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15 septembre 2010
6ème journée de la prostate
Association française d'urologie
[www.urofrance.org]]Comme chaque année l'Association française d'urologie fait la promotion du dépistage du cancer de la prostate.
Leur engagement évoque la méconnaissance de cet organe et de la négligence des hommes dans le suivi de ses pathologies, bénignes ou sévères.
Cette année le message est plus subtil puisque l'affiche est « Prostate : attendre ou agir ? », invitant les hommes à s'informer et à agir opportunément…sans franchement évoquer le terme de dépistage
Quoiqu'il en soit....Pour le moins, il reste regrétable que des dépistages par dosage des PSA soit encore trop souvent prescrits sans une information honnête et compréhensive préalable.
- En France, la Haute Autorité de santé l'Institut national du cancer (INCa), comme l'Institut national du cancer américain, ne recommande pas le dépistage systématique, car s'il permet de découvrir certains cancers précocement, les études menées dans le monde ne montre pas de bénéfice collectif en termes de réduction de la mortalité [Lire] (lemonde.fr)
- la HAS confirme le non au dépistage de masse par dosage de PSA [Lire]
- le BMJ Screening for prostate cancer : PSA testing should be tailored to individual risk[Lire]
- Le Formindep sous la plume de D. Dupagne : C’est donc avec vigueur que la journée de la journée de la prostate 2010 reprend le thème de la peur et des images choc : [Lire]
- «Le cancer de la prostate est responsable de 1% des décès, mais 40% des hommes de plus de 50 ans ont des foyers microscopiques. La grande majorité de ces lésions est associée au vieillissement et évolue très peu.» Pour le Pr Laurent Salomon, urologue au CHU Henri-Mondor à Créteil, «avant 65 ans, on propose plutôt l'ablation chirurgicale de la prostate, qui permet d'analyser la tumeur et de garder la radiothérapie en cas de récidive, alors que l'inverse est difficile. Mais on ne peut prédire ses conséquences sur la continence urinaire et la fonction érectile, qui varient selon le chirurgien, le patient, et la technique utilisée.» Selon les études, 10% des patients opérés sont encore incontinents après un an, et 25 à 80% souffrent d'impuissance par lésion des nerfs érecteurs. [Lire] (lefigaro.fr)
- Toujours polémique-doute sur les bénéfices du dépistage [Lire]
Et une note optimiste
- En 1987, le docteur Thomas Stamey avait publié dans le New England Journal of Medecine la première recherche démontrant que l'augmentation du taux de PSA était un signe du cancer de la prostate. Dans une étude publiée dans le numéro d'octobre 2004 du Journal of Urology, il conclut maintenant qu'un taux élevé de PSA serait surtout le signe d'une augmentation bénigne de la taille de la prostate. et que le test entraîne inutilement des milliers de chirurgies qui visent à enlever de minuscules cancers qui pourraient être sans danger pour le patient. [Lire]
- Dépistage du cancer de la prostate : Vous avez le droit de savoir... [Lire]
- Certains urologues voient une relation entre la rareté de l'éjaculation et le cancer de la prostate. L'argument est le suivant: Pour fabriquer le sperme, la prostate et les vésicules séminales ponctionnent des substances comme le zinc, l'acide citrique et le potassium et le concentrent jusqu'à 600 fois. Tous les agents cancérogènes potentiellement présents dans le sang seraient concentrés de façon identique, phénomène susceptible d'engendrer un cancer. Il conviendrait donc de les évacuer...ce que la copulation permet de faire. [Lire]
A vous de voir...
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