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Dépistage du cancer de la prostate
Analyse critique des articles issus des études ERSPC et PLCO publiés en mars 2009
Document a été validé par le Collège de la Haute Autorité de santé en avril 2010.
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Conclusions et avis de la HAS

A l’issue de l’analyse critique des articles issus des études ERSPC et PLCO publiés en mars 2009 et au vu des travaux récents parus en France, la HAS :
  • Considère qu’aucun élément scientifique nouveau n’est de nature à justifier la réévaluation de l’opportunité de la mise en place d’un programme de dépistage systématique du cancer de la prostate par dosage du PSA ;

  • Rappelle, dans ces conditions, les recommandations publiées par l’Anaes en 1999 et 2004 considérant que « les connaissances actuelles ne permettent pas de recommander un dépistage de masse du cancer de la prostate » par dosage du PSA et propose que soit étudiée l’inscription au programme de travail de la HAS de l’élaboration de recommandations professionnelles afin de préciser les indications du dosage du PSA dans le cadre de la démarche diagnostique ;

  • Relève l’existence d’éléments concordants tendant à démontrer l’importance des inconvénients du dépistage et insiste sur la nécessité de mieux apprécier les effets délétères des pratiques actuelles de prescription des dosages de PSA, au moyen de la mise en place d’une étude de pratiques ;

  • Insiste enfin sur l’importance de l’information à apporter aux hommes envisageant la réalisation d’un dépistage individuel du cancer de la prostate et rappelle l’existence d’un guide d’information publié par l’Anaes en 2004, dont la mise à jour devra être réalisée conformément aux recommandations de la HAS sur l’élaboration de l’information à destination des patients et en fonction des données acquises de la science, par la HAS en collaboration avec l’INCa.

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    Controverse

    CANCER de la PROSTATE : Pour l’AFU, la Haute Autorité de Santé a un “train de retard” [Lire]

    A Noter avec atoute.org Le dépistage de masse n’est pas recommandé car il n’a pas d’intérêt en général. Cela ne veut pas dire que de dans des cas particuliers, il ne puisse pas s’envisager. Par exemple, un homme dont le père est mort d’un cancer de la prostate à 55 (cas très rare) n’est pas "monsieur tout le monde" et il n’est pas absurde de lui proposer un tel dépistage, même si l’on n’est pas sûr qu’il soit utile chez lui. Dépistage individuel signifie "dépistage ponctuel dans des situations particulières". Or ce que continuent à prôner les urologues, c’est un dépistage individuel "pour tous", ce qui revient à un dépistage de masse. Ne jouons pas sur les mots et contentons nous de faire ce qui est utile à la santé de nos patients. [Lire]

    Revoir :
    • PERFORMANCES DES TESTS DANS LE DÉPISTAGE INDIVIDUEL DU CANCER DE LA PROSTATE [Lire] (ANAES 2004)
    • LE DÉPISTAGE INDIVIDUEL DU CANCER DE LA PROSTATE : 30 QUESTIONS-RÉPONSES
      Éléments d'information des hommes envisageant la réalisation d'un dépistage individuel du cancer de la prostate [Lire] (ANAES 2004)
    • CANCER DE LA PROSTATE : La fin du dépistage par PSA
      En 1987, le docteur Thomas Stamey avait publié dans le New England Journal of Medecine la première recherche démontrant que l'augmentation du taux de PSA était un signe du cancer de la prostate.
      Dans une étude publiée dans le numéro d'octobre 2004 du Journal of Urology, il conclut maintenant qu'un taux élevé de PSA serait surtout le signe d'une augmentation bénigne de la taille de la prostate. et que le test entraîne inutilement des milliers de chirurgies qui visent à enlever de minuscules cancers qui pourraient être sans danger pour le patient. [Lire]
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