de traitement hormonal substitutif de la ménopause sont des phyto-oestrogènes entrent en compétition avec l'oestradiol sur les récepteurs spécifiques. Ils possèdent donc un effet anti-oestrogène un peu paradoxal sur le tissus prostatique...
D'autre part, ces isoflavones semblent freiner l'aromatase nécessaires à la synthèse de l'oestradiol, inhibent la néo-angiogénèse et la thyrosine-kinase...

La diminution de la consommation des graisses animales pourrait également être indiquée dans la prévention du cancer de la prostate mais l'unanimité des experts n'est pas faite..

Optimiser la santé de la prostate (Implications des études PCPT et MTOPS) [Lire]

L'effet préventif de certaines vitamines est par contre bien prouvé.
  • Vitamine E (alpha-tocophérol)
    Une étude clinique faite sur 29 500 hommes a démontré que dans le groupe qui prenait tous les jours 50 mg d'alpha-tocopéhrol on retrouvait 32 % d'incidence en moins et 41 % de mortalité en moins par cancer de la prostate (Aprés 6,5 années en moyenne)

    La vitamine E (alpha-tocophérol) diminue le risque de cancer de la prostate à l'inverse des autres antioxydants comme les bêtacarotènes.
    L'alpha-tocophérol inhibe la formation d'un récepteur nucléaire aux androgènes. Parallèlement, la sécrétion de PSA est diminuée.

    A noter enfin que l'association à la vitamine E d'un antiandrogène (comme l'hydroxyflutamide) est synergique pour l'inhibition de la croissance tumorale.
    Source : Proceeding of the National Academy of Sciences 2002, Vol 99, 11 : 7408-11

  • Vitamine A, C et D
    Les experts ont simplement noté que les études étaient insuffisantes.

  • Sélénium
    Son importance a été souligée pour son activité en synergie avec la vitamine E

  • Les lycopènes
    Trouvés essentiellement dans les tomates, les pastèques et les pamplemousses, ils paraissent également avoir un effet préventif mais ils est difficile de dissocier leur activités de celle des isoflavones également présent dans ces aliments.
En pratique

Selon le Dr Van der Steichel, directeur scientifique de la fédération belge contre le cancer, la prévention du cancer de la prostate parait possible pour tous les hommes à partir de 40 45 ans par :
  • la prise quotidienne de 100 mg d'isoflavones,
  • Consommation de nombreux fruits et légumes en particulier ceux riches en vitammine E et sélénium
  • Diminuer la consommation de graisses animales
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