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Cancer de la Prostate
Et si on dépistait différemment ?

7 juin 2011

Souvent proposé et promu par l'Association française d'urologie (AFU) le dépistage du cancer de la prostate à partir de 50 ans par un dosage de PSA n'a pas apporté de résultat satisfaisant en matière de survie. [Lire]. En 2010, la HAS considère qu’aucun élément scientifique nouveau n’est de nature à justifier la réévaluation de l’opportunité de la mise en place d’un programme de dépistage systématique du cancer de la prostate par dosage du PSA [Lire]

Or, selon des chercheurs suédois, le dosage en PSA pratiqué plus tôt ( vers 40 ans ) pourrait permettre de dépister les hommes à risque de cancer agressif
Hugosson J, et al "Mortality results from the Göteborg randomised population-based prostate-cancer screening trial" Lancet Oncol 2010; DOI: 10.1016/S1470-2045(10)70146-7.

L’étude, réalisée sur un échantillon de 12.000 hommes, a montré que le dosage de PSA avant 50 ans était un "facteur prédictif, s’il est élevé, d’un cancer de la prostate et le plus souvent de cancers graves, de cancers avec des métastases et de décès"

Un nouveau mode de dépistage ?

Près de la moitié des décès surviennent chez les 10% d’hommes qui avaient les taux de PSA les plus élevés à l’âge de 40 ans. Les patients "à risque" constituent donc un groupe facilement repérable, selon les chercheurs suédois. De quoi changer les habitudes de dépistage.

AInsi, seuls les hommes ayant un taux élevé de PSA à 40 ans auraient intérêt à être suivis tous les ans, alors que les autres pourraient se contenter d’une prise de sang tous les dix ans.
A suivre....
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