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CANCER DE LA PROSTATE
Traitement par Ultrasons Focalisés de Haute Intensité
UFHI - HIFU


Cette thérapie est une option thérapeutique pour le cancer de la prostate présentant les avantages des traitements non invasifs : traitement local et précis pendant une séance, répétable si nécessaire, faible taux de complications et durée d’hospitalisation réduite.

Voir également : Des ultrasons contre le cancer de la prostate Ablatherm ° et MAJ 2003

Dans quels cas ce traitement est-il indiqué ?

Ce traitement est recommandé pour des patients atteints d’un cancer localisé de la prostate (stades T1-T2) qui ne sont pas candidats à une prostatectomie (en raison de son âge, état général ou une maladie associée) ou patients qui souhaitent une alternative à la chirurgie. De plus, ce traitement peut s’utiliser pour des patients présentant une récidive locale après s’être soumis à une radiothérapie externe.
Le volume de la prostate doit être inférieur à 35 g (le cas échéant, un traitement hormonal préalable doit être instauré pour le réduire).

En pratique

Le traitement est réalisé par voie transrectale, en général sous anesthésie épidurale. Une sonde est placée dans le rectum. Cette sonde émet un faisceau d’ultrasons convergents de haute intensité. Au point où se focalisent les ultrasons (point focal) une absorption intense et rapide du faisceau d’ultrasons génère une élévation subite de la température (de 85 à 100°C) qui détruit les cellules localisées dans la zone traitée (thermocoagulation) . La zone traitée délimitée avec précision avec l'aide de l'ordinateur est détruite par chaque tir est de forme ovale et mesure approximativement 20 mm en long, pour un diamètre de 2 mm. En répétant les tirs, et en déplaçant le point focal à chaque tir, il est possible de détruire un volume comprenant la tumeur en entier.

Le traitement n'a donc que peu d'incidence sur la qualité de vie, d'autant qu'il peut être effectué en ambulatoire. Il ne présente pas d'inconvénients majeurs, si ce n'est que le patient doit porter une sonde vésicale permanente pendant une dizaine de jours. Si le traitement est correctement conduit, il n'y a pas d'effets indésirables particuliers à attendre. Nous n'avons observé ni incontinence ni lésions des organes de voisinage (par exemple, fistule rectale) chez nos patients (ayant suivi un traitement aux HIFU depuis 1994, environ 950).

Le succès du traitement est confirmé par une baisse du PSA à moins de 2,0 pg/l et, le cas échéant, par une biopsie (prélèvement de tissu) de la prostate.

Le traitement aux HIFU peut être répété. Si nécessaire, une prostactectomie ou une radiothérapie peuvent être pratiquées après un traitement aux HIFU.

ABLATHERM ®
MAJ 2003

. Les indications retenues sont de quatre types :
  • En première intention pour les patients chez qui la chirurgie n’est pas possible : essentiellement ceux ayant plus de 70 ans ou présentant des maladies associées rendant risquée ou impossible l’opération (grand obèse, insuffisant respiratoire, fragilité cardiaque) ;
  • lorsque la maladie prostatique est assez évoluée et que l’opération risque de n’être que partiellement efficace
  • lorsque le patient a déjà subi plusieurs interventions prostatiques et qu’une nouvelle opération pourrait s’avérer dangereuse ;
  • les patients refusant la chirurgie, par peur des conséquences. Il sera alors éventuellement possible de recourir à une radiothérapie après le traitement aux ultrasons, plutôt que l’inverse.
  • En cas de récidive locale après traitement par radiothérapie externe (exposition de la région prostatique à des irradiations). L’utilisation des ultrasons est alors possible mais elle reste risquée. En effet le tissu irradié est fragilisé et le taux de succès est d’environ 50 % car le cancer est souvent au stade des métastases.
Deux types de résultats ont été présentés au Congrès européen sur le cancer Eurocancer 2001 et Eurocancer 2002..
  • Une étude européenne conduite sur 6 sites sur 652 patients au total. Les résultats préliminaires sur 559 patients ont été présentés cette année au congrès américain d’urologie, et montrent une guérison (taux de biopsies négatives) chez plus de 87 % des patients traités en première intention (de 82 à 92 % selon les facteurs pronostiques avant traitement).

  • Un suivi des patients traités à l’hôpital Edouard Herriot à Lyon et avons pu établir un taux de survie sans récidive à cinq ans de 85 % chez les patients bénéficiant d’un pronostic favorable avant le traitement. Globalement, on peut estimer le taux de survie sans récidive à cinq ans à environ 66 % si l’on englobe tous les patients traités (PSA entre 2,5 et 30).
Revoir L'ABLATHERM, des ultrasons contre le cancer de la prostate
- Note de Presse - 17/02/1999 [Lire]

Voir également www.doctissimo.fr
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