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ADENOME DE LA PROSTATE
Stratégie thérapeutique en 2003

Doxazosine + finastéride

Source Impact Médecine N° 47 12 septembre 2003 - Pr F. Desgrandchamps Hôpital Saint-Louis - Paris

Revoir également : Hypertrophie bénigne de la prostate (Généralités, liens, etc..)
Revoir également : HBP Recommandations ANAES 2003
Revoir également : Score I-PPS Voir également : : Hypertrophie bénigne de la prostate Nouvelles recommandations - 97ème Congrès Français d'Urologie - Paris - 12/2003

Des précisions et plusieurs notions nouvelles
  1. Le traitement médica diminue l'incidence des complications
  2. Le risque de rétention urinaire aigue sont I.PSS supérieur à 7 , masse prostatique supérieure à 30 g et résidu post-mictionnel supérieur à 50 ml
  3. Le finastéride est plus particulièrement efficace sur les prostates glandulaires de plus de 50 g
  4. La sexualité doit être abordée avant et en cours de traitement (éjaculation rétrograde sous tamsulosine, baisse de la libido sous finastéride). Toutefois, souvent le traitement des troubles urinaires améliore les troubles de la sexualité.
  5. Les résultats préliminaires de l'étude MTOPS (Medical therapy of prostatic symptomes) montrent une supériorité de la bithérapie combinant finastéride et doxazosine (ZOXAM °). Le score I-PPS est diminué de 7 points contre 3 en monothérapie
  6. Une étude parue dans le NEJM (349, 17 juillet 2003) finastéride contre placébo démontre que les patients sous finastéride bénéficient d'une diminution de 24,8 % du risque relatif de voir apparaître un cancer de la prostate. Par contre, le groupe finastéride a un risque de 6,4% de développer un cancer agressif (score de Gleason > 7) contre 5,1% pour le groupe placebo
  7. Chez les patients sous finastéride, le taux de PSA est divisé par deux et doit donc être doublé pour toute interprétation
En cas de décision chirurgicale
Il existe trois téchniques opératoires dont les indications reposent au moins en partie sur l'évaluation du poids de la prostate. Dans tous les cas le risque d'incontinence urinaire séquallaire est de 1 %
  1. Au dela de 50 grammes, la cure chirurgicale est pratiquée. Le taux d'éjaculation rétrograde est de 75 %
  2. Entre 30 et 50 grammes, la résection transurétrale est la plus pratiquée. Le risque d'éjaculation rétrograde est de 75 %
  3. Moins de 30 grammes, l'incision cervico prostatique est recommandée. le risque d'éjaculation rétrograde est de 25 %
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Doxazosine + finastéride pour l’hypertrophie bénigne de la prostate
Source : NEJM 2003 ; 349:2387-2398

L'éditorial du NEJM met en évidence que cette étude rigoureuse pourrait avoir un impact marqué sur la prise en charge de l'hypertrophie bénigne de la prostate.

La combinaison doxazosine + finastéride permet de réduire sérieusement la progression de l’hypertrophie bénigne de la prostate, indique une étude publiée dans la dernière livraison du New England Journal of Medicine. Elle donne de meilleurs résultats que la prise séparée des deux molécules.

Dans cet essai mené avec un suivi moyen de quatre ans et demi, McDonnell et al. ont comparé l’évolution de l’hypertrophie bénigne de la prostate selon quatre traitements : placebo, finastéride seul (inhibiteur de la 5a réductase), doxazosine seule (antagoniste sélectif des récepteurs alpha-1 adrénergiques) ou combinaison finastéride + doxazosine. Plus de 3400 hommes sont entrés dans l’essai.

Les résultats montrent clairement que la progression clinique est la plus ralentie avec la combinaison finastéride + doxazosine.
Par rapport au placebo, la réduction du risque de progression est de :
  • 66 % (P<0,001) avec le traitement combiné.
  • 39 % avec la doxazosine
  • 34 % avec le finastéride.
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